Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Hello tout le monde. J’espère que vous allez bien et pour celles et ceux qui sont en vacances que vous en profitez bien. Aujourd’hui, je reviens pour une rubrique qui me manquait depuis un moment, mais pour laquelle je n’étais pas vraiment inspirée, malgré les doses de bouquins que je peux engloutir. Sauf que là, je me suis clairement remise puissance dix à la lecture et j’ai décidé de vous partager mes derniers coups de coeur.

Au programme, comme il est indiqué dans le titre, des serial killers, et des flics en perdition, ceux auxquels on s’attache le plus. N’hésitez pas à donner votre avis sur ces bouquins ou même à m’en conseiller dans le genre ! En cette période estivale, il fait bon se poser et lire tranquillement.

Ragdoll de Daniel Cole chez La Bête Noire

La police découvre un cadavre composé de six victimes démembrées, assemblées entre elles par des points de suture telle une marionnette, et que la presse va rebaptiser Ragdoll, la poupée de chiffon.

L’inspecteur Fawkes, qui vient juste d’être réintégré à la Metropolitan Police de Londres, dirige l’enquête sur cette épouvantable affaire, aidé par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.

Le tueur nargue la police en diffusant via les médias une liste de six noms, et en précisant les dates auxquelles il compte les assassiner.

Fawkes et Baxter réussiront-ils à sauver ces six personnes, quand le monde entier garde les yeux braqués sur chacun de leurs mouvements ?

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Il s’agit très clairement de mon plus gros coup de coeur ces derniers mois. Je ne lisais que des avis positifs au sujet de ce fameux Ragdoll, et lorsque j’ai découvert le pitch, je me suis dit qu’il me le fallait. Seulement, j’ai mis du temps à me décider, et Conspiration est sorti entre temps en finissant dans mon panier de course d’emblée. Et puis j’ai craqué. Et puis j’ai commencé à lire.

Le premier chapitre me semblait un peu tombé de nulle part, et puis le second a commencé à bien me plaire. J’ai découvert les agents Fawkes et Baxter, ainsi que le reste de l’équipe et je me suis immédiatement prise d’affection pour eux. Le type de personnage que j’adore. Des flics déchus, aux méthodes parfois peu orthodoxes et au mode de vie compliqué. Surtout Fawkes, l’anti-héro de base. Sauf que plus la lecture se poursuivait, plus le rythme devenait rapide, plus j’avais du mal à décrocher. Si j’avais pu lire en poussant la poussette pour aller chez la nounou, croyez moi, je l’aurais fait. Même mon homme me demandait si j’allais lâcher le livre. Et puis les derniers chapitres ont eu raison de moi (de mon sommeil surtout) et le final explosif m’a totalement ravie. J’avais peur d’une fin bâclée ou trop sentimentale, il n’en est rien du tout. En bref j’ai A-DO-RÉ ce bouquin. Mais genre vraiment. Je le recommande à tous les lecteurs qui passeront par là. Par contre, si vous aimez les histoires douces et simples, passez votre chemin. J’en veux encore plus comme ça !!!

Conspiration de Eric Giacometti et Jacques Ravenne chez JC Lattès

De la France aux États-Unis, Marcas, mis sur la touche par sa hiérarchie, va devoir retrouver un secret qui hante l’histoire de France et dont la possession peut détruire les démocraties occidentales. Deux siècles plus tôt, en pleine Révolution française, l’inspecteur Ferragus – présent dans les Illuminati – est entraîné dans une implacable course contre la montre pour démasquer le groupe occulte qui veut s’emparer du même secret. Au cœur de ce secret, le pouvoir absolu.

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Alors là, on touche à mon péché mignon. Dès que je vois un nouveau tome de Giacometti et Ravenne, je ne peux m’empêcher d’y prêter toute mon attention. Si la mention « Marcas » est visible sur la quatrième de couverture, vous pouvez être sûrs que ce bouquin finira entre mes mains. Je ne résiste pas aux aventures de ce cher commissaire Antoine Marcas. C’est donc en faisant mes courses que ce Conspiration a fini dans le panier sans crier gare.

J’aime mélanger les aventures présentes avec des aventures historiques dont le lien ne devient évident qu’en cours de lecture. J’aime le fait de changer de personnage et donc de point de vue au fil des chapitres pour rompre la monotonie d’une histoire seulement focalisée sur l’importance d’un personnage. Les auteurs jouent avec ces changements pour nous tenir en haleine et cela fonctionne à chaque fois. Ici, Marcas se retrouve dans une situation bien inconfortable pour lui et parfois pour nous, avec au milieu une confrérie bien sordide et un trésor d’un autre temps. J’ai beaucoup aimé ce roman, mais la fin me laisse un peu dubitative. Un peu trop de romantisme qui m’a déçue, et puis le trésor en question ne m’a pas vraiment mise en émoi. Par contre, je l’ai bien plus apprécié que L’empire du Graal qui a pris une direction complètement hors propos pour sa fin ne collant pas du tout avec le personnage. Et puis bon, vous l’aurez compris, le prochain finira quand même dans ma bibliothèque.

Nailbiter de Joshua Williamson et Mike S Henderson chez Glénat Comics

Buckaroo, Oregon, a donné naissance à 16 des plus dangereux serial killersdes États-Unis. Cette ville nourrit l’obsession de Caroll, profiler au FBI, depuis que le dernier « boucher de Buckaroo », Edward « Nailbiter » Warren, a été acquitté au tribunal et lui a filé entre les doigts. Comment une si petite ville a pu voir émerger tant de meurtriers ? Finch, agent à la NSA, doit rejoindre Caroll pour élucider cette énigme sur place. Mais quand il arrive, son ami a disparu. Et le seul qui peut l’aider à le retrouver n’est autre que le diable en personne : Warren.

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Quittons un peu les romans pour nous intéresser à un autre format cher à mon coeur (mes bibliothèques sont un bordel sans nom qui débordent dans tous les sens) : les comics. Ici, je voulais vous parler de Nailbiter qui est l’un de mes titres préférés tout éditeur confondu. Au lieu de vous présenter seulement le premier tome, je réunis les trois déjà parus car ils vont clairement ensemble. On avance au fur et à mesure dans l’histoire sans se perdre en fioriture avec des histoires parallèles.

Pour être honnête, j’ai un très très gros coup de coeur pour le personnage d’Edward Warren alias Nailbiter et j’aime les relations qui se travaillent au fil de l’histoire avec le FBI, la NSA ou la Sheriff du coin. On retrouve dans ce comics un peu l’esprit tordu de Ragdoll (d’ailleurs les deux sont comparés à Se7en). C’est sordide, les planches de Mike S Henderson sont très angulaires avec un style que j’adore. Et si le premier tome me semblait un peu loin du nom d’origine, en fait, tout est bien travaillé. On découvre toujours plus d’horreur au fur et à mesure qu’on avance, et la fin du tome 3 m’a rendu complètement dingue et je trépigne d’impatience pour le tome 4. (L’histoire est prévue en 6 tome normalement selon les parutions en VO donc ce n’est pas une histoire à rallonge qui risque de perdre le lecteur)

Day Men Tome 2 – Tempus vestigium,que d’histoires de famille !

Day Men Tome 2 - Tempus vestigium,que d'histoires de famille !

Alors que le tome 1 a été un véritable coup de foudre (à retrouver ici), voici que nous avons enfin droit au tome 2 que j’ai attendu avec une impatience certaines. Vous connaissez maintenant mon attrait pour les vampires, et comme en plus aujourd’hui c’est la Journée Mondiale du Livre, et bien voici le bon moment pour vous parler de ce Day Men Tome 2 – Tempus vestigium paru il y a peu chez GlénatBD.

Pour sauver Azalea mettre un terme à la guerre entre les clans Virgo et Ramses, David Reid propose la solution de la Justice du Jour : une ancienne tradition qui voit s’affronter en combat singulier les meilleurs Day Men des deux familles en litige. Pendant ce temps, le Fléau, une organisation d’hybrides vampires/humains que l’on croyait appartenir aux légendes, prend de l’ampleur et cherche à prendre le pouvoir. Mais les vampires des 50 familles sont pour le moment trop focalisés sur le combat entre David et le redoutable Jacob l’Incendiaire, Day Man de la famille Ramses, qui aura lieu dans l’arène du « Dog Fight. »

Pour ce que ça vaut, ce second tome se dévore aussi rapidement que le précédent. Forcément, on y retrouve la même équipe créative avec Matt Gagnon et Michael Alan Nelson à l’écriture accompagnés par Brian Stelfreeze (pour lequel je lis Larfleeze à chaque fois d’ailleurs). Et en plus d’avoir les même bonhommes aux manettes, on y retrouve les même personnage qui faisaient le charme du tome 1. La famille Virgo est toujours sous pression face aux Ramses, et leur Day Man alias David Reid se démène pour découvrir le vrai du faux sur le traffic de crocs et la disparition de Calista.

Day Men Tome 2 - Tempus vestigium,que d'histoires de famille !

Tout au long de la lecture, on suit les différents personnages dans leurs petites histoires, tout en commençant à poser les bases du prochain arc qui introduit les anciennes familles. Du coup, c’est très plaisant car non seulement on retrouve les personnage qui sont soit attachant soit détestables, mais ils sont toujours écrits de la même manière. Il n’y a pas de changement drastique qui nous perturberait, nous chamboulerait tout notre petit univers. Et puis, quels personnages ! Ils sont tous charismatiques, ils ont tous une aura particulière, même les personnages introduits dans ce second tome. D’ailleurs, on risque d’en voir un bien plus souvent j’ai l’impression.

Côté planches, c’est génial. On n’a pas le vampire tout brillant tout lisse, même si les personnages sont très beaux, il y a un toujours un élément pour les rendre méchants et révéler leur nature. J’aime ce genre de planches où l’ont distingue les humeurs, les gestes. C’est très vivants, et on aurait parfois l’impression de voir les scènes prendre vie entre la lecture qui se fait rapidement et la qualité du travail de l’artiste. En plus, le travail effectué sur les couleurs est splendide, j’aime les changements d’ambiance selon les vues des personnages. En fait, c’est un régal pour les yeux.

Day Men Tome 2 - Tempus vestigium,que d'histoires de famille !

Maintenant, le tout s’enchaine à bon rythme, on n’a pas vraiment de temps mort ou de passage inutile. Tout a un sens, même si certains seront développés plus tard. Du coup, on est dans notre petit wagon et on se fait transporté tranquilement jusqu’à devoir attendre la suite sagement, en se rongeant un peu les dents. Non mais il est vrai que même si le cliffhanger n’est pas dinguissime, il est très intriguant, et puis savoir que les anciennes familles arrivent, avec encore plus de vampires et d’affrontements, c’est plutôt très appétissant ! Ce tome 2 est une réussite, et je recommande vivement cette série aux fans de comics et vampires, ou juste fans de vampires qui souhaitent se lancer dans les comics (même s’ils devraient commencer par American Vampire qui détient la palme de la perfection).

Graveyard Shift : Amour, flic et vampire

Graveyard Shift : Amour, flic et vampire

Mais, mais, mais, nous sommes vendredi, et il y a un nouvel article ? Et bien oui ! Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler d’un comics Graveyard Shift écrit par Jay Faerber et illustré par Fran Bueno paru en VO chez Image et en VF chez Glénat Comics. Pourquoi vous en parler ? Tout simplement car il s’agit d’une lecture bien agréable, et car cela fait longtemps que je n’ai pas parlé de comics par ici.

Alors Graveyard Shift c’est quoi ?

Liam, membre des forces spéciales de la criminelle, fait une perquisition qui tourne mal chez un suspect. Ce dernier, d’une force surhumaine, force l’équipe de police à le cribler de balles pour s’en débarrasser. Le soir même, Liam et sa petite-amie, Hope, sont attaqués en représailles. La jeune femme est mordue et se retrouve transformée… en vampire ! Déboussolée, elle ne sait pas comment gérer ce nouvel état qui provoque de nouvelles sensations en elle : des pulsions souvent violentes et incontrôlables. Liam promet de la sauver, mais leur amour résistera-t-il à ce terrible coup du sort ?

Réunis après leur mémorable collaboration sur Noble Causes, Jay Faerber et Fran Bueno nous proposent une nouvelle fable mêlant fantastique, horreur et romance ! Une histoire d’amour impossible qui n’est pas sans nous rappeler par moments la cultissime série Buffy contre les vampires.

Voilà pour le résumé. Si vous avez lu mon coin lecture où je vous parlais de Day Men, vous connaissez mon amour pour les comics qui traitent de vampires, avec en tête de liste mon comics ultime American Vampire dont vous pouvez retrouver les critiques sur DCPlanet.fr. Et bien ici, je reste plutôt sur ma faim. On a bien des vampires, une enquête, de l’amour, tout ça tout ça, mais il manque quelque chose.

Graveyard Shift : Amour, flic et vampire

L’histoire semble bien simple, bien qu’il y ait au milieu une petite trêve pour traiter des vampire à proprement parler. En fait, mon souci vient peut-être du fait que ce tome de Graveyard Shift se lit très rapidement, mais que le récit n’est pas très consistant. L’enquête se résoud très vite, avec en gros en morale, l’amour peut triompher de tout. Mais il me manque cette bestialité, cette ambiance que l’on approche que très peu au fil des pages et que l’on retrouve dans bien d’autres oeuvres. Comme dit le résumé, l’histoire nous ramène clairement à Buffy, son histoire avec Angel mais en inversant les rôles, avec une dernière virée en cliffhanger. Le denouement de l’enquête semble trop facile, et même si on semble nous vendre du gros bourrin ça reste quand même bien soft. Toutefois, si on omet le côté brute que j’aime en général chez les vampires, et bien, c’est quand même agréable.

Oui, même si ce tome se lit très vite, même si l’amour prévaut sur presque tous les autres sujets, il y a des personnages bien travaillés, d’autres qui viennent compléter les principaux sans alourdir le sujet ni se perdre dans des explications sans fin. C’est un récit peut-être fragile mais qui peut plaire au plus grand nombre. Il y a de l’espoir qui plane au dessus de ce Graveyard Shift, quelque chose qui nous donne envie de croire à cette histoire d’amour, à la relation entre Liam et Hope les personnages principaux. Imaginez-vous, je ne suis pas romantique, pourtant, ce récit tendre m’a plutôt séduite.

Graveyard Shift : Amour, flic et vampire

A côté de ça, le travail de l’artiste qui officie sur les planches facilite grandement la lecture. Le style est clair, net et précis. On fait dans le détail sans trop en faire. On se retrouve un peu avec un travail qui n’est pas sans rappeler celui de Mike Allred sur iZombie (le comics pas les simples cases de transition dans la série tv).On distingue clairement les expressions des personnages ce qui confère de l’empathie à leur égard et j’adore ça. J’aime pouvoir comprendre l’état d’esprit d’un personnage avant même de lire ses paroles. Là où Fran Bueno me charme, c’est que non seulement il réussit ses planches, mais il les sublime avec des jeux de couleurs topissimes qui s’adaptent à chaque partie du récit afin de clairement distinguer les ambiances. On se retrouve même avec un flash-back tout en nuances de gris pour détonner face aux couleurs explosives des parties présentes. Franchement, c’est un régal pour les yeux.

Ce tome ne vaut en aucun cas un voyage dans le monde d’American Vampire ou Day Men, mais je pense que cette histoire peut trouver son public. C’est moins violent, plus amoureux, et franchement si vous êtes fans de Buffy (actuellement diffusé en fin de journée sur 6ter même si on les a vu des dizaines et des dizaines de fois), je pense que Graveyard Shift vous plaira.

Coin lecture #3 : Vampires, Licorne et Lapins

Coin Lecture #3

Alors que Dragons fait ses belles heures sur France 4, oui on est tous fans de ce dessin animé et surtout de Krokmou, aujourd’hui j’ai décidé de vous partagé quelques petites lectures qui me tiennent à coeur. Au programme de ces lectures comme indiqué dans le titre, des vampires dans un comics tout nouveau en France, une prophétie de licorne dans un monde mystique, et une aventure épique sur une tribu de lapins.

La Malédiction de la Licorne, par Bernard Simonay

Ce bouquin et moi, on a une histoire particulière. Il m’a été offert par un ami proche il y a de ça beaucoup d’années alors que j’étais adolescente. J’ai été rapidement séduite par le personnage principal de Nelvéa, cet univers fait de créatures mystiques, de prophétie, de force intérieure. C’est le dernier tome de la saga Phénix de Bernard Simonay, sur la famille de Solyane et Dorian, des demi-Dieux à la tête de Gwondaleya. Publié en 2001, oui ça remonte, cette histoire n’a pas pris une ride, et pour être honnête, je pense même qu’il y a de fortes chances que les fans de Game of Thrones et compagnie se laissent séduire par le titre. Bien sûr, il est recommandé de commencer par le premier tome, mais celui-ci peut se lire seul puisqu’il se concentre sur Nelvéa et son accomplissement personnel, en passant par l’amour, l’esclavage, le voyage, et la spiritualité. Il y a quelques jours, j’ai été prise d’une envie assez frénétique de relire ce tome en particulier, peut-être à l’idée d’être mère et de lire cette histoire qui dégage une grande force, avec une jeune femme qui doit puiser au plus profond d’elle-même pour s’en sortir. Attention tout de même c’est un gros tome !

La Malédiction de la Licorne

Watership Down, par Richard Adams – en anglais

Il y a quelques années, j’ai découvert (enfin on m’a fait découvrir, merci Mr Bart <3) le groupe Fall of Efrafa (dépressifs s’abstenir). Je suis de suite tombée amoureuse de ce groupe, puis de fil en aiguille, à travers d’autres groupes présentant également Alex CF parmi leurs membres, je me suis intéressée à l’artiste en lui-même. J’ai alors découvert que son oeuvre qu’elle soit musicale ou visuelle s’inspirait de Watership Down de Richard Adams. Ce livre est un classique dans les pays anglophones, mais pas très connu chez nous, et il est parfois compliqué de se le procurer. J’ai donc pu découvrir à la lecture, une aventure épique d’une bande de lapins qui se décident à quitter leur terrier menacé par un danger imminent. Ils vivront diverses péripéties, des affrontements, des rencontres, parfois bonnes parfois mauvaise. C’est une lecture touchante et qui décrit plutôt assez bien une vie plutôt humaine même si c’est une version avec des lapins, avec un voyage traitant également de la mort. On y apprend ainsi les significations de Elil, Owsla, Inlé, tous ces termes qui peuvent paraître ésotérique dans le monde de Fall of Efrafa. Du coup, non seulement c’est un coup de coeur littéraire que je vous invite à découvrir, mais je vous engage aussi à écouter Fall of Efrafa, ou Momentum, ou Light Bearer ou récemment Anophéli (oui Alex CF je t’aime énormément) et à découvrir le monde d’Alex CF dont l’univer est superbe.

Watership Down

Day Men – Tome 1 Lux in Tenebris, par Matt Gagnon, Michael Alan Nelson et Brian Stelfreeze

Bon, pour sortir du monde des bouquins avec beaucoup de pages et beaucoup de mots, voici un comics qui est une découverte totale. On se plonge ici pour 15 euros chez Glénat BD, dans un monde de vampires pas tellement comme les autres. Ici, les stars ne sont pas tellement les vampires, mais surtout leurs hommes de mains qui évoluent la journée pour s’occuper de leurs affaires pendant qu’eux dorment comme des poids morts. Traffics de canines, dégénérés, violence, famille emblématique, mafia, tout se mêle. Cela me fait penser un peu au titre Bite Club chez Vertigo, mais avec plus de violence et des vampires bien plus charismatiques et mieux travaillés. Qu’on se le dise, l’histoire est très prenante et c’est simple je n’ai pas plus lâcher le tome une fois la lecture commençait même si le sommeil me taraudait, l’histoire a pris largement le dessus. De plus, les planches sont quand même splendides. Franchement, un gros gros coup de coeur comics, et ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un coup de coeur de la sorte. Merci Glénat pour la parution !

  Day Men

Coin lecture #2 : Passons en cuisine !

Coin lecture #2 : Passons en cuisine !

Mais dites-donc, le temps commence à se rafraichir sérieusement, on commence à sortir les petits pulls et à réfléchir aux petits plats que l’on pourrait se concocter. Le temps des salades touche à sa fin et du coup j’ai pensé à vous présenter quelques ouvrages de cuisine, tous des plus intéressants avec bien sûr des recettes déjà testées à l’intérieur parce que sinon c’est pas marrant. Dedans, vous trouverez deux bouquins spécialement conçus pour les plus gourmands.

Vegan, par Marie Laforêt

Plus qu’un simple livre de recettes, l’auteure nous livre ici une véritable bible. Les recettes sont toutes abordables, et surtout elle ne nécessitent pas des ingrédients complètement dingues et presque introuvables dans nos petits magasins. En général, on peut facilement se débrouiller avec ce que l’on a, même s’il faut parfois faire quelques petites courses. Il y a toute sorte de recette, des explication sur le véganisme, comment remplacer les produits d’un régime de carniste, comment palier aux carences. Franchement c’est très complet, et si vous vous dites qu’en devant vegan vous pourriez perdre vos oeufs brouillés du matin, et bien elle a pensé à tout et vous pourrez trouver d’excellentes recettes de substitution.

25 Desserts Vegan, par Marie Laforêt

Oui bon, on ne change pas une équipe qui gagne hein. Ici, nous avons un petit complément avec d’autres recette qui semblent toutes des plus succulentes. Mon coup de coeur pour ce livre (il y en a plusieurs mais il faut choisir) reste sans hésitation la recette des cannelés. Oui on peut faire des cannelés sans oeuf, sans lait, enfin sans aucune matière animale, et ces derniers ont même été approuvés par des amateurs de ces petites douceurs dans la famille. En plus, le prix est plutôt modique et on peut le trouver dans toute librairie disposant d’un bon rayon culinaire.

Pâtisserie Vegan, par Bérengère Abraham

Restons dans les petits (et gros) gâteaux avec ce petit bouquin trouvé par hasard. Mais forcément, quand je vois marqué Pâtisserie Vegan, il faut que je jette un oeil et que je m’y teste. Alors pour moins de 13 euros, j’ai embarqué ce nouveau venu dont je n’avais pas entendu parlé à la maison. Ni une ni deux, je l’ai un peu testé, et sa tarte au citron est un grand délice (non pas que ce soit difficile à rendre vegan). Elle présente les bases des recettes, les remplacements que l’on peut effectuer sur des recettes classiques. Et ce qui est chouette c’est que l’on trouve de tout comme recette. Des plus faciles, des plus ardues, mais bien expliquées pas à pas. Franchement, c’est un bon compagnon de cuisine.

A la Française, par Sébastien Kardinal

La France, pays de gastronomie. Pays riche en saveurs et en petits plats tous plus gouteux les uns que les autres. Alors quand on a la possibilité de trouver une alternative pour faire tous les petits plats typiques sans cruauté, forcément il faut sauter sur l’occasion. Le problème, c’est que le bouquin rencontre un succès qu’il a été assez compliqué de se le procurer sur la toile. Mais trainant dès que je peux dans les librairies, je suis tombée dessus, j’ai sauté dessus comme une affamée et hop direct retour à la maison avec ce précieux. Maintenant, que personne ne me dise qu’il est impossible de faire un repas sans viande, et sans respecter la tradition car ici on a les deux critères réunis.

Pour finir, je vous conseillerai de vite vous ruer sur ces livres, et d’autres encore, dont certains que je présenterai plus tard. Il n’y a pas de raison pour ne pas se faire plaisir dans l’assiette sans cruauté. A vos fourneaux ! 

Coin lecture #1 : Bazar animalier et alchimie

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Bien le bonjour à toutes et à tous. Je vous souhaite la bienvenue dans ce premier article d’une longue liste (j’espère) consacrée à mes dernières lectures. Histoire de partager un peu avec vous mes coups de coeur, mes déceptions ou peut-être même vous faire découvrir quelques oeuvres.

Quand je lis, je tape dans un univers assez vaste, et vous trouverez au fil des sélections divers sujets abordés, et divers formats (comics, revue scientifique, roman, essai, recueil, etc). Je vous invite à partager vous aussi vos dernières lectures et coups de coeur (j’aime découvrir de nouveaux livres) ou me dire ce que vous avez pensé des lectures présentées ici. Au programme de ce premier numéro : des poneys, un bestiaire, une histoire de flics, et une enquête menée par un célèbre journaliste.

No Steak, par Aymeric Caron

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Plutôt connu pour sa grande gueule sur une émission de chaîne publique, ce journaliste avait une forte tendance à m’agacer, surtout étant médiatisé car jamais content (même si au fond j’aime bien son côté tête de mule). Mais avec le temps, et une certaine médiatisation, j’ai appris à connaître l’homme qui défend la vie animale et s’insurge contre la souffrance envers cette dernière. Et franchement, j’ai été agréablement surprise et me suis prise d’intérêt pour lui. Cherchant une nouvelle lecture, je me suis dit, pourquoi pas tenter No Steak qui semblait plaire au public.

Je ne suis absolument pas déçue par cette lecture. Loin de tomber dans le trop cliché, l’auteur expose ses idées, et surtout des chiffres et des études qui ont été démontrées. Il aborde les relations entre l’Homme et les animaux sous toutes les coutures, cultures et au fil de tous les âges. On a beau être renseigné sur pas mal de sujets évoqués, il apporte tout de même de nouveaux faits que je ne connaissais pas. Il aborde les sujets avec naturel et humanisme. Ce n’est pas du bourrage de crâne intensif, juste une enquête que l’on suit avec plaisir, enfin même si parfois c’est bien difficile à lire je vous l’avoue. Ce n’est pas le livre qu’on dévore d’un coup car c’est un peu lourd, mais toutefois je le conseille à tout le monde. Car ce livre est à la portée de n’importe quel végéta*ien, omnivore ou même carniste (même s’il est probable que peu s’y intéressent).

L’incroyable bestiaire de Monsieur Henderson, par Caspar Henderson

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Toujours dans le domaine animal, voici une oeuvre sublime pour les amoureux des animaux extraordinaires et qui intriguent. Reprenant l’alphabet, l’auteur nous propose une présentation à la fois biologique et mystique d’animaux encore mystérieux de notre Terre. Il expose les visions des cultures sur ces animaux au fil du temps, les aspects scientifiques qui ont de l’importance, tout en fluidité et ponctué par des précisions ou encore des liens avec des oeuvres emblématiques qui traitent de ces animaux ou périodes abordées.

Axolotl, Echidnés, Nautilus, Octopus, Trident du diable, Unicorne – Le requin lutin, Yéti à pinces… Certains noms peuvent vous paraître familiers d’autres seront totalement inconnus, mais au final tous ces individus existent ou ont existé et sont présents dans ce tome superbe, avec des illustrations ou des gravures, le tout sur un ton rouge et noir, permettant de faire le point sur les légendes et le réel. Et franchement, c’est un très beau cadeau à faire à quelqu’un qui est passionné par les animaux, ou pour se faire un beau plaisir tout en s’instruisant.

My Little Pony : Fiendship is magic

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On reste chez les animaux, mais pas tout à fait dans le même domaine. Cette fois, nous voici chez mes copains de My Little Pony, mais attention, pas du côté des gentils. AHAH exit la petite équipe de ma chouchou Twilight Sparkle, place plutôt aux histoires des origines des personnages Sombra, Tirek, The Sirens, Nightmare Moon (une des mes chérinettes), et Queen Chrysalis (mon deuxième amour après Twilight Sparkle).

Ce tome rassemble donc 5 petits numéros très beaux et qui ne provoquent pas spécialement le sourire bête typique de la lecture de My Little Pony (enfin du moins chez moi). Leurs histoires ne sont pas drôles, mais plutôt touchantes, souvent avec un fond de tragédie, de trahison ou de soif de pouvoir. C’est un tome spécialement nécessaire et mais intéressant pour en savoir plus sur les méchants récurrents des arcs principaux tout en apportant un nouveau regard. Et puis, qui n’aime pas les méchants au fond ? Hein, qui ne préférait pas Spike à Angel ? Quoi comment ça je m’égare ?

Le mystère Fulcanelli, par Henri Loevenbruck

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Je ne sais pas vous, mais j’aime bien retrouver les mêmes personnages au fil de plusieurs histoire, souvent des flics désabusés, perdus, tête de cochon, embarqués dans des histoires de meurtres et quête au trésor avec une petite partie historique ou artistique derrière. Henri Loevenbruck a réussi à m’accrocher au personnage d’Ari Mackenzie dès son bouquin Le rasoir d’Ockham il y a quelques années. C’est donc avec joie (ou frénésie même d’ailleurs) que j’ai sauté sur Le mystère Fulcanelli lorsque j’ai vu qu’il impliquait un meurtre dans une vieille église, dans une bibliothèque et un mystère à propos de l’alchimiste Fulcanelli couplés au personnage de Mackenzie.

Et c’est avec plaisir que je me suis perdue dans la lecture, que je me suis parfois laissée bernée par certains personnages, ce qui est agréable. Quand le tueur et les trésors ou raisons sont dévoilées dès le milieu du livre ça a tendance à m’agacer. Ici l’écriture est fluide et efficace, les personnages diablement attachants. Tout le monde se marche sur les pieds, on a droit à des énigmes sur le tableau Finis Gloriae Mundi de Juan de Valdés Leal (que j’ai longuement observé sur le net tentant de déchiffré le mystère aussi), en passant par quelques noms connus du monde de l’alchimie ou encore de notre littérature. J’aime voyager dans ces histoires et imaginer que des trésors historiques tels que ceux présentés existent, même si pour y parvenir, il faut passer outre des psychopathes prêts à tout pour atteindre leur but avant les flics.