Journal de maternité #53 : Vacances en tête à tête

Hello Kitty

C’est l’heure des vacances. Enfin un peu de repos. Bien que ce dernier soit un bien grand mot concernant nos vacances à l’heure actuelle. On se retrouve en tête à tête, mère et fille. On s’organise, on suit notre propre rythme et on profite de nos moments de complicité.

Du coup, j’ai été pas mal absente ici, mais entre nos moments toutes les deux, et d’autres choses à côté, je ne pouvais pas trop écrire, et puis j’avais l’esprit un peu ailleurs.

Des vacances comme ça, ça fait du bien. Notre lien se renforce, notre complicité aussi. Je profite de passer des journées entières avec elle. Ne dormant plus le matin, c’était donc des balades, des jeux, des câlins, des discussions bien que je ne comprenne encore pas grand chose à son petit blabla. D’habitude, c’est la nounou qui en profite, mais pour une fois, c’était moi.

Les après midi, surtout après la sieste, on reprenait où l’on s’était arrêté. Parfois un petit tour dans la piscine girafe, parfois une petite balade ou des jeux avec le ballon nommé Babam par pépette. Au fil de ces jours, je l’ai vu grandir. Encore plus que jamais. Je l’ai vu apprendre des nouveaux mots, reconnaitre de nouveaux objets. Découvrir son corps aussi.

Ces vacances m’ont fait du bien. Un peu comme si je pouvais enfin profiter de ma fille, entièrement. Bien sûr, tout n’était pas tendre et beau. Il y a parfois eu des petits coups de cris en fin de journée à cause de sa fatigue. Car chez nous, quand elle est fatiguée, surtout après avoir bien bataillé pendant la journée, elle a tendance à s’énerver pour n’importe quelle raison, et faire des gestes d’humeur. Mais quand même, hormis un petit coup de stress médical qui n’a rien donné par la suite, il n’y a pas eu de stress ou d’angoisse et ça fait du bien.

Maintenant, il va falloir reprendre le train train habituel, s’y préparer, la laisser s’épanouir chez la nounou en matinée le temps d’être au travail avant de pouvoir la retrouver. Mais, il y a du bon aussi dans ces journées, elle n’est plus seule comme à la maison et elle retrouve ces copains.

Ce jour où j’ai vu Wonder Woman

Wonder Woman

On peut dire ce qu’on veut, il y a des personnages qui nous marquent depuis l’enfance. Wonder Woman en fait partie. Bien que je n’ai jamais eu de costume de cette héroïne, elle a toujours eu une place très spéciale dans mon coeur. Un symbole d’espoir, d’humanité, de force, d’amour. Alors quand j’ai su que Warner Bros. allait nous apporter une nouvelle Wonder Woman au cinéma, j’étais à la fois très impatiente et très inquiète.

Avouons-le, jusqu’à il y a peu les héroïnes féminines n’étaient pas terriblement bien représentées (hors quelques exception comme Ripley mon amour). Enfin à mon goût, jusqu’à ce que certains films me présente des héroïnes qui font rêver (coucou Star Wars), car oui, côté Black Widow, elle ne m’a jamais fait rêver. Ni même la Catwoman de Nolan d’ailleurs. Je ne me lancerai pas dans une analyse par ici, je laisse la place à mon amie Katchoo qui le fait à merveille sur son blog ( partie 1 et partie 2), je ne vous parlerai que de mon ressenti, de mon expérience.

Ce jour où j'ai vu Wonder Woman 1

Et puis, c’était parti pour Wonder Woman

Après un premier faux-départ, quand on a un enfant en bas-âge il n’est pas facile d’aller au cinéma sur un coup de tête, nous avons enfin pu s’accorder du temps pour voir le film. Les bandes annonces, surtout la première m’avait fait tout drôle en me donnant quelques petits frissons. Mais là, c’était le jour J, j’allais voir l’une de mes idoles soyons francs, prendre vie sur grand écran. Malheureusement en VF nos cinémas ne proposant que de la VO sur peu de séances, pas forcément dans les salles HD, et sur des horaires ne nous convenant pas du tout.

C’est donc toute excitée que je suis partie, en prenant la tête à ma moitié sur tout le trajet. Une fois dans la salle, arrivés juste à temps pour les bandes annonces, j’avais envie de crier pour passer de suite au film, alors que d’ordinaire j’aime bien cette petite pause bandes annonces, bien qu’en général on les a déjà toutes vues. Et puis le film a commencé. Le son, les première images, j’étais au fond de mon siège, les yeux grands ouverts, prête pour l’expérience, prête pour la voir prendre vie. Et puis d’un coup, elle est là, Diana Prince, j’ai bien aimé l’introduction, et surtout retrouver la partie enfance de la princesse qui m’a rappelé le récit The Legend of Wonder Woman que j’avais déjà aimé. La petite Diana est tout en force et en caractère, avec un jeune actrice qui campe très bien ce rôle. Puis on la voit grandir, sur cette île d’une beauté absolue. Au fil des minutes, mon intérêt pour le film s’est solidifié, j’ai commencé à y croire réellement. Même la scène du débarquement, les moments avec Steve Trevor (campé par un Chris Pine surprenant) m’ont plu, surtout par la suite le coup du lasso d’Hestia. Surtout la relation avec Steve Trevor que j’ai trouvé très juste alors que je la redoutais. C’est donc toute hypée, toute groupie que j’ai suivi notre héroïne jusqu’à la guerre, en appréciant l’humour candide du personnage et les scènes présentées qui nous mettent une splendide femme en avant, incarnée par une superbe Gal Gadot idéale pour ce rôle.

Ce jour où j'ai vu Wonder Woman 2

Et puis, elle est devenue réelle, et j’ai pleuré

Et puis, Steve nous a amené avec Diana à la guerre en passant par la découverte de la glace qui m’a fait esquisser un sourire sincère. L’humanité de Diana m’a touché, et la scène de l’arrivée dans les tranchées m’a brisé le coeur. On y voit l’héroïne aimante que j’aime tant. Celle qui s’engage pour les causes justes. Celles qui osent se battre pour ceux qui sont oubliés. J’ai de suite compris comment allait finir cette scène avec les indices des différents trailers. Le No Man’s Land. Lorsqu’elle se retourne pour accéder à l’échelle, mon coeur s’est arrêté. Je le savais, c’était là. Et puis d’un coup, la musique devient une mélodie enchanteresse, et on la voit, on voit Wonder Woman se dévoiler à nos yeux, au monde. Elle brave les obstacles et les dangers qui ont découragé la plupart des hommes. Elle est forte, elle se bat, elle est belle. Et j’ai pleuré. Cette scène, je l’ai passé les larmes aux yeux, dans le silence total. Celle que j’admirais tant venait de devenir réelle. Et autant vous dire que j’ai adoré les ralentis (je suis peut être la seule) ou même le coup de l’église et le « DIANAAA BOUCLIER » qui faisait écho à la scène m’ayant tiré mes premières larmichettes.

https://www.youtube.com/watch?v=Ise1XcxOidQ

Suite à cette scène, les larmes n’ont plus vraiment arrêté de couler. Sans que ce soit le grand chagrin, mais des petites larmes venaient se glisser ça et là. Tout n’était pas parfait, j’aurais aimé avoir plus de détails historique sur le costume, j’aurais aimé voir plus d’Etta Candy, j’aurais aimé ne pas voir seulement Spud au lieu de Charlie. Mais moi j’étais là, et j’étais bien. Même la scène qui aurait d’ordinaire pu tourner à la scène inutile ou grotesque est traité avec douceur et la relation s’installant m’a fait rêver. Au fil du temps, on en apprend plus, je me suis laisser berner comme une novice par le dénouement et le traitement du vilain (et j’en suis ravie car le général n’était pas terrible terrible). J’étais de tout coeur avec Diana, son esprit fort mais son coeur fragile.

Jusqu’au cri. Je m’étais faite spoilée l’une des scènes clé concernant un personnage du film, mais je pensais avoir à faire à un troll. Mais j’ai compris à ce moment que c’était vrai, et je ne voulais pas que ça arrive. Et puis il y a eu ce cri. Ce déchirement. Et j’ai à nouveau pleuré. Il y a des personnages qui touchent, des alchimies qui vous sont plus sensibles, ici j’avais les deux, et comme à elle, on me les a arraché. J’avais envie de transmettre ma colère, la joindre à celle de ma belle guerrière. Et bien que ce final soit critiqué par beaucoup, je l’ai beaucoup aimé. Le jeu des couleurs un peu comme celui de Guillermo del Toro qui varie selon l’intensité et la caractérisation des émotions m’a complètement embarquée et séduite. Jusqu’au générique qui m’a vu être figée sur mon fauteuil avec quelques larmes de fans qui roulent. Je l’avais enfin vu. J’avais enfin vu Wonder Woman prendre vie. Celle qui m’avait charmée dans Batman V Superman, dont je voulais en découvrir d’avantage, celle qui représente l’un des personnages qui m’est le plus cher depuis mon enfance. C’était un moment très particulier, et c’est avec un très grand plaisir que j’ai hâte de la retrouver. Ma belle et forte et aimante Wonder Woman.

Ce jour où j'ai vu Wonder Woman 3

Ces petits mots d’enfants qui font tout

Petits mots d'enfants

Bonjour (ou bonsoir) à toutes et à tous. On se retrouve aujourd’hui pour parler des petits mots, doux et mignons, parfois incompréhensibles des pitchounes lorsqu’ils commencent à manier l’art du langage. Si Maman et Papa peuvent être prononcés et compris assez tôt, nos tout-petits tentent ensuite de se faire comprendre en utilisant des monosyllabes, ou des mots un peu modifiés. Je prends toujours un malin plaisir à la faire parler juste pour l’écouter. Et autant vous dire que pour être bavarde, elle est hyper bavarde (si vous me suivez sur instagram vous en avez eu un aperçu), donc c’est un bonheur. Enfin, sauf la nuit.

Vos tout-petits ont-ils des mots bien à eux ?

Les animaux

Après le fameux papa / maman, pépette s’est rapidement mise à tenter d’imiter les animaux. En premier lieu le chat, puis le poisson, puis le lion, puis le chien. Pour le poisson, c’est facile. Le chat quant à lui se retrouve avec un miaulement qui fait « Baou » plutôt que « Miaou », et ce dès qu’elle aperçoit un chat (ou tout autre félin à part le lion). Le chien, lui, c’est une histoire différente. Nous n’avons pas un gros chien qui fait « wouf wouf », mais un bouli-péteur qui sort des « wah wah wah » à tout bout de champ. Il est donc normal que pépette se mette à faire des « wah wah » quand elle le voit.

Pour les nommer dès qu’elle les voit, elle utilise parfois leur cri. Mais le plus souvent elle essaie de les nommer ce qui nous donne « Papin » pour les lapins (passion lapin tu connais?), « Sien » pour le chien, « Pia Pia » pour les oiseaux (elle adore les oiseaux et crie après chaque pigeon croisé dans la rue ou le jardin). Et le reste des animaux ? Bah « Sien » comme le chien. Que ce soit fourmi, gendarme, escargot, ours ou crabe il y a peu… On a droit à un beau « Sien » qui vient du coeur.

Oui et non

En ce moment, c’est le festival du « Nah » voire du « Non » à la maison. Elle se rebelle un peu contre tout. ce qui nous donne des scènes un peu pénibles mais aussi des scènes très drôles où elle prononce le non tout en hochant la tête pour dire oui. Je peux vous dire qu’elle nous fait bien rire dans ces cas là.

Pour le oui, c’est plutôt un hochement de tête, ou un « isss » parfois « iiii ». Elle a appris le non bien avant le oui. Histoire d’être une petite fille aussi contrariante que sa maman qui dit non même si elle veut dire oui. Mais elle commence à bien maîtriser le oui, surtout quand on lui propose un gâteau.

Donner et recevoir

Lorsqu’elle nous tend quelque chose ou qu’elle réclame quelque chose, pépette a tendance à dire le même mot « Tiens / Tion ». Les bras tendus elle fonce vers nous en s’écriant ce petit mot. Parfois avec un objet dans la main pour nous le donner, ou bien souvent les bras ouverts pour nous réclamer ce que l’on a dans mes mains. Ou ce que je cuisine. Ou ce que je mange.

Merci

D’ailleurs, quand on lui donne l’objet de son désir ou qu’elle veut exprimer son contentement, elle fait comme pour oui un grand « isss » en nous montrant toutes ses dents. On comprend vite ce qu’elle veut nous dire et c’est tout mignon. Parfois, on a juste un hochement de tête, mais ça fait l’affaire.

Les petits objets du quotidien

Il y a « Nana » pour les nounours, « Susu » pour la sucette (bouh pas bien), « Gakou » pour le gâteau et celui-ci on l’entend plutôt très souvent, « Meuyam Meuyam » pour miam-miam. Et puis, tous ces mots, toutes ces phrases qui pour elle ont un sens qui nous échappe encore. J’adore découvrir au fil du temps le sens des petits mots, vois sa manière de travailler ses intonations et essayer de répéter ce que l’on dit sans y parvenir vraiment mais pensant y arriver avec son regard plein de fierté. Bien sûr, égoïsme oblige, rien n’est plus mignon que d’entendre ses « Maman » même si « Papa » fait craquer aussi. Et puis bon, la suite viendra vite je n’en doute pas, bavarde comme elle est…