Journal de maternité #53 : Vacances en tête à tête

Hello Kitty

C’est l’heure des vacances. Enfin un peu de repos. Bien que ce dernier soit un bien grand mot concernant nos vacances à l’heure actuelle. On se retrouve en tête à tête, mère et fille. On s’organise, on suit notre propre rythme et on profite de nos moments de complicité.

Du coup, j’ai été pas mal absente ici, mais entre nos moments toutes les deux, et d’autres choses à côté, je ne pouvais pas trop écrire, et puis j’avais l’esprit un peu ailleurs.

Des vacances comme ça, ça fait du bien. Notre lien se renforce, notre complicité aussi. Je profite de passer des journées entières avec elle. Ne dormant plus le matin, c’était donc des balades, des jeux, des câlins, des discussions bien que je ne comprenne encore pas grand chose à son petit blabla. D’habitude, c’est la nounou qui en profite, mais pour une fois, c’était moi.

Les après midi, surtout après la sieste, on reprenait où l’on s’était arrêté. Parfois un petit tour dans la piscine girafe, parfois une petite balade ou des jeux avec le ballon nommé Babam par pépette. Au fil de ces jours, je l’ai vu grandir. Encore plus que jamais. Je l’ai vu apprendre des nouveaux mots, reconnaitre de nouveaux objets. Découvrir son corps aussi.

Ces vacances m’ont fait du bien. Un peu comme si je pouvais enfin profiter de ma fille, entièrement. Bien sûr, tout n’était pas tendre et beau. Il y a parfois eu des petits coups de cris en fin de journée à cause de sa fatigue. Car chez nous, quand elle est fatiguée, surtout après avoir bien bataillé pendant la journée, elle a tendance à s’énerver pour n’importe quelle raison, et faire des gestes d’humeur. Mais quand même, hormis un petit coup de stress médical qui n’a rien donné par la suite, il n’y a pas eu de stress ou d’angoisse et ça fait du bien.

Maintenant, il va falloir reprendre le train train habituel, s’y préparer, la laisser s’épanouir chez la nounou en matinée le temps d’être au travail avant de pouvoir la retrouver. Mais, il y a du bon aussi dans ces journées, elle n’est plus seule comme à la maison et elle retrouve ces copains.

Et puis vient la question « Quand ? »

Question

Bonjour à toutes et à tous, alors que pépette a franchi le cap du 18 mois alias 1an et demi à une vitesse folle. Je me rends compte que je me suis posé un nombre incalculable de fois la question « quand ? ». Je crois même que je me suis posé cette question sur à peu près tous les sujets possibles. Il est certain que lorsqu’il s’agit de notre premier en enfant et que nous ne côtoyons pas d’autres bébés au quotidien, on est clairement paumé et même si on lit des livres, des forums (bad idea), des articles sur les sujets en question, on n’est pas spécialement plus avancé tant les bébés sont différents.

Alors j’ai essayé de compiler ici quelques questions qui m’ont pris la tête pendant un bon bout de temps (dont certaines qui trottent encore). Dites moi que vous aussi ce « Quand ? » revient souvent dans vos vies avec vos pitchounes !

Et la nourriture solide, c’est pour quand ?

Avec l’allaitement, l’alimentation au début paraissait bien simple : quand elle voulait, où elle voulait, autant qu’elle voulait. Sauf qu’au bout d’un moment (5mois), le pédiatre a dit qu’on pouvait commencer la diversification alimentaire. Et là… Que faire ? Commencer de suite ? Attendre un peu ? Attendre beaucoup ? Finalement prise de remords suite à une prise de poids faible (merci le pédiatre toujours) on a commencé à 5mois et 3semaines.

Mon conseil, attendre que votre pitchoune soit prêt. Pas besoin de brusquer les choses, il/elle a tout ce qu’il lui faut dans le lait au moins jusqu’à six mois. Faites comme vous le sentez, me sentir forcée de commencer m’a collé une grosse pression car je n’étais pas prête du tout.

Et les morceaux ou assiettes normales, c’est pour quand ? 

Là, on touche du doigt une des questions du moment. J’ai tellement été sous le choc par les réflexions des petites prises de poids du pédiatre même si c’était il y a longtemps que je perds mes moyens pour les repas. Si elle ne mange pas assez de purée ou la boude je me mets en stress. Alors la laisser manger une assiette où elle passera de 200g de purée à 60g de morceaux ? Autant me mettre en pls de suite. J’ai donc trouvé la parade, je lui donne sa purée, et ensuite une assiette proche de la notre dans laquelle elle pioche ce qu’elle veut. Je diminuerai la purée au fur et à mesure pour que la transition se fasse doucement.

Et la marche, c’est pour quand ?

Alors ça, ça m’a trotté longtemps aussi. Pépette rampait tout ça, mais être à quatre pattes est venu plus tard, tout comme se lever. Et du coup, en parlant, les gens finissent toujours pas demander si bébé marche, s’étonner car truc machin à son enfant qui a marché à 9 mois… Mais les enfants marchent quand ils sont prêts et c’est tout.

En attendant, je me suis demandé quoi faire pour l’aider, demandé si le trotteur était une bonne idée (un trotteur à pousser, pas ceux où on glisse bébé dedans), demandé si c’était normal. Et j’en suis venu à me demander quand est-ce qu’elle finirait par marcher moi aussi. Jusqu’au jour où elle s’est lancée toute seule.

Et puis vient la question "Quand ?" 1

Et le pot, c’est pour quand ?

Bon, ça, c’est la question du moment. Oui car maintenant qu’elle marche la question c’est quand se débarrasser des couches et passer au pot. Sauf que pour l’instant elle ne sait dire que « caca » et je ne la sens pas prête du tout. Certains disent qu’il faut attendre que l’enfant monte deux marches d’escaliers normalement sans aide, d’autres attendent que bébé comprenne et le demande. Je fais plutôt partie de la deuxième école pour le coup. Je lui explique déjà les différences entre les couches, et les litières, donc j’ai trouvé normal de lui présenter déjà son pot pour plus tard (un pot de famille), puis lui expliquer la différence avec nos toilettes.

Ce sera donc quand elle le demandera. Je ne vais en aucun cas la brusquer en la posant moi sur le pot toutes les cinq minutes pour lui montrer où faire pipi / caca.

Et le brossage de dents, c’est pour quand ? 

Oui, je me suis pris la tête avec cette question. On a plus ou moins commencé tôt avec les embouts de doigts en silicone, cependant, dès qu’on lui proposer sa brosse à picots doux, elle la mordillait dans tous les sens. Et vous savez ce qui me faisait douter ? Les mythes sur les caries des bébés allaités. Depuis quelques jours, j’ai tenté le matin de lui faire se brosser les dents avec une mini brosse à dents douce, en même temps que moi, et même si elle la mord encore un peu, elle essaie de m’imiter ce que je trouve absolument craquant.

Et l’arrêt de l’allaitement maternel, c’est pour quand ? 

Cette question je me la suis posée plusieurs fois, et puis j’ai arrêté. Je sais maintenant que j’arrêterai lorsque cela nous conviendra à toutes les deux. Je ne me sens en aucun cas esclave de l’allaitement, même si je dois me lever la nuit. Si elle a besoin je lui donne, et puis de toute façon, il faudrait que je pense à arrêter de me justifier. Car si je ne me pose plus la question, les gens autour de moi ne se gênent pas pour le faire.

Et le coucher seule, c’est pour quand ? 

Parfois je me le demande, surtout quand elle réclame ma présence à ses côtés pendant 45minutes alors que mon ventre crie famine, par pur égoïsme. Mais au fond, lorsqu’elle réclame des câlins, des bisous à travers les barreaux du lit, qu’elle m’appelle tout doucement, ou tend son bras pour sentir ma présence avant de se lâcher complètement au sommeil, j’oublie le temps et j’en profite. Mine de rien, c’est un peu un moment où je souffle aussi avant d’attaquer ce qu’il nous reste à faire.

Alors si pour l’instant elle a besoin que je reste auprès d’elle, je reste. Je la laisserai s’endormir seule quand elle sera prête et puis c’est tout. Il y a une raison pour qu’elle en ait besoin, les enfants ne font pas de caprices. Et puis, je n’aime pas l’idée de la laisser pleurer dans son lit et qu’elle s’endorme stressée, voire épuisée par les pleurs. C’est juste viscéralement impossible pour moi.

Il y a beaucoup d’autres questions, certaines qui durent, d’autres plus ponctuelles, mais j’ai essayé de réunir de celles qui sont (ou ont été) les plus récurrentes. Il n’y a pas de planning indiquant des âges précis ou des guides minutieux à suivre avec son enfant. On fait au fur et à mesure, à leurs rythmes. Qu’elles sont les « quand » qui vous ont pris la tête ?

Journal de maternité #45 : Petite fille de mon coeur

Journal de maternité #45

Bienvenue les amis dans un nouveau journal de maternité. Cela fait maintenant 15 mois que notre pépette est venue au monde. Depuis cette journée d’hiver où on l’a rencontré elle est restée notre petit trésor, notre petit bébé. Mais voilà, à 15 mois, il est difficile de la voir toujours comme un petit bébé. Et ces derniers jours, ceci m’est apparue comme une évidence. Vous aussi vous avez eu un choc en réalisant que votre bébé n’en était plus vraiment un ?

Au revoir bébé, bonjour petite fille

Bon bien sûr, je continue de la nommer bébé de temps en temps au lieu de petite fille. Mais le constat est là. Quand je la vois jouer de son côté, ses petits cheveux qui commencent à devenir longs, à la voir s’exprimer, je réalise. Elle a grandi. Elle a changé. Elle s’est affirmée. Elle est devenue une petite fille. Et franchement, ça me fait bizarre. Elle a tellement changé en si peu de temps.

Elle passera sa vie à changer, à grandir, évoluer, s’épanouir. Mais je trouve que ces 15 mois sont juste passés à une vitesse folle. Je n’ai aucune maitrise sur ce temps si ce n’est profiter des moments et vivre notre routine. Alors je la regarde, je parle avec elle, on parle beaucoup d’ailleurs. Je profite de ses câlins, bisous (avec le bruit du bisou oui oui). On fait le lion, le chat, le chien, le poisson. Je la regarde parler à ses livres, essayer de me voler les miens. Je pense que j’ai encore parfois du mal à réaliser.

Et parfois la vapeur s’inverse

Sauf que parfois, comme en cas de bobo ou de virus, la situation se retourne. Elle laisse son côté petite fille de côté pour redevenir le petit bébé qui a besoin de sa maman. Des câlins, des bisous, des tétées câlins / miam miam. J’ai beau être complètement à l’envers (virus 3 – famille 0), devoir lui imposer des soins tels que le lavage du nez ou autre, ces journées là sont très cocooning. On dort, récemment elle s’est même endormie seulement sur moi en pleine nuit, on joue doucement (hors escalade du canapé qui est devenu l’un de ses jeux favoris malade ou pas), on câline. Quand elle est très prise elle a tendance à ne plus trop manger, mais se rattrape parfois en tétées. Le lait étant plus agréable que la purée quand on a la gorge irritée et qu’on avale des glaires à longueur de journée.

Et ces moments là se font de plus en plus rares. Qu’elle s’endorme sur moi après une tétée, pendant un câlin, qu’elle reste pour un gros câlin toute blottie. Des fois je me dis que ça me manque. Et puis, quand ça va mieux, je la regarde toute grandie, jouer, rire, et je me dis qu’en fait, un bébé, quand il devient un enfant, c’est absolument magique à voir.

Nos lectures du soir du moment

Nos lectures du soir du moment

Hello les amis, j’espère que vous vous portez bien. Point de tombée dans l’émotion aujourd’hui, mais retour aux histoires de bébé. Enfin, surtout aux histoires partagées avec pépette tous les soirs après le câlin de mise en pyjama et le coucher. Nous avons pas mal de livres, y compris de belles éditions collectées de contes et de fables, mais voici nos lectures du moment, celles qui reviennent le plus souvent. J’adore lire et forcément, j’adore lui lire des petites histoires, et ce depuis qu’elle a élu domicile dans mon bidon.

Qu’elles sont les lectures que vous préférez avec vos petitounes le soir ?

Mon imagier de la nuit – Kididoc

J’ai découvert cet imagier il y a quelques temps par hasard. Il m’a de suite intriguée, et cherchant un petit nouveau livre pour le soir je l’avais commandé. Pépette a vite compris comment les interactions possibles. On y croise les animaux une fois la nuit tombée, les sources de lumière, le rituel du coucher, les astres. Chaque page présente des petites interactions avec des petites parties en carton à bouger. Son préféré reste le hibou, et elle prend même parfois le temps de faire des « houuu houuu » quand elle joue avec.

Mon histoire du soir – Disney

Il existe une quantité astronomique de livres Disney, mais mon coup de coeur va à ces petits livres tout mignons aux illustrations douces. Je sais qu’il existe des versions intégrales, des recueils, etc. Mais ces petits formats sont géniaux à manipuler avec un bébé sur les genoux en câlin. De plus, ces histoires comptent 5 à 10 minutes de lecture et cela évite de couper le récit en plein milieu. Nous avons des éditions plus importantes, mais n’aimant pas couper l’histoire pour l’instant, ces histoires du soir sont idéales. La collection s’agrandit petit à petit, mais pépette a déjà des préférences. Nous avons aussi dans le même format plusieurs petits My Little Pony. Et puis pour le prix, autant ne pas s’en priver.

Nos lectures du soir du moment

Bonne nuit doudou lapin – Kiabi

Oui vous avez bien lu : Kiabi. Lors de ma grossesse, j’étais partie pour acheter quelques affaires maternité / bébé, et je suis tombée sur un petit livre tout mignon avec des lapins. Et j’étais en période lapin. Oui oui, lapin. Une histoire toute douce sur une petite lapinette qui a perdu son doudou lapin, puis qui va le chouet et l’endormir. A chaque page elle fait un bisou à la lapinette maintenant, et c’est trop mignon.

Bébé Baltazar caresse le chat – Pédagogie Montessori

Ce livre est absolument doux et mignon pour les petits pitchounes. Pas beaucoup de texte par page, qui incitent l’enfant à participer au récit. Des illustrations mignonnes comme des aquarelles. Celui-ci est tout ludique avec un chat qu’on peut caresser ou encore un hérisson en éponge qui gratouille. Le seul inconvénient c’est qu’il se finit très vite, et on a tendance à compléter par Bonne nuit doudou lapin.

 Nos lectures du soir du moment

Journal de maternité #42 : Mode dodo indisponible

Journal de maternité #42

Bonjour ou bonsoir selon l’heure à laquelle vous lisez ces lignes. J’espère que vous allez bien et que le sommeil n’est pas parti en vacances chez vous aussi. Ici, depuis quelques jours, notre rythme est un peu compliqué et bouleversé suite au mode dodo de notre pitchoune qui est indisponible.

Maman reste avec bébé

Depuis quelques jours, on a eu droit à une soirée très agitée avec un bébé qui ne s’endort qu’à 23h et quelques. Puis une journée sans sieste, avec un bébé qui s’agite et joue seule dans son lit en faisant le tour mainte fois. On pensait qu’elle finirait par dormir, mais que nenni. Du coup, vous imaginez bien qu’on a eu droit à la mauvaise humeur de fatigue. Mais on s’est dit que la soirée changerait la donne.

Erreur. Encore une fois. Le soir venu, impossible de laisser pitchoune seule dans la chambre sous peine de pleurs vite transformés en hurlements. On a essayé de la laisser se calmer seule. Erreur. Les hurlements ont redoublé, pour se finir en toux. On se relayait pour faire des aller-retours. Et au final, je suis restée à côté de son lit, la main contre elle jusqu’à ce qu’elle lâche prise. Elle a mis du temps mais elle y est parvenue.

La nuit suivante rebelote. Sauf qu’une fois réveillée dans la nuit elle ne parvenait pas à se rendormir paisiblement. J’ai donc fini ma nuit à côté d’elle, en ayant pris le coussin d’assise du canapé pour faire un semblant de confort. Même à ses côtés, il fallait que je laisse ma main contre elle, qu’elle sente ma présence. Juste m’entendre ne suffisait pas. Et c’est à la fois mignon, et à la fois fatiguant et naviguer entre les chambres et la rassurer presque toutes les nuits. On ne sait pas pourquoi elle se met à faire ses angoisses soudainement, à me vouloir à tout prix avec elle. Mais il semblerait que pas mal d’enfants se retrouvent avec des nuits compliquées ses derniers jours alors que chez nous absolument rien n’a changé dans notre routine du soir.

De jour comme de nuit

Au final, il faut que pitchoune sente ma présence pour s’endormir. Mais en journée… C’est aussi un pot de colle. C’est d’un mignon mignon mignon, mais parfois j’aimerais bien avoir un petit moment tranquille. Même boire une tisane avec un bébé koala attaché à mon cou, n’est pas évident. Avant elle pouvait jouer seule dans son coin, maintenant cela dure peu de temps. Elle me suit partout dans la maison, même aux toilettes pour me donner tout ce qu’elle trouve. Et quand je reste avec elle lors de ses moments de jeu, elle reste toujours à proximité de moi. A venir se coller, pencher sa tête sur moi pour avoir des bisous, ou même venir me faire des bisous tout baveux.

Alors on trouve des astuces. Elle aime nous imiter, et me voler mes livres. Alors quand je me pose un peu au sol avec un livre, elle se met à côté avec un des siens ou un magazine qu’elle adore mettre en miettes. Ou alors si je m’assois pour manger un petit quelque chose, elle m’accompagne en me volant un bout, comme avec les crêpes dernièrement. Chez la nounou, elle commence à gagner en indépendance, même à la ludothèque elle prend ses aises et joue avec d’autres enfants. Mais à la maison, c’est Maman, Maman, Maman. Du coup, je me demande s’il s’agit d’une mise à l’épreuve pour voir ma présence, si ce sont ses molaires qui travaillent et la pertubent, si ce sont des angoisses, ou même pourquoi pas une sorte de contre coup de son hospitalisation ? Alors en attendant, je reste auprès d’elle, je profite de ses câlins et bisous tout en me tenant prête à lui tenir compagnie en fin de nuit si nécessaire.

Journal de maternité #41 : Retour au train-train quotidien

Journal de maternité #41

Bonsoir les amis, j’espère que vous allez bien et vos petites (ou grandes familles aussi). Ici, après quelques jours un peu stressants, on a retrouvé notre train-train quotidien avec bébé, et je dois avouer que ça fait du bien. Cependant, en quelques jours, nous avons pu observés quelques changements dans les habitudes de notre pépette, pour notre plus grand bonheur.

Des premiers jours sous-tension

Depuis qu’on est rentrées à la maison, on a pu retrouvé notre petit train-train, nos horaires, sans interruption par du personnel médical. Bon les premiers temps, j’avoue que ce n’était pas facile. Dès que j’entendais notre pépette chouiner, ou qu’elle pleurait, je m’imaginais que les douleurs étaient à nouveau là, que tout allait recommencer. Les moindres quintes de toux me mettaient sur la défensive de peur qu’elle vomisse. C’était la même chose à chaque repas. Vu qu’elle avait perdu du poids, j’espérais qu’elle mange correctement, qu’elle reprenne du poids. Donc à chaque pause pendant les repas, à chaque petite fausse route, je retenais un peu mon souffle.

Sauf que heureusement, le lendemain de notre retour, nous sommes rester à cocooner à la maison. On était bien. La journée s’est plutôt bien passé, même si les repas n’étaient pas très très consistants. Puis, le lendemain, retour chez l’assistante maternelle. On a donc repris nos horaires habituels. Et là, surprise ! Elle a augmenté d’un coup ses portions pour les repas, et a même mangé sa compote entière chez l’assistante maternelle. Cela peut vous paraître peu, mais sinon elle ne voulait manger que quelques cuillères ou rien du tout chez elle. Donc ça lui fait un petit grignotage en plus. C’est donc avec un nouveau moral que les jours vont pouvoir s’enchainer. Enfin, si je ne m’énerve pas chez le pédiatre avant.  Journal de maternité #41

Et on joue, encore, et encore… 

Si pépette semble avoir retrouvé l’appétit, elle a aussi retrouver l’envie de jouer. Fini le bébé qui finit amorphe ou qui fait deux mètres à quatre pattes avant de finir en pleurs. Elle galope dans toute la maison, escalade les cartons, sort tous les jouets possibles, danse un peu en entendant les chansons. Elle a retrouvé tout en entrain, toute sa malice, et c’est un réel plaisir de jouer avec elle. Elle commence aussi à avoir des petits comportements à croquer comme faire des bisous au mouton sur ses livres quand on lui dit « tu me montres le mouton? ». Elle commence aussi à maitriser les petits objets, vraiment tous petits, ou aime détruire les construction de briques, ou toutes les tours que l’on peut construire avec les jouets à empiler.

On l’entend de plus en plus clairement. Toujours plus de syllabes, des mots très clairs, des nouveaux mots (tétée commence à se faire plus distinct). Les meilleurs bien sûrs, Papa, Maman. Papa, qu’elle appelle pour jouer, et quand il rentre de la maison. Mama qu’elle appelle tout le temps. Pour jouer, donner les objets, en cas de solitude, en cas de contrariété, en cas de réveil… Tout le temps. Par contre, s’il est quelque chose qui nous reste des séjours en pédiatrie, les câlins. Elle vient encore plus souvent réclamer des câlins, faire des bisous, pose son front sur mes lèvres quand j’imite les bisous, que de l’amour. Bref, même si c’était un peu dur, ça va mieux et c’est du bonheur. Hormis les nuits de pleine lune.

 

Ses petites manies tellement craquantes

manies

Qu’on se le dise, nos bébés, on se les aime plus que tout. Et bien qu’on ait des surprises au fil des mois, des années à être maman, bébé peut avoir des petites manies qui nous font totalement craquer à chaque fois. Du coup, j’ai décidé de partager avec vous quelques unes des petites manies de notre pépette, qui me font fondre à chaque fois.

Et vous ami(e)s mamans et papas, quelles sont les manies de vos pitchounes qui vous font craquer ?

Le « Menu Effrayant » de la Free Box

Oui voilà, vous le savez maintenant, nous sommes chez Free. Et sur la box, l’heure lumineuse attire toujours pépette qui vient tenter de tripoter les chiffres. Sauf que… Les flèches pour accéder au menu sont juste à côté. Et si elle a le malheur de les toucher et arriver sur le menu. La voilà qui rapplique aussitôt dans mes jambes, en chouinant. Oui, le Menu Effrayant de la Free Box.

Se mettre à parler / rire quand elle entend papa en haut parleur

C’est un petit rituel. Le soir, quand son papa quitte le travail, il nous appelle et je nous met en haut parleur. A partir de ce moment là, elle se lève contre le canapé, et se met à parler / rire / crier en regardant le téléphone. Tout comme d’ailleurs elle rampe comme une fusée dès qu’elle entend qu’il passe la porte !

Le câlin de la fatigue

Ceci n’arrive pas tout le temps mais bien souvent. En cas de fatigue, fièvre, chagrin, je la prends dans mes bras, et elle pose sa tête sur moi, toute blottie en s’agrippant le plus possible avec ses petites mains. A ce moment là, je fonds comme une glace au soleil et j’aimerais que cela dure, dure, dure encore.

Son sens du partage

Dès qu’elle a un jouet dans la main, elle le partage avec nous. Elle nous le tend très souvent, quitte à nous le coller dessus pour bien qu’on comprenne. Si elle en a plusieurs sous le nez, alors elle partagera les jouets tour à tour. Et ça peut durer longtemps. Elle partage, on lui rend, elle partage, on lui rend. Je trouve ça adorable. D’ailleurs ça marche aussi avec sa sucette, parfois elle me la tend en plein câlin. Par contre la nourriture, c’est plutôt une chipie qui vole ce que mange maman, même si elle partage aussi en me tendant un bout de gâteau bien souvent.

Ses petites mains qui s’accrochent en tétée

Si parfois les tétées peuvent sembler être juste nutritives, avec le temps, elles prennent une autre dimension, encore plus que le simple réconfort ou l’aide pour faire dodo. Maintenant, à presque un an, elle s’arrête, parle un peu, puis reprend, tout en s’accrochant à moi. La nuit, elle s’accroche plus doucement qu’en journée (elle peut s’accrocher et pincer à m’en faire des bleus), et ça se finit souvent avec sa petite main posée sur moi toute paisible.

Madame Bazar numéro 2

Une manie qui me fait rire à chaque fois, c’est son sens du bazar. Elle en met partout, et c’est normal. Mais si on range ses jouets quand elle est là, qu’on les empile… Alors là, malheur ! Il faut qu’elle renverse tout dans la foulée. Le bazar c’est son truc, l’ordre pas du tout. Un peu comme sa maman en fait. Quoi comment ça je suis bordélique ?

Tout qui gigote

Ce « tout qui gigote » nous vient depuis toute bébé. Dès qu’elle pouvait, couchée sur le dos, elle faisait bouger jambes et bras de façon désordonnée et on a appelé ça le « tout qui gigote ». Maintenant, elle le fait quand elle est contente. Sur sa chaise en voyant un jouet avant de manger, sur la table à langer… Et même dans mes bras quand elle aperçois papa qui joue dans mon dos ou qu’il nous poursuit. Elle se met à gigoter dans tous les sens et j’adore ça.

Ses petits bruits de bébé

Quand un bébé s’endort, souvent, il râle un peu. Et c’est d’ailleurs signe qu’il s’endort. Et bien pépette nous le fait toujours. Et je trouve ça hyper mignon. Dans nos bras en cas de grosse fatigue ou dans son lit, on sait que le sommeil n’est pas loin.

Son sourire matinal ravageur

J’ai beau ne pas être du matin, et râler si elle me fait me lever tôt, dès que je vois sa petite bouille qui m’attend au dessus du montant du lit avec un grand sourire, je mets ma fatigue/mauvaise humeur de côté et ma journée s’annonce déjà mieux.

Journal de maternité #38 : Un pied devant l’autre

Journal de maternité #38 : Un pied devant l'autre

Après avoir partagé des petites confessions sur des sujets qui m’agacent, on revient ce soir à la vie avec bébé. Dans le dernier journal de maternité, je vous confiais que pépette commençait à se tenir sur ses deux petites jambes, et bien maintenant, elle est passée d’un coup à mettre un pied devant l’autre. Avec notre aide bien entendu, mais elle adore ça. J’ai l’impression que plus ses un an approche, plus elle devient une petite fille. Elle apprend vite, elle acquiert vite de nouvelles capacités, et ces levels up me rendent un peu nostalgiques.

Et si bébé marchait un peu ?

Je sais il faudrait que j’arrête de dire bébé, mais au fond, elle est encore bébé pour moi même si elle est à la fois petite fille. Il y a peu, elle voulait qu’on l’aide à se mettre debout. Depuis quelques jours, elle a compris comment trouver les appuis pour se lever d’elle-même, tout en restant à côté pour lui servir de soutien supplémentaire car la confiance n’est pas encore à 100%. Elle se levait sur nos jambes, la table basse, les canapé, les cartons. Dès qu’elle avait un appui suffisant. Et maintenant, voilà qu’elle se déplace en gardant ses soutiens car elle n’a pas encore trouvé son équilibre. Par contre, ne lui demandez pas de garder ses chaussons. Même antidérapants tout ça, c’est bien mieux pieds nus, tant pis si le parquet est très froid.

Et elle adore ça. Elle passe son temps à se mettre debout, longer le canapé pour aller à la table basse, venir nous attraper les mains quand on est à côté. Et pour cela, elle met un petit peton devant l’autre. Son grand jeu, c’est de nous tenir les mains, et de venir vers nous en marchant. Elle fait des pas de plus en plus grands en plus, même si c’est toujours hésitant, elle nous regarde avec un grand sourire quand elle marche. Au début c’était deux petits pas, puis hop sur les fesses, maintenant elle peut marcher pour traverser la pièce, sachant qu’on ne la force pas du tout. Je suis en face d’elle, je lui sert de soutien, je recule et elle me rejoint si elle le sent, sinon, je vais lui faire un câlin ou elle se pose sur les fesses. C’est d’ailleurs bien agréable de la voir se poser seule sur les fesses et ne pas se jeter la tête en arrière toute raide pour sortir de la position debout. A côté de ça, c’est la seule façon qu’elle ait de marcher ou se tenir droite. Nous n’avons aucun artifice pour l’aider. Juste sa force, ses appuis, des meubles et nous. C’est elle qui gère ce qu’elle a envie de faire et comment elle a envie de le faire. Même si elle fait des progrès très rapprochés. Franchement, le jour où elle va lâcher mes mains pour marcher seule, je pense que mes larmes risquent d’inonder la pièce.

Journal de maternité #38

Maman, tu vas bien ?

Forcément, tous les progrès de bébé rendent maman très fière. Mais c’est aussi épuisant. Le stade du petit bébé qui reste dans son coin sans bouger, c’est fini depuis longtemps. Maintenant il faut surveiller le-moindre-fait-et-geste. Je vous jure qu’un bébé qui se déplace trouvera toujours le moyen d’attraper le truc qu’il ne faut pas. Genre le petit câble caché mais qui a un tout petit bout qui dépasse, le chat qui a laissé un grain de litière ou une griffe par terre, un sac sous le canapé, pousser la grosse plante en pot pour s’en servir d’appui. Bref tout y passe. Et il faut avoir les yeux partout. Après, le parc est fait pour ça me direz-vous. Mais je me refuse de mettre mon enfant derrière ses barreaux alors qu’il y a toute une maison à explorer. D’ailleurs quand j’étais bébé, j’avançais avec le parc en bois, donc bon, c’est pas non plus l’idéal. Du coup, en fin de journée, j’avoue qu’il ne faut pas trop m’en demander.

Et la fatigue étant là, je me dis que je pourrais bien dormir. Et c’est vrai. Je dors bien, très bien et très profondément, sauf que (oui pas si simple, c’est trop facile sinon)… Pépette se remet à demander des tétées la nuit. Après nous avoir fait de jolis nuits, voilà qu’elle réclame 23h/2h/4h/6h-heure de son réveil). Du coup, quand je l’entends, je mets un petit moment avant d’émerger, et c’est toute endormie que je vais dégainer le néné avant de repartir me coucher complètement au radar. Les matins s’en ressentent légèrement plus compliqués du coup. A cause de cette situation, couplée à une pépette qui prend le sein comme elle l’entend et que je n’ose pas la bouger pour cause de morsure inopinée, je me retrouve avec le dos entièrement tendu. Je crois que je ne vais pas tarder à aller faire un tour chez l’ostéopathe pour tout remettre en ordre, en plus, il parait qu’ils peuvent aider à délier certaines tensions chez la maman pour aider l’allaitement. Après, il faut aussi dire que le froid est là, mes articulations ne l’accueillent pas très chaleureusement. L’humeur de Noël aussi.

Et l’un dans l’autre, malgré un squelette et des muscles qui disent m****, je reste là tranquille à observer ma fille, l’aider dans ses apprentissages (et lui apprendre à tirer la langue), avec un fond de nostalgie, mais surtout beaucoup de bonheur.

Journal de maternité #37 : Onzième moisversaire

Journal de maternité #37

Bien le bonjour à toutes et à tous. Cette semaine nous avons fêté le onzième moisversaire de notre pépette, et honnêtement je me demande toujours où sont passés tous ces mois ? Le temps s’est transformé en fusée depuis son arrivée, et je n’admets toujours pas qu’elle fera un an dans moins d’un mois. Et puis, en plus, c’est pas comme si bébé stagnait dans ses apprentissages bien au contraire. Je ne le répèterai jamais assez, mais un bébé ça grandit bien trop vite.

Quatre pattes ou deux gambettes

Jusqu’à présent, pépette faisait comme le temps. Elle filait telle une fusée, en rampant comme un asticot. Maintenant, voilà que non seulement elle rampe à toute allure, partout, même parfois à moitié sous le canapé, mais elle se met aussi à quatre pattes. Pour des distances plus ou moins longues, mais surtout quand elle n’est pas pressée. Elle nous fait du quatre pattes tout mignon, bien souvent avec des jouets dans les mains. En fait, elle a quasiment tout le temps un jouet ou un livre ou une boîte de jeu dans les mains. Elle fait du quatre pattes en le poussant au sol, elle les jette puis va les chercher à fond la caisse et recommence, elle nous les donne (oui elle partage beaucoup). Sauf que quatre pattes, c’est un peu trop, alors être sur les deux gambettes c’est pas mal aussi.

Depuis quelques temps, elle réclamait à se mettre debout, en prenant un appui fort sur nous et en râlant si on ne l’aidait pas. Maintenant elle fait sa vie, en se levant un peu partout où elle trouve des appuis suffisant, sans nous, et en tombant sur le popotin quand elle en a assez. Même le matin, habillée et prête pour aller chez l’assistante maternelle, elle attend debout dans son lit. La première fois, je me suis même dit « tiens elle fait plus grande », j’ai détourné la tête avant de comprendre et de la regarder émerveillée debout seule (avec les larmes qui piquent les yeux alors que j’étais maquillée). En plus, elle est hyper fière quand elle est debout. Et elle commence même à se déplacer doucement en gardant un appui. Sa préférence ? S’agripper à nous pour se lever et rester debout en nous tenant le bout des doigts. Elle passe aussi pas mal de temps à genou, surtout devant la baie vitrée quand le chien attend derrière pour rentrer. Elle se pose, se met à genou, met ses mains sur la vitre et pousse des petits cris.

Bébé vampire et maman émotive

Ces derniers temps, ont aussi été rythmés par les poussées dentaires. J’ai l’impression que c’est un cycle sans fin. Un peu de blanc sur la gencive, ça perce, une dent. A côté, un peu de blanc sur la gencive, ça parce, une dent. Repeat. Non mais c’est vrai, bébé se retrouve trempée de bavouille et nous fait gentiment partager, passe son temps à tout mordre. Et quand on voit la dent dehors en se disant « chouette du répit » voilà que la voisine montre son nez, enfin dent, enfin vous avez compris. Du coup, elle a besoin de se faire les dents surtout au moment de la percée. Et cela veut dire, mordre, et mordre le sein. Elle avait passé il y a peu une période comme ça à mordre le bout du néné, et voilà qu’elle recommence. Encore plus fort puisqu’il s’agit de la percée des incisives supérieures centrales. C’est génial. Non seulement elle boit mon lait, mais voilà qu’elle veut me grignoter.

En parallèle, et suite à une fatigue passagère, je suis pas mal dans l’émotion. Encore plus que d’ordinaire. C’est comme si mon corps s’adapter au temps, froid et pluvieux. Il se raidit et les larmes coulent plus facilement. Le pire, c’est que j’ai l’impression d’être épuisée, de pleurer pour un rien, alors que pépette nous fait depuis peu de jolies nuits. Je devrais être reposée, mais non. Mon corps est en perpétuelle tension, et il faut avouer que j’ai pas mal stressé ces derniers temps suite à des petits aléas. J’ai beau être au maximum positive, il y a un moment, mon corps me dit « laisse moi tranquille ». Bon après, je croule pas au fond mon lit hein, mais quand même, j’ai l’impression d’être une vieille peau tout usée.

Avez-vous connu ces coups de mou inexpliqués vous aussi ? Surtout alors que bébé est en pleine forme et pas facile à suivre ?

Journal de maternité #36 : La positive attitude

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J’ai appris pas mal de choses depuis que je suis devenue Maman, et bien souvent je vous parle de bébé, notre relation. Dernièrement, j’ai écris un article sur l’importance de prendre du temps pour soi. Ma tout n’est pas si parfait, si facile que de poser des mots dans un article. Alors aujourd’hui, je vais parler d’un point qui semble être un peu sensible mais qui pourtant me semble important : la positive attitude.

PS : Vous pouvez me détester de vous avoir mis Lorie dans la tête.

Quand la fatigue commence à prendre le dessus

On n’y peut rien, c’est comme ça, un bébé ça fatigue. Parfois, il ou elle pleure, on ne sait pas comment le calmer, on a les nerfs à vif. On se lève plusieurs fois la nuit, on reste au taquet toute la journée. Et la fatigue peut prendre le dessus. On a alors tendance à baisser les bras et éventuellement laisser bébé pleurer. Sauf que laisser un bébé pleurer ne lui fait en aucun cas les poumons et ne lui fait aucun bien. Alors oui, il m’est déjà arrivé de la laisser pleurer quelques minutes dans son lit ne sachant pas comment la calmer. Ou de passer le relai, démissionnaire, à son papa qui ne pouvait pas non plus faire toujours quelque chose.

Se laisser submerger avec un bébé, c’est très facile. On peut être déroutée par nos débuts en tant que maman. Le bébé n’étant pas fourni avec un mode d’emploi, il est facile de perdre pied quand on se retrouve face à une situation inconnue. Et souvent face à un bébé qui pleure / hurle, sans que rien ne le ou la calme. On est déjà fatigué(e)s par la maternité en général, et là, c’est encore plus fatiguant. Mais ce qu’il faut faire c’est prendre l’air, souffler et surtout adopter la positive attitude.

La positive attitude, je vous assure, ça aide

Pour m’aider quand je commence à sentir la fatigue m’envahir, soit je sors de la pièce quelques instant je souffle et je reviens, soit je prends bébé contre moi et je fais mon petit rituel. Peau contre Peau, on s’installe dans le fauteuil, je respire profondément, je pense à des choses agréables, à sa naissance, à ses sourires. Je sens ma respiration devenir plus profonde, plus longue et au fil des minutes je sens que je m’apaise, et bébé qui se synchronise aussi sur ce rythme à son niveau s’apaise aussi. Cela peut tout aussi bien se faire en marchant. Il suffit de se concentrer sur sa respiration pour nous calmer, je vous assure que ça marche. D’ailleurs, les pensées positives en pensant à notre première rencontre, en regardant bébé, aident pour les montées de lait pendant la tétées.

Ce principe, je l’utilise pas qu’en cas de crises. Mais au quotidien. En plus d’essayer de faire de la méditation et du yoga pour détendre le corps et l’esprit une fois bébé couchée (quand j’y arrive), je m’efforce d’appliquer certains principes au fil de la journée. Justement pour éviter la fatigue nerveuse. Dès qu’un imprévu arrive, une mauvaise nouvelle, un mauvais coup, des vrilles au travail, je me mets en mode « pause » quelques instants. En fait, j’utilise un système de visualisation (visualisation et respiration sont très importantes dans la vie de tous les jours je vous le dis). J’imagine un vase transparent, j’y déverse colère, frustration, agacement, tout ce qui est négatif. Auparavant j’attendais que ce vase déborde pour tenter de faire quelque chose. Maintenant, j’ai établi une ligne bien visible sur ce vase mental à ne pas dépasser. Dès que j’atteins cette limite, j’arrête tout. Ainsi, je me pose quelque part, je respire (en square breathing 4secondes d’inspiration – 4 seconde d’apnée – 4 secondes d’expiration – 4 secondes d’apnée – etc, ou la respiration alternée en se bouchant une narine puis l’autre). Le tout en pensant à des choses positives, des paysages qui me font du bien, des souvenirs heureux. Et je sens mon corps se détendre. C’est un moment qui fait un bien fou et permet de repartir de façon plus sereine.

En parallèle, j’essaie de ne pas dramatiser. Relativiser m’aide à remplir mon vase mental bien plus lentement. Bébé a quelque chose qui ne va pas, ne veut pas manger, c’est pas grave on va trouver une solution ensemble. Quelque chose ne tourne pas rond au travail, c’est pas grave, je respire et je trouverai une solution par la suite. Une mauvaise nouvelle à encaisser ou un stress à surmonter, c’est pas grave, je vais y arriver. Je respire, reprends des forces, et j’attaque la négativité du mieux possible.

J’ai aussi adopter un rituel le soir au moment du coucher. Dans le noir, dans une position confortable, je me blottis sous la couette et me force à me dire mentalement des choses positives. Des compliments, repenser à des choses dont je suis fière (même des petites choses), je me booste. Et ça fait un bien fou. Non seulement au moral, mais aussi pour préparer à sa nuit, et donc préparer le lendemain, et cela fait du bien au corps. Je vous assure que les douleurs nerveuses diminuent, les plaques rouges / boutons de stress ne rendent plus la vie impossible, les migraines se taisent, etc.

La pensée positive c’est quelque chose de tellement important. Souvent je me dis que j’aurais dû commencer tout ça avant. Mais maintenant que je suis dedans, je suis bien contente de m’y tenir (tant bien que mal parfois). N’hésitez pas à prendre un moment pour souffler et mettre en lumière vos qualités, vos forces. On a tous un côté positif qui ne cherche qu’à être plus présent. Il ne faut pas se laisser envahir par les mauvaises ondes, elle n’apportent rien de bon. Bien sûr il existe bien d’autres méthodes, mais celles-ci fonctionnent bien sur moi. C’est peut-être cliché mais essayez vous verrez. Aimez vous, ne vous maltraitez pas, et votre corps, votre environnement vous le rendront.