Le quotidien d’une végane

Le Quotidien d'une végane

Le titre pourrait amener à sourire voire même à rire, mais le quotidien d’un végane est parfois ponctué de plein de petites aventures. On peut en avoir des bonnes comme des mauvaises. Je ne rentrerai pas dans les questions d’éthique dans cet article, ni du pourquoi je suis végane, sujet déjà abordé. Je vais juste rapporter tous ces petits trucs que bien des véganes rencontrent dans leur quotidien.

D’ailleurs, si vous avez des petites anecdotes à ce sujet n’hésitez pas à les partager !

Faire les courses

Oh mon cochon ! (Quoi comment ça c’est spéciste ?) Faire les courses… Ce moment qui n’est déjà pas en soi très agréable mais qui peut vitre devenir un calvaire. Quand on est végane, on a notre petite liste de produits déjà testés et approuvés, mais lorsque la rupture de stock survient, c’est le drame. On se retrouve dans l’obligation d’éplucher les étiquettes car vous pouvez me croire qu’on trouve du lait en poudre ou des blancs d’oeufs en poudre un peu partout, ou encore de la gélatine (jusque dans les mousses 100% fruits – ou pas). Du coup, si vous faites les courses avec moi, ne vous étonnez pas si mon premier réflexe et de retourner la boîte pour chercher la composition. Et cela est de même pour les produits cosmétiques.

L’hystérie du logo

Toujours dans les rayons, après avoir épluché des dizaines de produits, par hasard, on prend un produit… Et là… On se retrouve face à un produit estampillé Vegan / Végane. C’est un peu le moment où tout passe au ralenti, le vent vous porte et vous vous sentez l’âme d’un conquérant ayant rempli sa mission. Je n’exagère qu’un tout petit peu. Franchement tomber sur ce genre de produit, c’est un peu trouver le Graal. Bien entendu, certains pinailleront que tel ou tel produit noté vegan contient de l’huile de palme. Mais franchement, on est tous quand même bien content de tomber sur des produits déjà prêts à consommer. Genre la glace DF Mavens Chocolate Almond Fudge chez Picard que l’on ne trouve plus mais heureusement Carrefour s’y met avec la gamme Swedish Glace ou encore Amy’s.

Car oui, il y a toujours des gens qui pinaillent. Toujours. (Coucou les #teamgranola et anti #teamgranola).

Le quotidien d'une végane 1

Et pour la salle de bain ?

Bouh, toujours des complications ? Et bien non, en général, le bon petit végane reste fidèle à ses petites marques notées véganes sur l’emballage (oui des emballages sorry), ou peut parfois faire des écarts sur des produits que telle ou telle personne conseille et dont il a vérifié le côté à minima cruelty free s’il ne peut en être autrement. (Non tout n’est pas Cruelty Free en Europe, les produits finis oui les produits premiers non).

Mais là encore, on se retrouve parfois face à de belles découvertes, comme de grandes déception. Genre le shampoing dont tu attends beaucoup mais qui en fait te laisse une choucroute grasse emmêlée comme jamais. Et parfois, le bon produit dont l’odeur te fait voyager sans aucune cruauté alors que ton voisin utilise toujours du axe enrichi en graisse bovine qui te brûle le nez et la peau des lapins.

Après la douche la cuisine

TIME TO PLAY (the game?).

Là on entre sur le terrain de jeu du végane. Jeune padawan ou grand maître végane, il y a toujours matière à se faire plaisir en cuisine. Associer de nouvelles saveurs, se bagarrer pour savoir si on met du guacamole ou du houmous à table, découvrir des nouveaux fruits et légumes (oui oui). C’est toujours un bon moment, même si parfois, la simplicité du steak pâtes soit un peu hors de portée (quoique… un steak de haricots rouges à la moutarde fait toujours son effet).

On s’échange tous des recettes. On teste. On réussit. On échoue et parfois c’est très drôle. Et surtout, on mange bien et comme des gros ogres en jour de grande faim. Car oui le végane ne mange pas que de l’herbe et ne suce pas que des cailloux (d’ailleurs ça abîme les dents à force). La fierté du végane ? Prendre son petit plat en photo pour montrer au monde qu’on a pas besoin de mettre un cadavre dans son assiette pour bien manger. Et saliver devant les photos des autres, ça aussi c’est une autre spécialité. Ce que je préfère ? La pâtisserie et trouver des astuces pour ne pas utiliser d’oeuf ou autre pour réussir les mêmes desserts / gâteaux, et la plupart des gens s’y voient que du feu.

Le quotidien d'une végane 2

Mais tu sors des fois ?

Il arrive parfois que le végane mette le nez dehors, histoire d’aller chercher son herbe et ses cailloux.

Blague à part. Ce n’est pas parce qu’on est végane que l’on vit au sein d’un cercle fermé ou qu’on devient asocial et qu’on ne sort jamais. Il est toujours possible de sortir avec des amis et pouvoir manger un truc végétalien dans un restaurant en bonne compagnie. D’ailleurs ce n’est pas le nombre de restaurants véganes ou proposant des options véganes qui manquent, et oui, même si l’on n’habite pas à Paris.

Il est très agréable d’apprendre l’ouverture d’un nouveau restaurant à tester, de sortir boire un verre en terrasse, aller faire un pique-nique (oui oui ça existe encore ça). Maintenant, c’est sûr que ce n’est pas aussi facile que s’arrêter chez (diable) KFC (/diable) ou autre, mais on peut toujours manger quelque part. Même s’il est des cas extrêmes qui ne jurent que par les restaurant 100% véganes et rien d’autres, ou même refusent les consommations qui ne sont pas certifiées sous leur nez. Oui, il y a des gens comme ça.

Et puis viennent les heures télé /médias

Bon, et une fois que t’as fait des courses, que t’es sorti, que les enfants sont couchés tu fais quoi ? Bah, soit je m’écroule devant l’ordi et les réseaux sociaux. Je lis en diagonale les bagarres twitter, les complaintes facebook, je bave devant les photos instagram. Oui je suis ce genre de filles qui peut trainer comme ça.

J’apprécie aussi de comater devant la télé à l’occasion d’un film ou d’une série ou d’un documentaire, le reste, je ne regarde pas, même les infos. Mais quand même. Imaginez la scène. Vous êtes pépouze au lit ou sur le canapé devant la télé, un pot de glace à la main (don’t judge me), vous êtes à fond dans un film et puis d’un coup d’un seul, on vous assomme de pubs… DE PUB DE VIANDE HEUREUSE… De poulets qui dansent avant de finir rôtis… De vaches heureuses de se faire inséminer puis tirer comme des distributeurs de lait pour faire plaisir aux enfants, ces pubs pour les mamans qui font le ménage et lavent les vitres avec des enfants terribles… En général, c’est le moment pipi, son muté, car c’est juste impossible de rester impassible devant tant de conneries qui seront gobées par les téléspectateurs hypnotisés. Parfois, on se surprend même à attendre un peu pour regarder un film en le mettant en pause histoire de pouvoir sauter les pubs. Alors oui, il en faut pour tous les goûts, mais non, arrêtez avec les mensonges pour donner une pseudo bonne conscience aux gens please.

Le quotidien d'une végane 3

Enfin bon, on reprend le film, et là, un animal meurt, et je pleure. Je suis un coeur d’artichaut (huhu végane jusqu’au bout) et le mal infligé même en film me touche. Mais bon, ce n’est qu’un film hein. Ah tiens, mes yeux commencent à se fermer, il est temps de tout fermer et faire dodo. Sur un bon oreiller, cachée sous la couette (sans rien laisser dépasser à cause des monstres), le tout sans duvet de volaille bien entendu.

Aller, demain on recommence. On recommence cette vie absolument normale mais ponctuée de petites aventures qui n’est en rien un enfer comme beaucoup le croit. Car oui, le végane vit normalement. Il ne vit pas en secte, loin du monde, pensant que si il mange des graines il deviendra invincible.

Imposer son véganisme à son enfant ?

Imposer le véganisme à son enfant ?

Végétariens, végétaliens, véganes, voilà des mots dont on entend beaucoup parler. Et pas souvent en de bons termes quand il s’agit des familles, et surtout des enfants. Que ce soit au sujet des carences, ou des mauvais traitements infligés aux enfants par les parents suite à une nourriture végétale, etc. Sauf que si l’on pense qu’il n’y a que la presse qui se pose des questions ou qui parle des parents qui imposent leurs choix à leurs enfants, ce n’est pas le cas puisque étant parent végane, je me confronte très souvent à ces sujets. J’ai déjà parlé de la non dangerosité du végétalisme chez les bébés par ici, mais aujourd’hui on va plutôt se pencher sur la question d’imposer ce mode de vie . Alors impose-t-on le véganisme à son enfant ?

Le petit contexte qui fait tout

Bien souvent, quand on parle bébé, on peut parler de la diversification alimentaire, les préférences des petits bouchons, de leur stade du moment. On peut aussi parler allaitement maternel ou biberon mais à 16 mois ces questions là se font plus rares. Du coup, je vous le donne dans le mille, quand on parle alimentation, les gens qui savent que je suis végane finissent toujours par poser la même question « Mais du coup elle mange comme toi ? ». La réponse est oui. Et c’est tout naturel à mon sens.

Les premiers mois, on me demandait si je comptais donner de la viande, ce à quoi je répondais que non et les gens s’inquiétaient « Et les protéines ?  » mais au final ils changeaient rapidement de sujet puisque beaucoup n’introduisent la viande que vers la fin de la première année pour des soucis de digestion difficile. Maintenant, ce n’est plus trop le cas. Et ça finit bien souvent par  » Donc tu lui imposes de ne pas manger de viande ?  » – « Tu feras comment quand elle sera à l’école ?  » – « Et si elle veut en manger ? « . Genre c’est mon avis, et en grande dictatrice, personne n’a son mot à dire à la maison.

Alors on impose ou on n’impose pas ?

Mais voilà, la réponse est plutôt simple : on fait ce qu’on veut, et lorsqu’elle sera en âge de prendre ses propres décisions, elle choisira sa route. Oui pour l’instant elle n’a pas d’apport en protéines animales sauf celles du lait maternel, elle ne possède pas de gilet / chaussures en peau / poil d’animal  mais elle ne manque de rien et est en pleine forme. Et pour l’instant, elle ne décide pas vraiment de ce qu’elle veut manger ou pas, enfin si, mais elle n’a pas d’assiette composée et surtout n’est pas en âge d’affirmer vouloir manger autre chose, vous me suivez ? Du coup, ne cuisinant que du végétal à la maison, elle ne mange que du végétal, sans carence (je vous vois venir en agitant votre index menaçant sur les derniers articles de presse citant Mr Tounian). On pourrait alors dire qu’on impose ce régime OR les parents qui consomment de la viande et qui en donnent mixée (ou pas) dans les plats de leurs bébés / enfants leurs imposent aussi. Mais pour eux on va dire que c’est un régime normal sans forcer l’enfant. Bien sûr, composer de bons petits plats équilibrés sans morceau de cadavre ou de dose de produit laitier destiné à un petit bébé d’une autre espèce privé de sa maman c’est de la maltraitance, ce n’est pas ce que les grands pédiatres vont conseiller sinon ils perdent leurs contrats avec les lobbys et grandes marques.

Donc, si vous me suivez bien, dans un cas comme dans l’autre, lors de la diversification alimentaire, on ne peut pas dire qu’on impose vraiment un régime au bébé puisque cela ne va pas contre son avis pour le moment.

Et pour plus tard ?

Si la question ne se pose pas encore chez nous, on y réfléchit quand même. Je pense (cela n’engage vraiment que moi, chacun son opinion) qu’il faut expliquer clairement les choses sans rentrer non plus dans les détails ou vidéo graphiques pour les enfants. Un enfant doit savoir ce qu’il se cache derrière les aliments qui lui sont servis. Si en toute connaissance de cause elle décide de goûter un bout de gâteau à l’école, ou goûter un bout de viande chez mamie / papi, je ne lui crierai pas dessus. Je pense qu’il faut accompagner l’enfant et ne pas le brimer pour qu’il finisse par faire ce qu’il veut en cachette. Je veux une relation honnête avec ma fille. Bien sûr, je sais que je ne pourrai ni lui acheter, ni lui cuisiner des produits d’origine animale, mais si un jour elle veut y toucher, on en discutera et elle prendra ses propres décisions.

En ce sens, je pense qu’il faut respecter le choix de l’enfant. Nous n’avons pas à imposer des choix de vie si l’enfant n’est pas en accord avec. Cela peut paraître dur dans la situation végane, mais je ne me vois pas imposer le véganisme si ma fille ne développe pas la même empathie avec les animaux et qu’elle n’est pas dérangée pour en manger ailleurs qu’au domicile. Nous sommes là pour guider nos enfants, les accepter tels qu’ils sont, que ce soit sur leur orientation sexuelle, leur alimentation, leurs comportements. On leur explique ce que l’on sait, ce que l’on a vécu, notre point de vue, mais c’est à eux de définir leur vie et leur chemin. Bien entendu, on verra sur le moment venu. Mais un enfant qui est élevé dans l’empathie des animaux, à qui l’on explique les dessous des produits de consommation est un enfant à même de comprendre pourquoi il est mal de manger de la viande. Certains s’en contenteront, d’autres non. Et au final, goûter ce n’est pas définitif en soi. Je dirais donc que pour ma part je n’impose pas le véganisme à notre fille, mais que je la guide sur cette voie, et qu’elle se forgera son opinion quand elle sera en âge de faire la part des choses.

Des larmes pour les animaux

Des larmes pour animaux

Hello tout le monde, j’espère que vous allez bien. Cet article n’était pas tellement prévu au programme, surtout après un journal de maternité qui tape dans l’émotion, mais pourtant le voici. Et du coup, on va encore parler d’émotion mais dans un tout autre domaine : les animaux. Peut-être que mes mots feront écho en vous, peut-être pas, mais il faut que j’en parle.

Au début, je voulais faire un article sur les dents des bébés, et puis, sur twitter il y a toujours cette guerre contre les véganes par ceux qui ne comprennent pas que la cruauté envers les animaux n’est pas normale. Et puis, il y a eu une pétition pour des maltraitances de chiens qui sont ressorties. Et puis, il y a eu cette pétition contre L’Oréal avec ce pauvre petit singe dans un état affreux suite aux tests cosmétiques qu’il a subi. Et mon coeur saignait de plus en plus. Je voulais donc écrire un article personnel sur mon ressenti, mon mal face à cette barbarie. Or, ayant un bébé, le temps peut venir à manquer. Et là, une nouvelle vidéo L214 s’ajoute à cette liste qui m’avait déjà bien amoché le moral. Une vidéo qui je n’en doute pas doit présenter des conditions effroyables d’élevage (et qu’on arrête de dire que ce n’est pas pareil partout) et je respecte énormément leur travail, mais trop c’est trop.

L’avalanche de publications a alors commencé. Facebook, twitter, vidéo, images. Tous les engagés ou presque partagent en masse. Et moi, je suis juste seule dans mon coin à vouloir pleurer, et avoir cette boule dans la gorge, ces remontés acides qui me rendent malade à chaque exposition de ces tortures. Si je suis végane, c’est surtout pour les animaux. Ils méritent une vie libre et sans cruauté. Pas une vie de misère car l’espèce humaine se sent supérieure et obligée d’exercer un quelconque pouvoir sur autrui. Une maman vache, une maman truie, une maman humaine, pourquoi tant de différence ? Pourquoi tant de torture à leur égard et pas au notre ? Nous ne sommes pas différents. Et tout ça me touche au plus profond. Je ne supporte plus entendre l’agonie d’un animal, ni même les récits des conditions dans lesquels ils sont tués, ou survivent. C’est bien trop dur. Chaque jour je m’enfonce un peu plus, chaque révélation emporte un peu plus de moi et de ma foi en l’humanité. Je ne serai jamais assez reconnaissante envers toutes les associations de protection, tous les refuges pour leurs actions.

J’aimerais me battre, mais mon moi sensible m’en empêche. Rien que de penser au sort de nos amis, puisque tous le monde dit « nos amis les animaux » même ceux qui les retrouvent dans leurs assiettes, je serai bien incapable de rester dans leur couloir de la mort, d’infiltrer des laboratoires / usines / autres. Et au fond, cette inaction me fait me sentir en dehors du moule.

J’ai l’impression que pour beaucoup si tu es végane, il faut te battre et dénoncer. Mais je n’y arrive pas. C’est bien trop dur pour moi de voir ces images. Je suis incapable de les regarder sous peine de vomir mon repas ou m’écrouler en larmes au bout de quelques secondes. Et je me dis que si je n’arrive pas à le supporter, d’autres sont peut-être dans ce cas, et j’ai déjà assez mal de voir ça de façon inattendue, je ne veux pas l’infliger à mon tour aux autres. Je n’en peux plus de cette barbarie. Gratuite. Inutile. Inhumaine. Froide. Et je parle beaucoup des vidéos ou images, mais les chasseurs, les pêcheurs, c’est pareil. J’ai envie de leur hurler ma tristesse, mon mal, ma haine. Un humain qui tue froidement un animal n’est pas bien différent d’un tueur en série d’humains, d’ailleurs c’est un tueur en série, pour son propre plaisir, sauf qu’il a le droit, c’est légal. Le cirque c’est pareil, je suis à deux doigts de pleurer de voir ces pauvres êtres pris au piège dans des cages trimballés à travers la ville pour exécuter des numéros  contre nature. C’est beaucoup trop dur pour moi.

Vous avez le droit de trouver ça exagéré et je ne vous en voudrais même pas. J’ai juste besoin que ça s’arrête. Ce n’est pas prêt d’arriver et j’en suis consciente, mais je me console sur la moindre petite avancée et j’essaie de rester focalisée dessus. Mais franchement, j’ai beaucoup de mal. J’ai toujours été trop émotive, trop sensible, et maintenant, je me dis qu’au fond je ne suis pas normale. Alors que je le suis, que ce sont les barbares qui n’ont rien d’humain ni de normal. Ce n’est pas moi la fautive, mais eux. Eux qui empoisonnent la vie des animaux, eux qui me rendent malade. Et je les déteste. De tout mon être.

On craque pour Pouiki Le Petit Cochon

On craque pour Pouiki Le Petit Cochon

 Bonjour à toutes et à tous. Si je vous dis là comme ça « Pouiki Le Petit Cochon« , rien ne vous viendra probablement en tête. Et pourtant ! Nous avons découvert ce petit Pouiki il y a quelques mois, sous la forme d’une petite vidéo comptine sympathique, et voici qu’il débarque maintenant en format livre ! C’est l’heure de vous en dire un peu plus sur le sujet.

Tout d’abord, nous avons découvert la vidéo de Pouiki Le Petit Cochon, et nous avons beaucoup aimé cette comptine par l’artiste Stephanie Valentin. On l’a montré à notre puce, et elle s’est rapidement prise d’affection pour ce petit être rose tout mignon. Maintenant, elle rit, applaudit et parle pendant qu’elle regarde la vidéo le soir avant notre rituel du soir. Du coup, quand j’ai su que l’artiste lançait une campagne sur Ulule pour financer l’édition d’un livre Pouiki, j’ai de suite participé. Entre temps, on a pu naviguer sur le site Veganimo, pour trouver les comptines, des fiches ludiques, des jeux, des recettes, bref, un site super chouette pour les enfants.

Il y a peu de jours nous avons enfin reçu notre petit colis contenant le livre Pouiki Le Petit Cochon disponible également sur veganimo ou encore le site de la L214, un sticker tout mignon, ainsi qu’un tote bag Anti-Corrida, qui annonce clairement notre pensée à ce sujet, surtout habitant dans le Sud-Ouest. Ce dernier est très beau, épais, en coton bio.

Le livre de Pouiki est quant à lui hyper craquant. Les couleurs à la fois douces et vives, les illustrations mignonnes, l’histoire. Je craque complètement. Ce petit cochon qui parvient à être sauvé de l’élevage et de l’abattoir est très touchant. C’est à la fois triste et plein d’espoir, et cela apprend la triste réalité aux enfants sans pour autant les confronter à de la violence graphique, et je remercie Stephanie pour son travail. Comme vous pouvez le voir, en plus d’avoir adopter la vidéo de la comptine en soirée, notre puce a aussi adopté le livre avec ses pages attractives. Maintenant, je ne lui laisse pas longtemps car les pages en papier épais ne sont pas adaptées pour ses petites mains qui ne connaissent pas vraiment la délicatesse.

On craque pour Pouiki Le Petit Cochon

Je recommande ce livre à tous ceux qui veulent partager leur empathie envers les animaux d’élevage à leurs enfants. Et je vous incite à rejoindre la page Veganimo sur Facebook pour vous tenir au courant des actualités de l’artiste. N’hésitez pas à jeter aussi un oeil à ses créations via son site internet.

On craque pour Pouiki Le Petit Cochon

On craque pour Pouiki Le Petit Cochon

Nature & Moi, le fromage vegan qui fait fondre

Nature & Moi, le fromage vegan qui fait fondre

Aujourd’hui nous sommes réunis pour parler de nourriture, de bonne nourriture, végane qui plus est. Avant de devenir végane, j’étais une grande amatrice de fromage, et je crois que c’est l’aliment qui pourrait me manquer le plus. Mais il existe des alternatives pour combler les envies de fromages, et la dernière en date est française et délicieuse. Je me suis donc dit qu’il fallait que je partage avec vous. C’est donc pour ça que je vais vous parler du fromage vegan Nature & Moi.

Du fromage vegan bien de chez nous

Dans la vie des vegans, on trouve bien souvent du fromage végétal Daiya, ou encore Violife ou même de la Mozzarisella (cette bombe ce truc disponible souvent en magasin bio), voire même d’autres marques. Et pour en avoir goûté pas mal, j’en ai trouvé des bons, mais il manquait toujours la texture fondante, ou un goût moins plastique. C’est avec la découverte du fromage Nature & Moi que tout a changé.

Ce fromage est français et certifié par la Vegan Society ! Oui oui, soyons chauvins, le bon fromage vegan vient du pays du fromage mais cette fois sans utilisation animale, si ce n’est les mammifères / êtres humains de la boîte. Ils proposent 9 recettes différentes de fromages et j’ai découvert la version originale de leurs produits. Il y en a pour tous les goûts : Tomate & Basilic, Ail & Fines Herbes, Fumé,Olives, Hot Pepper pour la gamme « Gourmet », Original, Cheddar, Mozzarella, Goat Cheese pour la gamme « Les Essentiels ». Côté format on retrouve, du fromage râpé, des blocs ou encore des tranches par paquet de 10.

Ces produits sont certifiés sans lait, sans lactose, sans soja, sans huile de palme et sans gluten. Et n’allait pas croire que la composition est ultra chimique puisque les ingrédients principaux sont l’eau, l’amidon de pomme de terre, les protéines de riz, le riz, la fécule de maïs et manioc, la graisse végétale (coco et olive). Oui, avec tout ceci on peut obtenir du fromage vegan.

Mais c’est bon ?

Une tuerie.

Non blague à part, ce fromage vegan s’est classé à la première place de mes produits préférés. J’ai pu goûté l’orignal en bloc, en tranches et râpé. Et aucun de ses produits n’a fait long feu. Même l’homme les a trouvé délicieux. On a enfin trouvé un fromage vegan qui fond délicatement, donc le goût se rapproche des fromages à pâte pressée mais non animal. Le goût est légèrement fruité, mais pas trop fort, ce qui permet de l’intégrer facilement dans tous les plats souhaités. Je vous en dirais plus quand j’aurais goûté d’autres produits avec le goat cheese qui me fait de l’oeil ou encore le fumé ou tomate & basilic.

A la maison, on a utilisé le bloc pour couper des cubes à mettre dans des salades, des plats, et ça apporte à la fois du fondant et du goût sans pour autant dénaturer les autres aliments. Le râpé a servie pour toper des pizzas, pour des galettes bretonnes (dedans et par dessus oui oui), des pains naans, ou encore tout simplement des plats de pâtes avec un rendu foufou. Les tranches ont été utilisé en sandwichs ou tartines de façon crue ou en grilled cheese que j’adore. Et oui j’insiste, mais il fond tellement bien, que les tranches se marient aussi parfaitement avec des burgers. Franchement, c’est très plaisant de retrouver un produit facile à travailler. Car beaucoup de fromage vegans on tendance à durcir ou mal fondre une fois laissés un petit peu trop au four, ou à une chaleur qui ne leur convient pas. Ici, pas de souci de cuisson, ça fond, c’est bon, c’est sans cruauté, c’est tout du bon.

Si vous êtes curieu(x)ses, de découvrir ces produits Nature & Moi alors rendez-vous sur Boutique-Vegan pour vous en procurer et je vous assure que vous ne serez pas déçu(e)s.

Nature & Moi, le fromage vegan qui fait fondre
Nature & Moi, le fromage vegan qui fait fondre

 

Pourquoi je suis végane ?

Pourquoi je suis végane ?

Parce que c’est la mode.

Non, je rigole. Si je fais cet article, c’est à la fois personnel et impersonnel, et tout simplement pour célébrer ce jour qui signe : La Journée sans Viande. Tout le monde à ses raisons de devenir végane (Vegan étant le terme anglosaxon), même si en général tout se recoupe assez facilement. Cependant, on peut facilement nous coller des étiquettes, critiquer et taper sur la communauté végane, ses idées, tout mettre dans un vilain petit paquet et jeter aux ordures la moindre chose qui nous gène. Et si je suis végane, ce n’est pas du tout en premier lieu pour appartenir à ces groupes ultra-fermés, extrémistes et tout le reste, je le suis pour moi, et pour tout un tas de raisons.

Pour rappel, végane signifie ne rien consommer d’animal que ce soit dans l’assiette (oui le miel c’est animal, et le poisson est un animal), les vêtements / chaussures, cosmétiques, produits ménagers, médicaments (hein la vilaine D3 animale ou les adjuvents aviaires) et aucun produits testés sur les animaux (que ce soit ingrédient ou produit fini). Je n’écris pas ces lignes pour vous convertir, chacun fait bien ce qu’il veut de sa vie, mais peut-être que certains ou certaines s’y retrouveront.

Parce que j’aime les animaux

Comme le dit la célèbre citation de Marguerite Yourcenar « Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis ». Et c’est bien vrai. Pour moi, les animaux ne me sont pas inférieurs, je ne me considère pas comme au sommet de la chaîne alimentaire. J’aime les animaux, j’aime leur parler, les bichonner, jouer avec, un peu comme des amis. Je ne mange pas mes amis, c’est tout. Comme dit dans cet article, je pleure quand un animal est blessé ou meurt dans un film, mais aussi si je vois un animal mort sur la route, alors dans mon assiette, ce n’est pas possible.

Parce que je ne suis pas spéciste

Le sujet un peu compliqué et que les gens occultent très souvent. Pour moi, une vache, un agneau, une autruche, un lapin a autant droit à l’amour et au respect qu’un chat ou un chien. Certains élèvent des rats qui furent à l’époque porteurs de la Peste Noire et les aiment, mais par contre des petits lapins, veaux ou des poulets n’ont pas le droit à ce respect car ils sont « domestiqués » par l’homme afin de servir ses caprices (et non besoins) alimentaires (de riches, les pays pauvres ayant très peu accès à la viande).

Quand vous câlinerez votre chat ou chien ou autre ce soir, demandez-vous pourquoi vous mettez cette espèce sur un piédestal plutôt qu’une autre que vous retrouverez dans votre assiette. Moi j’ai choisis de ne pas choisir, de ne pas céder au spécisme. Et même si je n’aime pas les poules et poulets, ce n’est pas pour autant que j’en mangerai.

  Pourquoi je suis végane ?

Je ne cautionne pas les abattoirs et autres lieux de torture

On connaît presque tous les polémiques sur les vidéos tournées dans des abattoirs, bio ou non. Et bien, même si je ne regarde jamais ces vidéos, je sais déjà ce qu’on y voit. La barbarie des humains envers les bêtes, que ce soit dans les abattoirs, les labos de recherche, les lieux de recueil de la laine ou du cuir ou de la fourrure, m’insupportent au plus haut point. Pour moi s’en prendre à un animal de la sorte c’est lâche, c’est exercé une violence et tenter d’avoir un pouvoir qu’on est frustré de ne pas avoir sur d’autres Hommes. Non, je ne peux pas avoir un bout d’animal mort par l’action de l’homme dans mon assiette.

Parce que j’aime notre Terre, et ses océans

C’est un fait maintenant bien connu, la vie dans les océans est vouée à disparaître sous l’effet des actes de l’Homme. Et sans vie marine, notre écosystème serait complètement bouleversé, nous irions droit à notre perte. Je ne consomme donc pas de faune marine, ni produit dérivé. Je ne cautionne pas les pratiques de pêche intensive, avec les fonds marins raclés, les espèces non désirées pêchées mais remise morte à l’eau, les volumes impensables de poissons pêchés mais qui ne seront au final pas consommés et donc jetés. Ni d’ailleurs les pêches pour le plaisir de cuisiner des animaux extraordinaires, comme par exemple les requins, rejetés vivants les ailerons coupés à la mer.

J’aime aussi nos belles terres, libres, sauvages. L’action de l’homme qui s’impose sur Mère Nature m’horripile. Détruire la belle nature pour en faire des champs de soja qui serviront plus tard à nourrir la viande, et même pas à nourrir les pays dans le besoin, entasser des bêtes dans leurs enclos pour concentrer les émissions de méthane et faire vivre ces bovidés dans leurs déjections, ça m’agace vraiment.

Pourquoi je suis végane ?

Parce que je partage l’opinion de Darwin et consort

Qui considère que l’Homme est fait pour une alimentation végétale à la vue de l’évolution. Je crois aussi les études qui prouvent que nous ne sommes pas faits pour manger de la viande, tant sur le plan dentaire que sur le plan digestif. Nous avons des molaires pour mâcher comme les vaches, nous n’avons pas des canines de prédateurs (d’ailleurs les vampires se nourrissant de bêtes sont obligés d’avoir des canines bien plus saillantes que de simples humains, on devine bien pourquoi cette image là).

Parce que je fais attention à ma santé

Dans mon assiette, j’aime savoir d’où viennent mes aliments, et savoir qu’ils sont le moins souillés possibles. Avec une alimentation équilibrée (et très gourmande), je ne me suis jamais aussi portée que depuis que je suis végane. Et ce, avec une grossesse quasi exemplaire et même un allaitement sain. J’avais toujours tendance à avoir des troubles digestifs, mais depuis que j’ai sorti les produits animaux que nous ne sommes pas faits pour digérer, je retrouve un estomac et des intestins heureux. De plus, je ne souffre d’aucune carence pour ce qui se poseraient la question (et les protéines ? ).

Pourquoi je suis végane ?

Je ne suis pas végane pour donner des leçons

C’est vraiment pour moi, et mon amour pour les animaux. Je ne suis pas végane pour le dire aux quatre vents et assommer la première personne venue avec ma façon de voir les choses. C’est un choix, et si j’entends à ce qu’on me respecte ainsi, je n’ai pas à monter la tête aux gens autour de moi en les forçant à le devenir. Si une personne en face de moi mange un steak, je ne vais pas lui faire tout un exposé sur l’histoire de ce bout d’animal mort pour finir par partir en claquant la porte. Chacun ses choix. Maintenant, si je lis des bêtises ou qu’on me pose des questions, j’y réponds.

Coin lecture #2 : Passons en cuisine !

Coin lecture #2 : Passons en cuisine !

Mais dites-donc, le temps commence à se rafraichir sérieusement, on commence à sortir les petits pulls et à réfléchir aux petits plats que l’on pourrait se concocter. Le temps des salades touche à sa fin et du coup j’ai pensé à vous présenter quelques ouvrages de cuisine, tous des plus intéressants avec bien sûr des recettes déjà testées à l’intérieur parce que sinon c’est pas marrant. Dedans, vous trouverez deux bouquins spécialement conçus pour les plus gourmands.

Vegan, par Marie Laforêt

Plus qu’un simple livre de recettes, l’auteure nous livre ici une véritable bible. Les recettes sont toutes abordables, et surtout elle ne nécessitent pas des ingrédients complètement dingues et presque introuvables dans nos petits magasins. En général, on peut facilement se débrouiller avec ce que l’on a, même s’il faut parfois faire quelques petites courses. Il y a toute sorte de recette, des explication sur le véganisme, comment remplacer les produits d’un régime de carniste, comment palier aux carences. Franchement c’est très complet, et si vous vous dites qu’en devant vegan vous pourriez perdre vos oeufs brouillés du matin, et bien elle a pensé à tout et vous pourrez trouver d’excellentes recettes de substitution.

25 Desserts Vegan, par Marie Laforêt

Oui bon, on ne change pas une équipe qui gagne hein. Ici, nous avons un petit complément avec d’autres recette qui semblent toutes des plus succulentes. Mon coup de coeur pour ce livre (il y en a plusieurs mais il faut choisir) reste sans hésitation la recette des cannelés. Oui on peut faire des cannelés sans oeuf, sans lait, enfin sans aucune matière animale, et ces derniers ont même été approuvés par des amateurs de ces petites douceurs dans la famille. En plus, le prix est plutôt modique et on peut le trouver dans toute librairie disposant d’un bon rayon culinaire.

Pâtisserie Vegan, par Bérengère Abraham

Restons dans les petits (et gros) gâteaux avec ce petit bouquin trouvé par hasard. Mais forcément, quand je vois marqué Pâtisserie Vegan, il faut que je jette un oeil et que je m’y teste. Alors pour moins de 13 euros, j’ai embarqué ce nouveau venu dont je n’avais pas entendu parlé à la maison. Ni une ni deux, je l’ai un peu testé, et sa tarte au citron est un grand délice (non pas que ce soit difficile à rendre vegan). Elle présente les bases des recettes, les remplacements que l’on peut effectuer sur des recettes classiques. Et ce qui est chouette c’est que l’on trouve de tout comme recette. Des plus faciles, des plus ardues, mais bien expliquées pas à pas. Franchement, c’est un bon compagnon de cuisine.

A la Française, par Sébastien Kardinal

La France, pays de gastronomie. Pays riche en saveurs et en petits plats tous plus gouteux les uns que les autres. Alors quand on a la possibilité de trouver une alternative pour faire tous les petits plats typiques sans cruauté, forcément il faut sauter sur l’occasion. Le problème, c’est que le bouquin rencontre un succès qu’il a été assez compliqué de se le procurer sur la toile. Mais trainant dès que je peux dans les librairies, je suis tombée dessus, j’ai sauté dessus comme une affamée et hop direct retour à la maison avec ce précieux. Maintenant, que personne ne me dise qu’il est impossible de faire un repas sans viande, et sans respecter la tradition car ici on a les deux critères réunis.

Pour finir, je vous conseillerai de vite vous ruer sur ces livres, et d’autres encore, dont certains que je présenterai plus tard. Il n’y a pas de raison pour ne pas se faire plaisir dans l’assiette sans cruauté. A vos fourneaux ! 

Cowspiracy, ou l’élevage industriel passé sous silence

Cowspiracy

Alors que nous connaissons tout Netflix pour ses séries, ou même pour certains films, il est à noter que ce service propose également un bon petit choix de documentaires très intéressants. Parmi les derniers venus, nous avons Cowspiracy, un film-documentaire qui mérite l’attention du plus grand nombre. Pour ceux qui oserez dire « oui mais Netflix c’est payant – bla bla bla » n’oubliez pas que tout le monde dispose d’un mois d’essai gratuit sans obligation de souscrire à l’un de leurs forfaits par la suite. Il n’y a donc AUCUNE raison de ne pas profiter de ce film pour se cultiver et ouvrir les yeux sur les dangers encourus par notre planète suite au réchauffement climatique, aux émissions de gaz à effet de serre, dus à l’exploitation des énergies fossiles, des actions de l’homme qui grapille des terres pour son propre profit, l’élevage industriel poussé au delà des limites des poumons et du coeur de notre Terre.

Une vérité qui dérange

Ce titre n’est en rien choisi au hasard. C’est suite au film-documentaire d’Al Gore Une vérité qui dérange que Kip Andersen s’est senti obligé de réfléchir sur le destin funeste de notre planète et de réfléchir à comment palier à cette situation. Aidé par Keegan Kuhn (musicien de xTrue Naturex qui signe la bande son et réalisateur), il part donc en quête d’une vérité, celle qui dérange, celle que l’on garde secrète, le plus grand secret derrière le réchauffement climatique entre autre.

Au fil de son enquête, Kip va se retrouver confronter au fait que l’élevage industriel est la première cause de déforestation, d’émission de gaz à effet de serre, de grignotage de terres viables, et autres super-problèmes que Dame Nature rencontre, comme la disparition d’espèces animales, la consommation d’eau, et les dead zones (zones mortes de notre planète). En chemin, il tentera de savoir ce que pense les grandes organisations écolos mondiales, Greenpeace en tête de liste, en se heurtant à beaucoup d’obstacles, et surtout beaucoup de tabous et de sujet qu’il ne faut pas éviter. Le gouvernement, les porte-paroles, les présidents de ces organisations, ainsi que des professeurs, et d’autres intervenants présentent leur point de vue, mais cet élevage reste très souvent le sujet non-abordé en première intention. Enfin, Greenpeace ne veut même pas se mouiller. Bah oui, la vérité fait mal et dérange.

Cowspiracy

Pas de cascade d’hémoglobine et maltraitance mais des chiffresqui font mal

Ce qui est bien dans ce film, c’est que l’on comprend le danger auquel s’exposent certains intervenants, mais on se prend aussi les pinceaux dans les chiffres énoncés tout au long de ces 91minutes. Honnêtement, on a droit à quelques images dures (comme l’abattage d’un canard, ou certaines conditions d’élevage), mais rien de très atroce et le film se regarde jusqu’au bout. Cependant, si vous êtes un peu attentifs à l’écologie et que vous avez besoin de chiffres pour vous rassurer, là, vous risquez de vous sentir mal.

Kip n’a pas peur d’évoquer que 55% de l’eau est consommée par le bétail contre 5% pour l’usage domestique humain aux USA, que 51% des gaz à effet de serre sont produits par l’élevage, et bien d’autres chiffres encore. Il n’est pas le seul à appuyer ces études, et même s’il s’aventure dans des fermes d’élevage « durables’ il se rend bien comprendre que rien n’est durable du tout. Surtout quand on voit la quantité d’eau ou de céréales nécessaires pour l’élevage alors que certaines populations manquent de ces denrées.

Cowspiracy

Un constat alarmant avec peut-être une solution

L’auteur de ce reportage se rend alors bien compte qu’il faut que l’homme change ses habitudes alimentaires. Mais comme dit au début du reportage, changer un comportement n’est pas si facile. Ainsi, la dernière partie est consacrée au revirement de Kip vers l’alimentation Vegan, ses bienfaits, avec de rapides interventions de personnes compatissant à ce mode de vie. Cette partie nous avoue qu’il faudrait que la planète, enfin ses habitants, se tourne vers le veganisme pour avoir une chance de survie face à la situation à long terme. Mais…

Cette partie n’oblige en aucun cas les spectateurs à prendre son partie, bien que ce soit en général très hypocrite de ne pas se poser de question. Mais les interventions sont parfois rapides, et Kip prend pour acquis que tout le monde peut comprendre les produits à utiliser ou même la définition du véganisme, chose qui n’est pas innée pour la majeure partie des gens, et quelques précisions n’auraient pas fait de mal. On a tout de même droit à un doc qui avoue être végétalien et que le végétalisme n’est en aucun cas un frein à une mauvaise santé (et ce même pour les femmes enceintes et les bébés).

Cowspiracy

En tout cas j’ai clairement apprécié la démarche et la sincérité de Kip, et les sujets évoqués par ce documentaire. On peut également remercier notre bon vieux Jack du Titanic alias Leonardo DiCaprio pour avoir ce documentaire sur Netflix. Et surtout je vous encourage à y jeter un oeil, ça ne fait pas de mal de se cultiver un peu.