Etre maman et lâcher du leste

Maman Harley Plage

L’un des premiers instincts lorsque l’on devient maman, c’est l’instinct de préservation. Peut-être pourrions-nous appeler ça un instinct de protection aussi. C’est ce sentiment très fort qui nous pousse à protéger son enfant, parfois de trop.

Etre maman, savoir anticiper, mais lâcher la pression

On pourrait se dire que ce sentiment est normal les premiers mois, mais non, en fait en grandissant c’est pareil. On tente de penser à tout. On essaie d’anticiper les faits et gestes d’un enfant. On envisage les répercussions de ses actes. On tente d’éviter la chute. On tente d’éviter le grain de sable dans la chaussure. On empêche le verre de se renverser. Sauf que parfois, c’est trop.

L’enfant a besoin d’expériences pour se construire. Les chutes nous apprennent à nous relever et parfois les parents se retrouvent bien plus inquiets que les pitchounes qui se relèvent pour repartir en suivant. On essaie d’être le plus présent possible pour elles, pour eux, mais parfois, il faut savoir les laisser s’amuser avec d’autres enfants rencontrés sur le moment. Les enfants ont besoin de se construire. Alors on peut rester sur le qui-vive à vouloir tout surveiller. Mais il faut lâcher la bride.

Faire vivre un enfant sous trop de pression et d’anticipation, c’est lui construire une tour de verre dans laquelle elle ou il fera sa vie sans se soucier du reste. Malheureusement, l’enfant a besoin d’apprendre de ses expériences, de tester ses limites, de se socialiser de lui même.

On en a fait nous aussi l’expérience. A trop vouloir la protéger car c’est notre premier enfant, nous avons commencer à couver notre pépette. Mais au final, elle n’allait pas les vers les autres, elle avait peur de beaucoup de choses. L’école nous a fait lâcher la bride et lui laisser faire seule, accompagnée par des personnes qui nous étaient étrangères. Qu’en est-il ressorti ? Une enfant métamorphosée. L’équipe de l’école a su obtenir sa confiance et libérer sa curiosité, l’aider à se faire des amis, l’aider à s’épanouir. De notre côté, on a changé aussi. On arrête de la surprotéger, enfin on essaie du moins, mais parfois le naturel revient au galop.

La vie suit son cours, et j’essaie tant bien que mal de ne pas surprotéger notre pépette. De ne pas brider sa curiosité ou ses envies par peur du « risque éventuel ». Ce n’est pas très facile, mais il faut lui laisser faire ses expériences, sans danger majeur évidemment, je ne suis pas à ce stade. Alors, on l’accompagne, et on surveille, sans trop l’étouffer. On la laisse grandir. La voir jouer avec d’autres, danser pendant des heures, faire des expériences parfois douteuses, la voir escalader le canapé, sauter sur le lit, et puis, surtout s’épanouir avec elle.

Journal de maternité #53 : Vacances en tête à tête

Hello Kitty

C’est l’heure des vacances. Enfin un peu de repos. Bien que ce dernier soit un bien grand mot concernant nos vacances à l’heure actuelle. On se retrouve en tête à tête, mère et fille. On s’organise, on suit notre propre rythme et on profite de nos moments de complicité.

Du coup, j’ai été pas mal absente ici, mais entre nos moments toutes les deux, et d’autres choses à côté, je ne pouvais pas trop écrire, et puis j’avais l’esprit un peu ailleurs.

Des vacances comme ça, ça fait du bien. Notre lien se renforce, notre complicité aussi. Je profite de passer des journées entières avec elle. Ne dormant plus le matin, c’était donc des balades, des jeux, des câlins, des discussions bien que je ne comprenne encore pas grand chose à son petit blabla. D’habitude, c’est la nounou qui en profite, mais pour une fois, c’était moi.

Les après midi, surtout après la sieste, on reprenait où l’on s’était arrêté. Parfois un petit tour dans la piscine girafe, parfois une petite balade ou des jeux avec le ballon nommé Babam par pépette. Au fil de ces jours, je l’ai vu grandir. Encore plus que jamais. Je l’ai vu apprendre des nouveaux mots, reconnaitre de nouveaux objets. Découvrir son corps aussi.

Ces vacances m’ont fait du bien. Un peu comme si je pouvais enfin profiter de ma fille, entièrement. Bien sûr, tout n’était pas tendre et beau. Il y a parfois eu des petits coups de cris en fin de journée à cause de sa fatigue. Car chez nous, quand elle est fatiguée, surtout après avoir bien bataillé pendant la journée, elle a tendance à s’énerver pour n’importe quelle raison, et faire des gestes d’humeur. Mais quand même, hormis un petit coup de stress médical qui n’a rien donné par la suite, il n’y a pas eu de stress ou d’angoisse et ça fait du bien.

Maintenant, il va falloir reprendre le train train habituel, s’y préparer, la laisser s’épanouir chez la nounou en matinée le temps d’être au travail avant de pouvoir la retrouver. Mais, il y a du bon aussi dans ces journées, elle n’est plus seule comme à la maison et elle retrouve ces copains.

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin

Tomate

C’est l’été. Mais parfois on ne dirait pas. On oscille entre chaleur caniculaire, étouffante, moite, et temps de pluie avec des matinées vraiment très fraîches. On monte et on descend l’échelle des Celsius à une vitesse folle en quelques heures. Et pourtant, lorsque le temps se maintient à un juste milieu, on prend alors du temps pour profiter d’un peu de verdure.

Que ce soit le temps d’une balade, ou pour jouer dans la cour ou le jardin. Trouver de nouveaux jeux, faire des découvertes. Et surtout on profite de ces moments aux airs de vacances qui se profilent à l’horizon.

Un peu de nature et de jardin

Nous avons la chance, bien que vivant en centre ville, d’avoir un petit jardin, et d’avoir des parcs à proximité avec des structures pour les enfants. La nounou elle aussi est entourée par quelques parcs entourés de verdure pour les enfants. C’est d’ailleurs dans l’un d’entre eux qu’avec d’autres assistantes maternelles du relais, elles ont organisé un pique-nique avec les enfants. Il faisait beau, pas trop chaud. Dès que l’on arrivait dans la rue du parc on entendait les enfants rire. Certains jouaient. D’autres mangeaient. Je suis restée un peu à discuter le temps de continuer à faire manger pépette avant de rentrer à la maison. C’était un moment très agréable, et je peux vous garantir qu’elle ne voulait pas partir. D’ailleurs elle a insisté pour refaire un peu de toboggan avant de partir. Elle s’est tellement amusée au parc avec les autres enfants, qu’en même pas cinq minutes, elle dormait déjà dans la poussette sur le chemin du retour.

Une fois dans le jardin ou la cour, c’est une autre histoire. Il n’y a pas d’autres enfants. Et lorsque papa travaille, nous sommes toutes les deux alors elle court avec son vieux trotteur relégué dehors. Elle gribouille avec des grosses craies spécialement prévues pour l’extérieur. Elle range les fleurs fanées tombées de l’hibiscus, avant de les jeter dans le jardin. Elle arrache toutes les pâquerettes et tente de souffler sur les pissenlit. Avec au passage quelques petites frayeurs dès qu’un insecte s’approche ou lorsqu’elle est face à une tomate. Oui, les tomates peuvent être impressionnantes avant d’être boudées dans un assiette.

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin 1

Un lieu d’apprentissage paisible

C’est aussi les moments où pépette observe tout. Le moindre bruit l’interpelle. Elle touche toutes les feuilles en expérimentant les feuilles piquantes de courgettes, les odorantes des tomates ou les fleurs de la lavande, elle regarde la brillance des feuilles du camélia. Elle aime aussi depuis peu arracher les brins d’herbes un peu longs qui dépassent hors du jardin. Oui, elle a tendance à aimer l’ordre.

C’est aussi dehors qu’elle parle beaucoup. Elle essaie de répéter le nom des oiseaux. Crie après les chiens qui passent en courant au portail. Tente de répéter le nom des plantes. Et commente le temps. Lorsqu’il pleut, on a droit à « i plo » et lorsqu’il fait beau et chaud on a droit à « cho ». Son langage commence à sérieusement s’enrichir et la voir tenter de mettre des noms sur ce qu’elle voit est toujours très mignon avec son petit regard tout fier. Puis vient le temps de rentrer à la maison, et parfois le petit chagrin qui va avec. Mais on peut être sûrs que dès le lendemain, si on lui dit « on va dehors » ou « on va dans le jardin » elle rapplique comme une flèche peu importe dans quelle pièce elle se trouve pour se planter devant la porte et taper pour nous signifier de nous dépêcher. C’est marrant de la voir évoluer dans ce jardin où j’ai passé tant d’après-midis…

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin 2

Et vous, quelles sont vos activités préférées dans le jardin ?

Journal de maternité #51 : Peur que ça recommence

Jouets

Bien le bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui, je vous propose un nouveau journal de maternité, qui fera peut-être écho chez certains parents. Tout est dans le titre : la peur que ça recommence. Mais alors, de quoi puis-je parler ? Tout simplement, les vilains gros virus / bobos qui mettent nos tout-petits à terre, et nécessite parfois l’intervention du corps médical.

Une peur pas du tout rationnelle

Le truc, quand on est primo-parents, c’est que le moins coup de mou, le moindre comportement anomal de notre enfant (ou nos enfants) nous rend complètement paranoïaque. Et ces derniers temps, on a eu notre dose de petite parano de primo-parents. Angine de maman qui pourrait atteindre pépette, coup de fièvre sur 24h qui monte bien bien sans aucun autre symptôme, fatigue, bobo, chutes, rechute de maman et son angine, vaccins, et pour finir, le rhume qui suit les vaccins. Mais dans tous ces petits maux, on peut se prendre la tête, on peut s’inquiéter, mais ce n’est pas le pire pour moi. Ah oui, il y a eu tous les articles sur la noyade sèche aussi qui nous ont fait psychoter.

Non, le pire… Le pire, c’est les remontées et vomissements ou même diarrhées (coucou la vie glam de maman). Depuis qu’elle nous a fait sa double hospitalisation pour gastro-entérite aiguë fébrile, rien que ces mots me pincent et résonnent dans ma tête, je suis aux aguets au moindre signe. Il y a peu, elle nous a fait un épisode de diarrhée chez la nounou, qui à la maison s’est juste soldé en pas si diarrhée que ça mais à surveiller quand même quelques jours plus tard. Autant vous dire que mon palpitant jouait des castagnettes pendant ces jours là même si je faisais bonne figure. J’ai vraiment cette peur en moi, je la revois dans mes bras en train de vomir tout ce qu’elle pouvait et bien plus encore, impuissante. Bien entendu, ce n’était qu’une gastro, il y a bien pire, mais c’est le moment où j’ai vraiment dû affronter la maladie, l’hôpital pédiatrique, le dépit de ne rien pouvoir faire, pour la première fois, et c’était dur.

Il paraît que ça va mieux ensuite

C’est ce que tout le monde dit. Avec le temps, ça va mieux, avec le second ça va mieux… Mais en fait, pour l’instant même si en cas de rhume je passe en mode automatique pour soigner et laver ce petit nez, faire descendre la fièvre, je ne m’y fais pas. La voir toute fatiguée dans mes bras, râlant toute la journée alors que ce n’est pas dans ses habitudes, c’est difficile. En fait, je suis juste maman. Une maman qui fait comme si elle tenait les rênes solidement, alors qu’au moindre écart elle peut s’écrouler. Heureusement, avec le papa, on se soutient, même si parfois on ne voit pas les choses de la même manière, on trouve toujours un moyen de s’entendre pour elle, et de s’apaiser l’un l’autre ce qui est très important.

La maternité, ça vous change une femme. Les inquiétudes de santé sont transférées d’un corps à l’autre. Même si je suis malade, c’est toujours ses bobos à elle qui primeront et m’inquiéteront le plus. Oui, la maman qui met sa santé de côté n’est pas un mythe, mais j’essaie de ne pas trop tomber dans ce travers. Car si la maman ne prend pas soin d’elle, elle ne peut pas s’occuper correctement de sa petite famille qui a besoin d’attention. Alors, au pire, le second ça se passe mieux. Mais je n’en veux pas. Donc pour l’instant je ne me dis pas que ça ira mieux avec un autre bébé. Pour l’instant je flippe avec elle, et c’est comme ça, et ça restera comme ça.

Cette lecture aura pu vous faire sourire, peut-être rire, peut-être que vous vous reconnaîtrez dans ces mots, mais mine de rien, ça fait du bien de l’exprimer. Surtout quand on est en plein dedans avec une pépette en pleine rhinopharyngite. Merci les changements de températures, et pas merci les nuits au manque de sommeil bourrées d’inquiétude à la moindre toux. Dîtes-moi que vous aussi vous êtes des parents un peu paranos ?

Journal de maternité #50 : Petite pause en bord de mer

Plage

Ouf ! Je ne sais pas vous, mais avec ces dernières chaleurs, il est difficile de rester enfermé chez soi, dans une ville à l’atmosphère étouffante, et dont les températures ne baissent pas des masses même la nuit. Du coup, on s’est dit, et si on allait voir la famille, tout en profitant de la côte. Notre belle côte Basque, qui serait notre prochaine destination de vie si tout se déroule comme prévu, croisons les doigts (oui oui ceux des pieds aussi).

Cela fait un moment qu’on voulait partir pour deux jours et non pas la journée, à faire la course pour voir papi, mamie, papé, mamé en quatrième vitesse et pour s’octroyer du temps pour nous. Nous avons alors vérifié que cela était possible, et puis voilà que nous étions déjà très en hâte d’y aller. Bon avant, on a fait un petit arrêt au cinéma pour aller voir Wonder Woman (et je vous en parlerai bientôt car cette expérience a été très spéciale) et ensuite, sous la canicule, direction la clim de la voiture pour une nouvelle sieste de pépette et la continuité de notre week-end de pause.

Pause famille et bord de mer

Une fois arrivés, nous avons pu nous mettre au frais, chez mamie, et pépette a pu profiter. Car même au Soleil à 15minutes de la plage, forcément, il fait meilleur que chez nous où l’on étouffe sous cette chaleur moite et oppressante. D’ailleurs, sur le coup de profiter, on a bien profité, puisque notre rythme a été modifié, et pépette s’est couchée plus tard que prévu avec de grandes parties de cache cache avec papa et avec mamie. Le genre de moment qui vous fait vous sentir bien, sourire, et vous dire que vous êtes à votre place, en famille (bien que ce soit ma belle famille c’est tout pareil).

Après une nuit un peu agitée, nous avons pris notre temps, pour nous lever et jouer tranquillement, avant d’aller à la plage. Franchement, la plage, le matin, il ne fait pas trop chaud, il n’y a pas grand monde, c’était juste parfait (hormis l’eau toute crado). Voir notre pépette s’amuser avec le sable, le petit arrosoir d’eau de mer (cliché mais mignon), tenter de manger du sable, nous voler nos snacks fruités, la voir curieuse envers cet immense océan. On a bien profité, on s’est détendu, on a envoyé les petites photos, souhaité les fêtes des papas, puis on est allé tranquillement continué la journée en famille.

Honnêtement, ce ne sont pas des vacances, mais juste deux petits jours peuvent servir à recharger les batteries. Entendre les rires communicatifs d’un enfant jouant avec la famille, prendre l’air, profiter du train de vie bien plus cool et moins speed que chez nous. Franchement, c’est très dur de revenir à la maison après ça, surtout quand on a l’impression que le monde nous pèse sur les épaules tellement l’atmosphère est étouffante dès lors qu’on sort de la voiture. Et vous, quelles sont vos destinations pour souffler un bon coup, ne serait-ce que le temps d’un week-end?

Ces petits mots d’enfants qui font tout

Petits mots d'enfants

Bonjour (ou bonsoir) à toutes et à tous. On se retrouve aujourd’hui pour parler des petits mots, doux et mignons, parfois incompréhensibles des pitchounes lorsqu’ils commencent à manier l’art du langage. Si Maman et Papa peuvent être prononcés et compris assez tôt, nos tout-petits tentent ensuite de se faire comprendre en utilisant des monosyllabes, ou des mots un peu modifiés. Je prends toujours un malin plaisir à la faire parler juste pour l’écouter. Et autant vous dire que pour être bavarde, elle est hyper bavarde (si vous me suivez sur instagram vous en avez eu un aperçu), donc c’est un bonheur. Enfin, sauf la nuit.

Vos tout-petits ont-ils des mots bien à eux ?

Les animaux

Après le fameux papa / maman, pépette s’est rapidement mise à tenter d’imiter les animaux. En premier lieu le chat, puis le poisson, puis le lion, puis le chien. Pour le poisson, c’est facile. Le chat quant à lui se retrouve avec un miaulement qui fait « Baou » plutôt que « Miaou », et ce dès qu’elle aperçoit un chat (ou tout autre félin à part le lion). Le chien, lui, c’est une histoire différente. Nous n’avons pas un gros chien qui fait « wouf wouf », mais un bouli-péteur qui sort des « wah wah wah » à tout bout de champ. Il est donc normal que pépette se mette à faire des « wah wah » quand elle le voit.

Pour les nommer dès qu’elle les voit, elle utilise parfois leur cri. Mais le plus souvent elle essaie de les nommer ce qui nous donne « Papin » pour les lapins (passion lapin tu connais?), « Sien » pour le chien, « Pia Pia » pour les oiseaux (elle adore les oiseaux et crie après chaque pigeon croisé dans la rue ou le jardin). Et le reste des animaux ? Bah « Sien » comme le chien. Que ce soit fourmi, gendarme, escargot, ours ou crabe il y a peu… On a droit à un beau « Sien » qui vient du coeur.

Oui et non

En ce moment, c’est le festival du « Nah » voire du « Non » à la maison. Elle se rebelle un peu contre tout. ce qui nous donne des scènes un peu pénibles mais aussi des scènes très drôles où elle prononce le non tout en hochant la tête pour dire oui. Je peux vous dire qu’elle nous fait bien rire dans ces cas là.

Pour le oui, c’est plutôt un hochement de tête, ou un « isss » parfois « iiii ». Elle a appris le non bien avant le oui. Histoire d’être une petite fille aussi contrariante que sa maman qui dit non même si elle veut dire oui. Mais elle commence à bien maîtriser le oui, surtout quand on lui propose un gâteau.

Donner et recevoir

Lorsqu’elle nous tend quelque chose ou qu’elle réclame quelque chose, pépette a tendance à dire le même mot « Tiens / Tion ». Les bras tendus elle fonce vers nous en s’écriant ce petit mot. Parfois avec un objet dans la main pour nous le donner, ou bien souvent les bras ouverts pour nous réclamer ce que l’on a dans mes mains. Ou ce que je cuisine. Ou ce que je mange.

Merci

D’ailleurs, quand on lui donne l’objet de son désir ou qu’elle veut exprimer son contentement, elle fait comme pour oui un grand « isss » en nous montrant toutes ses dents. On comprend vite ce qu’elle veut nous dire et c’est tout mignon. Parfois, on a juste un hochement de tête, mais ça fait l’affaire.

Les petits objets du quotidien

Il y a « Nana » pour les nounours, « Susu » pour la sucette (bouh pas bien), « Gakou » pour le gâteau et celui-ci on l’entend plutôt très souvent, « Meuyam Meuyam » pour miam-miam. Et puis, tous ces mots, toutes ces phrases qui pour elle ont un sens qui nous échappe encore. J’adore découvrir au fil du temps le sens des petits mots, vois sa manière de travailler ses intonations et essayer de répéter ce que l’on dit sans y parvenir vraiment mais pensant y arriver avec son regard plein de fierté. Bien sûr, égoïsme oblige, rien n’est plus mignon que d’entendre ses « Maman » même si « Papa » fait craquer aussi. Et puis bon, la suite viendra vite je n’en doute pas, bavarde comme elle est…

Ce premier cadeau de fête des mères

Ce premier cadeau de Fête des mères

L’année dernière je partageais avec vous ma première fête des mères. Cependant, pépette était encore petite et ce n’était pas vraiment une fête des mamans, enfin, pas comme cette année où elle à presque 18 mois.

Maintenant, elle va chez la nounou, elle a ses copains, elle sait se faire comprendre, dire des mots, faire des câlins, des bisous, jouer avec nous, nous faire tourner en bourrique. Mais le coeur d’une maman n’est rien d’autre qu’une guimauve. Et mon coeur de guimauve a fondu depuis quelques jours déjà.

 

La surprise

C’était vendredi midi passé. Je venais chercher pépette chez la nounou. Comme tous les vendredis. Et puis juste avant de prendre l’ascenseur, la nounou me glisse qu’elle a déposé un paquet pour dimanche dans le sac à langer. Pour la fête des mères. Une petite attention fait avec la participation de pépette. Je l’ai remercié grandement, et mon coeur a commencé à fondre mais j’ai pu retenir mes larmes même si j’étais un peu sous le choc. C’était vraiment inattendu.

Ensuite, il a fallu attendre tous ces jours. Plus d’une semaine de vacances. On a pu profiter tantôt à trois avec papa, tantôt à plus avec le tonton, puis les mamies. A la maison. Au bord de l’eau. Au bord de l’océan. Les siestes manquées. Les fou-rires. Les chagrins.

Bonne fête Maman !

Et puis, dimanche matin est arrivé. Au réveil, papa me rappelle la présence de ce petit paquet doré surprise sur la cheminée. Je l’ai donc ouvert dans la foulée, en remerciant pépette pour ce présent. Et ce petit cadeau m’a littéralement fait fondre. Un petit porte bougie peint de différentes couleurs en pot en verre. Mon premier cadeau. De maman. De ma fille. Travaillé avec ses petites mains. Et moi qui me demandais un matin pourquoi elle avait des restes colorés sur les mains. Maintenant je sais.

C’est le premier et je ne pense pas le dernier. Mais cette année, je me suis sentie maman. Mon bébé devenue petite fille m’a ensuite fait un câlin quand je lui ai fait un énorme bisou pour la remercier. Et ce tout nouveau chapitre m’a bouleversé. C’était mon premier cadeau de maman.

Journal de maternité #49 : Une histoire de sommeil

Sommeil de l'enfant

Ah le sommeil, qu’elle chose compliquée, parfois qui relève de l’irréel pour certains parents quand il s’agit d’un bébé / enfant. Qui n’a jamais rêvé d’une belle nuit complète, et pourquoi pas à rallonge ? Sur plusieurs jours si possible ? Alors qu’au final on a un pitchoune qui demande à être réconforté, nourri pendant la nuit nécessitant plusieurs réveils et aller-retour au fil de la nuit lorsque le co-dodo n’est pas de mise… Ouais, les petites traces violacée sous les yeux peuvent vite devenir des squatteuses à long terme sous les yeux.

Avez-vous des petites anecdotes ou des petits rituels pour plonger vos pitchounes dans les bras de Morphée ?

Le rituel du sommeil

Chez nous le soir, le rituel s’est établi assez tôt grâce à l’allaitement (mais vous verrez que plus tard ce sera un « à cause de l’allaitement« ). Dès le début de notre vie à trois et sur les huit premiers mois, les repas du soir n’étaient que de simples tétées. Du coup, après le bain, on câlinait, on jouait un peu, et puis  on allait se lover dans le fauteuil dans la chambre de pépette, toutes les deux, et puis venait le temps de la tétée ou des tétées car toute petite elle réclamait sur une bonne période de temps. Puis j’ai commencé à rapidement lui lire une petite histoire, puis à nouveau un câlin et au dodo.

Puis on a introduit le repas du soir, mais cela n’a pas trop changé notre rituel. La tétée a en général lieu avant le bain, ou juste après (en peau à peau parfois car elle réclame une fois en couche), papa donne le bain, puis on joue calmement le temps de réchauffer le repas. Ensuite, on regarde des vidéos de chansons Disney (oui bon ça va hein). Vient ensuite le rituel du coucher lui-même, après un câlin à papa, on met le pyjama (car pépette commence à mettre les bras toute seule), on se débarbouille, on se brosse les cheveux (elle brosse les miens pendant que je m’occupe des siens). Puis on va se lover dans le fauteuil, notre fauteuil en quelque sorte, pour lire une histoire. Parfois des petites histoires Disney, parfois un livre plus interactif, et ensuite, une fois le livre rangé, on câline puis hop au dodo. Ensuite je reste avec elle à lui murmurer des mots doux, faire des bisous quand elle en demande. Bon j’avoue que souvent j’essaie tant bien que mal de l’apaiser Et quand enfin elle s’apaise et s’endort je quitte la chambre.

Pour les siestes, c’est en fonction de son humeur. Bien souvent maintenant, il suffit de lui demander « tu veux aller au dodo », si elle en a envie elle se dirige d’elle même vers son dodo ou la table à langer pour qu’on la change, débarbouille puis câline avant le dodo.

Sommeil de l'enfant

Des dodos version grand huit

Vient ensuite le temps lui même du dodo. Pour les siestes, ça varie très souvent. On peut passer de trente minutes à parfois deux heures. Cela dépend de son activité chez la nounou et surtout de la nuit passée. Même si après une bonne nuit elle peut aussi nous faire des bonnes siestes. La différence vient surtout du nombre de siestes qui est passé de quatre les premiers mois à deux maintenant (parfois trois si elle fait un petit som’ en poussette). Mais ce qui est le plus changeant reste les nuits.

Les premiers mois, elle se réveillait toutes les 1h30 / 2h pour réclamer ses tétées, et si au début le rythme peut effrayer, on s’y fait rapidement grâce au demi-sommeil dans lequel on est pendant la tétée. Puis elle a espacé de 3h / 4h. Maintenant, à 17mois, elle prend une ou deux tétées entre 21h et 00h, puis une vers 3h ou 4h. Ensuite, c’est celle du réveil vers 6h. Cependant, elle nous a surpris à réclamer toutes les deux heures à nouveau, ou carrément faire des nuits complètes. Et je vous avoue que les nuits complètes me décalquent car je me réveille pour vérifier que tout va bien et qu’elle a bougé et si je dors d’une traite, je suis à la ramasse au petit matin.

L’essentiel, c’est que pour l’instant je peux à nouveau dormir dans mon dodo, et non plus le matelas gonflable qui était à côté de son lit pendant plusieurs semaines suite à ses angoisses nocturnes. J’avais fini par passer mes nuits à ses côtés, et j’avoue que parfois entendre sa respiration me manque. Et puis avoir un lit deux places pour mon 1m58, c’est royal quand même pour compenser les réveils.

Sommeil de l'enfant

Chacun son rythme de sommeil

Bien sûr, il faut comprendre que tous les rythmes sont différents. Certes, même si je donne des tétées à chaque réveil la nuit pour aider pépette à retrouver facilement son sommeil, l’allaitement n’est pas la raison principale qui provoque les réveils. Elle peut avoir un petit creux ou une petite soif, certes, mais les réveils des bébés varient. Un bébé allaité peut faire ses nuits comme se réveiller plusieurs fois. Et un bébé au biberon peut faire de beaux réveils à répétition tout comme de belles nuits.

Chaque bébé à son propre rythme prédéfini. On a beau dire ce que l’on veut, s’étonner des réveils, on ne peut rien y faire. Il faut laisser bébé mener ses nuits comme il/elle le souhaite. Tout en les accompagnant en cas de terreurs / angoisses nocturnes ou encore en cas de cauchemars ou endormissement difficile. Certes on peut rester de longs moment pour les aider mais cela vaut bien mieux que laisser un bébé pleu rer et s’en épuiser et se stresser. Laisse un tout petit pleurer n’apporte rien de bon ni sur l’instant ni sur le long terme.

Journal de maternité #47 : Transmettre à son enfant petit à petit

Lecture

Hello les amis, j’espère que vous allez tous bien, et que certains d’entre vous profitent de vos pitchounes pendant quelques jours de vacances. Aujourd’hui, on délaisse tout ce qui est véganisme pour un nouveau journal de maternité, consacré à la transmission à l’enfant. C’est un sujet très vaste, mais il est vrai que j’ai remarqué certains comportements chez notre pépette qui semblent lui avoir été transmis. Et du coup, je me suis intéressée à cette question.

Un éventail d’émotions pour les enfants

Pour nous, les émotions nous accompagnent au quotidien et on a tendance à ne pas y prêter toute l’attention qu’elles méritent. Mais pour un enfant, tout est amplifié. La joie est décuplée, la tristesse demande un grand réconfort, la colère se traduit par des jouets qui volent et des gestes d’humeur non maitrisés. C’est donc à nous de les aider à accepter et comprendre toutes ces émotions. J’aime prendre le temps d’expliquer à pépette que ses émotions sont normales. Je m’assois à ses côtés, je mets des mots sur ce qu’elle semble ressentir, et je l’accompagne par exemple pour apaiser sa colère.

Les émotions sont innées, mais elles sont aussi calquées sur celles des parents. Si les parents sont très colériques devant l’enfant, cela déteindra sur lui ou elle. Il en est de même pour les sourires et la joie. Ici, on rigole volontiers, enfin non, tout le temps, pour un rien, elle aussi. Il suffit parfois qu’elle nous voit sourire ou qu’elle nous entende rire pour en faire de même. C’est d’un mignon.

Et puis il y a les goûts

Depuis quelques temps, dès que pépette entend quelques notes de musique, elle se met à danser. Si l’on se bouge un peu le popotin en sifflotant elle nous imite en se secouant en rythme. Nous n’avons pas encore eu droit aux petites fesses en couche qui se remue car elle danse avec son corps entier, son torse ou sa tête. Mais c’est trop chou à voir. On écoute souvent de la musique, et du coup, on a souvent droit à ces petites scènes. Elle danse aussi lorsqu’elle joue avec ses petits livres comptines interactifs. L’un de mes moments préférés, la prendre dans mes bras et danser avec elle. Ah, oui, et ce sur n’importe quelle musique, n’importe où. Comme par exemple, lorsqu’on croise une voiture qui écoute la musique à fond les ballons, et qu’elle se met à danser dans sa poussette.

Et puis, il y a les livres. LA passion du livre. Celle-ci, on sait d’où elle vient. Avec mes bibliothèques doublées, remplies, mes livres en cours qui trainent absolument partout. Et maintenant qu’elle joue de plus en plus de façon autonome, j’essaie de me distancer, et me remettre à ma lecture tranquillement sur le canapé. Mais c’est sans compter sur mon assistante lecture qui vient me tourner les pages ou me rejoint carrément avec ses livres à elle, pour se mettre à blablater et commenter tout ce qu’elle voit dans ses livres. Ou encore imiter les animaux qu’elle y voit. J’adore ces moments, et je vous avoue faire parfois semblant de lire alors qu’en fait je la regarde du coin de l’oeil. J’aime me dire qu’on pourra peut-être partager cet amour des livres plus tard et lire ensemble. J’aime me dire que oui, je lui aurais peut-être transmis un loisir, un plaisir qui m’est cher.

Journal de maternité #46 : Arrêtons les comparaisons !

16 mois

Il y a seize mois, on rencontrait enfin notre pépette. Ce tout petit être tout fragile de 48cm. Maintenant, voilà qu’elle fait sa grande à regarder dans le jardin à travers les portes vitrées, debout. Voilà qu’elle vient nous piquer à manger dès qu’elle en à l’occasion. Enfin bref, voilà qu’elle fête ses 16 mois aujourd’hui, et ce que j’ai remarqué au fil de ces mois, c’est que j’ai eu droit à un festival de comparaisons !

Je pense que vous aussi vous y avez eu droit non ?

Le festival des comparaisons c’est nul

Si à l’adolescence (et même plus tard) certains font des concours de celui qui fait pipi le plus loin. Chez certains parents, tout est source de comparaison. Bien que chaque enfant soit absolument différent, il faut toujours que les parents comparent les vies et habitudes de leurs enfants avec le/la/les vôtres. C’est d’un pénible. Tous les enfants sont différents, imprimez-le.

Ce n’est pas parce que mon enfant ne mange pas de dessert à ses repas alors qu’un autre pourrait en manger deux qu’elle n’est pas normale. Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas marché à 9/10 mois qu’elle n’est pas normale. Ce n’est pas parce qu’elle est « fine » et pas aussi potelée qu’une autre qu’elle n’est pas normale. Tous les enfants ont des métabolismes, des hérédités génétiques, des façons de vivre différentes, alors arrêtons les comparaisons. Tout n’est pas un concours dans le développement de l’enfant. Tout n’est pas programmé au mois, à la semaine près.

Mais en plus, ça peut faire culpabiliser ! 

Le fait est que ces comparaisons permanents peuvent induire des situations de doutes et de questionnements chez les parents. On se demande si l’on fait bien. Si l’on fait assez. Si l’on en fait pas trop. Et même si on sait qu’on fait tout pour donner ce qui pour nous est le meilleur, on se dit qu’au final on est peut-être pas dans le droit chemin. Au début il y a les retournements, mais on a toujours laissé notre pépette faire ce qu’elle voulait. Puis la nourriture, les comparaisons sur les doses, sur l’allaitement / biberon (beaucoup d’ailleurs « mais tu ne veux pas passer au biberon c’est plus simple, nous elle dormait toute la nuit comme ça », etc), sur l’alimentation végétale quand les personnes me connaissent mieux. Puis il y a eu les morceaux, la marche, les mots, les comportements.

Et tout ça, c’est très fatiguant. Je prends plaisir à parler de notre fille avec les gens. Mais dès que ça vire à la comparaison, j’essaie de fuir la conversation. Je ne veux pas prendre par à tous ces concours de qui fait le plus vite ou le mieux. Quand on parle de façon posée, juste en discussion normale cela ne me gêne pas, mais dès qu’on compare cela me gêne. Nos enfants ne sont pas des trophées dont on expose la réussite. On peut bien sûr raconter notre fierté, mais cela n’engage en rien à dire des réflexions du genre « ah bon pas le/la tien(ne)? » – « pas encore chez toi ?  » – « ah bon mais moi la mienne il/elle le faisait à cet âge ». Et alors quand c’est au sujet du premier enfant, c’est le pompon car forcément nous ne sommes pas si sûrs de nous que ça.

Par exemple, ce n’est pas parce que pépette commence à marcher depuis quelques jours que je le crie partout, et surtout à ceux dont les enfants marchent plus tard ou ont marché plus tard. Bon, par contre, on l’a montré à la nounou dès qu’on est arrivées chez elle, et pépette était toute contente de lui montrer.

Quelles ont été les sources de comparaison les plus rencontrées chez vous ?

Journal de maternité #46 : Arrêtons les comparaisons ! 3