Grandir, une histoire bien compliquée

Grandir, une histoire compliquée

Après tous ces mois d’absence, quoi de mieux qu’un peu de nous, de moi, pour revenir ?

Grandir, c’est un concept déjà évoqué ci et là au fil des premiers mois de vie de notre pépette, et pourtant, cela continue de nous marquer. A maintenant trois ans et demi, elle nous montre d’autres facettes, et nous réagissons également différemment. On peut dire, en quelque sorte que grandir, c’est compliqué à la fois pour elle, pour nous envers elle, et pour nous personnellement.

Grandir et se construire

Grandir pour un enfant de trois an et demi, c’est acquérir beaucoup de connaissances. Développer son imagination. Apprendre à travers de nouvelles activités. Pour notre pépette, apprendre à vivre au quotidien avec une vingtaine d’autres enfants, dont des enfants de quatre et cinq ans avec sa première année de maternelle. Mais c’est aussi apprendre les émotions, apprendre le refus, apprendre la frustration, apprendre la colère à un nouveau niveau. Et surtout, essayer de les comprendre. Tout cet afflux est parfois difficile à gérer et il en ressort des crises que l’enfant ne gère pas du tout, des coups de colère, des gestes d’humeur. On pourrait se fâcher, on peut même s’y laisser faire avec la fatigue, pourtant il faut se mettre à leur place. Tout se bouscule, l’enfant a besoin de ses attaches, de ses piliers, mais il se confronte à des refus qui signe une cassure à ses yeux. Il fait des bêtises sans s’en rendre compte et se retrouve grondé (par réflexe malheureusement) par ses piliers, ceux en qui il a le plus confiance. C’est donc dur de grandir et devoir gérer toutes ces nouveaux maux du quotidien.

Grandir, c’est aussi dur pour les parents. C’est voir son enfant, encore bébé il y a peu, évoluer à la vitesse de l’éclair. Entendre de nouvelles phrases, l’entendre chanter, compter, danser, s’inventer des histoires, raconter sa journée avec fierté. Se confronter aux bêtises et accidents de l’enfant sans avoir forcément une réponse toujours bienveillante en passant parfois par les cris. C’est un grand huit émotionnel. Depuis le premier jour. Sauf que ce grand huit prend de plus en plus d’amplitude au fil des années, et je sais que rien n’est encore fait, il nous reste encore beaucoup d’années. Etre parent, c’est dans les bons comme les durs moments. C’est accompagner son enfant au mieux, le guider sans aucun mode d’emploi, juste des semblants de logique.

Grandir à tout âge

Et puis, les parents grandissent eux-aussi. Un travail, une vie de couple, en dehors de l’enfant, ça compte. Rien n’est figé, tout évolue. Parfois on change du tout au tout, parfois des situations deviennent critiques. La pression que l’on peut vivre en étant adulte est parfois assez importante. Les événements de la vie nous rattrapent parfois, et l’enfant et ses émotions se retrouve face aux parents déjà submergés par d’autres émotions. On se découvre et on apprend encore tous les jours. C’est un beau festival. Mais un festival qui parfois fait couler quelques larmes.

Au fond, on s’en sort toujours. On rit toujours. On aime encore plus. Mais grandir, ça reste quand même l’une des expériences les plus incroyables de la vie.

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin

Tomate

C’est l’été. Mais parfois on ne dirait pas. On oscille entre chaleur caniculaire, étouffante, moite, et temps de pluie avec des matinées vraiment très fraîches. On monte et on descend l’échelle des Celsius à une vitesse folle en quelques heures. Et pourtant, lorsque le temps se maintient à un juste milieu, on prend alors du temps pour profiter d’un peu de verdure.

Que ce soit le temps d’une balade, ou pour jouer dans la cour ou le jardin. Trouver de nouveaux jeux, faire des découvertes. Et surtout on profite de ces moments aux airs de vacances qui se profilent à l’horizon.

Un peu de nature et de jardin

Nous avons la chance, bien que vivant en centre ville, d’avoir un petit jardin, et d’avoir des parcs à proximité avec des structures pour les enfants. La nounou elle aussi est entourée par quelques parcs entourés de verdure pour les enfants. C’est d’ailleurs dans l’un d’entre eux qu’avec d’autres assistantes maternelles du relais, elles ont organisé un pique-nique avec les enfants. Il faisait beau, pas trop chaud. Dès que l’on arrivait dans la rue du parc on entendait les enfants rire. Certains jouaient. D’autres mangeaient. Je suis restée un peu à discuter le temps de continuer à faire manger pépette avant de rentrer à la maison. C’était un moment très agréable, et je peux vous garantir qu’elle ne voulait pas partir. D’ailleurs elle a insisté pour refaire un peu de toboggan avant de partir. Elle s’est tellement amusée au parc avec les autres enfants, qu’en même pas cinq minutes, elle dormait déjà dans la poussette sur le chemin du retour.

Une fois dans le jardin ou la cour, c’est une autre histoire. Il n’y a pas d’autres enfants. Et lorsque papa travaille, nous sommes toutes les deux alors elle court avec son vieux trotteur relégué dehors. Elle gribouille avec des grosses craies spécialement prévues pour l’extérieur. Elle range les fleurs fanées tombées de l’hibiscus, avant de les jeter dans le jardin. Elle arrache toutes les pâquerettes et tente de souffler sur les pissenlit. Avec au passage quelques petites frayeurs dès qu’un insecte s’approche ou lorsqu’elle est face à une tomate. Oui, les tomates peuvent être impressionnantes avant d’être boudées dans un assiette.

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin 1

Un lieu d’apprentissage paisible

C’est aussi les moments où pépette observe tout. Le moindre bruit l’interpelle. Elle touche toutes les feuilles en expérimentant les feuilles piquantes de courgettes, les odorantes des tomates ou les fleurs de la lavande, elle regarde la brillance des feuilles du camélia. Elle aime aussi depuis peu arracher les brins d’herbes un peu longs qui dépassent hors du jardin. Oui, elle a tendance à aimer l’ordre.

C’est aussi dehors qu’elle parle beaucoup. Elle essaie de répéter le nom des oiseaux. Crie après les chiens qui passent en courant au portail. Tente de répéter le nom des plantes. Et commente le temps. Lorsqu’il pleut, on a droit à « i plo » et lorsqu’il fait beau et chaud on a droit à « cho ». Son langage commence à sérieusement s’enrichir et la voir tenter de mettre des noms sur ce qu’elle voit est toujours très mignon avec son petit regard tout fier. Puis vient le temps de rentrer à la maison, et parfois le petit chagrin qui va avec. Mais on peut être sûrs que dès le lendemain, si on lui dit « on va dehors » ou « on va dans le jardin » elle rapplique comme une flèche peu importe dans quelle pièce elle se trouve pour se planter devant la porte et taper pour nous signifier de nous dépêcher. C’est marrant de la voir évoluer dans ce jardin où j’ai passé tant d’après-midis…

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin 2

Et vous, quelles sont vos activités préférées dans le jardin ?

Journal de maternité #51 : Peur que ça recommence

Jouets

Bien le bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui, je vous propose un nouveau journal de maternité, qui fera peut-être écho chez certains parents. Tout est dans le titre : la peur que ça recommence. Mais alors, de quoi puis-je parler ? Tout simplement, les vilains gros virus / bobos qui mettent nos tout-petits à terre, et nécessite parfois l’intervention du corps médical.

Une peur pas du tout rationnelle

Le truc, quand on est primo-parents, c’est que le moins coup de mou, le moindre comportement anomal de notre enfant (ou nos enfants) nous rend complètement paranoïaque. Et ces derniers temps, on a eu notre dose de petite parano de primo-parents. Angine de maman qui pourrait atteindre pépette, coup de fièvre sur 24h qui monte bien bien sans aucun autre symptôme, fatigue, bobo, chutes, rechute de maman et son angine, vaccins, et pour finir, le rhume qui suit les vaccins. Mais dans tous ces petits maux, on peut se prendre la tête, on peut s’inquiéter, mais ce n’est pas le pire pour moi. Ah oui, il y a eu tous les articles sur la noyade sèche aussi qui nous ont fait psychoter.

Non, le pire… Le pire, c’est les remontées et vomissements ou même diarrhées (coucou la vie glam de maman). Depuis qu’elle nous a fait sa double hospitalisation pour gastro-entérite aiguë fébrile, rien que ces mots me pincent et résonnent dans ma tête, je suis aux aguets au moindre signe. Il y a peu, elle nous a fait un épisode de diarrhée chez la nounou, qui à la maison s’est juste soldé en pas si diarrhée que ça mais à surveiller quand même quelques jours plus tard. Autant vous dire que mon palpitant jouait des castagnettes pendant ces jours là même si je faisais bonne figure. J’ai vraiment cette peur en moi, je la revois dans mes bras en train de vomir tout ce qu’elle pouvait et bien plus encore, impuissante. Bien entendu, ce n’était qu’une gastro, il y a bien pire, mais c’est le moment où j’ai vraiment dû affronter la maladie, l’hôpital pédiatrique, le dépit de ne rien pouvoir faire, pour la première fois, et c’était dur.

Il paraît que ça va mieux ensuite

C’est ce que tout le monde dit. Avec le temps, ça va mieux, avec le second ça va mieux… Mais en fait, pour l’instant même si en cas de rhume je passe en mode automatique pour soigner et laver ce petit nez, faire descendre la fièvre, je ne m’y fais pas. La voir toute fatiguée dans mes bras, râlant toute la journée alors que ce n’est pas dans ses habitudes, c’est difficile. En fait, je suis juste maman. Une maman qui fait comme si elle tenait les rênes solidement, alors qu’au moindre écart elle peut s’écrouler. Heureusement, avec le papa, on se soutient, même si parfois on ne voit pas les choses de la même manière, on trouve toujours un moyen de s’entendre pour elle, et de s’apaiser l’un l’autre ce qui est très important.

La maternité, ça vous change une femme. Les inquiétudes de santé sont transférées d’un corps à l’autre. Même si je suis malade, c’est toujours ses bobos à elle qui primeront et m’inquiéteront le plus. Oui, la maman qui met sa santé de côté n’est pas un mythe, mais j’essaie de ne pas trop tomber dans ce travers. Car si la maman ne prend pas soin d’elle, elle ne peut pas s’occuper correctement de sa petite famille qui a besoin d’attention. Alors, au pire, le second ça se passe mieux. Mais je n’en veux pas. Donc pour l’instant je ne me dis pas que ça ira mieux avec un autre bébé. Pour l’instant je flippe avec elle, et c’est comme ça, et ça restera comme ça.

Cette lecture aura pu vous faire sourire, peut-être rire, peut-être que vous vous reconnaîtrez dans ces mots, mais mine de rien, ça fait du bien de l’exprimer. Surtout quand on est en plein dedans avec une pépette en pleine rhinopharyngite. Merci les changements de températures, et pas merci les nuits au manque de sommeil bourrées d’inquiétude à la moindre toux. Dîtes-moi que vous aussi vous êtes des parents un peu paranos ?

Et puis vient la question « Quand ? »

Question

Bonjour à toutes et à tous, alors que pépette a franchi le cap du 18 mois alias 1an et demi à une vitesse folle. Je me rends compte que je me suis posé un nombre incalculable de fois la question « quand ? ». Je crois même que je me suis posé cette question sur à peu près tous les sujets possibles. Il est certain que lorsqu’il s’agit de notre premier en enfant et que nous ne côtoyons pas d’autres bébés au quotidien, on est clairement paumé et même si on lit des livres, des forums (bad idea), des articles sur les sujets en question, on n’est pas spécialement plus avancé tant les bébés sont différents.

Alors j’ai essayé de compiler ici quelques questions qui m’ont pris la tête pendant un bon bout de temps (dont certaines qui trottent encore). Dites moi que vous aussi ce « Quand ? » revient souvent dans vos vies avec vos pitchounes !

Et la nourriture solide, c’est pour quand ?

Avec l’allaitement, l’alimentation au début paraissait bien simple : quand elle voulait, où elle voulait, autant qu’elle voulait. Sauf qu’au bout d’un moment (5mois), le pédiatre a dit qu’on pouvait commencer la diversification alimentaire. Et là… Que faire ? Commencer de suite ? Attendre un peu ? Attendre beaucoup ? Finalement prise de remords suite à une prise de poids faible (merci le pédiatre toujours) on a commencé à 5mois et 3semaines.

Mon conseil, attendre que votre pitchoune soit prêt. Pas besoin de brusquer les choses, il/elle a tout ce qu’il lui faut dans le lait au moins jusqu’à six mois. Faites comme vous le sentez, me sentir forcée de commencer m’a collé une grosse pression car je n’étais pas prête du tout.

Et les morceaux ou assiettes normales, c’est pour quand ? 

Là, on touche du doigt une des questions du moment. J’ai tellement été sous le choc par les réflexions des petites prises de poids du pédiatre même si c’était il y a longtemps que je perds mes moyens pour les repas. Si elle ne mange pas assez de purée ou la boude je me mets en stress. Alors la laisser manger une assiette où elle passera de 200g de purée à 60g de morceaux ? Autant me mettre en pls de suite. J’ai donc trouvé la parade, je lui donne sa purée, et ensuite une assiette proche de la notre dans laquelle elle pioche ce qu’elle veut. Je diminuerai la purée au fur et à mesure pour que la transition se fasse doucement.

Et la marche, c’est pour quand ?

Alors ça, ça m’a trotté longtemps aussi. Pépette rampait tout ça, mais être à quatre pattes est venu plus tard, tout comme se lever. Et du coup, en parlant, les gens finissent toujours pas demander si bébé marche, s’étonner car truc machin à son enfant qui a marché à 9 mois… Mais les enfants marchent quand ils sont prêts et c’est tout.

En attendant, je me suis demandé quoi faire pour l’aider, demandé si le trotteur était une bonne idée (un trotteur à pousser, pas ceux où on glisse bébé dedans), demandé si c’était normal. Et j’en suis venu à me demander quand est-ce qu’elle finirait par marcher moi aussi. Jusqu’au jour où elle s’est lancée toute seule.

Et puis vient la question "Quand ?" 3

Et le pot, c’est pour quand ?

Bon, ça, c’est la question du moment. Oui car maintenant qu’elle marche la question c’est quand se débarrasser des couches et passer au pot. Sauf que pour l’instant elle ne sait dire que « caca » et je ne la sens pas prête du tout. Certains disent qu’il faut attendre que l’enfant monte deux marches d’escaliers normalement sans aide, d’autres attendent que bébé comprenne et le demande. Je fais plutôt partie de la deuxième école pour le coup. Je lui explique déjà les différences entre les couches, et les litières, donc j’ai trouvé normal de lui présenter déjà son pot pour plus tard (un pot de famille), puis lui expliquer la différence avec nos toilettes.

Ce sera donc quand elle le demandera. Je ne vais en aucun cas la brusquer en la posant moi sur le pot toutes les cinq minutes pour lui montrer où faire pipi / caca.

Et le brossage de dents, c’est pour quand ? 

Oui, je me suis pris la tête avec cette question. On a plus ou moins commencé tôt avec les embouts de doigts en silicone, cependant, dès qu’on lui proposer sa brosse à picots doux, elle la mordillait dans tous les sens. Et vous savez ce qui me faisait douter ? Les mythes sur les caries des bébés allaités. Depuis quelques jours, j’ai tenté le matin de lui faire se brosser les dents avec une mini brosse à dents douce, en même temps que moi, et même si elle la mord encore un peu, elle essaie de m’imiter ce que je trouve absolument craquant.

Et l’arrêt de l’allaitement maternel, c’est pour quand ? 

Cette question je me la suis posée plusieurs fois, et puis j’ai arrêté. Je sais maintenant que j’arrêterai lorsque cela nous conviendra à toutes les deux. Je ne me sens en aucun cas esclave de l’allaitement, même si je dois me lever la nuit. Si elle a besoin je lui donne, et puis de toute façon, il faudrait que je pense à arrêter de me justifier. Car si je ne me pose plus la question, les gens autour de moi ne se gênent pas pour le faire.

Et le coucher seule, c’est pour quand ? 

Parfois je me le demande, surtout quand elle réclame ma présence à ses côtés pendant 45minutes alors que mon ventre crie famine, par pur égoïsme. Mais au fond, lorsqu’elle réclame des câlins, des bisous à travers les barreaux du lit, qu’elle m’appelle tout doucement, ou tend son bras pour sentir ma présence avant de se lâcher complètement au sommeil, j’oublie le temps et j’en profite. Mine de rien, c’est un peu un moment où je souffle aussi avant d’attaquer ce qu’il nous reste à faire.

Alors si pour l’instant elle a besoin que je reste auprès d’elle, je reste. Je la laisserai s’endormir seule quand elle sera prête et puis c’est tout. Il y a une raison pour qu’elle en ait besoin, les enfants ne font pas de caprices. Et puis, je n’aime pas l’idée de la laisser pleurer dans son lit et qu’elle s’endorme stressée, voire épuisée par les pleurs. C’est juste viscéralement impossible pour moi.

Il y a beaucoup d’autres questions, certaines qui durent, d’autres plus ponctuelles, mais j’ai essayé de réunir de celles qui sont (ou ont été) les plus récurrentes. Il n’y a pas de planning indiquant des âges précis ou des guides minutieux à suivre avec son enfant. On fait au fur et à mesure, à leurs rythmes. Qu’elles sont les « quand » qui vous ont pris la tête ?

Journal de maternité #49 : Une histoire de sommeil

Sommeil de l'enfant

Ah le sommeil, qu’elle chose compliquée, parfois qui relève de l’irréel pour certains parents quand il s’agit d’un bébé / enfant. Qui n’a jamais rêvé d’une belle nuit complète, et pourquoi pas à rallonge ? Sur plusieurs jours si possible ? Alors qu’au final on a un pitchoune qui demande à être réconforté, nourri pendant la nuit nécessitant plusieurs réveils et aller-retour au fil de la nuit lorsque le co-dodo n’est pas de mise… Ouais, les petites traces violacée sous les yeux peuvent vite devenir des squatteuses à long terme sous les yeux.

Avez-vous des petites anecdotes ou des petits rituels pour plonger vos pitchounes dans les bras de Morphée ?

Le rituel du sommeil

Chez nous le soir, le rituel s’est établi assez tôt grâce à l’allaitement (mais vous verrez que plus tard ce sera un « à cause de l’allaitement« ). Dès le début de notre vie à trois et sur les huit premiers mois, les repas du soir n’étaient que de simples tétées. Du coup, après le bain, on câlinait, on jouait un peu, et puis  on allait se lover dans le fauteuil dans la chambre de pépette, toutes les deux, et puis venait le temps de la tétée ou des tétées car toute petite elle réclamait sur une bonne période de temps. Puis j’ai commencé à rapidement lui lire une petite histoire, puis à nouveau un câlin et au dodo.

Puis on a introduit le repas du soir, mais cela n’a pas trop changé notre rituel. La tétée a en général lieu avant le bain, ou juste après (en peau à peau parfois car elle réclame une fois en couche), papa donne le bain, puis on joue calmement le temps de réchauffer le repas. Ensuite, on regarde des vidéos de chansons Disney (oui bon ça va hein). Vient ensuite le rituel du coucher lui-même, après un câlin à papa, on met le pyjama (car pépette commence à mettre les bras toute seule), on se débarbouille, on se brosse les cheveux (elle brosse les miens pendant que je m’occupe des siens). Puis on va se lover dans le fauteuil, notre fauteuil en quelque sorte, pour lire une histoire. Parfois des petites histoires Disney, parfois un livre plus interactif, et ensuite, une fois le livre rangé, on câline puis hop au dodo. Ensuite je reste avec elle à lui murmurer des mots doux, faire des bisous quand elle en demande. Bon j’avoue que souvent j’essaie tant bien que mal de l’apaiser Et quand enfin elle s’apaise et s’endort je quitte la chambre.

Pour les siestes, c’est en fonction de son humeur. Bien souvent maintenant, il suffit de lui demander « tu veux aller au dodo », si elle en a envie elle se dirige d’elle même vers son dodo ou la table à langer pour qu’on la change, débarbouille puis câline avant le dodo.

Sommeil de l'enfant

Des dodos version grand huit

Vient ensuite le temps lui même du dodo. Pour les siestes, ça varie très souvent. On peut passer de trente minutes à parfois deux heures. Cela dépend de son activité chez la nounou et surtout de la nuit passée. Même si après une bonne nuit elle peut aussi nous faire des bonnes siestes. La différence vient surtout du nombre de siestes qui est passé de quatre les premiers mois à deux maintenant (parfois trois si elle fait un petit som’ en poussette). Mais ce qui est le plus changeant reste les nuits.

Les premiers mois, elle se réveillait toutes les 1h30 / 2h pour réclamer ses tétées, et si au début le rythme peut effrayer, on s’y fait rapidement grâce au demi-sommeil dans lequel on est pendant la tétée. Puis elle a espacé de 3h / 4h. Maintenant, à 17mois, elle prend une ou deux tétées entre 21h et 00h, puis une vers 3h ou 4h. Ensuite, c’est celle du réveil vers 6h. Cependant, elle nous a surpris à réclamer toutes les deux heures à nouveau, ou carrément faire des nuits complètes. Et je vous avoue que les nuits complètes me décalquent car je me réveille pour vérifier que tout va bien et qu’elle a bougé et si je dors d’une traite, je suis à la ramasse au petit matin.

L’essentiel, c’est que pour l’instant je peux à nouveau dormir dans mon dodo, et non plus le matelas gonflable qui était à côté de son lit pendant plusieurs semaines suite à ses angoisses nocturnes. J’avais fini par passer mes nuits à ses côtés, et j’avoue que parfois entendre sa respiration me manque. Et puis avoir un lit deux places pour mon 1m58, c’est royal quand même pour compenser les réveils.

Sommeil de l'enfant

Chacun son rythme de sommeil

Bien sûr, il faut comprendre que tous les rythmes sont différents. Certes, même si je donne des tétées à chaque réveil la nuit pour aider pépette à retrouver facilement son sommeil, l’allaitement n’est pas la raison principale qui provoque les réveils. Elle peut avoir un petit creux ou une petite soif, certes, mais les réveils des bébés varient. Un bébé allaité peut faire ses nuits comme se réveiller plusieurs fois. Et un bébé au biberon peut faire de beaux réveils à répétition tout comme de belles nuits.

Chaque bébé à son propre rythme prédéfini. On a beau dire ce que l’on veut, s’étonner des réveils, on ne peut rien y faire. Il faut laisser bébé mener ses nuits comme il/elle le souhaite. Tout en les accompagnant en cas de terreurs / angoisses nocturnes ou encore en cas de cauchemars ou endormissement difficile. Certes on peut rester de longs moment pour les aider mais cela vaut bien mieux que laisser un bébé pleu rer et s’en épuiser et se stresser. Laisse un tout petit pleurer n’apporte rien de bon ni sur l’instant ni sur le long terme.

Comment survivre aux poussées dentaires de bébé

Comment survivre aux poussées dentaires de bébé

Hello les ami(e)s, on se retrouve aujourd’hui pour parler de périodes qui font frémir les jeunes parents rien qu’à leur évocation : les poussées dentaires. Ces vilaines période de quelques jours où un petit ange peut se transformer en petit démon, tout en souffrant de petites quenottes qui percent une gencive encore vierge. Qui n’a jamais retrouvé son petit bébé fatigué, joues rouges, bavant de surcroît et ronchonnant à tout bout de champ ?

Ici, je vous propose de parler de quelques solutions pour mieux vivre ces périodes de poussées dentaires (après un article consacré aux poussées de croissance), qui sont plus facilement repérables au fil des mois avec un bébé qui se fait mieux comprendre. Si vous avez d’autres petites astuces, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires !

Identifier les poussées dentaires

Ici, je ne parlerai que de notre cas puisque les signes visibles de la poussée dentaire peuvent varier d’un bébé à l’autre. Nous avons en général un combo grève du sein / joue rouge / gencive rouge boursouflée / partie blanche apparente sur la gencive / bave en excès / mâchouille de tout ce qu’elle trouve (même nous) / caractère ronchon et énervé / se tripote la bouche et les gencives / du mal à manger / fièvre. Nous n’avons pas spécialement remarqué d’érythème fessier pour le moment, mais par contre elle est montée une nuit à 40.6 de fièvre, baissée complètement en quelques heures.

Expliquer la situation à l’enfant et câliner

Le jeune enfant n’est pas encore en capacité de comprendre ce que signifie ce mal aux gencives qui survient brusquement. Ainsi, je trouve qu’il est important de lui expliquer ce qu’il se passe, l’origine de ses douleurs et de l’accompagner dans les moments difficiles. Même petit l’enfant est réceptif aux paroles de ses parents, alors même s’il ne saisit pas les détails, je trouve important de partager ces moments là.

Les câlins bien sûr sont très importants car en dehors d’apaiser les chagrins, ils permettent de rendre le lien de proximité avec bébé, lui apporter du réconfort, et le must en peau à peau si possible. Le portage rentre bien évidemment dans cette catégorie, surtout en cas de sieste difficile.

Les massages des gencives

Pour masser les petites gencives des bébés il existe différentes méthodes. Vous avez le doigt propre tout simplement, ou encore des embouts en silicone avec des petits picots tout doux, ou même des petites brosses à picots douces.

Ces massages peuvent se faire doucement sans produit particulier, mais certains peuvent se révéler utile par leur vertu apaisante sur la douleur comme par exemple des tissus imbibé d’infusion de camomille, une goutte d’huile essentielle de camomille ou giroflier dans de l’huile végétale, ou encore du gel gingival.

Nous utilisons le gel Acorelle à la guimauve ( la plante) qui est vegan. Mais il existe aussi un baume à la sauge chez Weleda (non testé) pour les compositions les plus saines et bio. Je dépose une noisette de baume sur une brossette en silicone pour les petits de 0-6mois et je lui frotte les gencives, puis je la laisse jouer avec et la mâchouiller. Il semblerait que le baume fonctionne assez bien puisqu’en général elle ne se plait pas trop après l’avoir passé. Du coup, le passer un peu avant une tétée ou un repas permet d’être un peu plus au calme et permet à pépette de mieux manger.

La mâchouille encore et toujours

Comme dit juste au dessus, on peut laisser des petites brosses à dents à picots aux bébés sous surveillance pour qu’il mâche et clairement se fassent les dents dessus. Mais il existe d’autres petites astuces. L’une d’elle souvent utilisée à la maison, surtout pour les premières dents c’est le collier d’allaitement / dentition. En câlin, ou en écharpe / porte-bébé, je portais mon collier Kangaroo Care et pépette se faisant les dents en même temps qu’elle profitait d’être dans les bras. Bon, il est vrai qu’on récolte pas mal de bavouille mais je trouve que c’est une bonne solution pour calmer lors des premières poussées lorsque bébé est encore tout petit et très dépendant. Il existe aussi des bracelets de dentition.

Sinon, nous avons un anneau de dentition tout bête, trouvé en promo avant même sa naissance. L’avantage c’est qu’on peut le placer au frigo pour qu’il soit bien frais lorsque bébé le porte à ses gencives afin d’être efficacement et rapidement soulager. Mais en général, j’ai envie de dire que n’importe quel jouet fait l’affaire du moment qu’il est robuste. Pépette a tendance à TOUT mordre lors des percées.

Il existe aussi les racines à mâchouiller comme l’iris, la réglisse, la guimauve (attention à l’effet laxatif des deux premières si bébé le mâche trop longtemps). On peut les trouver en pharmacie, et sous le travail des gencives les racines libèrent leurs principes actifs qui apaisent bébé. J’en ai entendu beaucoup de bien mais nous n’avons jamais testé.

Homéopathie et médicament

Enfin en dernier recours, on peut aussi donner de l’homéopathie à un bébé. Qui ne connait pas « Camilia pour apaiser bébé quand il fait ses dents » ? Le camilia en solution est l’un des rares produits homéopathiques qui ne contienne pas de lactose (les granulés oui) bien qu’il reste un produit purement pharmaceutique.

Sinon, en cas de grosse douleur, d’inconfort général, de fièvre, on peut également utiliser du doliprane nourrisson. Si toutes les solutions naturelles ne fonctionnent pas, on ne laisse bien entendu pas bébé souffrir et le doliprane soulage assez facilement, surtout une fièvre nocturne à plus de 39/40 non soulagée par un bébé en simple pyjama dans une chambre très fraiche.

Je fais le choix de ne pas parler du collier d’ambre car je trouve cela assez dangereux, surtout avec nos pépette qui s’agite toujours dans tous les sens. Je ne parle pas non plus de l’astuce de grand mère de passer un morceau de sucre sur la gencive pour aider la percée car cette pratique est assez barbare et propice aux infections.

J’espère que cet article pourra peut-être vous apporter quelques solutions lors des périodes difficiles, mais surtout ne rejeter pas bébé même si c’est très dur de le/la voir énervée et souvent en proie aux pleurs. Ils ont surtout besoin de réconfort et qu’on les accompagne dans ces poussées dentaires pour savoir que lorsque ça se reproduit, nous sommes là pour les aider du mieux que nous pouvons.

Journal de maternité #47 : Transmettre à son enfant petit à petit

Lecture

Hello les amis, j’espère que vous allez tous bien, et que certains d’entre vous profitent de vos pitchounes pendant quelques jours de vacances. Aujourd’hui, on délaisse tout ce qui est véganisme pour un nouveau journal de maternité, consacré à la transmission à l’enfant. C’est un sujet très vaste, mais il est vrai que j’ai remarqué certains comportements chez notre pépette qui semblent lui avoir été transmis. Et du coup, je me suis intéressée à cette question.

Un éventail d’émotions pour les enfants

Pour nous, les émotions nous accompagnent au quotidien et on a tendance à ne pas y prêter toute l’attention qu’elles méritent. Mais pour un enfant, tout est amplifié. La joie est décuplée, la tristesse demande un grand réconfort, la colère se traduit par des jouets qui volent et des gestes d’humeur non maitrisés. C’est donc à nous de les aider à accepter et comprendre toutes ces émotions. J’aime prendre le temps d’expliquer à pépette que ses émotions sont normales. Je m’assois à ses côtés, je mets des mots sur ce qu’elle semble ressentir, et je l’accompagne par exemple pour apaiser sa colère.

Les émotions sont innées, mais elles sont aussi calquées sur celles des parents. Si les parents sont très colériques devant l’enfant, cela déteindra sur lui ou elle. Il en est de même pour les sourires et la joie. Ici, on rigole volontiers, enfin non, tout le temps, pour un rien, elle aussi. Il suffit parfois qu’elle nous voit sourire ou qu’elle nous entende rire pour en faire de même. C’est d’un mignon.

Et puis il y a les goûts

Depuis quelques temps, dès que pépette entend quelques notes de musique, elle se met à danser. Si l’on se bouge un peu le popotin en sifflotant elle nous imite en se secouant en rythme. Nous n’avons pas encore eu droit aux petites fesses en couche qui se remue car elle danse avec son corps entier, son torse ou sa tête. Mais c’est trop chou à voir. On écoute souvent de la musique, et du coup, on a souvent droit à ces petites scènes. Elle danse aussi lorsqu’elle joue avec ses petits livres comptines interactifs. L’un de mes moments préférés, la prendre dans mes bras et danser avec elle. Ah, oui, et ce sur n’importe quelle musique, n’importe où. Comme par exemple, lorsqu’on croise une voiture qui écoute la musique à fond les ballons, et qu’elle se met à danser dans sa poussette.

Et puis, il y a les livres. LA passion du livre. Celle-ci, on sait d’où elle vient. Avec mes bibliothèques doublées, remplies, mes livres en cours qui trainent absolument partout. Et maintenant qu’elle joue de plus en plus de façon autonome, j’essaie de me distancer, et me remettre à ma lecture tranquillement sur le canapé. Mais c’est sans compter sur mon assistante lecture qui vient me tourner les pages ou me rejoint carrément avec ses livres à elle, pour se mettre à blablater et commenter tout ce qu’elle voit dans ses livres. Ou encore imiter les animaux qu’elle y voit. J’adore ces moments, et je vous avoue faire parfois semblant de lire alors qu’en fait je la regarde du coin de l’oeil. J’aime me dire qu’on pourra peut-être partager cet amour des livres plus tard et lire ensemble. J’aime me dire que oui, je lui aurais peut-être transmis un loisir, un plaisir qui m’est cher.

Nos petits moments rien qu’à nous

Nos petits moments rien qu'à nous

Bonjour ou bonsoir à toutes et à tous selon le moment où vous lirez ces lignes. Quand on devient maman, beaucoup de choses changent dans le quotidien, mais ceci est valable pour tous les membres du foyer. Tout est réorganisé autour de l’enfant nouveau venu, tout se rythme, tout s’anticipe. Et pourtant, au milieu de cette nouvelle routine, on parvient à se trouver nos moments rien qu’à nous, des moments de complicité entre mère et fille, juste toute les deux, même si le monde autour continue son train-train.

Avez-vous vous aussi vos petits moments privilégiés et sacrés avec vos petitounes ?

Le petit réveil du matin

En général, je me lève avant tout le monde à la maison, mais une dizaine de minutes après m’être levée, pépette se réveille. Je la vois commencer à émerger doucement puis s’asseoir et m’appeler doucement « mama ». Quand je vais la chercher j’ai alors droit à un gros câlin, serrée très fort par des petits bras, avec des bisous. Puis, elle papote pendant un long moment le temps que je la change et que l’habille avant le petit-déjeuner, comme pour me raconter sa nuit.

Le câlin de retour chez la nounou

Après être allée travailler, je pars chercher pépette chez la nounou. Et là, quand je la récupère, elle se jette sur moi pour me couvrir à nouveau de bisous en poussant des petits bruits trop mignons, en examinant mon visage comme pour vérifier si c’est bien moi. Même depuis les bras de la nounou, elle se jetterai presque pour venir dans les miens. Ensuite, c’est reparti pour les bavardages après le bisou à la nounou et à sa fille avec qui elle passe ses matinées.

La préparation des repas

J’ai beau râler, j’aime ces moments. En dehors des moments où elle trifouille les croquettes des chats ou du chien, ou les gamelles d’eau, elle se met debout, ses petites mains sur la table et me regarde préparer les repas. Avec quelques petits grignotages au milieu. Malheureusement, bien souvent, ça finit à fouiller dans les meubles ou dans les croquettes.

Les tétées

Je pense que c’est assez évident, mais j’aime ces moments là, aux réveils, ou même dans la nuit. Toutes les deux, comme au tout début. Bien sûr c’est devenu plus sportif parfois. D’autres fois, elle applaudit carrément pendant qu’elle boit, ou encore s’arrête pour parler puis y repart.

Les vidéos chansons et lecture du soir

Tous les soirs, sauf quand on est pas à la maison, après son repas du soir, je reste à côté de pépette qui a droit à deux ou trois petites vidéos de chansons Disney. Elle me prend parfois la main pour la coller contre elle le temps de la dernière chanson et mon coeur fond complètement. Ensuite, elle fait un gros câlin à son papa avant d’aller à la chambre. Et là, je reprend le relais pour lui lire son histoire du soir (retrouvez une sélection ici).

S’habiller ou se mettre en pyjama

Alors là, j’adore. Il suffit de l’aider un peu pour qu’elle comprenne qu’il faut enlever le tee-shirt ou le body, elle lève les bras puis pousse le tissus pour sortir sa tête. Bon, les chaussettes ça elle sait le faire depuis bien longtemps. Et au moment d’aller au dodo, je lui présente les jambes du pyjama qu’elle enfile seule, puis elle met ses petits bras toute seule aussi et je n’ai plus qu’à fermer. Cela peut paraître bête mais se sont des petits moments où l’on est très complices toutes les deux bien que papa aussi ait droit à ses moments.

Elle m’aide aussi à mettre mes chaussures. Tous les matins, au moment de mettre une chaussure, elle me tend irrémédiablement la seconde. Je la surnomme dans ces moments là : mon assistante chaussure.

Et puis les moments photos

Juste parce que j’adore la prendre en photo, qu’elle adore se voir à travers l’appareil photo frontal de mon téléphone et surtout… Parce que snapchat ! Si vous me suivez sur les réseaux sociaux vous pouvez voir à quel point j’aime les petits effets sur elle, surtout, surtout, surtout celui du lapin !

Nos petits moments rien qu'à nous

Nos lectures du soir du moment

Nos lectures du soir du moment

Hello les amis, j’espère que vous vous portez bien. Point de tombée dans l’émotion aujourd’hui, mais retour aux histoires de bébé. Enfin, surtout aux histoires partagées avec pépette tous les soirs après le câlin de mise en pyjama et le coucher. Nous avons pas mal de livres, y compris de belles éditions collectées de contes et de fables, mais voici nos lectures du moment, celles qui reviennent le plus souvent. J’adore lire et forcément, j’adore lui lire des petites histoires, et ce depuis qu’elle a élu domicile dans mon bidon.

Qu’elles sont les lectures que vous préférez avec vos petitounes le soir ?

Mon imagier de la nuit – Kididoc

J’ai découvert cet imagier il y a quelques temps par hasard. Il m’a de suite intriguée, et cherchant un petit nouveau livre pour le soir je l’avais commandé. Pépette a vite compris comment les interactions possibles. On y croise les animaux une fois la nuit tombée, les sources de lumière, le rituel du coucher, les astres. Chaque page présente des petites interactions avec des petites parties en carton à bouger. Son préféré reste le hibou, et elle prend même parfois le temps de faire des « houuu houuu » quand elle joue avec.

Mon histoire du soir – Disney

Il existe une quantité astronomique de livres Disney, mais mon coup de coeur va à ces petits livres tout mignons aux illustrations douces. Je sais qu’il existe des versions intégrales, des recueils, etc. Mais ces petits formats sont géniaux à manipuler avec un bébé sur les genoux en câlin. De plus, ces histoires comptent 5 à 10 minutes de lecture et cela évite de couper le récit en plein milieu. Nous avons des éditions plus importantes, mais n’aimant pas couper l’histoire pour l’instant, ces histoires du soir sont idéales. La collection s’agrandit petit à petit, mais pépette a déjà des préférences. Nous avons aussi dans le même format plusieurs petits My Little Pony. Et puis pour le prix, autant ne pas s’en priver.

Nos lectures du soir du moment

Bonne nuit doudou lapin – Kiabi

Oui vous avez bien lu : Kiabi. Lors de ma grossesse, j’étais partie pour acheter quelques affaires maternité / bébé, et je suis tombée sur un petit livre tout mignon avec des lapins. Et j’étais en période lapin. Oui oui, lapin. Une histoire toute douce sur une petite lapinette qui a perdu son doudou lapin, puis qui va le chouet et l’endormir. A chaque page elle fait un bisou à la lapinette maintenant, et c’est trop mignon.

Bébé Baltazar caresse le chat – Pédagogie Montessori

Ce livre est absolument doux et mignon pour les petits pitchounes. Pas beaucoup de texte par page, qui incitent l’enfant à participer au récit. Des illustrations mignonnes comme des aquarelles. Celui-ci est tout ludique avec un chat qu’on peut caresser ou encore un hérisson en éponge qui gratouille. Le seul inconvénient c’est qu’il se finit très vite, et on a tendance à compléter par Bonne nuit doudou lapin.

 Nos lectures du soir du moment

Journal de maternité #44 : Petits mots doux et gros bisous

Peluches

Hello tout le monde, j’espère que vous allez bien. Nous voilà réuni(e)s aujourd’hui pour un journal de maternité qui verse plutôt beaucoup dans le sentimental. Car oui, parfois une maman peut tomber un peu dans l’émotion. Dans n’importe quelle émotion. Dans n’importe quelle proportion. Enfin, je dis parfois, mais en fait, c’est quasiment tout le temps je crois bien. Et ce ne sont pas nos hormones toujours plus ou moins houleuses de maman allaitantes qui vont aider.

De l’émotion à l’état brut

Je vous parle plus haut des émotions de maman, mais les émotions de bébé sont très fortes aussi. J’aime lui voir ses émotions brutes. Il n’y a pas de triche, pas de faux-semblant. Si elle veut un câlin, faire un bisous, si elle est fatiguée, si elle est en colère, si elle est pleine de joie, on le ressent de suite. Les enfants sont vrais, ils nous montrent réellement la puissance des émotions qui les assaillent. Parfois, la colère peut être impressionnante, et les parents peuvent avoir tendance à l’assimiler à un caprice. Mais le caprice n’existe pas chez l’enfant, on ne le répètera jamais assez. Nous on sait que si elle essaie d’empiler ou ranger un objet sans y parvenir à plusieurs essais, sa frustration va se transformer en colère de ne pas y arriver.

La solution qu’on a trouvé est de l’accompagner en douceur, lui expliquer les choses et les causes de ses échecs. Elle jouera quelques instants avec d’autres jouets avant d’y revenir d’elle-même. Pareil quand on lui dit de ne pas monter sur le canapé, elle se fâche, mais après un câlin et une explication (enfin des câlins et des explications ça ne marche pas toujours au premier coup) elle comprend. Et du coup, de ne pas la braquer, de prendre le temps de lui expliquer, comme quand elle nous fait mal, et qu’elle comprend, elle fait un bisou et change d’expression. L’autre jour elle m’a cogné le visage avec un jouet, je lui ai enlevé le jouet, lui ai expliqué qu’elle m’avait fait très mal, elle est devenue triste et m’a fait un gros bisou.

Bébé bisou, bébé mots doux

Tiens, en parlant de bisous. Si vous saviez combien elle en fait par jour. Quand je la dépose chez la nounou, elle va dans ses bras puis revient dans les miens pour un câlin / bisou, quand je la récupère, c’est méga-câlin et bisou. Au fil de la journée, c’est un festival de bisou, de câlin. Elle peut être debout à côté de moi puis me tend les bras pour un câlin. Et mon coeur est à chaque fois prêt à exploser d’amour. C’est d’ailleurs en étant attentive à ses besoins que j’ai pu comprendre comme l’endormir le soir. Dans le calme, après l’histoire, je la mets au lit, et je lui caresse la tête en lui chuchotant des mots doux, des mots de confiance, des mots d’amour. Elle est plus sereine pour s’endormir et moi ça me fait du bien d’extérioriser, de mettre des mots sur mes sentiments. Et puis, je me dis que peut-être mes mots trouveront un écho en elle, que mes paroles la mettront en confiance  pour l’avenir. Elle m’a fait devenir une femme plus confiante (un peu), une maman, et m’a gorgé d’un amour infini.

J’aime aussi m’émerveiller devant ses gestes et la féliciter à chaque fois, la remercier quand elle me donne un objet (ou de la poussière). J’aime sa main qui attrape la mienne, ou sa tête qui vient chercher le contact le soir pendant ses chansons Disney après manger. Je suis complètement gaga, je le sais, je n’y peux rien. J’essaie de me dire, bon c’est bon, c’est pas un événement. Sauf que quand je vois sa tête toute fière avec son « gah » pour me donner un truc, ou la bouche grande ouverte se jetant dans mes bras pour un câlin / bisou, je perds toutes mes distances et fond comme un glaçon sur Mars. Même si parfois, elle me fait sacrément tourner en bourrique, car c’est une petite fille très obstinée.

Des fois, je me dis que c’est trop, mais rassurez-moi, vous êtes comme ça aussi avec vos petits bouchons ?