Allaitement : La fin de notre aventure lactée

Notre fin d'allaitement

Si vous avez suivi quelques articles lors de la croissance de pépette, vous savez qu’elle a été allaitée. Pour ceux qui le découvrent, vous le savez aussi maintenant. Nous avons eu des moments un peu galère, il faut l’avouer, puis au fil des mois tout s’est mis en place. Et malgré quelques aventures, nous avons tenu bon, jusqu’au sevrage, que ma fille a décidé d’elle-même.

25 mois et des brouettes d’allaitement maternel

Pour commencer, il faut revenir en arrière, lors de la grossesse. Je n’avais qu’une idée en tête : allaiter ma fille au sein. Je ne voulais pas lui donner de biberon, mais lui donner le plus naturel et le meilleur pour elle. Peut-être (et probablement) car je n’ai pas pu connaître cette expérience de mon côté. Nous sommes donc partis à la maternité sans un biberon, sans conserve de lait en poudre. RIEN. NADA. Juste mes nénés et le futur bébé. Le voyage a commencé, en version montagnes russes.

Je me suis dit, trois mois, puis six, puis neuf, puis, on verra bien. C’est ainsi que nous avons passé les mois, avec les tétées nutritives et les tétées de réconfort, de confort. Mine de rien, ces dernières comptent très souvent. J’ai réellement vécu cette expérience comme une fierté, une force, et le regard des gens me poussait à leur montrer qu’une maman qui allaite son enfant, c’est naturel et non malsain ou vulgaire. Sans pour autant sortir les deux micro-miches en simultané en terrasse d’un café.

Nous sommes passées d’une quinzaine (oui oui) de tétées à la journée, à trois ou quatre en journée et une ou deux la nuit. Puis deux à trois en journée et une la nuit, ce rythme étant resté tel quel pendant les derniers mois. Elle prenait le sein le matin, le midi, le soir, et une fois dans la nuit. Elle avait son rythme. Et son sein. Car au fil des mois, elle a eu des préférences tantôt pour un côté tantôt pour l’autre. Sans pouvoir comprendre pourquoi.

Puis, un jour, elle ne voulait plus prendre le midi. Puis ensuite, elle a aussi annulé les rendez-vous tétées du matin remplacer par de simples câlins. Il ne restait que la tétée confort du soir avant de dormir. Puis, un jour sur deux, puis sur trois, puis plus rien.

Allaitement : La fin de notre aventure lactée 1

Un sevrage naturel mené par l’enfant

Nous avons donc tenu vingt cinq mois et des brouettes avant de terminer notre aventure lactée, mais je suis déjà très fière de notre chemin. Maintes personnes m’ont conseillé de la sevrer plus tôt, de décaler de moi même les tétées. Mais… J’ai écouté… Sans faire car cela ne me convenait pas. Je ne voulais pas aller contre les besoins de ma fille. Car non, une tétée n’est pas un caprice, n’est pas futile, elles sont toujours utiles à l’enfant pour une quelconque raison, et peuvent s’avérer très bénéfiques comme en cas de gastro chez un bébé de treize mois, par exemple.

J’ai donc pris la décision de la laisser faire. De laisser ce petit-être avancer à son rythme. Comprendre d’elle-même qu’un câlin peut apporter autant de réconfort qu’une tétée confort. D’elle-même je dis bien. Sans rien impacter. Et puis, au fil des jours, comme dit plus haut, c’est elle qui a commencé à espacer. Bien sûr, je me suis retrouvée quelques fois légèrement engorgée. Ce qui m’a coûté quelques petites gênes au petit matin lorsque les tétées de nuit étaient zappées. Alors au début, je désengorgeais, pour soulager et laisser la production se maintenir. Mais au fil du temps, j’ai compris qu’elle commençait son sevrage.

Alors, au lieu de stimuler la production, j’ai laissé libre court à toute cette vie lactée. Tout ce circuit fabuleux qu’est le corps humain, le corps d’une femme. J’ai laissé ma production baisser, j’ai laissé ma production se tarir comme on dit. Tout comme les premières productions, il faut du temps au corps pour s’habituer, et quelques petits tiraillements subsistaient ci et là. Pourtant, tout a retrouvé son quotidien (on ne peut pas vraiment dire place, ça, il a fallu encore plus de temps).

Si j’ai un conseil à vous donner par rapport à toute notre aventure, c’est d’être à l’écoute de votre enfant. S’il se détourne du sein, ne surtout pas le forcer. Les dialogues aussi portent leurs fruits. Je demandais à pépette si elle était sûre de ne pas vouloir le sein, je lui disais que c’était son choix et qu’on ferait un câlin à la place. Dans le plus de bienveillance possible.

Maintenant, à trois ans et demi, lorsque je regarde en arrière, je sais que j’ai fait des erreurs, et que tout n’a pas toujours été parfait dans notre aventure lactée, mais je suis heureuse que ce soit mon enfant qui est pris la décision d’arrêter de prendre le sein, sans influence de ma part. Parfois, elle me demande encore si j’ai du lait dans mes nénés, ou demande si elle a du lait dans les nénés. Elle comprend l’allaitement, sans pour autant demander pour essayer. Juste une curiosité, une envie d’en apprendre plus. De dire « moi quand j’étais bébé je buvais le lait là *en montrant mes seins* ».

C’est une aventure très particulière qui nécessite d’être à l’écoute de son enfant. Que ce soit à travers les premiers ou les derniers instants. C’est l’enfant qui détermine le rythme, les envies et le temps d’un allaitement. Bien sûr le sevrage induit n’est pas une faute, loin de là, souvent provoqué par une reprise du travail, ou d’autres raisons. Et il va de soi de respecter les différents sevrages. Mais le naturel est quand même le plus doux pour l’enfant, et permet une prise de conscience que l’enfant grandit à son rythme et fait ses propres choix.

Allaitement maternel : Conseils pour booster sa lactation

Allaitement maternel

Bonjour à toutes et à tous, j’espère que vous allez bien en ce début d’année. Aujourd’hui je m’adresse plus particulièrement aux mamans allaitantes de petits et moins petits bouchons, ou peut-être même aux conjoints qui pourraient s’intéresser au sujet de l’allaitement.

Bien souvent, on a tendance à penser qu’on manque de lait, que ce soit suite au passage en lactation autocrine qui rend les seins plus mous (production de lait à la tétée et non plus en continu), ou suite aux pressions du corps médical qui stigmatise les mamans allaitantes (vu qu’ils ne peuvent rien contrôler en quantité et sont arrosés par les lobbys des laits infantiles). Sauf que le corps humain est bien fait, et il puisera dans les réserves de mamans pour produire le nécessaire pour bébé. Cependant, quelques petites astuces existent pour entretenir sa production ou la booster en cas de coup de mou.

Le système de l’offre au lieu de la demande

L’une des choses les plus importantes pour stimuler la production est de mettre bébé au sein le plus souvent possible. Même pour des petites tétées. Quand ils sont tous petits, il suffit de donner au moindre signe d’éveil. Quand ils sont plus grands, il vaut mieux partir sur le principe de l’offre plutôt que la demande. On propose le plus souvent possible le sein au lieu d’attendre que bébé le réclame. Parfois ça fonctionne et on peut gagner une ou deux voire plus de tétées supplémentaires.

Tirer son lait

Le fait de tirer son lait peut rebuter certaines mamans. J’y suis passée et je ne l’ai utilisé pour la première fois seulement quand notre puce avait quelque chose comme 6 ou 7 mois. Sauf qu’il peut se révéler être un bon allié. Tirer son lait régulièrement, à heure fixe si possible (ici c’est impossible), et/ou en fin de tétée pour bien vider permet de stimuler la production de lait.

Attention tout de même à choisir le bon tire-lait, la bonne taille de téterelles pour ne pas blesser vos seins. Ne paniquez pas non plus si lors du tirage peu ou pas de lait ne sort, la quantité exprimée dans le récupérateur ne représente pas la quantité réellement produite ! Je l’ai appris après avoir un peu paniqué je l’avoue. Et si vous tirez une bonne quantité mais que vous ne l’utilisez pas, trouver comment transformer votre lait en savon maison, ou le mettre dans les bains, ou même dans des préparations culinaires.

Si le tire-lait ne vous plait absolument pas, vous pouvez exprimer votre lait de manière manuelle avec des massages et compressions au niveau de l’aréole pour vider votre sein et simuler une fausse tétée.

Utiliser des plantes

Que ce soit en gélules (que l’on trouve de plus en plus végétales) ou en tisane, n’hésitez pas à faire une petite cure de temps en temps. Il existe des tisanes déjà toutes prêtes, comme on peut trouver chez Weleda, Hipp, Les Jardins de Gaïa, Holle, et d’autres encore. Elles sont en général riches en fenouil, anis, cumin, fenugrec, carvi et plantes plus aromatiques. Ces tisanes sont un support pour faciliter la production de lait via les plantes à effet galactogène, et certaines permettraient également d’apaiser les coliques des nourrissons via le lait maternel. Cependant, il faut les utiliser de préférence en cure pour un effet optimal. Vous pouvez aussi vous adresser à un herboriste pour vous aider à faire vous même les mélanges. En gélule, c’est l’association fenugrec / chardon béni qui semble fonctionner le mieux.

J’ai testé les Weleda, et même si le goût est particulier, on s’y fait vite. La Holle est plus spéciale et je préfère la Weleda Allaitement originale. Quand à l’effet, il y a probablement un soutien, mais pas de montée de lait spectaculaire à noter pour ma part.

Utiliser des huiles

On reste avec les plantes mais dans un autre format. Il existe de plus en plus de petites associations d’huiles végétales et essentielles que l’on peut se passer en massage sur le sein (en évitant l’aréole) ou les poignets, ou même à prendre sous la langue. En principe, on retrouvera les huiles essentielles de fenouil – basilic – cumin -marjolaine , huile végétale de colza – sésame. On retrouve souvent ces produits chez Weleda, Neobulle, Pranarom.

Attention tout de même à ne pas faire ses mélanges vous mêmes sans être accompagnée car les huiles essentielles mal dosées peuvent être nocives pour vous et bébé en période d’allaitement.

Utiliser des aliments galactogènes

Vous pouvez utiliser des herbes aromatiques vues plus haut (cumin, fenouil, basilic, en évitant le persil et la menthe). Mais il existe aussi des aliments autres aux vertus galactogènes comme par exemple l’avoine, les graines de lin moulues, la levure maltée, le topinambour, le quinoa, la bière (sans alcool), les graines germées d’alfalfafenugrecfenouil. Libre à vous de créer des petites recettes incluant ces aliments, ici j’adore faire des cookies aux graines de lin, flocons d’avoine et chocolat, et même si c’est psychologiques ou peu efficace (il est difficile de le vérifier en lactation autocrine), ça reste hyper bon à manger et puis en période d’allaitement on a souvent des petits (gros?) creux en journée !

Les traitements ou l’homéopathie

Pour ceux qui ne s’attachent pas tellement au naturel ou à la bienveillance envers les animaux, il est possible de se tourner vers des traitements disponibles en pharmacie. Il semblerait que le Primperan soit efficace (comme son homologue Dompéridone mais supprimé de la vente pour cause d’effets secondaires cardiaques trop importants), et d’autres molécules qui stimuleraient la production de prolactine responsable de la production de lait. Cependant, il est nécessaire d’en discuter avec un médecin.

L’homéopathie semble bien fonctionner pour certains. Le nom qui revient le plus souvent est le Ricinus Communis 3CH – 9CH (surtout pas les dilutions 15 CH – 30CH qui ont l’effet inverse et diminuent la lactation) à raison de 3 à 5 granules 3x/jour, l’Alfalfa aux même dilutions 3CH – 9CH, mais c’est aussi à voir avec votre pharmacien(ne) ou médecin.

Il existe aussi des compléments alimentaires à prendre en cure pour booster un peu l’allaitement, mais en général, ce sont juste des associations de plantes. Et certains comme le Galactogil très connu semble disparaître peu à peu des rayons.

J’espère que cet article pourra peut être donner quelques pistes aux mamans fatiguées ou qui rencontrent des troubles avec leur allaitement. Il faut savoir que la non-production de lait est très rare et en général il s’agit d’un trouble médical qui peut être repéré par une consultante en lactation ou un médecin formé. Le corps maternel est bien fait et fera toujours en sorte de produire du lait en quantité et qualité suffisante pour le bébé. Gardez en tête que le meilleur stimulant reste de mettre bébé au sein, mais pour assurer vos arrières voici quelques pistes à explorer. N’hésitez pas à me dire si vous avez des petites astuces d’allaitement vous aussi !

Allaitement maternel : toute une année d’aventures lactées

Allaitement : toute une année d'aventures lactées

Souvenez-vous, c’était il y a fort longtemps, je vous dressais un premier bilan sur l’allaitement maternel après quatre mois. Enfin, ce n’était pas vraiment il y a si longtemps, mais ça peut quand même sembler long. Je finissais mon bilan en espérant pouvoir continuer d’allaiter jusqu’à six mois et peut-être pendant la diversification. Et voilà, on a dépassé la barre de la première année d’allaitement.

Si l’allaitement est magique et que je fais tout pour que ça continue, nos aventures lactées ne sont pas toutes glorieuses et héroïques. Parfois, un vilain dragon se dresse sur notre chemin, et il nous faut patience et courage pour s’en défaire. Mais après tout, c’est faisable. La preuve, je baisse toujours les bras pour tout, mais l’allaitement maternel, j’ai tenu bon.

Il y a les bons jours…

Ceux où les tétées se déroulent sans anicroche, ceux où le rythme de pépette semble régulier. Et dans ces jours là, l’allaitement est vraiment un plaisir. Nos tétées sont des moments à la fois nutritifs, hydratants, réconfortants, apaisants, et complices. Parfois, elle se prend à interrompre la tétée pour me regarder, papoter quelques trucs, puis vite vite revenir au sein. J’apprécie nos moments, et même la nuit. Même si je suis à plat, je me sens quand même heureuse de pouvoir lui donner le meilleur.

Ces jours-là, en général, pépette est plutôt de bonne humeur, elle prend bien la tétée, elle mange bien ses repas à côté, elle joue, elle parle, elle trotte. Donc en fait, on pourrait dire que tout roule. D’ailleurs, elle n’aime pas le changement, et retrouver sa routine lui fait du bien. C’est même avec plaisir qu’elle profite de sa tétée au réveil le matin, et surtout en rentrant de chez la nounou, puis au réveil de la sieste, puis après le bain, puis la nuit. Bon parfois, elle peut en rater par-ci, par-là. Mais en tout cas, celle du retour de chez la nounou, elle s’impatiente le temps que je rentre la poussette et que je nous prépare pour se jeter sur moi. Ces jours-là, j’aime allaiter si paisiblement.

… Et puis il y a les mauvais jours

Car oui, si l’allaitement a un côté magique, il a un autre côté bien plus sadique. Crevasses, mastite, engorgements, muguet, on peut rencontrer toute sorte d’embuches physiques chez maman, en général provoquer par un défaut chez bébé tel qu’une mauvaise position, un frein de langue ou de lèvre court, un palais creux, une sucette… Et ça fait mal, parfois très mal. Il existe bien entendu bien des petits trucs pour éviter tout ça, ou pour soigner les maux liés à l’allaitement, mais quand ça arrive, je peux vous assurer que les tétées n’ont plus trop grand chose de magique. On a mal, on peut avoir tendance à se crisper, bébé le ressent, bébé s’énerve. Bref, ça finit en général par passer, mais il faut pas mal serrer les dents avant.

Et puis, il y a ces jours… où bébé ne veut plus têter. Voilà, en grandissant, bébé devient intéressé par d’autres choses, et peut se distraire au bout de quelques minutes, ou même détourner son attention avant même la tétée. Dans ces cas, maman stresse. Bébé a-t-il tout ce qu’il lui faut ? Pourquoi bébé ne veut plus de moi ? Qu’est-ce que j’ai fait de travers ? Oui ça sent le vécu ? C’est normal, c’est déjà arrivé qu’on ait droit à des petites grèves de la tétée, et en ce moment, on est a nouveau en plein dedans. Merci les dents. On a beau mettre bébé au sein, la prise ne se fait pas. Et puis au bout d’un moment, il ou elle y revient naturellement. Surtout la nuit ici. Mais franchement, ça fait peur, ça agace, on se prend la tête. C’est à ce moment là, qu’il faut tenir bon et ne pas coller un biberon dans la bouche de bébé. Sinon, gare à la confusion et gare à bébé qui peut encore plus se braquer pour ne plus revenir au sein (bien que 12 mois soit trèèèès largement suffisant pour beaucoup). Ici, j’y ai beaucoup réfléchi. Mais vraiment beaucoup après une tentative de biberon, qui s’est soldée en prise à la seringue après m’être reprise. Et je suis venue à la conclusion de laisser faire, et que si bébé ne souhaite plus du sein, alors on donnera à boire autrement, et si elle veut têter à nouveau comme avant elle pourra. C’est elle qui décide, c’est fini pour moi de prendre ces périodes de grève comme des échecs à me faire pleurer. Même si au fond de moi, je garde quand même cette petite inquiétude.

A côté de ça, j’aime allaiter ma fille, parfois j’ai même droit à des moments rigolos pendant les tétées. C’est un peu nos moments à nous. Et malgré les réflexions, les pressions de toute part et surtout du corps pédiatriques (oui les diplômés en blouses blanches qui n’ont pas vraiment de formation en allaitement), les doutes, les angoisses, j’ai tenu 12 mois d’allaitement et j’en suis déjà fière. Surtout étant partie pour 3 mois au départ !

Photo par Ivette Ivens. 

Journal de maternité #34 : Des journées en dent de scie

Journal de maternité #34

Aujourd’hui, je suis de retour pour un nouveau journal de maternité, qui revient sur notre vie à la maison. Tout n’est pas toujours rose avec bébé dans notre petit chez nous. Et même si en général les journées sont assez douces, il y a des journées un peu plus compliquées à gérer. Des journées en dent de scie où tout va bien un moment, puis tout part en sucette, pour revenir à la normale.

Dents 3 – 0 Bébé H

Il y a un peu plus d’un mois, suite à sa rhino-pharyngite transformée en roséole, pépette nous a sorti une nouvelle dent, incisive latérale gauche supérieur. Et voilà que ça recommence. Une seconde dent travaillait bébé depuis quelques temps la même mais à droite, avec bave à foison. Mais maintenant on est passé au stade de la bave en fontaine permanente, du nez qui coule, du ronchon, et du dodo. Je pensais que c’était le temps mais en fait, au moment de lui donner à manger, voilà que je vois une dent percer en bas.

EN BAS ? Wait… What ? C’était pourtant en haut qu’on s’était focalisé, et puis là, au moment de donner la cuillère, la bouche grande ouverte voilà qu’elle nous sort une incisive latérale gauche en bas tout d’un coup. Du coup, nous voilà à deux dents qui la travaillent en simultané.

SAUF QUE… Ce n’est pas tout puisqu’après quelques jours avec un bébé instable, qui rit beaucoup mais se met rapidement dans son coin à ronchonner ou même à pleurnicher (pas du gros pleurs), nouvelle découverte. Je joue avec bébé, qui se pose sur le dos sur mes jambes en riant et là… Je vois quoi ? Une belle marque blanche au niveau de l’incisive supérieure gauche. Pépette supporte donc la poussée de trois dents en même temps, dont deux à gauche.

Journal de maternité #34

Pas de câlin, pas de sein, mais reste pas trop loin

Du coup, pendant ces journées, pépette joue beaucoup, à mes pieds ou à mes côtés. Puis d’un coup elle part jouer ou essayer de se lever ailleurs seule. Elle parle de façon enjouée puis râle, on le sent bien à sa manière de babiller et son intonation. Elle s’énerve rapidement. Elle ne sait pas quel jouet mordre pour ce soulager. Et nous, on reste là impuissant. J’ai essayé les câlins, mais elle n’en voulait pas, sauf un soir ou après une seconde sieste l’après midi elle ne voulait plus quitter mes bras.

Et puis il y a aussi les tétées. Enfin, non justement, il n’y a pas les tétées. On passe de 7 tétées en moyenne à 3 tétées par jour, enfin nuit. Le reste du temps elle n’en veut pas. Ce qui me blesse égoïstement et m’angoisse un peu (cette peur qu’elle ne boive / mange pas assez). Mais ce sont des moments où il n’y a rien à faire. Dès que je tente une mise au sein, c’est morsure (mmmmf ) ou pleurs ou « babebabebabe » en voulant sortir de mes bras pour aller jouer. Donc je m’agace, et ça agace aussi le papa ce qui tend un peu l’ambiance.

Bébé n’est donc pas typiquement dans son assiette, ce qui l’a fatigue et nous fatigue aussi. Ce n’est pas facile facile mais on essaie de garder seulement les bons moments. On lui fait faire ses siestes et parfois une en rab’ le soir après le goûter. Avec le temps, je pense qu’on arrivera à anticiper ces moments et à bien les amoindrir, mais pour l’instant, on fait juste du mieux qu’on peut.

D’ailleurs je prévois bientôt un article sur les poussées dentaires chez les bébés et comment essayer d’y parer au mieux possible. Comment soulagez-vous vos petitous pendant les poussées qui rendent grognons ?

Expectations vs Reality : L’allaitement

Expectations vs Reality : L’allaitement

Après avoir fait le point sur le fait ou non d’avoir un bébé, on s’imagine ensuite toute sorte de choses sur tous les aspects de la grossesse, l’accouchement ou même l’allaitement. Des questions, je m’en suis posée plutôt pas mal sur l’allaitement, et une fois la décision prise, je me suis imaginée toute sorte de scénarios sur cet avenir incertain. Et les résultats, étaient parfois loin de ce que j’avais imaginé.

La tétée de l’inconnu

J’ai découvert ce terme de tétée assez tard, quelques temps avant l’accouchement à vrai dire. et je me disais que c’était à ce moment là où je serais clairement fixée sur l’allaitement. Du coup, je pensais qu’il faudrait attendre un petit moment et aider bébé pour la tétée. Sauf que bébé est venu toute seule au sein pour cette première tétée, en se mouvant comme un petit ver. C’est beau la nature.

Les premières tétées en maternité

Je pensais que je serais bien entourée, que les tétées se déroulerait sans accroc. Au final, on se retrouve avec des puéricultrices qui pincent le sein pour le mettre dans la bouche de bébé de façon douloureuse, des consignes de ne pas dépasser cinq minutes bla bla bla. J’ai rapidement oublié certaines  consignes voyant que bébé restait facilement dix minutes aux seins et qu’elle pleurait si je l’enlevais au bout de cinq.

Donnez moi une bouée rouge

Je savais que j’allais avoir la montée de lait, les seins gonflés. Mais je ne savais pas à quel point. Je ne savais pas que mes deux petits machins se transformerait en deux boulets de canon pleins de lait, complètement inconfortables, chauds, et parfois douloureux. Cela dit, je préfère faire une montée de lait et avoir bébé qui soulage plutôt qu’une montée de lait parce que le cachet pour l’éviter et donner le biberon a été donné trop tard. Autant que ça serve.

Expectations vs Reality : L’allaitement

Les crevasses de l’enfer

Là aussi j’avais lu quelques trucs sur le sujet. Mais bon sang… Je ne savais pas à quel point on pouvait être sensible des tétons et avoir aussi mal ! Au point de me reculer le plus possible dans le fauteuil comme pour éviter la succion et avoir l’impression d’avoir une petite lame dans le téton… Heureusement que j’ai eu de bons conseils pour qu’elles se résorbent assez rapidement. Mais franchement, je comprends bien pourquoi c’est l’une des raisons principales pour l’arrêt de l’allaitement.

Avoir un bébé réglé comme une horloge

Il y a certaines écoles d’allaitement qui prônent la règle des 3h ou 4h entre chaque tétée. J’ai choisi de le faire à la demande de bébé. Du coup, je pensais quand même qu’elle se régulerait rapidement pour prendre des tétées sur un rythme défini. Que neni. Pendant plusieurs mois les tétées étaient complètement aléatoires avant de prendre un rythme presque toutes les deux heures. Maintenant on est rodées toutes les deux et ses envies sont plus distinctes donc on a trouvé un certain rythme. Mais pour prendre une pause cinéma, avant ses six mois, c’était juste impossible. Même si maintenant, même regarder un film à la maison d’une traite le soir reste impossible.

Un entourage bienveillant

Alors là, ça coince. J’imaginais avoir un entourage qui allait me soutenir, m’aider en cas de coup de mou. Mais ce n’est pas toujours le cas. Biberon, réflexions, on est un peu passé par tous les stades. Et alors passés les six mois, c’est toujours d’actualité. Même si certains proches sont étonnés dans le bon sens, ou me soutiennent, et ça fait chaud au coeur, j’ai toujours l’impression que l’allaitement de notre puce reste peut être tabou ou dérangeant pour d’autres. Et ça, ça fait pas chaud au coeur, au contraire, en cas de mou, on a besoin de savoir que ça va aller.

Petit vampire sortira les crocs

Ah, les petites morsures, je n’y avais pas pensé du tout. Et même si au fond ça me fait rire avec du recul, sur le coup, je ne pensais pas qu’un bébé pouvait faire aussi mal avec des dents. Sauf que c’est ponctuel. En général, même quand bébé sort ses dents, il est rare qu’il morde, et lors des tétées on ne sent pas du tout les petites quenottes ce que je trouve complètement fou.

Expectations vs Reality : L’allaitement

Trouver un bon public d’allaitement

Je sais, et je savais d’avance, que l’allaitement en public pouvait être mal vu. Et cela m’attriste beaucoup. Mais quand on fait le coup des regards dérangés / dégoutés / pervers (oui il y en a) / des réflexions basses… C’est très déroutant. L’allaitement est naturel, je ne sors pas mon sein à l’air en continu et lorsque bébé boit on ne voit rien, mais pourtant, ça dérange. J’ai l’impression d’être une paria dans un monde d’hypocrisie totale où tout le monde s’extasie sur des seins de stars mais pour nourrir c’est pas normal. D’ailleurs maintenant qu’elle a dix mois, attention, c’est peut être même de l’inceste, allez savoir…

Passer de tels moments de complicité

Quand je voyais des mamans allaiter leurs enfants, elles posaient en général un regard doux sur eux pendant les tétées. Je me doutais qu’il y avait une certaine complicité, mais je pensais que c’était juste parce que c’était mignon. Je ne pensais pas à quel point c’était hyper tendre et plein de complicité la tétée. Surtout celles de nuit, où l’on est seules au monde avec notre bouchon. Malgré les doutes, les moments down, la fatigue, les douleurs, je n’échangerai cette aventure pour rien au monde.

10 fun facts sur l’allaitement maternel

10 fun facts sur l'allaitement maternel

On continue la série des fun facts, cette fois-ci en s’intéressant à l’allaitement maternel. Après presque neuf mois d’allaitement, j’ai pu faire un petit stocks d’anecdotes à partager. J’avoue que certaines n’ont pas été drôles sur le coup, mais avec du recul, je trouve ça fun. Par contre ici, je ne parle pas spécialement des avantages du style « j’ai pu allaiter n’importe où en vacances » (cf image à la une).  Si vous avez des anecdotes sur l’allaitement de vos enfants, n’hésitez pas à les partager !

Les douleurs post-accouchement 

Au moment où l’on reçoit notre bébé dans les bras, on n’imagine pas la suite. Pour un premier bébé, on se dit que la douleur est passée, on va être tranquille. MAIS NON ! Les tétées de bébé m’ont provoqué des crevasses très douloureuses sur plusieurs jours. Et les tétées provoquaient également les tranchées, des vilaines contractions qui ont été parfois douloureuses afin de remettre l’utérus naturellement en place. L’avantage, c’est qu’il s’est rapidement remis en place, mais ça a piqué quand même. Bon après, promis (hors cas particuliers) on n’a plus mal.

Je ne peux toujours pas dormir sur le ventre

Ô grand désespoir ! Qui allaite et dors sur le ventre, se retrouve vilainement engorgée, douloureusement engorgée. Parfois, je reste juste quelques instants sur le ventre histoire de profiter de ce court bonheur, puis je reviens vite sur le côté ou le dos. Si vous saviez comme ça me manque. Parfois même, je mets un coussin sous mon ventre pour que mes seins ne soient pas comprimés et je reste comme ça à moitié endormie, comme un phoque à moitié sur un rocher.

phoque

Tester des tonnes de coussinets d’allaitements

Les premiers mois, on n’échappe pas aux fuites de lait. Et à moins de se retrouver avec deux grosses tâches de lait (voire plus au réveil le matin, bien trempée même sur le ventre), il vaut mieux investir dans des coussinets. Qui sont aussi pratiques pendant la tétée avec une montée de lait en synchro des deux côtés. Sauf que tous ne se valent pas, et si maman en préfèrent certains bien absorbants contre d’autres qui finissent trempés et trempent le soutien-gorge au passage, bébé a aussi ses préférence. Oui, quand je mets certains coussinets, elle ne semble plus vouloir le sein, et dès que je remets une autre marque, c’est reparti normalement. Au choix, lavables ou jetables. Personnellement les lavables ne sont en aucun cas assez absorbants. Vache à lait vous avez dit ?

Les joies des premières dents

Bien des femmes n’ont pas de mésaventures avec les premières dents. Mais j’ai eu droit à ma petite morsure qui m’a donné un gros coup de chaud avec une vilaine douleur pendant quelques instants. Deux petites dents d’un coup et un bébé qui mord, vous imaginez la scène. Heureusement, elle n’a pas recommencé.

Avoir un coussin d’allaitement / maternité et ne pas pouvoir s’en servir

Je suis un petit modèle. Et beaucoup de choses en ce monde ne sont pas étudiées pour mon gabarit. Les coussins d’allaitement en font partie. J’ai tenté plusieurs positions mais à chaque fois bébé se retrouvait trop haut pour avoir une bonne position pour téter. Du coup, il nous a servi comme bordure de son tapis de jeu pour qu’elle ne se cogne pas au meuble derrière.

Avoir un sein BIEN plus gros que l’autre

Parfois bébé a une préférence pour un sein par rapport à l’autre. Préférence qui peut changer n’importe quand. Du coup, il tête plus un côté que l’autre. Du coup, un côté est bien plus gros que l’autre. On se retrouve alors avec l’impression que le chirurgien a oublié de mettre la prothèse de l’autre côté. Et ça peut se voir  sous un tee-shirt et être très bizarre comme impression. Mais bon, dans l’ensemble, on garde des gros seins *wink*

Look it up

Tenter de téter les mamies ou même le papa

Quand bébé a faim, elle veut téter. Peut importe dans les bras de qui elle est. Elle tire sur les vêtements ou tente de téter parfois papa avec son nez ou des doigts qui passent à proximité. Puis quand j’arrive à proximité, elle se jette dans mes bras la bouche ouverte.

Envoyer du lait partout

Oui, c’est pas joli joli. Mais parfois en sortant de la douche, on se sèche bien, puis hop, la montée de lait qui en met partout. On peut tremper son lit, ses vêtements, le sol de la salle de bain. Ou même n’importe quel sol d’ailleurs. Il suffit que bébé soit distraite après la montée de lait au sein et se détourne quelques secondes pour en envoyer partout. Merci le REF.

Le fourmillement des seins

Le… hein quoi ? En fait la libération d’ocytocine qui provoque l’éjection du lait, provoque également des sensations de chaleur (pratique en été), et des fourmillements / picotements au niveau des seins. C’est très étrange comme sensation. Entre la légère douleur et la sensation dérangeante, mais au bout d’un moment on s’y fait et parfois ça me fait rire.

Soif ! J’AI SOIF ! 

C’est un fait, l’allaitement donne soif. Mais dans le genre vraiment très soif. Bien sûr on peut en profiter pour boire des tisanes d’allaitement (j’en ai testé beaucoup d’ailleurs) et beaucoup d’eau. C’est un peu comme si d’un coup on se retrouvait au Sahara avec la gorge sèche, et les premiers temps, il vaut mieux avoir même un verre d’eau à proximité pendant les tétées, ensuite ça peut attendre que la tétées soit finie.

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