Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Hello tout le monde. J’espère que vous allez bien et pour celles et ceux qui sont en vacances que vous en profitez bien. Aujourd’hui, je reviens pour une rubrique qui me manquait depuis un moment, mais pour laquelle je n’étais pas vraiment inspirée, malgré les doses de bouquins que je peux engloutir. Sauf que là, je me suis clairement remise puissance dix à la lecture et j’ai décidé de vous partager mes derniers coups de coeur.

Au programme, comme il est indiqué dans le titre, des serial killers, et des flics en perdition, ceux auxquels on s’attache le plus. N’hésitez pas à donner votre avis sur ces bouquins ou même à m’en conseiller dans le genre ! En cette période estivale, il fait bon se poser et lire tranquillement.

Ragdoll de Daniel Cole chez La Bête Noire

La police découvre un cadavre composé de six victimes démembrées, assemblées entre elles par des points de suture telle une marionnette, et que la presse va rebaptiser Ragdoll, la poupée de chiffon.

L’inspecteur Fawkes, qui vient juste d’être réintégré à la Metropolitan Police de Londres, dirige l’enquête sur cette épouvantable affaire, aidé par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.

Le tueur nargue la police en diffusant via les médias une liste de six noms, et en précisant les dates auxquelles il compte les assassiner.

Fawkes et Baxter réussiront-ils à sauver ces six personnes, quand le monde entier garde les yeux braqués sur chacun de leurs mouvements ?

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Il s’agit très clairement de mon plus gros coup de coeur ces derniers mois. Je ne lisais que des avis positifs au sujet de ce fameux Ragdoll, et lorsque j’ai découvert le pitch, je me suis dit qu’il me le fallait. Seulement, j’ai mis du temps à me décider, et Conspiration est sorti entre temps en finissant dans mon panier de course d’emblée. Et puis j’ai craqué. Et puis j’ai commencé à lire.

Le premier chapitre me semblait un peu tombé de nulle part, et puis le second a commencé à bien me plaire. J’ai découvert les agents Fawkes et Baxter, ainsi que le reste de l’équipe et je me suis immédiatement prise d’affection pour eux. Le type de personnage que j’adore. Des flics déchus, aux méthodes parfois peu orthodoxes et au mode de vie compliqué. Surtout Fawkes, l’anti-héro de base. Sauf que plus la lecture se poursuivait, plus le rythme devenait rapide, plus j’avais du mal à décrocher. Si j’avais pu lire en poussant la poussette pour aller chez la nounou, croyez moi, je l’aurais fait. Même mon homme me demandait si j’allais lâcher le livre. Et puis les derniers chapitres ont eu raison de moi (de mon sommeil surtout) et le final explosif m’a totalement ravie. J’avais peur d’une fin bâclée ou trop sentimentale, il n’en est rien du tout. En bref j’ai A-DO-RÉ ce bouquin. Mais genre vraiment. Je le recommande à tous les lecteurs qui passeront par là. Par contre, si vous aimez les histoires douces et simples, passez votre chemin. J’en veux encore plus comme ça !!!

Conspiration de Eric Giacometti et Jacques Ravenne chez JC Lattès

De la France aux États-Unis, Marcas, mis sur la touche par sa hiérarchie, va devoir retrouver un secret qui hante l’histoire de France et dont la possession peut détruire les démocraties occidentales. Deux siècles plus tôt, en pleine Révolution française, l’inspecteur Ferragus – présent dans les Illuminati – est entraîné dans une implacable course contre la montre pour démasquer le groupe occulte qui veut s’emparer du même secret. Au cœur de ce secret, le pouvoir absolu.

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Alors là, on touche à mon péché mignon. Dès que je vois un nouveau tome de Giacometti et Ravenne, je ne peux m’empêcher d’y prêter toute mon attention. Si la mention « Marcas » est visible sur la quatrième de couverture, vous pouvez être sûrs que ce bouquin finira entre mes mains. Je ne résiste pas aux aventures de ce cher commissaire Antoine Marcas. C’est donc en faisant mes courses que ce Conspiration a fini dans le panier sans crier gare.

J’aime mélanger les aventures présentes avec des aventures historiques dont le lien ne devient évident qu’en cours de lecture. J’aime le fait de changer de personnage et donc de point de vue au fil des chapitres pour rompre la monotonie d’une histoire seulement focalisée sur l’importance d’un personnage. Les auteurs jouent avec ces changements pour nous tenir en haleine et cela fonctionne à chaque fois. Ici, Marcas se retrouve dans une situation bien inconfortable pour lui et parfois pour nous, avec au milieu une confrérie bien sordide et un trésor d’un autre temps. J’ai beaucoup aimé ce roman, mais la fin me laisse un peu dubitative. Un peu trop de romantisme qui m’a déçue, et puis le trésor en question ne m’a pas vraiment mise en émoi. Par contre, je l’ai bien plus apprécié que L’empire du Graal qui a pris une direction complètement hors propos pour sa fin ne collant pas du tout avec le personnage. Et puis bon, vous l’aurez compris, le prochain finira quand même dans ma bibliothèque.

Nailbiter de Joshua Williamson et Mike S Henderson chez Glénat Comics

Buckaroo, Oregon, a donné naissance à 16 des plus dangereux serial killersdes États-Unis. Cette ville nourrit l’obsession de Caroll, profiler au FBI, depuis que le dernier « boucher de Buckaroo », Edward « Nailbiter » Warren, a été acquitté au tribunal et lui a filé entre les doigts. Comment une si petite ville a pu voir émerger tant de meurtriers ? Finch, agent à la NSA, doit rejoindre Caroll pour élucider cette énigme sur place. Mais quand il arrive, son ami a disparu. Et le seul qui peut l’aider à le retrouver n’est autre que le diable en personne : Warren.

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Quittons un peu les romans pour nous intéresser à un autre format cher à mon coeur (mes bibliothèques sont un bordel sans nom qui débordent dans tous les sens) : les comics. Ici, je voulais vous parler de Nailbiter qui est l’un de mes titres préférés tout éditeur confondu. Au lieu de vous présenter seulement le premier tome, je réunis les trois déjà parus car ils vont clairement ensemble. On avance au fur et à mesure dans l’histoire sans se perdre en fioriture avec des histoires parallèles.

Pour être honnête, j’ai un très très gros coup de coeur pour le personnage d’Edward Warren alias Nailbiter et j’aime les relations qui se travaillent au fil de l’histoire avec le FBI, la NSA ou la Sheriff du coin. On retrouve dans ce comics un peu l’esprit tordu de Ragdoll (d’ailleurs les deux sont comparés à Se7en). C’est sordide, les planches de Mike S Henderson sont très angulaires avec un style que j’adore. Et si le premier tome me semblait un peu loin du nom d’origine, en fait, tout est bien travaillé. On découvre toujours plus d’horreur au fur et à mesure qu’on avance, et la fin du tome 3 m’a rendu complètement dingue et je trépigne d’impatience pour le tome 4. (L’histoire est prévue en 6 tome normalement selon les parutions en VO donc ce n’est pas une histoire à rallonge qui risque de perdre le lecteur)

The Infinite Loop, une histoire d’amour intemporelle

The Infinite Loop

Dans la vie, il y a les livres, les bons gros livres avec leur odeur bien particulière, les pages à tourner, les couverture qui se cornent, les milliers de mots qui s’enchainent, et il y a les livres avec des dessins et des personnages qui parlent dans des bulles : les comics. Et si j’aime mes bouquins d’un amour fou, j’aime aussi énormément les comics, dont l’approche est plus visuelle et complètement différente.

Aujourd’hui j’ai décidé de vous parler d’une histoire bien particulière, scindée en deux parties, qui vient bien de chez nous, dont le duo à la tête du projet est d’un adorable comme pas permis, je parle bien sûr de The Inifinite Loop par Pierrick Colinet et Elsa Charretier.

Une découverte pas comme les autres

Avant de plonger dans le récit et ses aventures, il faut que je vous raconte comment j’en suis venue à lire cette oeuvre. Tout a commencé il y a quelques années, avant la Paris Comics Expo 2013. Avant les conventions, les artistes proposent de faire des commissions (dessins personnalisés sur commande) pour les spectateurs, et une amie m’a fait connaître une artiste du nom d’Elsa Charretier. Présente sur l’événement avec un style très beau et qui me touchait, je me suis décidée à lui demandée une commission : celle d’un Damian Wayne en Robin, pour pouvoir la récupérer lors de la convention.

Et quelle fut cette rencontre ? Celle d’une artiste adorable, souriante, dont l’oeuvre (le Robin en question) est une beauté à tomber, et je n’aurais pu en espérer autant. D’ailleurs pour infos, il trône au dessus de mon lit, tel un trophée que je garde près de moi. Suite à cette rencontre, nos chemins se sont croisés à plusieurs reprises, et puis un jour, elle et Pierrick Colinet, alias Mr le scénariste, ont lancé un projet sur Ulule concernant The Infinite Loop. Bien que le nom soit mystérieux, les quelques informations sur le projet m’ont de suite attirée, et en plus, j’aime beaucoup l’opportunité donnée aux fans du duo de les aider à faire vivre leur projet. Ni une, ni deux, la contribution est vite partie, et par la suite, il a fallu attendre le premier volume. Et une fois entre les mains, ce fut une surprise totale, et un coup de foudre pour l’histoire. Puis, il a fallu attendre encore quelques temps, une publication par un éditeur français Glénat, puis même en VO chez IDW Publishing, pour avoir le tome 2 qui a encore une fois été une grande surprise.

Damian Wayne par Elsa Charretier

Une histoire d’amour intemporelle

Tout d’abord, le premier tome nous entraine dans le quotidien de Teddy, une jeune femme au fort caractère qui file au gré de la ligne temporelle pour éliminer les anomalies repérées, jusqu’au jour où une anomalie va tout changer. Elle va rencontrer l’amour, le grand, le vrai auprès d’Ano, une belle jeune femme qui semble hors du temps. On va suivre ce coup de foudre qui va déclencher une réaction en chaîne, avec l’histoire d’amour qui se construit, tout en sincérité, et c’est touchant à  la lecture. Mais au final, on arrache brutalement Ano à Teddy, et c’est un peu comme si on nous l’arrachait à nous aussi, avec la colère qui grandit.

Dans le tome 2, Teddy se bat contre l’organisation qui dirige le temps, contre elle-même, contre le temps, pour retrouver son amour et restaurer les anomalies. Un tome empreint de force, de colère, mais aussi de tendresse et sensibilité. C’est un peu un point d’orgue par rapport au premier tome. Deux ambiances différentes, mais toujours cette empathie envers Teddy qui se bat pour sa vie, pour son amour. Une histoire hors du temps, très forte, très bien écrite. Les mots sonnent justes, les discours sont poignants, j’aime les retours sur les grands moments de l’histoire. En fait, rien n’est laissé au hasard.

Côté planches, le style d’Elsa se rapproche de celui de Darwyn Cooke que j’adore, que j’aime d’amour, et du coup les personnages sont empreints d’une identité bien distincte. On les reconnait au premier coup d’oeil, et les expressions travaillées donnent une jolie profondeur à l’ensemble. En bref, je vous invite à clairement vous procurer les deux tomes de cette histoire et à vous plonger dans le récit qui vous fera perdre la notion du temps, tout en vous interrogeant sur des questions importantes au fil de la ligne temporelle.

The Infinite Loop

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