Le quotidien d’une végane

Le Quotidien d'une végane

Le titre pourrait amener à sourire voire même à rire, mais le quotidien d’un végane est parfois ponctué de plein de petites aventures. On peut en avoir des bonnes comme des mauvaises. Je ne rentrerai pas dans les questions d’éthique dans cet article, ni du pourquoi je suis végane, sujet déjà abordé. Je vais juste rapporter tous ces petits trucs que bien des véganes rencontrent dans leur quotidien.

D’ailleurs, si vous avez des petites anecdotes à ce sujet n’hésitez pas à les partager !

Faire les courses

Oh mon cochon ! (Quoi comment ça c’est spéciste ?) Faire les courses… Ce moment qui n’est déjà pas en soi très agréable mais qui peut vitre devenir un calvaire. Quand on est végane, on a notre petite liste de produits déjà testés et approuvés, mais lorsque la rupture de stock survient, c’est le drame. On se retrouve dans l’obligation d’éplucher les étiquettes car vous pouvez me croire qu’on trouve du lait en poudre ou des blancs d’oeufs en poudre un peu partout, ou encore de la gélatine (jusque dans les mousses 100% fruits – ou pas). Du coup, si vous faites les courses avec moi, ne vous étonnez pas si mon premier réflexe et de retourner la boîte pour chercher la composition. Et cela est de même pour les produits cosmétiques.

L’hystérie du logo

Toujours dans les rayons, après avoir épluché des dizaines de produits, par hasard, on prend un produit… Et là… On se retrouve face à un produit estampillé Vegan / Végane. C’est un peu le moment où tout passe au ralenti, le vent vous porte et vous vous sentez l’âme d’un conquérant ayant rempli sa mission. Je n’exagère qu’un tout petit peu. Franchement tomber sur ce genre de produit, c’est un peu trouver le Graal. Bien entendu, certains pinailleront que tel ou tel produit noté vegan contient de l’huile de palme. Mais franchement, on est tous quand même bien content de tomber sur des produits déjà prêts à consommer. Genre la glace DF Mavens Chocolate Almond Fudge chez Picard que l’on ne trouve plus mais heureusement Carrefour s’y met avec la gamme Swedish Glace ou encore Amy’s.

Car oui, il y a toujours des gens qui pinaillent. Toujours. (Coucou les #teamgranola et anti #teamgranola).

Le quotidien d'une végane 1

Et pour la salle de bain ?

Bouh, toujours des complications ? Et bien non, en général, le bon petit végane reste fidèle à ses petites marques notées véganes sur l’emballage (oui des emballages sorry), ou peut parfois faire des écarts sur des produits que telle ou telle personne conseille et dont il a vérifié le côté à minima cruelty free s’il ne peut en être autrement. (Non tout n’est pas Cruelty Free en Europe, les produits finis oui les produits premiers non).

Mais là encore, on se retrouve parfois face à de belles découvertes, comme de grandes déception. Genre le shampoing dont tu attends beaucoup mais qui en fait te laisse une choucroute grasse emmêlée comme jamais. Et parfois, le bon produit dont l’odeur te fait voyager sans aucune cruauté alors que ton voisin utilise toujours du axe enrichi en graisse bovine qui te brûle le nez et la peau des lapins.

Après la douche la cuisine

TIME TO PLAY (the game?).

Là on entre sur le terrain de jeu du végane. Jeune padawan ou grand maître végane, il y a toujours matière à se faire plaisir en cuisine. Associer de nouvelles saveurs, se bagarrer pour savoir si on met du guacamole ou du houmous à table, découvrir des nouveaux fruits et légumes (oui oui). C’est toujours un bon moment, même si parfois, la simplicité du steak pâtes soit un peu hors de portée (quoique… un steak de haricots rouges à la moutarde fait toujours son effet).

On s’échange tous des recettes. On teste. On réussit. On échoue et parfois c’est très drôle. Et surtout, on mange bien et comme des gros ogres en jour de grande faim. Car oui le végane ne mange pas que de l’herbe et ne suce pas que des cailloux (d’ailleurs ça abîme les dents à force). La fierté du végane ? Prendre son petit plat en photo pour montrer au monde qu’on a pas besoin de mettre un cadavre dans son assiette pour bien manger. Et saliver devant les photos des autres, ça aussi c’est une autre spécialité. Ce que je préfère ? La pâtisserie et trouver des astuces pour ne pas utiliser d’oeuf ou autre pour réussir les mêmes desserts / gâteaux, et la plupart des gens s’y voient que du feu.

Le quotidien d'une végane 2

Mais tu sors des fois ?

Il arrive parfois que le végane mette le nez dehors, histoire d’aller chercher son herbe et ses cailloux.

Blague à part. Ce n’est pas parce qu’on est végane que l’on vit au sein d’un cercle fermé ou qu’on devient asocial et qu’on ne sort jamais. Il est toujours possible de sortir avec des amis et pouvoir manger un truc végétalien dans un restaurant en bonne compagnie. D’ailleurs ce n’est pas le nombre de restaurants véganes ou proposant des options véganes qui manquent, et oui, même si l’on n’habite pas à Paris.

Il est très agréable d’apprendre l’ouverture d’un nouveau restaurant à tester, de sortir boire un verre en terrasse, aller faire un pique-nique (oui oui ça existe encore ça). Maintenant, c’est sûr que ce n’est pas aussi facile que s’arrêter chez (diable) KFC (/diable) ou autre, mais on peut toujours manger quelque part. Même s’il est des cas extrêmes qui ne jurent que par les restaurant 100% véganes et rien d’autres, ou même refusent les consommations qui ne sont pas certifiées sous leur nez. Oui, il y a des gens comme ça.

Et puis viennent les heures télé /médias

Bon, et une fois que t’as fait des courses, que t’es sorti, que les enfants sont couchés tu fais quoi ? Bah, soit je m’écroule devant l’ordi et les réseaux sociaux. Je lis en diagonale les bagarres twitter, les complaintes facebook, je bave devant les photos instagram. Oui je suis ce genre de filles qui peut trainer comme ça.

J’apprécie aussi de comater devant la télé à l’occasion d’un film ou d’une série ou d’un documentaire, le reste, je ne regarde pas, même les infos. Mais quand même. Imaginez la scène. Vous êtes pépouze au lit ou sur le canapé devant la télé, un pot de glace à la main (don’t judge me), vous êtes à fond dans un film et puis d’un coup d’un seul, on vous assomme de pubs… DE PUB DE VIANDE HEUREUSE… De poulets qui dansent avant de finir rôtis… De vaches heureuses de se faire inséminer puis tirer comme des distributeurs de lait pour faire plaisir aux enfants, ces pubs pour les mamans qui font le ménage et lavent les vitres avec des enfants terribles… En général, c’est le moment pipi, son muté, car c’est juste impossible de rester impassible devant tant de conneries qui seront gobées par les téléspectateurs hypnotisés. Parfois, on se surprend même à attendre un peu pour regarder un film en le mettant en pause histoire de pouvoir sauter les pubs. Alors oui, il en faut pour tous les goûts, mais non, arrêtez avec les mensonges pour donner une pseudo bonne conscience aux gens please.

Le quotidien d'une végane 3

Enfin bon, on reprend le film, et là, un animal meurt, et je pleure. Je suis un coeur d’artichaut (huhu végane jusqu’au bout) et le mal infligé même en film me touche. Mais bon, ce n’est qu’un film hein. Ah tiens, mes yeux commencent à se fermer, il est temps de tout fermer et faire dodo. Sur un bon oreiller, cachée sous la couette (sans rien laisser dépasser à cause des monstres), le tout sans duvet de volaille bien entendu.

Aller, demain on recommence. On recommence cette vie absolument normale mais ponctuée de petites aventures qui n’est en rien un enfer comme beaucoup le croit. Car oui, le végane vit normalement. Il ne vit pas en secte, loin du monde, pensant que si il mange des graines il deviendra invincible.

Nature & Moi, le fromage vegan qui fait fondre

Nature & Moi, le fromage vegan qui fait fondre

Aujourd’hui nous sommes réunis pour parler de nourriture, de bonne nourriture, végane qui plus est. Avant de devenir végane, j’étais une grande amatrice de fromage, et je crois que c’est l’aliment qui pourrait me manquer le plus. Mais il existe des alternatives pour combler les envies de fromages, et la dernière en date est française et délicieuse. Je me suis donc dit qu’il fallait que je partage avec vous. C’est donc pour ça que je vais vous parler du fromage vegan Nature & Moi.

Du fromage vegan bien de chez nous

Dans la vie des vegans, on trouve bien souvent du fromage végétal Daiya, ou encore Violife ou même de la Mozzarisella (cette bombe ce truc disponible souvent en magasin bio), voire même d’autres marques. Et pour en avoir goûté pas mal, j’en ai trouvé des bons, mais il manquait toujours la texture fondante, ou un goût moins plastique. C’est avec la découverte du fromage Nature & Moi que tout a changé.

Ce fromage est français et certifié par la Vegan Society ! Oui oui, soyons chauvins, le bon fromage vegan vient du pays du fromage mais cette fois sans utilisation animale, si ce n’est les mammifères / êtres humains de la boîte. Ils proposent 9 recettes différentes de fromages et j’ai découvert la version originale de leurs produits. Il y en a pour tous les goûts : Tomate & Basilic, Ail & Fines Herbes, Fumé,Olives, Hot Pepper pour la gamme « Gourmet », Original, Cheddar, Mozzarella, Goat Cheese pour la gamme « Les Essentiels ». Côté format on retrouve, du fromage râpé, des blocs ou encore des tranches par paquet de 10.

Ces produits sont certifiés sans lait, sans lactose, sans soja, sans huile de palme et sans gluten. Et n’allait pas croire que la composition est ultra chimique puisque les ingrédients principaux sont l’eau, l’amidon de pomme de terre, les protéines de riz, le riz, la fécule de maïs et manioc, la graisse végétale (coco et olive). Oui, avec tout ceci on peut obtenir du fromage vegan.

Mais c’est bon ?

Une tuerie.

Non blague à part, ce fromage vegan s’est classé à la première place de mes produits préférés. J’ai pu goûté l’orignal en bloc, en tranches et râpé. Et aucun de ses produits n’a fait long feu. Même l’homme les a trouvé délicieux. On a enfin trouvé un fromage vegan qui fond délicatement, donc le goût se rapproche des fromages à pâte pressée mais non animal. Le goût est légèrement fruité, mais pas trop fort, ce qui permet de l’intégrer facilement dans tous les plats souhaités. Je vous en dirais plus quand j’aurais goûté d’autres produits avec le goat cheese qui me fait de l’oeil ou encore le fumé ou tomate & basilic.

A la maison, on a utilisé le bloc pour couper des cubes à mettre dans des salades, des plats, et ça apporte à la fois du fondant et du goût sans pour autant dénaturer les autres aliments. Le râpé a servie pour toper des pizzas, pour des galettes bretonnes (dedans et par dessus oui oui), des pains naans, ou encore tout simplement des plats de pâtes avec un rendu foufou. Les tranches ont été utilisé en sandwichs ou tartines de façon crue ou en grilled cheese que j’adore. Et oui j’insiste, mais il fond tellement bien, que les tranches se marient aussi parfaitement avec des burgers. Franchement, c’est très plaisant de retrouver un produit facile à travailler. Car beaucoup de fromage vegans on tendance à durcir ou mal fondre une fois laissés un petit peu trop au four, ou à une chaleur qui ne leur convient pas. Ici, pas de souci de cuisson, ça fond, c’est bon, c’est sans cruauté, c’est tout du bon.

Si vous êtes curieu(x)ses, de découvrir ces produits Nature & Moi alors rendez-vous sur Boutique-Vegan pour vous en procurer et je vous assure que vous ne serez pas déçu(e)s.

Nature & Moi, le fromage vegan qui fait fondre
Nature & Moi, le fromage vegan qui fait fondre

 

Le végétalisme ne tue pas les bébés, la bêtise oui

Le végétalisme ne tue pas les bébés, la bêtise oui

Depuis quelques temps, les végétaliens et leurs bébés sont de nouveaux sous les projecteurs. La cause un nouveau cas de bébé italien végétalien hospitalisé, avec négligence des parents. Le bébé est âgé de 14mois et pesait lors de l’hospitalisation très peu pour son âge, même pas le poids d’un bébé de trois mois.

Si le régime imposé par les parents a été néfaste pour l’enfant, on ne peut pas se rendre compte seulement à 14 mois que bébé ne pèse pas assez. Il y a des visites de contrôle, on s’inquiète si l’on voit que bébé ne prend pas de poids. Selon moi, le régime était pauvre, oui, mais c’est surtout le manque d’attention des parents qui m’interpelle. Du coup, cette histoire m’a agacée, et puis d’un coup, pouf, tout le monde devient un spécialiste de la nutrition infantile surtout végane, et les carnistes omnivores, se sont sentis l’obligation de taper sur les parents végétaliens qui élèvent leurs enfants selon leur éthique. A coup de promesse de mort de l’enfant, de carences, de non développement, et bla et bla et bla mais à un moment, il faut ouvrir les yeux et se renseigner avant d’ouvrir sa mouille.

Lait maternel ou infantile vs lait végétal en brique

Pour nourrir un bébé, l’aliment essentiel est le lait, normalement maternel, avec allaitement exclusif pendant 6mois (mais si c’est d’avantage c’est mieux). Si maman n’allaite pas, il faut passer par des laits infantiles, enrichis en vitamines, en minéraux, et tout ce qu’il faut pour que bébé grandisse. Et là, j’ai bien dit des laits infantiles (genre Premiriz)…. PAS DU JUS VEGETAL ! Du lait en poudre, en boîte, de riz, d’amande, de soja, enrichi, pas de la brique simple qu’on trouve en rayon bio ou lait animal du supermarché (encore il y a peu on me rapportait une histoire de bébé carencé car la mère ne lui donnait que du lait de soja en brique).

C’est comme donner du lait de vache Candia ou autre à un bébé au lieu d’un lait Gallia ou je ne sais pas quoi. On ne donne pas un lait pauvre à un bébé, mais un lait infantile, un lait adapté à son âge. Alors quand j’entends ces histoires de négligence et qu’on se rend compte que le bébé était nourri par des briques de soja pauvres, j’ai envie de m’arracher les cheveux. Le problème vient bien de la bêtise, due à de la désinformation.

La B12, ou la carence infernale

Quand on devient végétalien, on se renseigne pour optimiser le régime alimentaire (si bébé est allergique aux protéines de lait de vache, on se renseigne sur les alternatives, c’est la même chose pour les bébés véganes). On fait des recherches, on s’informe sur les associations pour optimiser l’assimilation des vitamines et minéraux, on se supplémente en B12, vitamine D et en iode grâce par exemple à la Veg1 qui apporte tout ce qu’il faut. Et pour les enfants, c’est pareil.

Pour parer aux carences, on peut donner 1/2 de Veg1 par exemple par jour à un bébé dès ses six mois jusqu’à ses deux ans pour lui fournir les apports nécessaires à son développement (2,5 μg par jour), même si les laits infantiles sont complets et que la mère apporte également de la B12 via son lait au stade de 96% des besoins jusqu’à 12mois. L’excès en vitamine B12 est très rare car elle est facilement éliminée.  La diversification quant à elle est nécessaire après 6 mois d’allaitement maternel car ce sont le fer et le zinc qui ne sont plus disponibles en quantité suffisante et non la B12 comme certains le crient haut et fort.

D’ailleurs tous les bébés ont droit à une prescription de vitamines depuis leurs premiers jours qu’ils soient nourris au sein ou au biberon de lait infantile végétal ou animal. De plus, les bébés ne mangent que peu de viande, acidifiante pour leur organisme, et n’en récupèrent donc très peu de vitamines. Et il faut savoir que même les omnivores peuvent manquer très souvent de B12. Donc non, les carencés ne sont pas forcément véganes. Une mère omnivore carencée peut engendrer une carence chez le bébé, sauf que là, on ne l’assommera pas de reproches sur son régime alimentaire. Par contre chez une maman végétalienne ce sera service social.

D’autre part, il est important pour la maman végétalienne souhaitant allaiter de se supplémenter en B12 afin d’avoir un stock suffisant et de pouvoir en fournir suffisamment à l’enfant. Dès la grossesse, l’enfant puise dans les stocks de la mère afin de se constituer une réserve de B12 correspondant à ses quatre premiers mois de vie, si la mère est en carence, non seulement il ne peut pas faire le plein, mais risque des problème de développement.

Un régime adapté mais stigmatisé

De plus, j’aimerais ajouté le résultat d’une étude de l’Association Américaine de diététique « Les alimentions végétarienne et végétalienne bien planifiées sont appropriées à tous les stades de la vie, y compris la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance, l’adolescence, et pour les athlètes. Planifiées de façon adéquate, elles satisfont les besoins nutritionnels des bébés, des enfants et des adolescents, et contribuent à une croissance normale. », je trouve que c’est quand même bien clair.

J’étais végane pendant ma grossesse, pendant l’allaitement exclusif, toujours pendant la combinaison allaitement + diversification, et pourtant ma fille a plus que doublé son poids, grandit bien, est très éveillée, donc il faut arrêter de tout généraliser. Franchement, j’en ai marre de lire des sottises, j’ai peur que la stigmatisation du régime végétalien chez les bébés / enfants ne conduisent à d’autres enlèvements aux parents par les services sociaux. Les parents souhaitent inculquer des valeurs d’amour, de respect, de tolérance, mais non, ça ne plait pas. Et puis, quand on parle de la mort d’un bébé, c’est quoi la première cause ? L’étouffement, l’accident, et non pas le végétalisme alors stop.

De toute façon, le régime végétalien est une mode, et puis on consomme pas de produits estampillés par les plus gros lobbys ou l’industrie pharmaceutique donc forcément rien n’est bon pour bébé. Et puis, un enfant malade de quelconque pathologie mais avec un régime carné, c’est bien moins intéressant et ça donne beaucoup moins de clics qu’un nourrisson végane et leurs parents irresponsables.

Pour en savoir plus

Non, l’alimentation végane  ne tue pas les bébés sauf si forcément on ne se donne pas la peine de répondre aux besoins nécessaires de l’enfant, mais la bêtise oui. Si par hasard vous êtes végétariens/végétaliens et souhaiter obtenir des réponses à vos questions, orientez vous vers des associations véganes qui sauront vous guider, ou rejoindre des groupes facebook. Franchement, c’est pénible, d’entendre ces réflexions, ces exagérations, de voir ces airs inquiets sur le végétalisme et les bébés. En attendant voici quelques liens qui pourront vous être utiles :

Pour finir, voici une petite vidéo de l’ami Gurren Vegan très bien ficelée, claire et précise, et qui m’a touchée concernant l’allaitement maternel mais ça j’y reviendrais plus tard.

Pourquoi je suis végane ?

Pourquoi je suis végane ?

Parce que c’est la mode.

Non, je rigole. Si je fais cet article, c’est à la fois personnel et impersonnel, et tout simplement pour célébrer ce jour qui signe : La Journée sans Viande. Tout le monde à ses raisons de devenir végane (Vegan étant le terme anglosaxon), même si en général tout se recoupe assez facilement. Cependant, on peut facilement nous coller des étiquettes, critiquer et taper sur la communauté végane, ses idées, tout mettre dans un vilain petit paquet et jeter aux ordures la moindre chose qui nous gène. Et si je suis végane, ce n’est pas du tout en premier lieu pour appartenir à ces groupes ultra-fermés, extrémistes et tout le reste, je le suis pour moi, et pour tout un tas de raisons.

Pour rappel, végane signifie ne rien consommer d’animal que ce soit dans l’assiette (oui le miel c’est animal, et le poisson est un animal), les vêtements / chaussures, cosmétiques, produits ménagers, médicaments (hein la vilaine D3 animale ou les adjuvents aviaires) et aucun produits testés sur les animaux (que ce soit ingrédient ou produit fini). Je n’écris pas ces lignes pour vous convertir, chacun fait bien ce qu’il veut de sa vie, mais peut-être que certains ou certaines s’y retrouveront.

Parce que j’aime les animaux

Comme le dit la célèbre citation de Marguerite Yourcenar « Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis ». Et c’est bien vrai. Pour moi, les animaux ne me sont pas inférieurs, je ne me considère pas comme au sommet de la chaîne alimentaire. J’aime les animaux, j’aime leur parler, les bichonner, jouer avec, un peu comme des amis. Je ne mange pas mes amis, c’est tout. Comme dit dans cet article, je pleure quand un animal est blessé ou meurt dans un film, mais aussi si je vois un animal mort sur la route, alors dans mon assiette, ce n’est pas possible.

Parce que je ne suis pas spéciste

Le sujet un peu compliqué et que les gens occultent très souvent. Pour moi, une vache, un agneau, une autruche, un lapin a autant droit à l’amour et au respect qu’un chat ou un chien. Certains élèvent des rats qui furent à l’époque porteurs de la Peste Noire et les aiment, mais par contre des petits lapins, veaux ou des poulets n’ont pas le droit à ce respect car ils sont « domestiqués » par l’homme afin de servir ses caprices (et non besoins) alimentaires (de riches, les pays pauvres ayant très peu accès à la viande).

Quand vous câlinerez votre chat ou chien ou autre ce soir, demandez-vous pourquoi vous mettez cette espèce sur un piédestal plutôt qu’une autre que vous retrouverez dans votre assiette. Moi j’ai choisis de ne pas choisir, de ne pas céder au spécisme. Et même si je n’aime pas les poules et poulets, ce n’est pas pour autant que j’en mangerai.

  Pourquoi je suis végane ?

Je ne cautionne pas les abattoirs et autres lieux de torture

On connaît presque tous les polémiques sur les vidéos tournées dans des abattoirs, bio ou non. Et bien, même si je ne regarde jamais ces vidéos, je sais déjà ce qu’on y voit. La barbarie des humains envers les bêtes, que ce soit dans les abattoirs, les labos de recherche, les lieux de recueil de la laine ou du cuir ou de la fourrure, m’insupportent au plus haut point. Pour moi s’en prendre à un animal de la sorte c’est lâche, c’est exercé une violence et tenter d’avoir un pouvoir qu’on est frustré de ne pas avoir sur d’autres Hommes. Non, je ne peux pas avoir un bout d’animal mort par l’action de l’homme dans mon assiette.

Parce que j’aime notre Terre, et ses océans

C’est un fait maintenant bien connu, la vie dans les océans est vouée à disparaître sous l’effet des actes de l’Homme. Et sans vie marine, notre écosystème serait complètement bouleversé, nous irions droit à notre perte. Je ne consomme donc pas de faune marine, ni produit dérivé. Je ne cautionne pas les pratiques de pêche intensive, avec les fonds marins raclés, les espèces non désirées pêchées mais remise morte à l’eau, les volumes impensables de poissons pêchés mais qui ne seront au final pas consommés et donc jetés. Ni d’ailleurs les pêches pour le plaisir de cuisiner des animaux extraordinaires, comme par exemple les requins, rejetés vivants les ailerons coupés à la mer.

J’aime aussi nos belles terres, libres, sauvages. L’action de l’homme qui s’impose sur Mère Nature m’horripile. Détruire la belle nature pour en faire des champs de soja qui serviront plus tard à nourrir la viande, et même pas à nourrir les pays dans le besoin, entasser des bêtes dans leurs enclos pour concentrer les émissions de méthane et faire vivre ces bovidés dans leurs déjections, ça m’agace vraiment.

Pourquoi je suis végane ?

Parce que je partage l’opinion de Darwin et consort

Qui considère que l’Homme est fait pour une alimentation végétale à la vue de l’évolution. Je crois aussi les études qui prouvent que nous ne sommes pas faits pour manger de la viande, tant sur le plan dentaire que sur le plan digestif. Nous avons des molaires pour mâcher comme les vaches, nous n’avons pas des canines de prédateurs (d’ailleurs les vampires se nourrissant de bêtes sont obligés d’avoir des canines bien plus saillantes que de simples humains, on devine bien pourquoi cette image là).

Parce que je fais attention à ma santé

Dans mon assiette, j’aime savoir d’où viennent mes aliments, et savoir qu’ils sont le moins souillés possibles. Avec une alimentation équilibrée (et très gourmande), je ne me suis jamais aussi portée que depuis que je suis végane. Et ce, avec une grossesse quasi exemplaire et même un allaitement sain. J’avais toujours tendance à avoir des troubles digestifs, mais depuis que j’ai sorti les produits animaux que nous ne sommes pas faits pour digérer, je retrouve un estomac et des intestins heureux. De plus, je ne souffre d’aucune carence pour ce qui se poseraient la question (et les protéines ? ).

Pourquoi je suis végane ?

Je ne suis pas végane pour donner des leçons

C’est vraiment pour moi, et mon amour pour les animaux. Je ne suis pas végane pour le dire aux quatre vents et assommer la première personne venue avec ma façon de voir les choses. C’est un choix, et si j’entends à ce qu’on me respecte ainsi, je n’ai pas à monter la tête aux gens autour de moi en les forçant à le devenir. Si une personne en face de moi mange un steak, je ne vais pas lui faire tout un exposé sur l’histoire de ce bout d’animal mort pour finir par partir en claquant la porte. Chacun ses choix. Maintenant, si je lis des bêtises ou qu’on me pose des questions, j’y réponds.

Lecture coup de coeur : Bébé Veggie

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Aaah, le retour d’un peu de lecture. Au milieu de tous ces articles de maternité… Hein ? Quoi ? Un livre sur les bébés ? Et bien oui, on ne change pas une équipe qui gagne (mais ne vous inquiétez pas les geeks, pour la prochaine lecture, on parlera comics et vampires). Du coup, je vous parle aujourd’hui de Bébé Veggie par Ophélie Véron avec la participation de Marjorie Crémadès, le tout illustré par de sublimes photos de Linda Louis. Franchement, c’est un énorme coup de coeur, et même si je n’ai pas tant appris sur la partie grossesse, j’ai énormément appris pour la suite après l’arrivée de bébé ! Du coup, on en apprend sur l’alimentation de bébé de ses premiers instants à 18 mois.

Grossesse, allaitement, alimentation et diversification alimentaire

Dans cette petite bible 100% végane (en fait on a Vegan de Marie Lafôret pour les grands, et bébé Peggie pour la toute petite <3), oui c’est une bible car je n’avais encore pas trouvé lecture à mon goût à ce sujet, on aborde tous les sujets se rapportant à l’alimentation et à la nutrition pré-conception, puis la grossesse, puis l’allaitement ou les laits infantiles, puis les découvertes alimentaires de bébé. Si sur les trois premières parties j’avais réussi à trouver beaucoup de réponses à mes questions, je nageais en eau troubles pour le reste.

Avec pépette qui va tout juste sur ses deux mois, vous me direz que c’est tôt, mais il n’est jamais trop tôt pour se familiariser avec la diversification alimentaire, comment et quand introduire les différents types d’aliments. Non parce que les conseils des pédiatres ou du carnet de santé c’est sympa, mais pas adapté si on veut élever son enfant vegan. Du coup, je remercie Ophélie pour m’avoir ôter une sacrée épine du pied sur ce sujet.

D’ailleurs, je pense que si ne serait-ce qu’une seule personne me fait une réflexion sur mon intention de conduire bébé H vers une alimentation végane, je pense que je lui offrirai ce bouquin pour lui faire fermer son museau, vous savez les histoires de sous-alimentation, de maltraitance parce que son enfant est végétalien, surtout en France. Tout y est. Les vitamines, les minéraux, les associations, les doses nécessaires par jour, les conseils… J’ai même découvert la DME soit la Diversification alimentaire Menée par l’Enfant. Je n’en n’avais jamais entendu parlé et j’avoue que cette idée me plait beaucoup beaucoup.

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Et puis on a même droit à des recettes !

S’informer, apprendre et découvrir c’est bien. Mais après, il faut le mettre en application. Et pour ça, l’auteure a même pensé à nous proposer des recettes, avec des photos qui mettent en appétit même pour les adultes. On a droit à des petites recettes pour découvrir les fruits et légumes avec compotes, veloutés, desserts, pour les céréales, les protéines puis pour des plats pour les plus grands.

L’un des bons points de ces parties, c’est l’âge. Pour les recettes, on est renseignés sur l’âge à partir duquel il est conseillé de préparer la recette. En fait, il suffit de se laisser guider selon les âges pour nourrir bébé. En plus, en début de recette, on a droit à une petite réflexion de l’auteure qui nous explique le pourquoi du comment, et même à des petits conseils pour compléter la recette.

De plus, les recettes sont faciles à préparer, et ne nécessite pas d’accessoires particuliers. Je me suis demandé à plusieurs reprises si l’achat d’appareils pour préparer les repas de bébé étaient réellement nécessaire, et ce livre me conforte dans l’idée qu’on peut s’en sortir sans. Et puis ça éloigne aussi le banquier qui peut déjà se révéler ronchon avec les achats (très nombreux car trop mignons) consacrés à bébé.

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En bref, je ne peux que conseiller ce livre. Pour même pas 15euros, vous trouverez dans ce nouveau venu des Éditions La Plage, vous trouverez des informations et des recettes pour élever correctement un enfant dans le respect des animaux (enfin c’est notre raison), et ce livre correspond aussi aux enfants intolérants aux œufs ou lactose.

Oui, Bébé Veggie ne pouvait pas tomber mieux pour nous ! 

Coin lecture #2 : Passons en cuisine !

Coin lecture #2 : Passons en cuisine !

Mais dites-donc, le temps commence à se rafraichir sérieusement, on commence à sortir les petits pulls et à réfléchir aux petits plats que l’on pourrait se concocter. Le temps des salades touche à sa fin et du coup j’ai pensé à vous présenter quelques ouvrages de cuisine, tous des plus intéressants avec bien sûr des recettes déjà testées à l’intérieur parce que sinon c’est pas marrant. Dedans, vous trouverez deux bouquins spécialement conçus pour les plus gourmands.

Vegan, par Marie Laforêt

Plus qu’un simple livre de recettes, l’auteure nous livre ici une véritable bible. Les recettes sont toutes abordables, et surtout elle ne nécessitent pas des ingrédients complètement dingues et presque introuvables dans nos petits magasins. En général, on peut facilement se débrouiller avec ce que l’on a, même s’il faut parfois faire quelques petites courses. Il y a toute sorte de recette, des explication sur le véganisme, comment remplacer les produits d’un régime de carniste, comment palier aux carences. Franchement c’est très complet, et si vous vous dites qu’en devant vegan vous pourriez perdre vos oeufs brouillés du matin, et bien elle a pensé à tout et vous pourrez trouver d’excellentes recettes de substitution.

25 Desserts Vegan, par Marie Laforêt

Oui bon, on ne change pas une équipe qui gagne hein. Ici, nous avons un petit complément avec d’autres recette qui semblent toutes des plus succulentes. Mon coup de coeur pour ce livre (il y en a plusieurs mais il faut choisir) reste sans hésitation la recette des cannelés. Oui on peut faire des cannelés sans oeuf, sans lait, enfin sans aucune matière animale, et ces derniers ont même été approuvés par des amateurs de ces petites douceurs dans la famille. En plus, le prix est plutôt modique et on peut le trouver dans toute librairie disposant d’un bon rayon culinaire.

Pâtisserie Vegan, par Bérengère Abraham

Restons dans les petits (et gros) gâteaux avec ce petit bouquin trouvé par hasard. Mais forcément, quand je vois marqué Pâtisserie Vegan, il faut que je jette un oeil et que je m’y teste. Alors pour moins de 13 euros, j’ai embarqué ce nouveau venu dont je n’avais pas entendu parlé à la maison. Ni une ni deux, je l’ai un peu testé, et sa tarte au citron est un grand délice (non pas que ce soit difficile à rendre vegan). Elle présente les bases des recettes, les remplacements que l’on peut effectuer sur des recettes classiques. Et ce qui est chouette c’est que l’on trouve de tout comme recette. Des plus faciles, des plus ardues, mais bien expliquées pas à pas. Franchement, c’est un bon compagnon de cuisine.

A la Française, par Sébastien Kardinal

La France, pays de gastronomie. Pays riche en saveurs et en petits plats tous plus gouteux les uns que les autres. Alors quand on a la possibilité de trouver une alternative pour faire tous les petits plats typiques sans cruauté, forcément il faut sauter sur l’occasion. Le problème, c’est que le bouquin rencontre un succès qu’il a été assez compliqué de se le procurer sur la toile. Mais trainant dès que je peux dans les librairies, je suis tombée dessus, j’ai sauté dessus comme une affamée et hop direct retour à la maison avec ce précieux. Maintenant, que personne ne me dise qu’il est impossible de faire un repas sans viande, et sans respecter la tradition car ici on a les deux critères réunis.

Pour finir, je vous conseillerai de vite vous ruer sur ces livres, et d’autres encore, dont certains que je présenterai plus tard. Il n’y a pas de raison pour ne pas se faire plaisir dans l’assiette sans cruauté. A vos fourneaux !