Grandir, une histoire bien compliquée

Grandir, une histoire compliquée

Après tous ces mois d’absence, quoi de mieux qu’un peu de nous, de moi, pour revenir ?

Grandir, c’est un concept déjà évoqué ci et là au fil des premiers mois de vie de notre pépette, et pourtant, cela continue de nous marquer. A maintenant trois ans et demi, elle nous montre d’autres facettes, et nous réagissons également différemment. On peut dire, en quelque sorte que grandir, c’est compliqué à la fois pour elle, pour nous envers elle, et pour nous personnellement.

Grandir et se construire

Grandir pour un enfant de trois an et demi, c’est acquérir beaucoup de connaissances. Développer son imagination. Apprendre à travers de nouvelles activités. Pour notre pépette, apprendre à vivre au quotidien avec une vingtaine d’autres enfants, dont des enfants de quatre et cinq ans avec sa première année de maternelle. Mais c’est aussi apprendre les émotions, apprendre le refus, apprendre la frustration, apprendre la colère à un nouveau niveau. Et surtout, essayer de les comprendre. Tout cet afflux est parfois difficile à gérer et il en ressort des crises que l’enfant ne gère pas du tout, des coups de colère, des gestes d’humeur. On pourrait se fâcher, on peut même s’y laisser faire avec la fatigue, pourtant il faut se mettre à leur place. Tout se bouscule, l’enfant a besoin de ses attaches, de ses piliers, mais il se confronte à des refus qui signe une cassure à ses yeux. Il fait des bêtises sans s’en rendre compte et se retrouve grondé (par réflexe malheureusement) par ses piliers, ceux en qui il a le plus confiance. C’est donc dur de grandir et devoir gérer toutes ces nouveaux maux du quotidien.

Grandir, c’est aussi dur pour les parents. C’est voir son enfant, encore bébé il y a peu, évoluer à la vitesse de l’éclair. Entendre de nouvelles phrases, l’entendre chanter, compter, danser, s’inventer des histoires, raconter sa journée avec fierté. Se confronter aux bêtises et accidents de l’enfant sans avoir forcément une réponse toujours bienveillante en passant parfois par les cris. C’est un grand huit émotionnel. Depuis le premier jour. Sauf que ce grand huit prend de plus en plus d’amplitude au fil des années, et je sais que rien n’est encore fait, il nous reste encore beaucoup d’années. Etre parent, c’est dans les bons comme les durs moments. C’est accompagner son enfant au mieux, le guider sans aucun mode d’emploi, juste des semblants de logique.

Grandir à tout âge

Et puis, les parents grandissent eux-aussi. Un travail, une vie de couple, en dehors de l’enfant, ça compte. Rien n’est figé, tout évolue. Parfois on change du tout au tout, parfois des situations deviennent critiques. La pression que l’on peut vivre en étant adulte est parfois assez importante. Les événements de la vie nous rattrapent parfois, et l’enfant et ses émotions se retrouve face aux parents déjà submergés par d’autres émotions. On se découvre et on apprend encore tous les jours. C’est un beau festival. Mais un festival qui parfois fait couler quelques larmes.

Au fond, on s’en sort toujours. On rit toujours. On aime encore plus. Mais grandir, ça reste quand même l’une des expériences les plus incroyables de la vie.

Journal de maternité #51 : Peur que ça recommence

Jouets

Bien le bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui, je vous propose un nouveau journal de maternité, qui fera peut-être écho chez certains parents. Tout est dans le titre : la peur que ça recommence. Mais alors, de quoi puis-je parler ? Tout simplement, les vilains gros virus / bobos qui mettent nos tout-petits à terre, et nécessite parfois l’intervention du corps médical.

Une peur pas du tout rationnelle

Le truc, quand on est primo-parents, c’est que le moins coup de mou, le moindre comportement anomal de notre enfant (ou nos enfants) nous rend complètement paranoïaque. Et ces derniers temps, on a eu notre dose de petite parano de primo-parents. Angine de maman qui pourrait atteindre pépette, coup de fièvre sur 24h qui monte bien bien sans aucun autre symptôme, fatigue, bobo, chutes, rechute de maman et son angine, vaccins, et pour finir, le rhume qui suit les vaccins. Mais dans tous ces petits maux, on peut se prendre la tête, on peut s’inquiéter, mais ce n’est pas le pire pour moi. Ah oui, il y a eu tous les articles sur la noyade sèche aussi qui nous ont fait psychoter.

Non, le pire… Le pire, c’est les remontées et vomissements ou même diarrhées (coucou la vie glam de maman). Depuis qu’elle nous a fait sa double hospitalisation pour gastro-entérite aiguë fébrile, rien que ces mots me pincent et résonnent dans ma tête, je suis aux aguets au moindre signe. Il y a peu, elle nous a fait un épisode de diarrhée chez la nounou, qui à la maison s’est juste soldé en pas si diarrhée que ça mais à surveiller quand même quelques jours plus tard. Autant vous dire que mon palpitant jouait des castagnettes pendant ces jours là même si je faisais bonne figure. J’ai vraiment cette peur en moi, je la revois dans mes bras en train de vomir tout ce qu’elle pouvait et bien plus encore, impuissante. Bien entendu, ce n’était qu’une gastro, il y a bien pire, mais c’est le moment où j’ai vraiment dû affronter la maladie, l’hôpital pédiatrique, le dépit de ne rien pouvoir faire, pour la première fois, et c’était dur.

Il paraît que ça va mieux ensuite

C’est ce que tout le monde dit. Avec le temps, ça va mieux, avec le second ça va mieux… Mais en fait, pour l’instant même si en cas de rhume je passe en mode automatique pour soigner et laver ce petit nez, faire descendre la fièvre, je ne m’y fais pas. La voir toute fatiguée dans mes bras, râlant toute la journée alors que ce n’est pas dans ses habitudes, c’est difficile. En fait, je suis juste maman. Une maman qui fait comme si elle tenait les rênes solidement, alors qu’au moindre écart elle peut s’écrouler. Heureusement, avec le papa, on se soutient, même si parfois on ne voit pas les choses de la même manière, on trouve toujours un moyen de s’entendre pour elle, et de s’apaiser l’un l’autre ce qui est très important.

La maternité, ça vous change une femme. Les inquiétudes de santé sont transférées d’un corps à l’autre. Même si je suis malade, c’est toujours ses bobos à elle qui primeront et m’inquiéteront le plus. Oui, la maman qui met sa santé de côté n’est pas un mythe, mais j’essaie de ne pas trop tomber dans ce travers. Car si la maman ne prend pas soin d’elle, elle ne peut pas s’occuper correctement de sa petite famille qui a besoin d’attention. Alors, au pire, le second ça se passe mieux. Mais je n’en veux pas. Donc pour l’instant je ne me dis pas que ça ira mieux avec un autre bébé. Pour l’instant je flippe avec elle, et c’est comme ça, et ça restera comme ça.

Cette lecture aura pu vous faire sourire, peut-être rire, peut-être que vous vous reconnaîtrez dans ces mots, mais mine de rien, ça fait du bien de l’exprimer. Surtout quand on est en plein dedans avec une pépette en pleine rhinopharyngite. Merci les changements de températures, et pas merci les nuits au manque de sommeil bourrées d’inquiétude à la moindre toux. Dîtes-moi que vous aussi vous êtes des parents un peu paranos ?

Journal de maternité #47 : Transmettre à son enfant petit à petit

Lecture

Hello les amis, j’espère que vous allez tous bien, et que certains d’entre vous profitent de vos pitchounes pendant quelques jours de vacances. Aujourd’hui, on délaisse tout ce qui est véganisme pour un nouveau journal de maternité, consacré à la transmission à l’enfant. C’est un sujet très vaste, mais il est vrai que j’ai remarqué certains comportements chez notre pépette qui semblent lui avoir été transmis. Et du coup, je me suis intéressée à cette question.

Un éventail d’émotions pour les enfants

Pour nous, les émotions nous accompagnent au quotidien et on a tendance à ne pas y prêter toute l’attention qu’elles méritent. Mais pour un enfant, tout est amplifié. La joie est décuplée, la tristesse demande un grand réconfort, la colère se traduit par des jouets qui volent et des gestes d’humeur non maitrisés. C’est donc à nous de les aider à accepter et comprendre toutes ces émotions. J’aime prendre le temps d’expliquer à pépette que ses émotions sont normales. Je m’assois à ses côtés, je mets des mots sur ce qu’elle semble ressentir, et je l’accompagne par exemple pour apaiser sa colère.

Les émotions sont innées, mais elles sont aussi calquées sur celles des parents. Si les parents sont très colériques devant l’enfant, cela déteindra sur lui ou elle. Il en est de même pour les sourires et la joie. Ici, on rigole volontiers, enfin non, tout le temps, pour un rien, elle aussi. Il suffit parfois qu’elle nous voit sourire ou qu’elle nous entende rire pour en faire de même. C’est d’un mignon.

Et puis il y a les goûts

Depuis quelques temps, dès que pépette entend quelques notes de musique, elle se met à danser. Si l’on se bouge un peu le popotin en sifflotant elle nous imite en se secouant en rythme. Nous n’avons pas encore eu droit aux petites fesses en couche qui se remue car elle danse avec son corps entier, son torse ou sa tête. Mais c’est trop chou à voir. On écoute souvent de la musique, et du coup, on a souvent droit à ces petites scènes. Elle danse aussi lorsqu’elle joue avec ses petits livres comptines interactifs. L’un de mes moments préférés, la prendre dans mes bras et danser avec elle. Ah, oui, et ce sur n’importe quelle musique, n’importe où. Comme par exemple, lorsqu’on croise une voiture qui écoute la musique à fond les ballons, et qu’elle se met à danser dans sa poussette.

Et puis, il y a les livres. LA passion du livre. Celle-ci, on sait d’où elle vient. Avec mes bibliothèques doublées, remplies, mes livres en cours qui trainent absolument partout. Et maintenant qu’elle joue de plus en plus de façon autonome, j’essaie de me distancer, et me remettre à ma lecture tranquillement sur le canapé. Mais c’est sans compter sur mon assistante lecture qui vient me tourner les pages ou me rejoint carrément avec ses livres à elle, pour se mettre à blablater et commenter tout ce qu’elle voit dans ses livres. Ou encore imiter les animaux qu’elle y voit. J’adore ces moments, et je vous avoue faire parfois semblant de lire alors qu’en fait je la regarde du coin de l’oeil. J’aime me dire qu’on pourra peut-être partager cet amour des livres plus tard et lire ensemble. J’aime me dire que oui, je lui aurais peut-être transmis un loisir, un plaisir qui m’est cher.

Journal de maternité #46 : Arrêtons les comparaisons !

16 mois

Il y a seize mois, on rencontrait enfin notre pépette. Ce tout petit être tout fragile de 48cm. Maintenant, voilà qu’elle fait sa grande à regarder dans le jardin à travers les portes vitrées, debout. Voilà qu’elle vient nous piquer à manger dès qu’elle en à l’occasion. Enfin bref, voilà qu’elle fête ses 16 mois aujourd’hui, et ce que j’ai remarqué au fil de ces mois, c’est que j’ai eu droit à un festival de comparaisons !

Je pense que vous aussi vous y avez eu droit non ?

Le festival des comparaisons c’est nul

Si à l’adolescence (et même plus tard) certains font des concours de celui qui fait pipi le plus loin. Chez certains parents, tout est source de comparaison. Bien que chaque enfant soit absolument différent, il faut toujours que les parents comparent les vies et habitudes de leurs enfants avec le/la/les vôtres. C’est d’un pénible. Tous les enfants sont différents, imprimez-le.

Ce n’est pas parce que mon enfant ne mange pas de dessert à ses repas alors qu’un autre pourrait en manger deux qu’elle n’est pas normale. Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas marché à 9/10 mois qu’elle n’est pas normale. Ce n’est pas parce qu’elle est « fine » et pas aussi potelée qu’une autre qu’elle n’est pas normale. Tous les enfants ont des métabolismes, des hérédités génétiques, des façons de vivre différentes, alors arrêtons les comparaisons. Tout n’est pas un concours dans le développement de l’enfant. Tout n’est pas programmé au mois, à la semaine près.

Mais en plus, ça peut faire culpabiliser ! 

Le fait est que ces comparaisons permanents peuvent induire des situations de doutes et de questionnements chez les parents. On se demande si l’on fait bien. Si l’on fait assez. Si l’on en fait pas trop. Et même si on sait qu’on fait tout pour donner ce qui pour nous est le meilleur, on se dit qu’au final on est peut-être pas dans le droit chemin. Au début il y a les retournements, mais on a toujours laissé notre pépette faire ce qu’elle voulait. Puis la nourriture, les comparaisons sur les doses, sur l’allaitement / biberon (beaucoup d’ailleurs « mais tu ne veux pas passer au biberon c’est plus simple, nous elle dormait toute la nuit comme ça », etc), sur l’alimentation végétale quand les personnes me connaissent mieux. Puis il y a eu les morceaux, la marche, les mots, les comportements.

Et tout ça, c’est très fatiguant. Je prends plaisir à parler de notre fille avec les gens. Mais dès que ça vire à la comparaison, j’essaie de fuir la conversation. Je ne veux pas prendre par à tous ces concours de qui fait le plus vite ou le mieux. Quand on parle de façon posée, juste en discussion normale cela ne me gêne pas, mais dès qu’on compare cela me gêne. Nos enfants ne sont pas des trophées dont on expose la réussite. On peut bien sûr raconter notre fierté, mais cela n’engage en rien à dire des réflexions du genre « ah bon pas le/la tien(ne)? » – « pas encore chez toi ?  » – « ah bon mais moi la mienne il/elle le faisait à cet âge ». Et alors quand c’est au sujet du premier enfant, c’est le pompon car forcément nous ne sommes pas si sûrs de nous que ça.

Par exemple, ce n’est pas parce que pépette commence à marcher depuis quelques jours que je le crie partout, et surtout à ceux dont les enfants marchent plus tard ou ont marché plus tard. Bon, par contre, on l’a montré à la nounou dès qu’on est arrivées chez elle, et pépette était toute contente de lui montrer.

Quelles ont été les sources de comparaison les plus rencontrées chez vous ?

Journal de maternité #46 : Arrêtons les comparaisons ! 1

Nos petits moments rien qu’à nous

Nos petits moments rien qu'à nous

Bonjour ou bonsoir à toutes et à tous selon le moment où vous lirez ces lignes. Quand on devient maman, beaucoup de choses changent dans le quotidien, mais ceci est valable pour tous les membres du foyer. Tout est réorganisé autour de l’enfant nouveau venu, tout se rythme, tout s’anticipe. Et pourtant, au milieu de cette nouvelle routine, on parvient à se trouver nos moments rien qu’à nous, des moments de complicité entre mère et fille, juste toute les deux, même si le monde autour continue son train-train.

Avez-vous vous aussi vos petits moments privilégiés et sacrés avec vos petitounes ?

Le petit réveil du matin

En général, je me lève avant tout le monde à la maison, mais une dizaine de minutes après m’être levée, pépette se réveille. Je la vois commencer à émerger doucement puis s’asseoir et m’appeler doucement « mama ». Quand je vais la chercher j’ai alors droit à un gros câlin, serrée très fort par des petits bras, avec des bisous. Puis, elle papote pendant un long moment le temps que je la change et que l’habille avant le petit-déjeuner, comme pour me raconter sa nuit.

Le câlin de retour chez la nounou

Après être allée travailler, je pars chercher pépette chez la nounou. Et là, quand je la récupère, elle se jette sur moi pour me couvrir à nouveau de bisous en poussant des petits bruits trop mignons, en examinant mon visage comme pour vérifier si c’est bien moi. Même depuis les bras de la nounou, elle se jetterai presque pour venir dans les miens. Ensuite, c’est reparti pour les bavardages après le bisou à la nounou et à sa fille avec qui elle passe ses matinées.

La préparation des repas

J’ai beau râler, j’aime ces moments. En dehors des moments où elle trifouille les croquettes des chats ou du chien, ou les gamelles d’eau, elle se met debout, ses petites mains sur la table et me regarde préparer les repas. Avec quelques petits grignotages au milieu. Malheureusement, bien souvent, ça finit à fouiller dans les meubles ou dans les croquettes.

Les tétées

Je pense que c’est assez évident, mais j’aime ces moments là, aux réveils, ou même dans la nuit. Toutes les deux, comme au tout début. Bien sûr c’est devenu plus sportif parfois. D’autres fois, elle applaudit carrément pendant qu’elle boit, ou encore s’arrête pour parler puis y repart.

Les vidéos chansons et lecture du soir

Tous les soirs, sauf quand on est pas à la maison, après son repas du soir, je reste à côté de pépette qui a droit à deux ou trois petites vidéos de chansons Disney. Elle me prend parfois la main pour la coller contre elle le temps de la dernière chanson et mon coeur fond complètement. Ensuite, elle fait un gros câlin à son papa avant d’aller à la chambre. Et là, je reprend le relais pour lui lire son histoire du soir (retrouvez une sélection ici).

S’habiller ou se mettre en pyjama

Alors là, j’adore. Il suffit de l’aider un peu pour qu’elle comprenne qu’il faut enlever le tee-shirt ou le body, elle lève les bras puis pousse le tissus pour sortir sa tête. Bon, les chaussettes ça elle sait le faire depuis bien longtemps. Et au moment d’aller au dodo, je lui présente les jambes du pyjama qu’elle enfile seule, puis elle met ses petits bras toute seule aussi et je n’ai plus qu’à fermer. Cela peut paraître bête mais se sont des petits moments où l’on est très complices toutes les deux bien que papa aussi ait droit à ses moments.

Elle m’aide aussi à mettre mes chaussures. Tous les matins, au moment de mettre une chaussure, elle me tend irrémédiablement la seconde. Je la surnomme dans ces moments là : mon assistante chaussure.

Et puis les moments photos

Juste parce que j’adore la prendre en photo, qu’elle adore se voir à travers l’appareil photo frontal de mon téléphone et surtout… Parce que snapchat ! Si vous me suivez sur les réseaux sociaux vous pouvez voir à quel point j’aime les petits effets sur elle, surtout, surtout, surtout celui du lapin !

Nos petits moments rien qu'à nous

Expectations vs Reality : La première année de maman

expectations maman

Après trois numéros consacrés à la grossesse, l’accouchement puis à l’allaitement, voici aujourd’hui un nouvel Expectations vs Reality, concernant cette fois : la première année de maman. Tout n’est pas rose, tout n’est pas facile, parfois on a de bonnes surprises, parfois des mauvaises. Je voulais faire cet article plus tôt, mais j’ai préféré avoir atteint la fin de la première année puis prendre un peu de recul. Alors nous y voici, 15 mois après l’arrivée au monde de notre pépette.

N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires !

Décoder les attentes de bébé

Comme beaucoup de lectures que j’avais fait, je pensais que j’arriverais facilement à décoder les attentes et les pleurs de bébé. Sauf que non. Dès les premières semaines je tâtonnais pour savoir ce qu’il se passait alors j’essayais un peu tout, câlin, tétée, couche, massage. Puis c’est venu au fur et à mesure et surtout lorsqu’elle a commencé à différencier ses pleurs. Mais je vous l’avoue même aujourd’hui c’est encore un peu hésitant certains jours.

Dodo ? Pas dodo ?

Je m’attendais à avoir des difficultés à endormir pépette, ou ne pas savoir s’il fallait la réveiller pendant la journée… Et au final, elle a rapidement trouvé le réconfort pour s’endormir dans mes bras puis ne pas quitter les bras de Morphée une fois dans son lit. Du moins pour la nuit. En journée, les siestes c’était en ma compagnie jusqu’à six mois et ensuite dans son lit. Et puis il y a eu les périodes il y a peu où il fallait que je reste avec elle aux siestes ou la nuit. Il a fallu que je prenne le rythme des tétées nombreuses la nuit avec les aller-retours dans sa chambre. Mais franchement, à chaque fois que je m’attends à un sommeil difficile, elle dort bien, et quand je m’attends à une bonne nuit, c’est l’inverse.

Ce qui a été difficile aussi a été de trouver la limite sonore pour ne pas la réveiller. Au début j’avais peur du moindre bruit, maintenant, je sais que des bruits de travaux ne la dérangeront pas, mais que si je parle trop fort ou qu’elle entend des pas dans sa chambre, elle se réveille aussitôt. Expectations vs Reality : La première année de maman

Un allaitement plus long que prévu

Pour être honnête, dès le départ je ne savais pas si j’allaiterais ou pas. Puis, je me suis décidée en faveur de l’allaitement. Mais suite aux premières semaines, aux douleurs, je ne pensais pas aller au delà de trois mois, puis six, puis neuf, puis on verra bien. C’est donc une bonne surprise de ce côté là, malgré parfois des inquiétudes ou des petites grèves.

Je m’attendais à pouvoir gérer les virus et compagnie

Une maman qui gère à fond les ballons. Voilà ce que j’espérais secrètement être. Et puis il y a eu les coliques. Les premiers rhumes. Les premières angoisses. La bronchiolite. La gastro (bon à treize mois mais c’est pareil). Et il y a des moments où je me suis sentie complètement démunie face à ce petit bouchon tout malade ne pouvant rien faire pour elle. Et la maman qui envoie du bois n’était alors qu’une petite fille perdue sans mode d’emploi pour améliorer la situation.

Devenir une pro de la couche

Oui. Alors là. Comment dire ? Je pensais que dès le départ j’allais prendre le pli pour les couches. Sauf que je n’ai pas calculé le nombre de pipis / cacas qui débordent avec change complet au milieu de la nuit parce que la couche n’était pas assez serrée, ou juste à cause du caca explosif (je m’en souviendrais toute ma vie je crois). Il y a aussi eu les fuites sur la table à langer au moment d’ouvrir ou intervertir les couches. Les pipis sur nous quand on l’amène au bain ou qu’elle est dans sa serviette. Bref, même si on change des centaines de couches, il y a toujours des gros ratés.

Retrouver un appétit et des goûts normaux

Je pensais qu’une fois pépette sortie de mon bidon je n’aurais pu mes aversions de grossesse. Mais en fait si. Elle sont restées fidèles à elles mêmes. Et j’en suis toujours au même stade où même une simple odeur me révulse. Genre, la cacahuète. Et avec l’allaitement, mon appétit reste toujours une sorte de besoin pour deux, bien que je n’arrive toujours pas à finir mes assiettes.

Expectations vs Reality : La première année de maman

Un bébé qui se prend pour un rongeur

Je m’attendais à ce que les poussées dentaires soient parfois rudes. Mais je ne m’attendais pas à être mordues, aux seins, bras, joues, nez, menton, doigts, mains, cuisses, ventre. Non mais un vrai petit rongeur qui mordille tout ce qu’elle trouve en plus de ses jouets, et comme je suis souvent pas loin, c’est moi qui mange, enfin me fait manger. Et parfois ça pique, beaucoup.

Euh c’est ma voix ça ? 

Quand on gazouille et qu’on joue avec bébé, on peut prendre différents tons de voix. Mais je ne m’attendais pas à pouvoir sortir autant de sons plus étranges les uns que les autres pour distraire ou faire rire notre pépette. Je me suis surprise avec des sons que je n’ai même pas su refaire par la suite. Le genre inédit qui se pose là.

Journal de maternité #45 : Petite fille de mon coeur

Journal de maternité #45

Bienvenue les amis dans un nouveau journal de maternité. Cela fait maintenant 15 mois que notre pépette est venue au monde. Depuis cette journée d’hiver où on l’a rencontré elle est restée notre petit trésor, notre petit bébé. Mais voilà, à 15 mois, il est difficile de la voir toujours comme un petit bébé. Et ces derniers jours, ceci m’est apparue comme une évidence. Vous aussi vous avez eu un choc en réalisant que votre bébé n’en était plus vraiment un ?

Au revoir bébé, bonjour petite fille

Bon bien sûr, je continue de la nommer bébé de temps en temps au lieu de petite fille. Mais le constat est là. Quand je la vois jouer de son côté, ses petits cheveux qui commencent à devenir longs, à la voir s’exprimer, je réalise. Elle a grandi. Elle a changé. Elle s’est affirmée. Elle est devenue une petite fille. Et franchement, ça me fait bizarre. Elle a tellement changé en si peu de temps.

Elle passera sa vie à changer, à grandir, évoluer, s’épanouir. Mais je trouve que ces 15 mois sont juste passés à une vitesse folle. Je n’ai aucune maitrise sur ce temps si ce n’est profiter des moments et vivre notre routine. Alors je la regarde, je parle avec elle, on parle beaucoup d’ailleurs. Je profite de ses câlins, bisous (avec le bruit du bisou oui oui). On fait le lion, le chat, le chien, le poisson. Je la regarde parler à ses livres, essayer de me voler les miens. Je pense que j’ai encore parfois du mal à réaliser.

Et parfois la vapeur s’inverse

Sauf que parfois, comme en cas de bobo ou de virus, la situation se retourne. Elle laisse son côté petite fille de côté pour redevenir le petit bébé qui a besoin de sa maman. Des câlins, des bisous, des tétées câlins / miam miam. J’ai beau être complètement à l’envers (virus 3 – famille 0), devoir lui imposer des soins tels que le lavage du nez ou autre, ces journées là sont très cocooning. On dort, récemment elle s’est même endormie seulement sur moi en pleine nuit, on joue doucement (hors escalade du canapé qui est devenu l’un de ses jeux favoris malade ou pas), on câline. Quand elle est très prise elle a tendance à ne plus trop manger, mais se rattrape parfois en tétées. Le lait étant plus agréable que la purée quand on a la gorge irritée et qu’on avale des glaires à longueur de journée.

Et ces moments là se font de plus en plus rares. Qu’elle s’endorme sur moi après une tétée, pendant un câlin, qu’elle reste pour un gros câlin toute blottie. Des fois je me dis que ça me manque. Et puis, quand ça va mieux, je la regarde toute grandie, jouer, rire, et je me dis qu’en fait, un bébé, quand il devient un enfant, c’est absolument magique à voir.

Nos lectures du soir du moment

Nos lectures du soir du moment

Hello les amis, j’espère que vous vous portez bien. Point de tombée dans l’émotion aujourd’hui, mais retour aux histoires de bébé. Enfin, surtout aux histoires partagées avec pépette tous les soirs après le câlin de mise en pyjama et le coucher. Nous avons pas mal de livres, y compris de belles éditions collectées de contes et de fables, mais voici nos lectures du moment, celles qui reviennent le plus souvent. J’adore lire et forcément, j’adore lui lire des petites histoires, et ce depuis qu’elle a élu domicile dans mon bidon.

Qu’elles sont les lectures que vous préférez avec vos petitounes le soir ?

Mon imagier de la nuit – Kididoc

J’ai découvert cet imagier il y a quelques temps par hasard. Il m’a de suite intriguée, et cherchant un petit nouveau livre pour le soir je l’avais commandé. Pépette a vite compris comment les interactions possibles. On y croise les animaux une fois la nuit tombée, les sources de lumière, le rituel du coucher, les astres. Chaque page présente des petites interactions avec des petites parties en carton à bouger. Son préféré reste le hibou, et elle prend même parfois le temps de faire des « houuu houuu » quand elle joue avec.

Mon histoire du soir – Disney

Il existe une quantité astronomique de livres Disney, mais mon coup de coeur va à ces petits livres tout mignons aux illustrations douces. Je sais qu’il existe des versions intégrales, des recueils, etc. Mais ces petits formats sont géniaux à manipuler avec un bébé sur les genoux en câlin. De plus, ces histoires comptent 5 à 10 minutes de lecture et cela évite de couper le récit en plein milieu. Nous avons des éditions plus importantes, mais n’aimant pas couper l’histoire pour l’instant, ces histoires du soir sont idéales. La collection s’agrandit petit à petit, mais pépette a déjà des préférences. Nous avons aussi dans le même format plusieurs petits My Little Pony. Et puis pour le prix, autant ne pas s’en priver.

Nos lectures du soir du moment

Bonne nuit doudou lapin – Kiabi

Oui vous avez bien lu : Kiabi. Lors de ma grossesse, j’étais partie pour acheter quelques affaires maternité / bébé, et je suis tombée sur un petit livre tout mignon avec des lapins. Et j’étais en période lapin. Oui oui, lapin. Une histoire toute douce sur une petite lapinette qui a perdu son doudou lapin, puis qui va le chouet et l’endormir. A chaque page elle fait un bisou à la lapinette maintenant, et c’est trop mignon.

Bébé Baltazar caresse le chat – Pédagogie Montessori

Ce livre est absolument doux et mignon pour les petits pitchounes. Pas beaucoup de texte par page, qui incitent l’enfant à participer au récit. Des illustrations mignonnes comme des aquarelles. Celui-ci est tout ludique avec un chat qu’on peut caresser ou encore un hérisson en éponge qui gratouille. Le seul inconvénient c’est qu’il se finit très vite, et on a tendance à compléter par Bonne nuit doudou lapin.

 Nos lectures du soir du moment

Journal de maternité #44 : Petits mots doux et gros bisous

Peluches

Hello tout le monde, j’espère que vous allez bien. Nous voilà réuni(e)s aujourd’hui pour un journal de maternité qui verse plutôt beaucoup dans le sentimental. Car oui, parfois une maman peut tomber un peu dans l’émotion. Dans n’importe quelle émotion. Dans n’importe quelle proportion. Enfin, je dis parfois, mais en fait, c’est quasiment tout le temps je crois bien. Et ce ne sont pas nos hormones toujours plus ou moins houleuses de maman allaitantes qui vont aider.

De l’émotion à l’état brut

Je vous parle plus haut des émotions de maman, mais les émotions de bébé sont très fortes aussi. J’aime lui voir ses émotions brutes. Il n’y a pas de triche, pas de faux-semblant. Si elle veut un câlin, faire un bisous, si elle est fatiguée, si elle est en colère, si elle est pleine de joie, on le ressent de suite. Les enfants sont vrais, ils nous montrent réellement la puissance des émotions qui les assaillent. Parfois, la colère peut être impressionnante, et les parents peuvent avoir tendance à l’assimiler à un caprice. Mais le caprice n’existe pas chez l’enfant, on ne le répètera jamais assez. Nous on sait que si elle essaie d’empiler ou ranger un objet sans y parvenir à plusieurs essais, sa frustration va se transformer en colère de ne pas y arriver.

La solution qu’on a trouvé est de l’accompagner en douceur, lui expliquer les choses et les causes de ses échecs. Elle jouera quelques instants avec d’autres jouets avant d’y revenir d’elle-même. Pareil quand on lui dit de ne pas monter sur le canapé, elle se fâche, mais après un câlin et une explication (enfin des câlins et des explications ça ne marche pas toujours au premier coup) elle comprend. Et du coup, de ne pas la braquer, de prendre le temps de lui expliquer, comme quand elle nous fait mal, et qu’elle comprend, elle fait un bisou et change d’expression. L’autre jour elle m’a cogné le visage avec un jouet, je lui ai enlevé le jouet, lui ai expliqué qu’elle m’avait fait très mal, elle est devenue triste et m’a fait un gros bisou.

Bébé bisou, bébé mots doux

Tiens, en parlant de bisous. Si vous saviez combien elle en fait par jour. Quand je la dépose chez la nounou, elle va dans ses bras puis revient dans les miens pour un câlin / bisou, quand je la récupère, c’est méga-câlin et bisou. Au fil de la journée, c’est un festival de bisou, de câlin. Elle peut être debout à côté de moi puis me tend les bras pour un câlin. Et mon coeur est à chaque fois prêt à exploser d’amour. C’est d’ailleurs en étant attentive à ses besoins que j’ai pu comprendre comme l’endormir le soir. Dans le calme, après l’histoire, je la mets au lit, et je lui caresse la tête en lui chuchotant des mots doux, des mots de confiance, des mots d’amour. Elle est plus sereine pour s’endormir et moi ça me fait du bien d’extérioriser, de mettre des mots sur mes sentiments. Et puis, je me dis que peut-être mes mots trouveront un écho en elle, que mes paroles la mettront en confiance  pour l’avenir. Elle m’a fait devenir une femme plus confiante (un peu), une maman, et m’a gorgé d’un amour infini.

J’aime aussi m’émerveiller devant ses gestes et la féliciter à chaque fois, la remercier quand elle me donne un objet (ou de la poussière). J’aime sa main qui attrape la mienne, ou sa tête qui vient chercher le contact le soir pendant ses chansons Disney après manger. Je suis complètement gaga, je le sais, je n’y peux rien. J’essaie de me dire, bon c’est bon, c’est pas un événement. Sauf que quand je vois sa tête toute fière avec son « gah » pour me donner un truc, ou la bouche grande ouverte se jetant dans mes bras pour un câlin / bisou, je perds toutes mes distances et fond comme un glaçon sur Mars. Même si parfois, elle me fait sacrément tourner en bourrique, car c’est une petite fille très obstinée.

Des fois, je me dis que c’est trop, mais rassurez-moi, vous êtes comme ça aussi avec vos petits bouchons ?

Journal de maternité #43 : Jouons ensemble !

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Bien le bonjour les amis. Pour nous ici c’est les vacances, avec un peu de repos. Il est donc temps de prendre un petit peu de temps pour écrire un nouveau journal de maternité. On parlera cette semaine un peu du dodo toujours agité, un peu des gros câlins, mais surtout des temps de jeu. Car maintenant, on a de plus en plus de moments de jeu et d’interactions.

De la musique, des comptines, et que ça bouge

En ce moment, pépette joue beaucoup, surtout les jeux où on empile les objets, et apprécie énormément de danser. Dès qu’elle entend de la musique, elle se balance d’avant en arrière si elle est assise, ou sinon elle bouge ses jambes en rythme. Le tout en souriant. Le truc hyper mignon qui pousse aussi à sourire à notre tour et à danser avec elle. Cela peut-être un peu n’importe quoi comme musique, en passant par du Gojira à Ghost ou Zack Hemsey, le Roi Lion, et alors le pompom c’est bien danser sur les comptines des livres interactifs qu’elle lance sans arrêt lorsqu’elle ne les grignote pas.

D’ailleurs depuis qu’elle a trouvé comment déclencher les chansons sur ses jouets elle n’en finit plus. Une chanson par-ci, une chanson par-là, bien sûr sans en laisser une jusqu’à la fin, donc ça donne un gros bouhaha mais qui l’a fait rire et danser. Elle se met aussi à réagir aux comptines, ou même à applaudir à chaque fois qu’on lui passe une chanson du soir ou qu’on lui chante quelque chose (notre premier public). Le truc hyper mignon.

Maman reste pas loin s’il te plaît

Pour les dodos, autant chez la nounou elle arrive à s’endormir assez facilement autant à la maison, il faut MAMAN. Non parce que si je m’éloigne un peu elle le fait clairement savoir. Il lui faut ma présence à ses côtés, de préférence sur le matelas gonflable qui me sert de lit d’appoint. Non parce que si je reste assise pour sa sieste de l’après midi, elle se doute que je vais partir. Oui, c’est une coquine. Alors elle joue un peu, plonge dans le lit, et au bout d’un moment capitule et s’endort. Le soir, après une lecture (Bonne Nuit Doudou Lapin où elle fait des bisous à chaque page en ce moment), un gros câlin, un petit cirque le temps de se laisser gagner par le sommeil, elle parvient à s’endormir. Cependant elle reste agitée, et bien souvent, malgré les tétées nocturnes qui avaient tendance à la rendormir facilement, elle peut avoir besoin de moi pour me rendormir.

Alors, je dors à côté d’elle. Je vous vois venir avec vos « Non mais c’est une mauvaise habitude…. » Mais j’ai besoin de sommeil, et je n’ai pas envie de rester par terre à côté d’elle et faire des aller-retours si elle recommence à pleurer. Et comme il est hors de question de la laisser pleurer, j’installe le matelas gonflable et je dors à côté d’elle. D’ailleurs, en général, elle se pose sur le lit le temps que j’installe, mais vérifie que je sois bien là quand même en relevant la tête. En journée c’est pareil. Elle va jouer, puis d’un coup, vite vite Maman, vite vite un gros câlin et des bisous, et hop on repart jouer. Et puis, il y a ces moments où elle décide de papoter à 3h du matin, sur le coup c’est rigolo de l’entendre mais j’avoue que je préfèrerais dormir à cette heure là.

Vous aussi vous avez connu ces périodes où bébé a besoin d’être rassuré(e) ?