Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin

Tomate

C’est l’été. Mais parfois on ne dirait pas. On oscille entre chaleur caniculaire, étouffante, moite, et temps de pluie avec des matinées vraiment très fraîches. On monte et on descend l’échelle des Celsius à une vitesse folle en quelques heures. Et pourtant, lorsque le temps se maintient à un juste milieu, on prend alors du temps pour profiter d’un peu de verdure.

Que ce soit le temps d’une balade, ou pour jouer dans la cour ou le jardin. Trouver de nouveaux jeux, faire des découvertes. Et surtout on profite de ces moments aux airs de vacances qui se profilent à l’horizon.

Un peu de nature et de jardin

Nous avons la chance, bien que vivant en centre ville, d’avoir un petit jardin, et d’avoir des parcs à proximité avec des structures pour les enfants. La nounou elle aussi est entourée par quelques parcs entourés de verdure pour les enfants. C’est d’ailleurs dans l’un d’entre eux qu’avec d’autres assistantes maternelles du relais, elles ont organisé un pique-nique avec les enfants. Il faisait beau, pas trop chaud. Dès que l’on arrivait dans la rue du parc on entendait les enfants rire. Certains jouaient. D’autres mangeaient. Je suis restée un peu à discuter le temps de continuer à faire manger pépette avant de rentrer à la maison. C’était un moment très agréable, et je peux vous garantir qu’elle ne voulait pas partir. D’ailleurs elle a insisté pour refaire un peu de toboggan avant de partir. Elle s’est tellement amusée au parc avec les autres enfants, qu’en même pas cinq minutes, elle dormait déjà dans la poussette sur le chemin du retour.

Une fois dans le jardin ou la cour, c’est une autre histoire. Il n’y a pas d’autres enfants. Et lorsque papa travaille, nous sommes toutes les deux alors elle court avec son vieux trotteur relégué dehors. Elle gribouille avec des grosses craies spécialement prévues pour l’extérieur. Elle range les fleurs fanées tombées de l’hibiscus, avant de les jeter dans le jardin. Elle arrache toutes les pâquerettes et tente de souffler sur les pissenlit. Avec au passage quelques petites frayeurs dès qu’un insecte s’approche ou lorsqu’elle est face à une tomate. Oui, les tomates peuvent être impressionnantes avant d’être boudées dans un assiette.

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin 1

Un lieu d’apprentissage paisible

C’est aussi les moments où pépette observe tout. Le moindre bruit l’interpelle. Elle touche toutes les feuilles en expérimentant les feuilles piquantes de courgettes, les odorantes des tomates ou les fleurs de la lavande, elle regarde la brillance des feuilles du camélia. Elle aime aussi depuis peu arracher les brins d’herbes un peu longs qui dépassent hors du jardin. Oui, elle a tendance à aimer l’ordre.

C’est aussi dehors qu’elle parle beaucoup. Elle essaie de répéter le nom des oiseaux. Crie après les chiens qui passent en courant au portail. Tente de répéter le nom des plantes. Et commente le temps. Lorsqu’il pleut, on a droit à « i plo » et lorsqu’il fait beau et chaud on a droit à « cho ». Son langage commence à sérieusement s’enrichir et la voir tenter de mettre des noms sur ce qu’elle voit est toujours très mignon avec son petit regard tout fier. Puis vient le temps de rentrer à la maison, et parfois le petit chagrin qui va avec. Mais on peut être sûrs que dès le lendemain, si on lui dit « on va dehors » ou « on va dans le jardin » elle rapplique comme une flèche peu importe dans quelle pièce elle se trouve pour se planter devant la porte et taper pour nous signifier de nous dépêcher. C’est marrant de la voir évoluer dans ce jardin où j’ai passé tant d’après-midis…

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin 2

Et vous, quelles sont vos activités préférées dans le jardin ?

Journal de maternité #51 : Peur que ça recommence

Jouets

Bien le bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui, je vous propose un nouveau journal de maternité, qui fera peut-être écho chez certains parents. Tout est dans le titre : la peur que ça recommence. Mais alors, de quoi puis-je parler ? Tout simplement, les vilains gros virus / bobos qui mettent nos tout-petits à terre, et nécessite parfois l’intervention du corps médical.

Une peur pas du tout rationnelle

Le truc, quand on est primo-parents, c’est que le moins coup de mou, le moindre comportement anomal de notre enfant (ou nos enfants) nous rend complètement paranoïaque. Et ces derniers temps, on a eu notre dose de petite parano de primo-parents. Angine de maman qui pourrait atteindre pépette, coup de fièvre sur 24h qui monte bien bien sans aucun autre symptôme, fatigue, bobo, chutes, rechute de maman et son angine, vaccins, et pour finir, le rhume qui suit les vaccins. Mais dans tous ces petits maux, on peut se prendre la tête, on peut s’inquiéter, mais ce n’est pas le pire pour moi. Ah oui, il y a eu tous les articles sur la noyade sèche aussi qui nous ont fait psychoter.

Non, le pire… Le pire, c’est les remontées et vomissements ou même diarrhées (coucou la vie glam de maman). Depuis qu’elle nous a fait sa double hospitalisation pour gastro-entérite aiguë fébrile, rien que ces mots me pincent et résonnent dans ma tête, je suis aux aguets au moindre signe. Il y a peu, elle nous a fait un épisode de diarrhée chez la nounou, qui à la maison s’est juste soldé en pas si diarrhée que ça mais à surveiller quand même quelques jours plus tard. Autant vous dire que mon palpitant jouait des castagnettes pendant ces jours là même si je faisais bonne figure. J’ai vraiment cette peur en moi, je la revois dans mes bras en train de vomir tout ce qu’elle pouvait et bien plus encore, impuissante. Bien entendu, ce n’était qu’une gastro, il y a bien pire, mais c’est le moment où j’ai vraiment dû affronter la maladie, l’hôpital pédiatrique, le dépit de ne rien pouvoir faire, pour la première fois, et c’était dur.

Il paraît que ça va mieux ensuite

C’est ce que tout le monde dit. Avec le temps, ça va mieux, avec le second ça va mieux… Mais en fait, pour l’instant même si en cas de rhume je passe en mode automatique pour soigner et laver ce petit nez, faire descendre la fièvre, je ne m’y fais pas. La voir toute fatiguée dans mes bras, râlant toute la journée alors que ce n’est pas dans ses habitudes, c’est difficile. En fait, je suis juste maman. Une maman qui fait comme si elle tenait les rênes solidement, alors qu’au moindre écart elle peut s’écrouler. Heureusement, avec le papa, on se soutient, même si parfois on ne voit pas les choses de la même manière, on trouve toujours un moyen de s’entendre pour elle, et de s’apaiser l’un l’autre ce qui est très important.

La maternité, ça vous change une femme. Les inquiétudes de santé sont transférées d’un corps à l’autre. Même si je suis malade, c’est toujours ses bobos à elle qui primeront et m’inquiéteront le plus. Oui, la maman qui met sa santé de côté n’est pas un mythe, mais j’essaie de ne pas trop tomber dans ce travers. Car si la maman ne prend pas soin d’elle, elle ne peut pas s’occuper correctement de sa petite famille qui a besoin d’attention. Alors, au pire, le second ça se passe mieux. Mais je n’en veux pas. Donc pour l’instant je ne me dis pas que ça ira mieux avec un autre bébé. Pour l’instant je flippe avec elle, et c’est comme ça, et ça restera comme ça.

Cette lecture aura pu vous faire sourire, peut-être rire, peut-être que vous vous reconnaîtrez dans ces mots, mais mine de rien, ça fait du bien de l’exprimer. Surtout quand on est en plein dedans avec une pépette en pleine rhinopharyngite. Merci les changements de températures, et pas merci les nuits au manque de sommeil bourrées d’inquiétude à la moindre toux. Dîtes-moi que vous aussi vous êtes des parents un peu paranos ?

Journal de maternité #50 : Petite pause en bord de mer

Plage

Ouf ! Je ne sais pas vous, mais avec ces dernières chaleurs, il est difficile de rester enfermé chez soi, dans une ville à l’atmosphère étouffante, et dont les températures ne baissent pas des masses même la nuit. Du coup, on s’est dit, et si on allait voir la famille, tout en profitant de la côte. Notre belle côte Basque, qui serait notre prochaine destination de vie si tout se déroule comme prévu, croisons les doigts (oui oui ceux des pieds aussi).

Cela fait un moment qu’on voulait partir pour deux jours et non pas la journée, à faire la course pour voir papi, mamie, papé, mamé en quatrième vitesse et pour s’octroyer du temps pour nous. Nous avons alors vérifié que cela était possible, et puis voilà que nous étions déjà très en hâte d’y aller. Bon avant, on a fait un petit arrêt au cinéma pour aller voir Wonder Woman (et je vous en parlerai bientôt car cette expérience a été très spéciale) et ensuite, sous la canicule, direction la clim de la voiture pour une nouvelle sieste de pépette et la continuité de notre week-end de pause.

Pause famille et bord de mer

Une fois arrivés, nous avons pu nous mettre au frais, chez mamie, et pépette a pu profiter. Car même au Soleil à 15minutes de la plage, forcément, il fait meilleur que chez nous où l’on étouffe sous cette chaleur moite et oppressante. D’ailleurs, sur le coup de profiter, on a bien profité, puisque notre rythme a été modifié, et pépette s’est couchée plus tard que prévu avec de grandes parties de cache cache avec papa et avec mamie. Le genre de moment qui vous fait vous sentir bien, sourire, et vous dire que vous êtes à votre place, en famille (bien que ce soit ma belle famille c’est tout pareil).

Après une nuit un peu agitée, nous avons pris notre temps, pour nous lever et jouer tranquillement, avant d’aller à la plage. Franchement, la plage, le matin, il ne fait pas trop chaud, il n’y a pas grand monde, c’était juste parfait (hormis l’eau toute crado). Voir notre pépette s’amuser avec le sable, le petit arrosoir d’eau de mer (cliché mais mignon), tenter de manger du sable, nous voler nos snacks fruités, la voir curieuse envers cet immense océan. On a bien profité, on s’est détendu, on a envoyé les petites photos, souhaité les fêtes des papas, puis on est allé tranquillement continué la journée en famille.

Honnêtement, ce ne sont pas des vacances, mais juste deux petits jours peuvent servir à recharger les batteries. Entendre les rires communicatifs d’un enfant jouant avec la famille, prendre l’air, profiter du train de vie bien plus cool et moins speed que chez nous. Franchement, c’est très dur de revenir à la maison après ça, surtout quand on a l’impression que le monde nous pèse sur les épaules tellement l’atmosphère est étouffante dès lors qu’on sort de la voiture. Et vous, quelles sont vos destinations pour souffler un bon coup, ne serait-ce que le temps d’un week-end?

Journal de maternité #49 : Une histoire de sommeil

Sommeil de l'enfant

Ah le sommeil, qu’elle chose compliquée, parfois qui relève de l’irréel pour certains parents quand il s’agit d’un bébé / enfant. Qui n’a jamais rêvé d’une belle nuit complète, et pourquoi pas à rallonge ? Sur plusieurs jours si possible ? Alors qu’au final on a un pitchoune qui demande à être réconforté, nourri pendant la nuit nécessitant plusieurs réveils et aller-retour au fil de la nuit lorsque le co-dodo n’est pas de mise… Ouais, les petites traces violacée sous les yeux peuvent vite devenir des squatteuses à long terme sous les yeux.

Avez-vous des petites anecdotes ou des petits rituels pour plonger vos pitchounes dans les bras de Morphée ?

Le rituel du sommeil

Chez nous le soir, le rituel s’est établi assez tôt grâce à l’allaitement (mais vous verrez que plus tard ce sera un « à cause de l’allaitement« ). Dès le début de notre vie à trois et sur les huit premiers mois, les repas du soir n’étaient que de simples tétées. Du coup, après le bain, on câlinait, on jouait un peu, et puis  on allait se lover dans le fauteuil dans la chambre de pépette, toutes les deux, et puis venait le temps de la tétée ou des tétées car toute petite elle réclamait sur une bonne période de temps. Puis j’ai commencé à rapidement lui lire une petite histoire, puis à nouveau un câlin et au dodo.

Puis on a introduit le repas du soir, mais cela n’a pas trop changé notre rituel. La tétée a en général lieu avant le bain, ou juste après (en peau à peau parfois car elle réclame une fois en couche), papa donne le bain, puis on joue calmement le temps de réchauffer le repas. Ensuite, on regarde des vidéos de chansons Disney (oui bon ça va hein). Vient ensuite le rituel du coucher lui-même, après un câlin à papa, on met le pyjama (car pépette commence à mettre les bras toute seule), on se débarbouille, on se brosse les cheveux (elle brosse les miens pendant que je m’occupe des siens). Puis on va se lover dans le fauteuil, notre fauteuil en quelque sorte, pour lire une histoire. Parfois des petites histoires Disney, parfois un livre plus interactif, et ensuite, une fois le livre rangé, on câline puis hop au dodo. Ensuite je reste avec elle à lui murmurer des mots doux, faire des bisous quand elle en demande. Bon j’avoue que souvent j’essaie tant bien que mal de l’apaiser Et quand enfin elle s’apaise et s’endort je quitte la chambre.

Pour les siestes, c’est en fonction de son humeur. Bien souvent maintenant, il suffit de lui demander « tu veux aller au dodo », si elle en a envie elle se dirige d’elle même vers son dodo ou la table à langer pour qu’on la change, débarbouille puis câline avant le dodo.

Sommeil de l'enfant

Des dodos version grand huit

Vient ensuite le temps lui même du dodo. Pour les siestes, ça varie très souvent. On peut passer de trente minutes à parfois deux heures. Cela dépend de son activité chez la nounou et surtout de la nuit passée. Même si après une bonne nuit elle peut aussi nous faire des bonnes siestes. La différence vient surtout du nombre de siestes qui est passé de quatre les premiers mois à deux maintenant (parfois trois si elle fait un petit som’ en poussette). Mais ce qui est le plus changeant reste les nuits.

Les premiers mois, elle se réveillait toutes les 1h30 / 2h pour réclamer ses tétées, et si au début le rythme peut effrayer, on s’y fait rapidement grâce au demi-sommeil dans lequel on est pendant la tétée. Puis elle a espacé de 3h / 4h. Maintenant, à 17mois, elle prend une ou deux tétées entre 21h et 00h, puis une vers 3h ou 4h. Ensuite, c’est celle du réveil vers 6h. Cependant, elle nous a surpris à réclamer toutes les deux heures à nouveau, ou carrément faire des nuits complètes. Et je vous avoue que les nuits complètes me décalquent car je me réveille pour vérifier que tout va bien et qu’elle a bougé et si je dors d’une traite, je suis à la ramasse au petit matin.

L’essentiel, c’est que pour l’instant je peux à nouveau dormir dans mon dodo, et non plus le matelas gonflable qui était à côté de son lit pendant plusieurs semaines suite à ses angoisses nocturnes. J’avais fini par passer mes nuits à ses côtés, et j’avoue que parfois entendre sa respiration me manque. Et puis avoir un lit deux places pour mon 1m58, c’est royal quand même pour compenser les réveils.

Sommeil de l'enfant

Chacun son rythme de sommeil

Bien sûr, il faut comprendre que tous les rythmes sont différents. Certes, même si je donne des tétées à chaque réveil la nuit pour aider pépette à retrouver facilement son sommeil, l’allaitement n’est pas la raison principale qui provoque les réveils. Elle peut avoir un petit creux ou une petite soif, certes, mais les réveils des bébés varient. Un bébé allaité peut faire ses nuits comme se réveiller plusieurs fois. Et un bébé au biberon peut faire de beaux réveils à répétition tout comme de belles nuits.

Chaque bébé à son propre rythme prédéfini. On a beau dire ce que l’on veut, s’étonner des réveils, on ne peut rien y faire. Il faut laisser bébé mener ses nuits comme il/elle le souhaite. Tout en les accompagnant en cas de terreurs / angoisses nocturnes ou encore en cas de cauchemars ou endormissement difficile. Certes on peut rester de longs moment pour les aider mais cela vaut bien mieux que laisser un bébé pleu rer et s’en épuiser et se stresser. Laisse un tout petit pleurer n’apporte rien de bon ni sur l’instant ni sur le long terme.

Journal de maternité #47 : Transmettre à son enfant petit à petit

Lecture

Hello les amis, j’espère que vous allez tous bien, et que certains d’entre vous profitent de vos pitchounes pendant quelques jours de vacances. Aujourd’hui, on délaisse tout ce qui est véganisme pour un nouveau journal de maternité, consacré à la transmission à l’enfant. C’est un sujet très vaste, mais il est vrai que j’ai remarqué certains comportements chez notre pépette qui semblent lui avoir été transmis. Et du coup, je me suis intéressée à cette question.

Un éventail d’émotions pour les enfants

Pour nous, les émotions nous accompagnent au quotidien et on a tendance à ne pas y prêter toute l’attention qu’elles méritent. Mais pour un enfant, tout est amplifié. La joie est décuplée, la tristesse demande un grand réconfort, la colère se traduit par des jouets qui volent et des gestes d’humeur non maitrisés. C’est donc à nous de les aider à accepter et comprendre toutes ces émotions. J’aime prendre le temps d’expliquer à pépette que ses émotions sont normales. Je m’assois à ses côtés, je mets des mots sur ce qu’elle semble ressentir, et je l’accompagne par exemple pour apaiser sa colère.

Les émotions sont innées, mais elles sont aussi calquées sur celles des parents. Si les parents sont très colériques devant l’enfant, cela déteindra sur lui ou elle. Il en est de même pour les sourires et la joie. Ici, on rigole volontiers, enfin non, tout le temps, pour un rien, elle aussi. Il suffit parfois qu’elle nous voit sourire ou qu’elle nous entende rire pour en faire de même. C’est d’un mignon.

Et puis il y a les goûts

Depuis quelques temps, dès que pépette entend quelques notes de musique, elle se met à danser. Si l’on se bouge un peu le popotin en sifflotant elle nous imite en se secouant en rythme. Nous n’avons pas encore eu droit aux petites fesses en couche qui se remue car elle danse avec son corps entier, son torse ou sa tête. Mais c’est trop chou à voir. On écoute souvent de la musique, et du coup, on a souvent droit à ces petites scènes. Elle danse aussi lorsqu’elle joue avec ses petits livres comptines interactifs. L’un de mes moments préférés, la prendre dans mes bras et danser avec elle. Ah, oui, et ce sur n’importe quelle musique, n’importe où. Comme par exemple, lorsqu’on croise une voiture qui écoute la musique à fond les ballons, et qu’elle se met à danser dans sa poussette.

Et puis, il y a les livres. LA passion du livre. Celle-ci, on sait d’où elle vient. Avec mes bibliothèques doublées, remplies, mes livres en cours qui trainent absolument partout. Et maintenant qu’elle joue de plus en plus de façon autonome, j’essaie de me distancer, et me remettre à ma lecture tranquillement sur le canapé. Mais c’est sans compter sur mon assistante lecture qui vient me tourner les pages ou me rejoint carrément avec ses livres à elle, pour se mettre à blablater et commenter tout ce qu’elle voit dans ses livres. Ou encore imiter les animaux qu’elle y voit. J’adore ces moments, et je vous avoue faire parfois semblant de lire alors qu’en fait je la regarde du coin de l’oeil. J’aime me dire qu’on pourra peut-être partager cet amour des livres plus tard et lire ensemble. J’aime me dire que oui, je lui aurais peut-être transmis un loisir, un plaisir qui m’est cher.

Journal de maternité #46 : Arrêtons les comparaisons !

16 mois

Il y a seize mois, on rencontrait enfin notre pépette. Ce tout petit être tout fragile de 48cm. Maintenant, voilà qu’elle fait sa grande à regarder dans le jardin à travers les portes vitrées, debout. Voilà qu’elle vient nous piquer à manger dès qu’elle en à l’occasion. Enfin bref, voilà qu’elle fête ses 16 mois aujourd’hui, et ce que j’ai remarqué au fil de ces mois, c’est que j’ai eu droit à un festival de comparaisons !

Je pense que vous aussi vous y avez eu droit non ?

Le festival des comparaisons c’est nul

Si à l’adolescence (et même plus tard) certains font des concours de celui qui fait pipi le plus loin. Chez certains parents, tout est source de comparaison. Bien que chaque enfant soit absolument différent, il faut toujours que les parents comparent les vies et habitudes de leurs enfants avec le/la/les vôtres. C’est d’un pénible. Tous les enfants sont différents, imprimez-le.

Ce n’est pas parce que mon enfant ne mange pas de dessert à ses repas alors qu’un autre pourrait en manger deux qu’elle n’est pas normale. Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas marché à 9/10 mois qu’elle n’est pas normale. Ce n’est pas parce qu’elle est « fine » et pas aussi potelée qu’une autre qu’elle n’est pas normale. Tous les enfants ont des métabolismes, des hérédités génétiques, des façons de vivre différentes, alors arrêtons les comparaisons. Tout n’est pas un concours dans le développement de l’enfant. Tout n’est pas programmé au mois, à la semaine près.

Mais en plus, ça peut faire culpabiliser ! 

Le fait est que ces comparaisons permanents peuvent induire des situations de doutes et de questionnements chez les parents. On se demande si l’on fait bien. Si l’on fait assez. Si l’on en fait pas trop. Et même si on sait qu’on fait tout pour donner ce qui pour nous est le meilleur, on se dit qu’au final on est peut-être pas dans le droit chemin. Au début il y a les retournements, mais on a toujours laissé notre pépette faire ce qu’elle voulait. Puis la nourriture, les comparaisons sur les doses, sur l’allaitement / biberon (beaucoup d’ailleurs « mais tu ne veux pas passer au biberon c’est plus simple, nous elle dormait toute la nuit comme ça », etc), sur l’alimentation végétale quand les personnes me connaissent mieux. Puis il y a eu les morceaux, la marche, les mots, les comportements.

Et tout ça, c’est très fatiguant. Je prends plaisir à parler de notre fille avec les gens. Mais dès que ça vire à la comparaison, j’essaie de fuir la conversation. Je ne veux pas prendre par à tous ces concours de qui fait le plus vite ou le mieux. Quand on parle de façon posée, juste en discussion normale cela ne me gêne pas, mais dès qu’on compare cela me gêne. Nos enfants ne sont pas des trophées dont on expose la réussite. On peut bien sûr raconter notre fierté, mais cela n’engage en rien à dire des réflexions du genre « ah bon pas le/la tien(ne)? » – « pas encore chez toi ?  » – « ah bon mais moi la mienne il/elle le faisait à cet âge ». Et alors quand c’est au sujet du premier enfant, c’est le pompon car forcément nous ne sommes pas si sûrs de nous que ça.

Par exemple, ce n’est pas parce que pépette commence à marcher depuis quelques jours que je le crie partout, et surtout à ceux dont les enfants marchent plus tard ou ont marché plus tard. Bon, par contre, on l’a montré à la nounou dès qu’on est arrivées chez elle, et pépette était toute contente de lui montrer.

Quelles ont été les sources de comparaison les plus rencontrées chez vous ?

Journal de maternité #46 : Arrêtons les comparaisons ! 3

Journal de maternité #45 : Petite fille de mon coeur

Journal de maternité #45

Bienvenue les amis dans un nouveau journal de maternité. Cela fait maintenant 15 mois que notre pépette est venue au monde. Depuis cette journée d’hiver où on l’a rencontré elle est restée notre petit trésor, notre petit bébé. Mais voilà, à 15 mois, il est difficile de la voir toujours comme un petit bébé. Et ces derniers jours, ceci m’est apparue comme une évidence. Vous aussi vous avez eu un choc en réalisant que votre bébé n’en était plus vraiment un ?

Au revoir bébé, bonjour petite fille

Bon bien sûr, je continue de la nommer bébé de temps en temps au lieu de petite fille. Mais le constat est là. Quand je la vois jouer de son côté, ses petits cheveux qui commencent à devenir longs, à la voir s’exprimer, je réalise. Elle a grandi. Elle a changé. Elle s’est affirmée. Elle est devenue une petite fille. Et franchement, ça me fait bizarre. Elle a tellement changé en si peu de temps.

Elle passera sa vie à changer, à grandir, évoluer, s’épanouir. Mais je trouve que ces 15 mois sont juste passés à une vitesse folle. Je n’ai aucune maitrise sur ce temps si ce n’est profiter des moments et vivre notre routine. Alors je la regarde, je parle avec elle, on parle beaucoup d’ailleurs. Je profite de ses câlins, bisous (avec le bruit du bisou oui oui). On fait le lion, le chat, le chien, le poisson. Je la regarde parler à ses livres, essayer de me voler les miens. Je pense que j’ai encore parfois du mal à réaliser.

Et parfois la vapeur s’inverse

Sauf que parfois, comme en cas de bobo ou de virus, la situation se retourne. Elle laisse son côté petite fille de côté pour redevenir le petit bébé qui a besoin de sa maman. Des câlins, des bisous, des tétées câlins / miam miam. J’ai beau être complètement à l’envers (virus 3 – famille 0), devoir lui imposer des soins tels que le lavage du nez ou autre, ces journées là sont très cocooning. On dort, récemment elle s’est même endormie seulement sur moi en pleine nuit, on joue doucement (hors escalade du canapé qui est devenu l’un de ses jeux favoris malade ou pas), on câline. Quand elle est très prise elle a tendance à ne plus trop manger, mais se rattrape parfois en tétées. Le lait étant plus agréable que la purée quand on a la gorge irritée et qu’on avale des glaires à longueur de journée.

Et ces moments là se font de plus en plus rares. Qu’elle s’endorme sur moi après une tétée, pendant un câlin, qu’elle reste pour un gros câlin toute blottie. Des fois je me dis que ça me manque. Et puis, quand ça va mieux, je la regarde toute grandie, jouer, rire, et je me dis qu’en fait, un bébé, quand il devient un enfant, c’est absolument magique à voir.

Journal de maternité #44 : Petits mots doux et gros bisous

Peluches

Hello tout le monde, j’espère que vous allez bien. Nous voilà réuni(e)s aujourd’hui pour un journal de maternité qui verse plutôt beaucoup dans le sentimental. Car oui, parfois une maman peut tomber un peu dans l’émotion. Dans n’importe quelle émotion. Dans n’importe quelle proportion. Enfin, je dis parfois, mais en fait, c’est quasiment tout le temps je crois bien. Et ce ne sont pas nos hormones toujours plus ou moins houleuses de maman allaitantes qui vont aider.

De l’émotion à l’état brut

Je vous parle plus haut des émotions de maman, mais les émotions de bébé sont très fortes aussi. J’aime lui voir ses émotions brutes. Il n’y a pas de triche, pas de faux-semblant. Si elle veut un câlin, faire un bisous, si elle est fatiguée, si elle est en colère, si elle est pleine de joie, on le ressent de suite. Les enfants sont vrais, ils nous montrent réellement la puissance des émotions qui les assaillent. Parfois, la colère peut être impressionnante, et les parents peuvent avoir tendance à l’assimiler à un caprice. Mais le caprice n’existe pas chez l’enfant, on ne le répètera jamais assez. Nous on sait que si elle essaie d’empiler ou ranger un objet sans y parvenir à plusieurs essais, sa frustration va se transformer en colère de ne pas y arriver.

La solution qu’on a trouvé est de l’accompagner en douceur, lui expliquer les choses et les causes de ses échecs. Elle jouera quelques instants avec d’autres jouets avant d’y revenir d’elle-même. Pareil quand on lui dit de ne pas monter sur le canapé, elle se fâche, mais après un câlin et une explication (enfin des câlins et des explications ça ne marche pas toujours au premier coup) elle comprend. Et du coup, de ne pas la braquer, de prendre le temps de lui expliquer, comme quand elle nous fait mal, et qu’elle comprend, elle fait un bisou et change d’expression. L’autre jour elle m’a cogné le visage avec un jouet, je lui ai enlevé le jouet, lui ai expliqué qu’elle m’avait fait très mal, elle est devenue triste et m’a fait un gros bisou.

Bébé bisou, bébé mots doux

Tiens, en parlant de bisous. Si vous saviez combien elle en fait par jour. Quand je la dépose chez la nounou, elle va dans ses bras puis revient dans les miens pour un câlin / bisou, quand je la récupère, c’est méga-câlin et bisou. Au fil de la journée, c’est un festival de bisou, de câlin. Elle peut être debout à côté de moi puis me tend les bras pour un câlin. Et mon coeur est à chaque fois prêt à exploser d’amour. C’est d’ailleurs en étant attentive à ses besoins que j’ai pu comprendre comme l’endormir le soir. Dans le calme, après l’histoire, je la mets au lit, et je lui caresse la tête en lui chuchotant des mots doux, des mots de confiance, des mots d’amour. Elle est plus sereine pour s’endormir et moi ça me fait du bien d’extérioriser, de mettre des mots sur mes sentiments. Et puis, je me dis que peut-être mes mots trouveront un écho en elle, que mes paroles la mettront en confiance  pour l’avenir. Elle m’a fait devenir une femme plus confiante (un peu), une maman, et m’a gorgé d’un amour infini.

J’aime aussi m’émerveiller devant ses gestes et la féliciter à chaque fois, la remercier quand elle me donne un objet (ou de la poussière). J’aime sa main qui attrape la mienne, ou sa tête qui vient chercher le contact le soir pendant ses chansons Disney après manger. Je suis complètement gaga, je le sais, je n’y peux rien. J’essaie de me dire, bon c’est bon, c’est pas un événement. Sauf que quand je vois sa tête toute fière avec son « gah » pour me donner un truc, ou la bouche grande ouverte se jetant dans mes bras pour un câlin / bisou, je perds toutes mes distances et fond comme un glaçon sur Mars. Même si parfois, elle me fait sacrément tourner en bourrique, car c’est une petite fille très obstinée.

Des fois, je me dis que c’est trop, mais rassurez-moi, vous êtes comme ça aussi avec vos petits bouchons ?

Journal de maternité #43 : Jouons ensemble !

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Bien le bonjour les amis. Pour nous ici c’est les vacances, avec un peu de repos. Il est donc temps de prendre un petit peu de temps pour écrire un nouveau journal de maternité. On parlera cette semaine un peu du dodo toujours agité, un peu des gros câlins, mais surtout des temps de jeu. Car maintenant, on a de plus en plus de moments de jeu et d’interactions.

De la musique, des comptines, et que ça bouge

En ce moment, pépette joue beaucoup, surtout les jeux où on empile les objets, et apprécie énormément de danser. Dès qu’elle entend de la musique, elle se balance d’avant en arrière si elle est assise, ou sinon elle bouge ses jambes en rythme. Le tout en souriant. Le truc hyper mignon qui pousse aussi à sourire à notre tour et à danser avec elle. Cela peut-être un peu n’importe quoi comme musique, en passant par du Gojira à Ghost ou Zack Hemsey, le Roi Lion, et alors le pompom c’est bien danser sur les comptines des livres interactifs qu’elle lance sans arrêt lorsqu’elle ne les grignote pas.

D’ailleurs depuis qu’elle a trouvé comment déclencher les chansons sur ses jouets elle n’en finit plus. Une chanson par-ci, une chanson par-là, bien sûr sans en laisser une jusqu’à la fin, donc ça donne un gros bouhaha mais qui l’a fait rire et danser. Elle se met aussi à réagir aux comptines, ou même à applaudir à chaque fois qu’on lui passe une chanson du soir ou qu’on lui chante quelque chose (notre premier public). Le truc hyper mignon.

Maman reste pas loin s’il te plaît

Pour les dodos, autant chez la nounou elle arrive à s’endormir assez facilement autant à la maison, il faut MAMAN. Non parce que si je m’éloigne un peu elle le fait clairement savoir. Il lui faut ma présence à ses côtés, de préférence sur le matelas gonflable qui me sert de lit d’appoint. Non parce que si je reste assise pour sa sieste de l’après midi, elle se doute que je vais partir. Oui, c’est une coquine. Alors elle joue un peu, plonge dans le lit, et au bout d’un moment capitule et s’endort. Le soir, après une lecture (Bonne Nuit Doudou Lapin où elle fait des bisous à chaque page en ce moment), un gros câlin, un petit cirque le temps de se laisser gagner par le sommeil, elle parvient à s’endormir. Cependant elle reste agitée, et bien souvent, malgré les tétées nocturnes qui avaient tendance à la rendormir facilement, elle peut avoir besoin de moi pour me rendormir.

Alors, je dors à côté d’elle. Je vous vois venir avec vos « Non mais c’est une mauvaise habitude…. » Mais j’ai besoin de sommeil, et je n’ai pas envie de rester par terre à côté d’elle et faire des aller-retours si elle recommence à pleurer. Et comme il est hors de question de la laisser pleurer, j’installe le matelas gonflable et je dors à côté d’elle. D’ailleurs, en général, elle se pose sur le lit le temps que j’installe, mais vérifie que je sois bien là quand même en relevant la tête. En journée c’est pareil. Elle va jouer, puis d’un coup, vite vite Maman, vite vite un gros câlin et des bisous, et hop on repart jouer. Et puis, il y a ces moments où elle décide de papoter à 3h du matin, sur le coup c’est rigolo de l’entendre mais j’avoue que je préfèrerais dormir à cette heure là.

Vous aussi vous avez connu ces périodes où bébé a besoin d’être rassuré(e) ?

Journal de maternité #42 : Mode dodo indisponible

Journal de maternité #42

Bonjour ou bonsoir selon l’heure à laquelle vous lisez ces lignes. J’espère que vous allez bien et que le sommeil n’est pas parti en vacances chez vous aussi. Ici, depuis quelques jours, notre rythme est un peu compliqué et bouleversé suite au mode dodo de notre pitchoune qui est indisponible.

Maman reste avec bébé

Depuis quelques jours, on a eu droit à une soirée très agitée avec un bébé qui ne s’endort qu’à 23h et quelques. Puis une journée sans sieste, avec un bébé qui s’agite et joue seule dans son lit en faisant le tour mainte fois. On pensait qu’elle finirait par dormir, mais que nenni. Du coup, vous imaginez bien qu’on a eu droit à la mauvaise humeur de fatigue. Mais on s’est dit que la soirée changerait la donne.

Erreur. Encore une fois. Le soir venu, impossible de laisser pitchoune seule dans la chambre sous peine de pleurs vite transformés en hurlements. On a essayé de la laisser se calmer seule. Erreur. Les hurlements ont redoublé, pour se finir en toux. On se relayait pour faire des aller-retours. Et au final, je suis restée à côté de son lit, la main contre elle jusqu’à ce qu’elle lâche prise. Elle a mis du temps mais elle y est parvenue.

La nuit suivante rebelote. Sauf qu’une fois réveillée dans la nuit elle ne parvenait pas à se rendormir paisiblement. J’ai donc fini ma nuit à côté d’elle, en ayant pris le coussin d’assise du canapé pour faire un semblant de confort. Même à ses côtés, il fallait que je laisse ma main contre elle, qu’elle sente ma présence. Juste m’entendre ne suffisait pas. Et c’est à la fois mignon, et à la fois fatiguant et naviguer entre les chambres et la rassurer presque toutes les nuits. On ne sait pas pourquoi elle se met à faire ses angoisses soudainement, à me vouloir à tout prix avec elle. Mais il semblerait que pas mal d’enfants se retrouvent avec des nuits compliquées ses derniers jours alors que chez nous absolument rien n’a changé dans notre routine du soir.

De jour comme de nuit

Au final, il faut que pitchoune sente ma présence pour s’endormir. Mais en journée… C’est aussi un pot de colle. C’est d’un mignon mignon mignon, mais parfois j’aimerais bien avoir un petit moment tranquille. Même boire une tisane avec un bébé koala attaché à mon cou, n’est pas évident. Avant elle pouvait jouer seule dans son coin, maintenant cela dure peu de temps. Elle me suit partout dans la maison, même aux toilettes pour me donner tout ce qu’elle trouve. Et quand je reste avec elle lors de ses moments de jeu, elle reste toujours à proximité de moi. A venir se coller, pencher sa tête sur moi pour avoir des bisous, ou même venir me faire des bisous tout baveux.

Alors on trouve des astuces. Elle aime nous imiter, et me voler mes livres. Alors quand je me pose un peu au sol avec un livre, elle se met à côté avec un des siens ou un magazine qu’elle adore mettre en miettes. Ou alors si je m’assois pour manger un petit quelque chose, elle m’accompagne en me volant un bout, comme avec les crêpes dernièrement. Chez la nounou, elle commence à gagner en indépendance, même à la ludothèque elle prend ses aises et joue avec d’autres enfants. Mais à la maison, c’est Maman, Maman, Maman. Du coup, je me demande s’il s’agit d’une mise à l’épreuve pour voir ma présence, si ce sont ses molaires qui travaillent et la pertubent, si ce sont des angoisses, ou même pourquoi pas une sorte de contre coup de son hospitalisation ? Alors en attendant, je reste auprès d’elle, je profite de ses câlins et bisous tout en me tenant prête à lui tenir compagnie en fin de nuit si nécessaire.