Allaitement : La fin de notre aventure lactée

Notre fin d'allaitement

Si vous avez suivi quelques articles lors de la croissance de pépette, vous savez qu’elle a été allaitée. Pour ceux qui le découvrent, vous le savez aussi maintenant. Nous avons eu des moments un peu galère, il faut l’avouer, puis au fil des mois tout s’est mis en place. Et malgré quelques aventures, nous avons tenu bon, jusqu’au sevrage, que ma fille a décidé d’elle-même.

25 mois et des brouettes d’allaitement maternel

Pour commencer, il faut revenir en arrière, lors de la grossesse. Je n’avais qu’une idée en tête : allaiter ma fille au sein. Je ne voulais pas lui donner de biberon, mais lui donner le plus naturel et le meilleur pour elle. Peut-être (et probablement) car je n’ai pas pu connaître cette expérience de mon côté. Nous sommes donc partis à la maternité sans un biberon, sans conserve de lait en poudre. RIEN. NADA. Juste mes nénés et le futur bébé. Le voyage a commencé, en version montagnes russes.

Je me suis dit, trois mois, puis six, puis neuf, puis, on verra bien. C’est ainsi que nous avons passé les mois, avec les tétées nutritives et les tétées de réconfort, de confort. Mine de rien, ces dernières comptent très souvent. J’ai réellement vécu cette expérience comme une fierté, une force, et le regard des gens me poussait à leur montrer qu’une maman qui allaite son enfant, c’est naturel et non malsain ou vulgaire. Sans pour autant sortir les deux micro-miches en simultané en terrasse d’un café.

Nous sommes passées d’une quinzaine (oui oui) de tétées à la journée, à trois ou quatre en journée et une ou deux la nuit. Puis deux à trois en journée et une la nuit, ce rythme étant resté tel quel pendant les derniers mois. Elle prenait le sein le matin, le midi, le soir, et une fois dans la nuit. Elle avait son rythme. Et son sein. Car au fil des mois, elle a eu des préférences tantôt pour un côté tantôt pour l’autre. Sans pouvoir comprendre pourquoi.

Puis, un jour, elle ne voulait plus prendre le midi. Puis ensuite, elle a aussi annulé les rendez-vous tétées du matin remplacer par de simples câlins. Il ne restait que la tétée confort du soir avant de dormir. Puis, un jour sur deux, puis sur trois, puis plus rien.

Allaitement : La fin de notre aventure lactée 1

Un sevrage naturel mené par l’enfant

Nous avons donc tenu vingt cinq mois et des brouettes avant de terminer notre aventure lactée, mais je suis déjà très fière de notre chemin. Maintes personnes m’ont conseillé de la sevrer plus tôt, de décaler de moi même les tétées. Mais… J’ai écouté… Sans faire car cela ne me convenait pas. Je ne voulais pas aller contre les besoins de ma fille. Car non, une tétée n’est pas un caprice, n’est pas futile, elles sont toujours utiles à l’enfant pour une quelconque raison, et peuvent s’avérer très bénéfiques comme en cas de gastro chez un bébé de treize mois, par exemple.

J’ai donc pris la décision de la laisser faire. De laisser ce petit-être avancer à son rythme. Comprendre d’elle-même qu’un câlin peut apporter autant de réconfort qu’une tétée confort. D’elle-même je dis bien. Sans rien impacter. Et puis, au fil des jours, comme dit plus haut, c’est elle qui a commencé à espacer. Bien sûr, je me suis retrouvée quelques fois légèrement engorgée. Ce qui m’a coûté quelques petites gênes au petit matin lorsque les tétées de nuit étaient zappées. Alors au début, je désengorgeais, pour soulager et laisser la production se maintenir. Mais au fil du temps, j’ai compris qu’elle commençait son sevrage.

Alors, au lieu de stimuler la production, j’ai laissé libre court à toute cette vie lactée. Tout ce circuit fabuleux qu’est le corps humain, le corps d’une femme. J’ai laissé ma production baisser, j’ai laissé ma production se tarir comme on dit. Tout comme les premières productions, il faut du temps au corps pour s’habituer, et quelques petits tiraillements subsistaient ci et là. Pourtant, tout a retrouvé son quotidien (on ne peut pas vraiment dire place, ça, il a fallu encore plus de temps).

Si j’ai un conseil à vous donner par rapport à toute notre aventure, c’est d’être à l’écoute de votre enfant. S’il se détourne du sein, ne surtout pas le forcer. Les dialogues aussi portent leurs fruits. Je demandais à pépette si elle était sûre de ne pas vouloir le sein, je lui disais que c’était son choix et qu’on ferait un câlin à la place. Dans le plus de bienveillance possible.

Maintenant, à trois ans et demi, lorsque je regarde en arrière, je sais que j’ai fait des erreurs, et que tout n’a pas toujours été parfait dans notre aventure lactée, mais je suis heureuse que ce soit mon enfant qui est pris la décision d’arrêter de prendre le sein, sans influence de ma part. Parfois, elle me demande encore si j’ai du lait dans mes nénés, ou demande si elle a du lait dans les nénés. Elle comprend l’allaitement, sans pour autant demander pour essayer. Juste une curiosité, une envie d’en apprendre plus. De dire « moi quand j’étais bébé je buvais le lait là *en montrant mes seins* ».

C’est une aventure très particulière qui nécessite d’être à l’écoute de son enfant. Que ce soit à travers les premiers ou les derniers instants. C’est l’enfant qui détermine le rythme, les envies et le temps d’un allaitement. Bien sûr le sevrage induit n’est pas une faute, loin de là, souvent provoqué par une reprise du travail, ou d’autres raisons. Et il va de soi de respecter les différents sevrages. Mais le naturel est quand même le plus doux pour l’enfant, et permet une prise de conscience que l’enfant grandit à son rythme et fait ses propres choix.

Allaitement maternel : toute une année d’aventures lactées

Allaitement : toute une année d'aventures lactées

Souvenez-vous, c’était il y a fort longtemps, je vous dressais un premier bilan sur l’allaitement maternel après quatre mois. Enfin, ce n’était pas vraiment il y a si longtemps, mais ça peut quand même sembler long. Je finissais mon bilan en espérant pouvoir continuer d’allaiter jusqu’à six mois et peut-être pendant la diversification. Et voilà, on a dépassé la barre de la première année d’allaitement.

Si l’allaitement est magique et que je fais tout pour que ça continue, nos aventures lactées ne sont pas toutes glorieuses et héroïques. Parfois, un vilain dragon se dresse sur notre chemin, et il nous faut patience et courage pour s’en défaire. Mais après tout, c’est faisable. La preuve, je baisse toujours les bras pour tout, mais l’allaitement maternel, j’ai tenu bon.

Il y a les bons jours…

Ceux où les tétées se déroulent sans anicroche, ceux où le rythme de pépette semble régulier. Et dans ces jours là, l’allaitement est vraiment un plaisir. Nos tétées sont des moments à la fois nutritifs, hydratants, réconfortants, apaisants, et complices. Parfois, elle se prend à interrompre la tétée pour me regarder, papoter quelques trucs, puis vite vite revenir au sein. J’apprécie nos moments, et même la nuit. Même si je suis à plat, je me sens quand même heureuse de pouvoir lui donner le meilleur.

Ces jours-là, en général, pépette est plutôt de bonne humeur, elle prend bien la tétée, elle mange bien ses repas à côté, elle joue, elle parle, elle trotte. Donc en fait, on pourrait dire que tout roule. D’ailleurs, elle n’aime pas le changement, et retrouver sa routine lui fait du bien. C’est même avec plaisir qu’elle profite de sa tétée au réveil le matin, et surtout en rentrant de chez la nounou, puis au réveil de la sieste, puis après le bain, puis la nuit. Bon parfois, elle peut en rater par-ci, par-là. Mais en tout cas, celle du retour de chez la nounou, elle s’impatiente le temps que je rentre la poussette et que je nous prépare pour se jeter sur moi. Ces jours-là, j’aime allaiter si paisiblement.

… Et puis il y a les mauvais jours

Car oui, si l’allaitement a un côté magique, il a un autre côté bien plus sadique. Crevasses, mastite, engorgements, muguet, on peut rencontrer toute sorte d’embuches physiques chez maman, en général provoquer par un défaut chez bébé tel qu’une mauvaise position, un frein de langue ou de lèvre court, un palais creux, une sucette… Et ça fait mal, parfois très mal. Il existe bien entendu bien des petits trucs pour éviter tout ça, ou pour soigner les maux liés à l’allaitement, mais quand ça arrive, je peux vous assurer que les tétées n’ont plus trop grand chose de magique. On a mal, on peut avoir tendance à se crisper, bébé le ressent, bébé s’énerve. Bref, ça finit en général par passer, mais il faut pas mal serrer les dents avant.

Et puis, il y a ces jours… où bébé ne veut plus têter. Voilà, en grandissant, bébé devient intéressé par d’autres choses, et peut se distraire au bout de quelques minutes, ou même détourner son attention avant même la tétée. Dans ces cas, maman stresse. Bébé a-t-il tout ce qu’il lui faut ? Pourquoi bébé ne veut plus de moi ? Qu’est-ce que j’ai fait de travers ? Oui ça sent le vécu ? C’est normal, c’est déjà arrivé qu’on ait droit à des petites grèves de la tétée, et en ce moment, on est a nouveau en plein dedans. Merci les dents. On a beau mettre bébé au sein, la prise ne se fait pas. Et puis au bout d’un moment, il ou elle y revient naturellement. Surtout la nuit ici. Mais franchement, ça fait peur, ça agace, on se prend la tête. C’est à ce moment là, qu’il faut tenir bon et ne pas coller un biberon dans la bouche de bébé. Sinon, gare à la confusion et gare à bébé qui peut encore plus se braquer pour ne plus revenir au sein (bien que 12 mois soit trèèèès largement suffisant pour beaucoup). Ici, j’y ai beaucoup réfléchi. Mais vraiment beaucoup après une tentative de biberon, qui s’est soldée en prise à la seringue après m’être reprise. Et je suis venue à la conclusion de laisser faire, et que si bébé ne souhaite plus du sein, alors on donnera à boire autrement, et si elle veut têter à nouveau comme avant elle pourra. C’est elle qui décide, c’est fini pour moi de prendre ces périodes de grève comme des échecs à me faire pleurer. Même si au fond de moi, je garde quand même cette petite inquiétude.

A côté de ça, j’aime allaiter ma fille, parfois j’ai même droit à des moments rigolos pendant les tétées. C’est un peu nos moments à nous. Et malgré les réflexions, les pressions de toute part et surtout du corps pédiatriques (oui les diplômés en blouses blanches qui n’ont pas vraiment de formation en allaitement), les doutes, les angoisses, j’ai tenu 12 mois d’allaitement et j’en suis déjà fière. Surtout étant partie pour 3 mois au départ !

Photo par Ivette Ivens. 

10 fun facts sur l’allaitement maternel

10 fun facts sur l'allaitement maternel

On continue la série des fun facts, cette fois-ci en s’intéressant à l’allaitement maternel. Après presque neuf mois d’allaitement, j’ai pu faire un petit stocks d’anecdotes à partager. J’avoue que certaines n’ont pas été drôles sur le coup, mais avec du recul, je trouve ça fun. Par contre ici, je ne parle pas spécialement des avantages du style « j’ai pu allaiter n’importe où en vacances » (cf image à la une).  Si vous avez des anecdotes sur l’allaitement de vos enfants, n’hésitez pas à les partager !

Les douleurs post-accouchement 

Au moment où l’on reçoit notre bébé dans les bras, on n’imagine pas la suite. Pour un premier bébé, on se dit que la douleur est passée, on va être tranquille. MAIS NON ! Les tétées de bébé m’ont provoqué des crevasses très douloureuses sur plusieurs jours. Et les tétées provoquaient également les tranchées, des vilaines contractions qui ont été parfois douloureuses afin de remettre l’utérus naturellement en place. L’avantage, c’est qu’il s’est rapidement remis en place, mais ça a piqué quand même. Bon après, promis (hors cas particuliers) on n’a plus mal.

Je ne peux toujours pas dormir sur le ventre

Ô grand désespoir ! Qui allaite et dors sur le ventre, se retrouve vilainement engorgée, douloureusement engorgée. Parfois, je reste juste quelques instants sur le ventre histoire de profiter de ce court bonheur, puis je reviens vite sur le côté ou le dos. Si vous saviez comme ça me manque. Parfois même, je mets un coussin sous mon ventre pour que mes seins ne soient pas comprimés et je reste comme ça à moitié endormie, comme un phoque à moitié sur un rocher.

phoque

Tester des tonnes de coussinets d’allaitements

Les premiers mois, on n’échappe pas aux fuites de lait. Et à moins de se retrouver avec deux grosses tâches de lait (voire plus au réveil le matin, bien trempée même sur le ventre), il vaut mieux investir dans des coussinets. Qui sont aussi pratiques pendant la tétée avec une montée de lait en synchro des deux côtés. Sauf que tous ne se valent pas, et si maman en préfèrent certains bien absorbants contre d’autres qui finissent trempés et trempent le soutien-gorge au passage, bébé a aussi ses préférence. Oui, quand je mets certains coussinets, elle ne semble plus vouloir le sein, et dès que je remets une autre marque, c’est reparti normalement. Au choix, lavables ou jetables. Personnellement les lavables ne sont en aucun cas assez absorbants. Vache à lait vous avez dit ?

Les joies des premières dents

Bien des femmes n’ont pas de mésaventures avec les premières dents. Mais j’ai eu droit à ma petite morsure qui m’a donné un gros coup de chaud avec une vilaine douleur pendant quelques instants. Deux petites dents d’un coup et un bébé qui mord, vous imaginez la scène. Heureusement, elle n’a pas recommencé.

Avoir un coussin d’allaitement / maternité et ne pas pouvoir s’en servir

Je suis un petit modèle. Et beaucoup de choses en ce monde ne sont pas étudiées pour mon gabarit. Les coussins d’allaitement en font partie. J’ai tenté plusieurs positions mais à chaque fois bébé se retrouvait trop haut pour avoir une bonne position pour téter. Du coup, il nous a servi comme bordure de son tapis de jeu pour qu’elle ne se cogne pas au meuble derrière.

Avoir un sein BIEN plus gros que l’autre

Parfois bébé a une préférence pour un sein par rapport à l’autre. Préférence qui peut changer n’importe quand. Du coup, il tête plus un côté que l’autre. Du coup, un côté est bien plus gros que l’autre. On se retrouve alors avec l’impression que le chirurgien a oublié de mettre la prothèse de l’autre côté. Et ça peut se voir  sous un tee-shirt et être très bizarre comme impression. Mais bon, dans l’ensemble, on garde des gros seins *wink*

Look it up

Tenter de téter les mamies ou même le papa

Quand bébé a faim, elle veut téter. Peut importe dans les bras de qui elle est. Elle tire sur les vêtements ou tente de téter parfois papa avec son nez ou des doigts qui passent à proximité. Puis quand j’arrive à proximité, elle se jette dans mes bras la bouche ouverte.

Envoyer du lait partout

Oui, c’est pas joli joli. Mais parfois en sortant de la douche, on se sèche bien, puis hop, la montée de lait qui en met partout. On peut tremper son lit, ses vêtements, le sol de la salle de bain. Ou même n’importe quel sol d’ailleurs. Il suffit que bébé soit distraite après la montée de lait au sein et se détourne quelques secondes pour en envoyer partout. Merci le REF.

Le fourmillement des seins

Le… hein quoi ? En fait la libération d’ocytocine qui provoque l’éjection du lait, provoque également des sensations de chaleur (pratique en été), et des fourmillements / picotements au niveau des seins. C’est très étrange comme sensation. Entre la légère douleur et la sensation dérangeante, mais au bout d’un moment on s’y fait et parfois ça me fait rire.

Soif ! J’AI SOIF ! 

C’est un fait, l’allaitement donne soif. Mais dans le genre vraiment très soif. Bien sûr on peut en profiter pour boire des tisanes d’allaitement (j’en ai testé beaucoup d’ailleurs) et beaucoup d’eau. C’est un peu comme si d’un coup on se retrouvait au Sahara avec la gorge sèche, et les premiers temps, il vaut mieux avoir même un verre d’eau à proximité pendant les tétées, ensuite ça peut attendre que la tétées soit finie.

drink

Se sentir rejetée par son bébé

Se sentir rejetée par son bébé

S’il y a bien un sentiment des plus détestables, c’est bien celui de se sentir rejetée par son bébé. On nous le dit bien assez souvent, un bébé est bon et jamais méchant, et il nous aime. Mais parfois, il arrive que l’on se sente comme rejetée par son enfant, même s’il n’a que quelques mois à peine. J’en ai fait l’expérience, et j’ai beaucoup douté, pleuré, j’ai eu mal, très mal. C’était comme si mon coeur se déchirait. En faisant des recherches sur un certain point, j’ai découvert que ce sentiment pouvait être fréquemment rencontrés chez les mamans, surtout allaitantes. J’ai donc décidé de briser le silence et en parler, car même si c’est très dur, il ne faut pas avoir honte de ces moments là.

Mon bébé ne veut plus de moi

Tout a commencé il y a peu. Bébé ne voulait pas prendre le sein gauche ou très difficilement, ou bien une fois très fatiguée la nuit. Je me suis dit que c’était passager, et que de toute façon, si elle n’avait pas assez à boire elle réclamerait d’autant plus sur l’autre sein. Mais elle a gardé son rythme en faisant des tétées plus longues à droite. Ayant chuté en voulant se lever, je me suis dit qu’elle s’était peut-être un peu contracturé le cou, alors je la massais. Puis, il y a eu cette nuit-là.

Comme tous les soirs, on a couché bébé selon le même rituel, vers la même heure même si ce n’était pas à la minute près. Mais une fois au lit, elle a mis beaucoup de temps à s’endormir, à tourner, virer, chouiner, taper sa sucette sur les barreaux. Puis, elle a réclamé sa tétée, un peu plus tôt que d’ordinaire et n’a pris que très peu, juste la montée de lait puis stop. Avec pleurs et impossibilité de la faire téter à gauche, juste un peu à droite. Et là, c’était parti. Pendant une bonne partie de la nuit elle pleurait toutes les trente minutes à peu près, semblant vouloir téter mais hurlant une fois en position dans mes bras. Cette fois, ce n’était plus le côté gauche en défaut mais les deux. J’ai beaucoup pleuré. Je pensais que c’était fini. Qu’elle ne voulait plus du sein, et qu’au fond c’était avec la fatigue comme si elle ne voulait plus de moi. J’étais effondrée dans mon lit, recroquevillée sous ma couette, trempée de larme, avec le papa infiniment gentil et désemparée de me voir ainsi à côté. Je lui ai dit que ça allait passer, mais j’ai beaucoup pleuré. Et à chaque tétée ratée qui suivait je m’enfonçais un peu plus, j’avais un peu plus mal. Sauf que mon désarroi ayant pris le dessus, même lorsque bébé refusait mes câlins je prenais ça pour un rejet. J’ai même dit clairement « si tu ne veux plus de moi dis le« . Oui, c’est terrible. Mais j’avais tellement mal au fond de moi.

Ayant peur que bébé hurle de faim, j’ai même essayait un biberon, avec refus bien sûr car elle ne sait toujours pas le prendre. Et j’ai eu peur. Si elle ne veut pas le sein ? Pas le biberon ou la tasse ? On fait quoi ? Sa courbe de poids ? Sa soif ? Tout s’est bousculé, j’étais perdue. Un peu comme prise dans un tourbillon qui vous donne le vertige, la nausée vous emprisonne. Puis, au bout de quelques heures, je me suis ressaisie. Si bébé ne veut plus du sein ce n’est pas grave, on va trouver une solution. Je suis parvenue tant bien que mal à retrouver mon calme à prendre sur moi. Puis un nouveau pleurs, alors que je tremblais d’épuisement (car bébé nous a fait ce mauvais moment le jour où j’étais épuisée). Je suis allée la retrouver. Mais cette fois, je l’ai juste prise contre moi, dans sa gigoteuse, au chaud, en la berçant, en marchant dans sa chambre. Quand je l’ai senti se calmer et s’abandonner sans qu’elle ne me repousse, je l’ai doucement faite glisser sur le sein, qu’elle a pris un petit moment, calmement avant de s’endormir pour cinq heures de repos. J’étais heureuse car elle avait enfin bu, et soulagée qu’elle veuille du sein. Mais je gardais cette peur au fond de moi que le rejet recommence. Et même si ce n’est pas volontaire de la part du bébé, les refus de câlins, tétées, peuvent blesser.

Se sentir rejetée par son bébé

Il y a forcément une raison quand même

Mais quand ceci arrive on se remet en question. Qu’ai je fait de mal ? Pourquoi mon bébé me rejette-t-il ? C’est vraiment dur et j’ai beaucoup réfléchis, j’ai tourné la situation dans tous les sens. J’étais vraiment perdue, je ne savais pas comment vivre cette nuit affreuse. Puis, j’ai commencé à éplucher toutes les pistes que j’avais. Les dents ? Pourquoi pas, ça se tient pour le côté gauche, mais les deux en même temps c’est trop bizarre. La lune ? Une pleine lune réputée comme la pire de l’année, qui influe sur le sommeil oui, l’allaitement mouais. Un mal de ventre ? J’ai essayé les massages, et non ça ne ressemblait pas tellement à ça. Fin de tétée et sevrage naturel ? Oui, probablement, il va falloir que je m’y fasse. Mes seins ne lui suffisent plus, elle veut autre chose, alors je lui donnerai. J’en avais mal à la tête de réfléchir à tout ça. Puis vers six heures du matin, elle a tété, et ça a été tout jusqu’en début d’après midi. J’ai donc appelé l’ostéopathe un peu en stress pour qu’il vérifie que ce ne soit pas postural, ou peu-être une gêne du ventre. Oui, je ne voulais pas appeler mon pédiatre, je suis toujours fâchée contre lui suite à ses réflexions sur l’allaitement donc là il m’aurait dit de tout laisser tomber.

Sauf qu’en fait, bébé va très bien. Elle est même en parfaite santé selon l’ostéopathe après son examen. J’étais donc à la fois soulagée et à nouveau perdue. J’avais éliminer une cause, mais c’était celle sur laquelle je me reposais le plus. Par contre, j’ai voulu feinter. Bébé ayant beaucoup pleuré chez l’ostéopathe, j’ai tenté la tétée en rentrant pour qu’elle boive un peu, et elle a pris le sein ! Le miracle. Mais de courte durée, car jusqu’au soir tard, il n’y en a pas eu d’autres. J’avais toujours ce sentiment que bébé mettait comme une distance entre nous c’était dur. J’ai donc refait des recherches. La nuit s’est déroulée calmement, avec des tétées sur les deux seins, et moi qui retenait presque ma respiration de peur de la voir se retirer. J’allais la voir en stress dès qu’elle pleurait et ce n’est pas bon du tout. Le lendemain matin, rebelote, pleurs mais pas de tétée, j’avais l’impression qu’elle avait soif, mais elle ne voulait rien. J’ai essayé le biberon au cas où, mais c’est la pire des idées elles s’est braquée encore plus. Je ne savais plus quoi faire, les rares tétées qu’elle prenait me semblait trop peu suffisantes. J’ai donc à nouveau beaucoup pleuré. Je lui ai parlé en l’ayant dans mes bras, je lui ai dit que j’étais désolée, que je faisais des erreurs. Je l’ai laissée jouer à côté de moi en l’observant en retenant mes larmes. Et puis d’un coup, elle a levé les bras pour un câlin puis a réclamé le sein en essayant de téter à travers mon top. Je lui ai donc donné calmement, et elle a continué à réclamer au fil de la journée. J’était heureuse, mais toujours perdue, j’ai encore fait des recherches.

Se sentir rejetée par son bébé

Vilaine dent et grève de la tétée

 Au final, on a pu comprendre ce qu’il se passait. Au détour d’un grand sourire, voilà que je vois une boule blanche sur le côté gauche de la gencive inférieure de pépette. Une pré-molaire, déjà ? Alors qu’elle ne nous a pas sorti ses incisives supérieures ? On verra bien mais ça y ressemble, j’ai donc de suite rapproché son refus du sein gauche à sa sensibilité. Mais pour la grève du droit ? En fait, il se trouve qu’à huit mois certains bébés espacent les tétées pour les concentrer et vu qu’ils tètent plus efficacement on peut ne pas s’en rendre compte. Mais il se peut aussi qu’un bébé fasse une grève de la tétée.

Ces grèves conduisent beaucoup de femmes à arrêter l’allaitement. Bébé ne veut plus du sein alors on tente le bib’ comme on a fait. Sauf qu’heureusement elle ne sait pas le prendre et finit par prendre le sein. Mais si bébé prend ses habitudes au biberon dès qu’un tétée est refusée, vous pouvez dire au revoir à l’allaitement. C’est une période un peu test, où il faut se rapprocher de l’enfant, le rassurer, lui montrer qu’on est là même sans le sein, et il y reviendra quand il aura besoin. Certaines grèves peuvent être complètes sur deux jours, ou juste espacer un max les tétées sur plusieurs jours / semaines. Si la maman ne craque pas et entretient sa lactation en vidant manuellement ou en tirant son lait, l’allaitement peut reprendre son cours normal. Il faut juste tenir bon.

Mais c’est dur, c’est tellement dur de voir son bébé qui chercher à sortir des bras, qui refuse le sein et hurle au point de ne même plus vouloir de câlin. On ressent de suite un coup au coeur, comme si quelque chose se brisait. Alors qu’en fait, c’est juste un mauvais moment à respecter, LE moment où il faut respecter bébé, son rythme, ses changements. J’ai cru que je devrais arrêter l’allaitement, et souhaitant allaiter encore le plus longtemps possible, je l’ai pris comme un échec. Imaginez le tableau, bébé ne veut plus moi, mon allaitement, la seule chose dont j’étais fière de tenir bon était un échec, j’étais épuisée de fatigue et de pleurs… C’était terriblement dur. Sauf que j’ai su sortir la tête hors de tout ça, j’ai laissé mon bébé faire et venir réclamer les tétées de lui même, même si elles sont bien plus espacées. Je l’ai écouté, et ça semble marcher. Elle réclame à nouveau les tétées quasiment aux mêmes horaires qu’auparavant surtout le soir et la nuit. J’espère que cela durera, mais si jamais vous rencontrer cette situation, surtout ne paniquez pas, ne vous jetez pas sur le biberon. Votre bébé est la clé, vérifiez que rien ne le gène et écoutez le. C’est le plus important !

Avez-vous déjà connu des moments de la sorte ?

Pourquoi je continue d’allaiter mon bébé à 8 mois ?

breastfeedingweek

Déjà huit mois que bébé profite du bon lait maternel de maman, alors qu’au début, je pensais allaiter pendant 3mois, si j’y arrivais. Et puis au final je suis arrivée à quatre mois, puis aux six mois recommandés par l’OMS, et… J’ai continué. Tant que pépette demande le sein, je lui offre, c’est aussi simple. Du moins pour moi et pour mon homme c’est simple, pour l’extérieur de notre cocon un peu moins. Et comme c’est la semaine mondiale de l’allaitement, j’ai souhaité participer en parlant de ce choix de prolonger l’allaitement au sein de ma fille.

Des moments rien qu’à nous avec bénéfices

Dès ma grossesse, j’ai été fusionnelle avec ce petit être dans mon bidon. J’ai aimé être enceinte (non je ne remets pas ça de suite hein par contre), et lorsque bébé H est venue au monde, j’ai su que je serais fusionnelle avec elle. J’ai senti cette chaleur, cet amour, cette plénitude de la sentir contre moi. Et alors quand elle prend le sein (hormis les premiers jours), c’est un peu comme une prolongation de cet état de fusion. C’est un peu comme si elle dépendait encore de moi, tout en prenant son bon lait, au chaud contre maman. Mais c’est surtout un moment apaisant qui me fait me sentir fière. Fière de nourrir ma fille au sein, fière de lui avoir insufflé la vie et continuer à lui donner tout ce que je peux. Je partage mon être, mon corps, avec elle. Je suis une femme biologique, de plein gré, je l’assume et en aucun cas cela entrave ma force d’être. Je suis un mammifère qui se sert de ses attributs naturels. Une vache à lait qui aime câliner / donner la têter pour se sentir moins lourde (moment glam). Honnêtement, l’allaitement de bébé H dépendra d’elle et de son détournement du sein.

Il est vrai que l’OMS recommande un allaitement exclusif jusqu’à six mois. Et ensuite hop, diversification alimentaire. Or, il est tout à fait recommander de poursuivre l’allaitement maternel tout en pratiquant la diversification. Bébé trouve des apports en acides gras (AA et DHA qui jouent un rôle dans la maturation cérébrales), en protéines, en bon cholestérol, en anticorps et protéines de défense immunitaire, des vitamines. Bref que du bon.

Et pourtant, plus de six mois semble trop

Je sais que huit mois ce n’est pas grand chose, même si j’en suis déjà très fière. Mais, même à huit mois d’allaitement il y a des réflexions qui font mal ou qui m’agacent. Voici un exemple de questions / réflexions qui peuvent me piquer un peu au vif :

Mais tu comptes allaiter jusqu’à quand ?

Elle a plus de six mois, tu vas pouvoir arrêter non ?

Discussion avec une pharmacienne pour des tips sur le boost de lactation naturel :
Vous pouvez vous reposer et dormir en même temps que bébé, ils dorment bien quand ils sont tout petit.
Elle a sept mois.
Ah, mais vous savez c’est déjà bien sept mois… *silence*

Il faut rompre le lien par l’allaitement.

En France, le taux d’allaitement est le plus faible d’Europe. De plus, lorsqu’on regarde les enfants allaités au sein, seulement 25 % l’étaient encore à six mois, et seulement 9% l’étaient à un an. Alors que le lait maternel est toujours physiologique et bénéfique pour l’enfant jusqu’à un an. Bien souvent, l’arrêt de l’allaitement concorde aussi avec la reprise du travail. Il peut être difficile de poursuivre un allaitement tout en travaillant si l’on a pas la possibilité de tirer son lait (engorgement, baisse de production due à la baisse des tétées). Et d’ailleurs, je trouve ça pas vraiment normal que les entreprises (surtout avec beaucoup de personnel) ne mettent pas toujours une salle disponible pour que les employées puissent tirer leur lait, ou même allaiter si la condition est là. Certaines entreprises disposent de fumoirs mais aucune salle d’allaitement et il faut se tirer le lait aux toilettes. Je ne sais pas, mais je ne comprends pas.

Le regard des gens changent aussi. Un tout petit bébé allaité, c’est mignon. Mais passé quelques mois, il est jugé ‘trop grand’ pour boire le lait de maman au sein. Après, plus le bébé grandit, plus la dimension sexuelle des seins reprend le dessus et cela gêne. La maman ne disposerait alors toujours pas pleinement de son corps (alors que si hein, c’est au contraire car on est en accord à 100% avec son corps et sa nature qu’on allaite) selon certains esprits. Et ça coince. On retrouve cette façon de penser dès que bébé est un peu grand ou que maman allaite en public. Au bout d’un moment, la sexualisation commune des seins revient comme un boomerang et l’allaitement se transforme en sujet /vision tabou. En fait, il est préférable de montrer entièrement ses seins devant des millions de personnes en étant une pop-star, qu’un bout de sein devant quelques passants étant une maman qui allaite son enfant. C’est très agaçant. Je ne répète, l’allaitement est naturel, et pas seulement sur les trois voire six premiers mois de vie.

Pas de guerre entre le sein ou le biberon

Pour conclure, je voudrais dire que même si je suis épanouie dans mon allaitement, même si j’en vante les mérites, et si je n’ai pas de tabou à ce sujet, je ne rejette pas le biberon. Ma fille n’en prend pas, et si elle en prend se sera pour chez la nounou, pas tant que je suis présente. Mais je ne critique pas les mamans qui font le choix du biberon.

Allaiter, c’est partager son corps en plus de la grossesse, c’est donner de soi. C’est hyper pratique et économique avouons-le, et surtout naturel, mais si une maman ne se sent pas d’allaiter, pourquoi la forcer ? Tant que bébé à les apports dont il a besoin, je ne juge pas la maman. Bien que les femmes qui gardent leur seins en tant que joujoux sexuels pour leur mari et préfèrent du coup donner un biberon, ce genre de réflexion me fait tiquer. En plus, si tu allaites, les joujoux sexuels sont encore plus gros au plaisir probable du futur papa alors bon. En fait, c’est comme pour le végétalisme, je demande qu’on me respecte si je ne consomme rien d’animal, ici, je demande qu’on me respecte de continuer d’allaiter et de sortir mon sein pour nourrir ma fille. Je ne vais pas aller taper sur les gens qui vont manger un steak devant moi ou qui donne un biberon, on a tous notre vision du monde.

Je suis fière d’allaiter (l’une des rares fiertés de ma vie avec mon accouchement) et je le montre. Cela ne fait pas de moi une meilleure maman qu’une maman biberonnante, mais je demande juste qu’on respecte ce choix pour ces huit mois présents et ceux à venir.

Ce pic de croissance qui ne m’avait pas manqué

Ce pic de croissance qui ne m'avait pas manqué

Alors que pépette semblait retrouver une période de répit, voici que Monsieur le pic de croissance est venu repointer le bout de son nez. Et je vous promets qu’il ne m’avait pas manqué, mais alors pas du tout. Ce pauvre petit coeur commençait à être tranquille après ses déboires avec l’amie Carotte, mais non.

Comment savoir qu’il s’agit bien d’un pic de croissance ? Et bien l’humeur de bébé change rapidement, elle a ses moments sourire et petits rires mais finit par ronchonner réellement très souvent. Ce n’est pas vraiment son humeur habituelle. En général elle ronchonne avant de dormir car elle a du mal à lâcher prise, mais là, c’est un peu n’importe quand. Pas de pleurs, juste ronchonner. Et si ce n’était que ça ? Mais non, mademoiselle pépette se retrouve affamée.

Alors qu’elle prenait le sein (enfin les seins) de façon régulière jour après jour. Voici qu’elle se met à téter toutes les heures quasiment. Les seules heures où elle ne tête pas sont celles de la sieste ou de la purée. Purée pomme de terre, courgettes, haricots verts sur laquelle elle se jette d’ailleurs. Alors je me sens épuisée, vidée, c’est le cas de le dire, mes seins semblent vides alors que non. Pépette ronchonne, mange, joue un peu, veut des câlins, beaucoup de câlins, même s’il commence à faire chaud. Et mine de rien, nos journées sont bien occupées.

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Heureusement, elle parvient quand même à dormir la nuit, assez correctement. Elle peut se réveiller à 04h pour une têter ou simplement dormir jusqu’à 06h puis se rendormir jusqu’à 08h. Sauf que comme elle a pris le sein toute la journée, le fait qu’elle dorme provoque de légers engorgements, qu’elle s’empresse de vider à son réveil au petit matin. En fait, avec elle les pics de croissance se repèrent assez vite. Mais il me semble que les pics de croissance se font plus facilement ressentir avec un bébé allaité au sein. Franchement, on s’en serait bien passé, même si cela signifie que bébé grandit et poursuit son chemin. Et puis quand je la vois sur son petit bidon à essayer de ramper en me regardant, j’oublie assez vite ma fatigue, bon, même si je vous l’avoue je me la prends de plein fouet en fin de journée. Enfin bon, ce n’est que l’histoire de quelques jours. Vos bébés marquent-ils aussi le pic de croissance des six mois ?

Mon collier d’allaitement Kangaroo Care

Mon collier d'allaitement Kangaroo Care

Si vous me lisez depuis quelques semaines, vous savez que j’ai acheté un collier d’allaitement Kangaroo Care, marque leader sur le marché, et qui nous vient d’Estonie. Et je ne connaissais absolument l’existence de ce genre de bijou. Alors si parmi vous il y a des sceptiques et des non-initiées, voici mon avis, car depuis le jour de la réception, il n’a pas quitté mon cou (sauf pour la nuit).

Rencontre avec cette étrange babiole

Tout d’abord, quand on allaite au sein, il arrive un moment où bébé non seulement se distrait facilement, mais vous griffe, pince, malaxe les seins et toute la peau qu’il peut attraper pendant la tétée, même le nez ou le menton peuvent y passer. Alors non, les marques rouges ne sont pas dues à une bagarre avec un chat, mais une tétée avec bébé. Puis pas hasard, j’ai lu des articles sur les colliers d’allaitement.

Au début, je me suis dit que c’était un accessoire pas vraiment nécessaire, juste encore une nouveauté marketing pour jeune maman novice. Et bien non, à force, ça fait mal de se faire griffer, agripper de la sorte. Je me suis donc penchée sur la question, et ai décidé de m’en commander, après tout, au pire, ça reste un joli collier. Après quelques recherches, je suis tombée sur l’évidence Kangaroo Care. Les modèles sont le plus distribués, les notes clients sur Etsy sont top, et le prix pas vraiment exorbitant. Ce qui m’a séduit : l’alliance du bois et du coton en évitant le collier tout en plastique, silicone ou autre. Des colliers 100% naturels (it is 100% natural, vegan, human and eco-friendly comme indiqué sur le site officiel) pour offrir le meilleur à ma pépette.

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Réception et adoption immédiate par le duo mère /fille

Après la commande, la réception a été très rapide. A l’ouverture du colis, j’ai été séduite par l’odeur du bois (genévrier biologique). Le coton au crochet est de très bonne qualité et les coloris sont parfaits, j’adore les tons, mais il en existe de bien d’autres couleurs Je l’ai de suite mis autour du cou, il était réglé à la bonne taille par chance, et il est très léger. Du coup, à la tétée suivant la réception, j’ai pu voir si bébé s’y intéressait ou non. Et il se trouve qu’elle s’est agrippée au collier et que mon torse a vécu une tétée plus calme que les précédentes. C’était donc une adoption immédiate.

Maintenant, cela fait plusieurs semaines que je le porte et j’en suis toujours aussi satisfaite. Bébé joue toujours avec au moment de la tétée, parfois elle le tient et le tape contre moi ou tente de le vriller. On est également passé au stade de la machouille de perles. Dans mes bras, en porte-bébé ou quand on est couchées, elle prend plaisir à le saisir et machouiller les perles, ou même tout simplement les tenir et les observer, en gazouillant parfois.

Mon collier d'allaitement Kangaroo Care

Ce collier est l’un des achats qui peut paraître futile, mais qui est bien un coup de coeur et l’un des meilleurs achats que j’ai pu faire dernièrement. De plus, il est très esthétique, facile à porter avec des tenues simples, et le cordon réglable est réellement très solide. Bébé peut tirer de toutes ses forces dessus, il ne bouge absolument pas. Bref, je suis vraiment très fan et je le conseille à toutes celles qui en ont marre des griffures ou autres car même avec amour et compassion, il y a un moment où ça fait mal.

Mon collier d'allaitement Kangaroo Care

Mon bilan après quatre mois d’allaitement au sein

Mon bilan après quatre mois d'allaitement au sein

Amies, amis, bien le bonjour à vous ! Dans cet article, je vais dresser un bilan sur l’allaitement au sein tel que je le vois et le vis après plus de quatre mois. Quatre mois et trois semaines pour être exacte. Au lieu de faire un gros blabla interminable, je préfère faire une enfin plutôt deux listes : celles des avantages et celle des inconvénients.

Cela dit, ce n’est qu’un avis personnel, et même si l’allaitement au sein est naturel, je n’écris pas ceci pour forcer de futures maman à s’y mettre. Toutefois, si certaines ont besoin d’un avis vécu, vous êtes les bienvenues.

Les avantages

Commençons par les parties les plus positives, n’allons pas nous décourager d’avance.

  • C’est économique : pas besoin d’acheter un plein de biberon avec différentes tétines, ni faire le plein de laits infantiles. Les vêtements d’allaitement c’est pratique mais pas obligatoire, on peut aussi mettre un haut simple et le remonter, les coussinets par contre c’est effectivement pratique.
  • C’est pratique : en cas de promenade, de virée en famille ou même de virée magasin, un petit coin tranquille et le lait est toujours à bonne température, toujours disponible. Pas besoin de batailler avec des compartiment isotherme, avec des biberons déjà dosés, qui ne sont gardés en condition optimale que sur un temps réduit.
  • C’est un moment très fusionnel : un peu comme le prolongement de la grossesse en fait, on partage à nouveau notre corps avec bébé pour qu’il profite de tous les bienfaits du peau à peau et du lait maternel
  • On transmet nos anticorps à bébé
  • Avoir bébé au sein détend : l’ocytocine qui est sécrétée pendant les tétées permet d’être apaisée, de se detendre, et le sommeil est plus facile à trouver, d’ailleurs pas besoin d’allumer une grande lumière non plus pour préparer un biberon à 4h du matin.
  • On retrouve plus facilement la ligne : bébé puise dans nos ressources pour se nourrir, la perte de poids est donc facilitée, après, il ne faut bien entendu pas manger pour 15 pendant la période d’allaitement
  • Être au sein rassure bébé : en cas de gros chagrin, peur ou pleurs inconsolables, bébé est rassuré de sentir la présence de maman et d’effectuer le mouvement de succion sur son sein, tout en se remplissant le gosier. 
  • Utiliser l’homéopathie : c’est une pratique à laquelle on ne pense pas au premier abord. On peut soit dilué la préparation dans de l’eau et donner à la cuillère ou la seringue ou mettre dans la préparation du biberon, ou bien laisser les granules entre la joue et la gencives, mais tout simplement, maman peut prendre l’homéopathie qui sera diffusée dans le lait et bébé en bénéficiera. C’est une pharmacienne qui me l’avait conseillé.

Les inconvénients

Passons à la partie moins mignonne !

  • Les crevasses, engorgements et autres cadeaux : ça fait très mal, si on prend soin d’avoir bébé en bonne position et qu’il tête régulièrement c’est bon, sinon ça pique. Il faut donc bien penser à hydrater et vérifier la position de bébé, surtout les premiers jours
  • Les geysers de lait : il suffit que bébé soit distrait pendant le début de tétée ou d’avoir un REF (réflexe d’éjection fort) pour se retrouver avec la fontaine à lait à l’air et en recevoir un peu partout. D’ailleurs, ça vaut aussi pour les montées de lait imprévues dans les premières semaines
  • Il faut donner plus souvent : au biberon on donne à boire de façon régulière, selon des horaires précis, au sein, on préfèrera une fréquence à la demande, ça peut être toutes les quatre heures, comme deux heures ou même toutes les heures en période de pic de croissance.
  • On ne contrôle pas la quantité : c’est bien là l’un des inconvénients majeurs. On ne sait pas si bébé boit suffisamment. Pour ceci, il faut vérifier que bébé souille bien ses couches et environ 4 à 6 par jour et qu’il prend régulièrement du poids.
  • Un peu gênant : pour les mamans pudiques qui ne veulent pas allaiter en public ou devant la famille, mais il existe des châles pour préserver cette intimité. Même si je ne suis pas fan de cette idée de couvrir bébé pour qu’il mange.
  • Papa mis de côté : l’autre parent peut se sentir exclu lors des moments de tétées, même s’il peut y participer en câlinant bébé avant pour le donner à la maman ou en lui faisant faire le rot.
  • On s’y colle 24h/24, 7H/7 : sauf en cas d’allaitement mixte, un allaitement exclusif signifie que tous les repas signe la présence de la cantine maternelle, même malgré la fatigue, même pendant toute une nuit, même enrhumée. Et ceci peut être assez fatiguant.

Voilà pour les avantages et les inconvénients auxquels je pense après ces presque cinq mois d’allaitement exclusif au sein. Maintenant, si j’arrive à continuer jusqu’à six mois, je serai la plus heureuse, puis commencer la diversification tout en accompagnant les nouveaux repas du plus de tétées possible. Pensez-vous à d’autres avantages ou inconvénients ?

Vivre son allaitement au sein séreinement

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Bonjour à toutes et à tous, mais surtout à toutes car cet article est plutôt orienté vers les mamans qui allaitent ou souhaitent allaiter au sein. C’est le mode d’alimentation le plus sain pour bébé, apportant tout ce qui lui est nécessaire pour grandir mais aussi du bonus comme les anticorps de la maman, du réconfort par la proximité, du peau à peau, de la complicité. Il est évident qu’on ne force pas une maman à allaiter, il faut le sentir, car allaiter au sein c’est donner de soi, c’est continuer de partager son corps, et c’est aussi désexualiser ses seins pour en faire la source de nourriture de son enfant et non plus le joujou favoris de sa moitié.

Cependant, l’allaitement au sein est parfois un peu houleux, ce n’est pas une petite balade tranquille. Il existe des petites astuces pour mieux vivre cet allaitement au sein, et pratiquant ces tétées depuis quatre mois, je peux vous confirmer que certaines aide, physiquement ou même juste moralement. J’espère que certains points pourront vous aider et n’hésitez pas à partager vos petites astuces !

Profitez de chaque instant de tétée

Cela peut paraître un peu bête, mais pourtant ceci s’applique dès la maternité. Laissez vous emporter par la tétée de bienvenue, par ce sentiment d’abandon mais aussi de partage avec votre bébé, cette fusion qui pourra vous manquer après l’accouchement. A chaque tétée laissez-vous aller, profitez des instants. Si vous commencer à vous stresser ou vous crispez avec bébé au sein, il le ressentira et vous aurez du mal à faire durer ces moments. Et puis vous verrez, les tétées de nuit se passe bien mieux en lâchant prise, on plane à moitié, et le sommeil se retrouve plus facilement une fois de retour au dodo. Il m’arrive parfois de me demander si je viens de me lever ou si c’était juste un rêve quand je me réveille la nuit.

Prenez soin de vos seins

Dès la grossesse, n’hésitez pas à hydrater vos seins, à les masser. Il paraitrait même que rester seins nus sous un tee-shirt permettrait de désensibiliser les seins pour éviter les crevasses et les sensations désagréables des premiers jours. Malheureusement j’ai pris connaissance de cette technique après avoir commencer l’allaitement. N’hésitez pas à les hydrater dès les premiers jours pour calmer les crevasses qui peuvent être douloureuses au point d’avoir un mouvement de recul lors du début de la tétée.

Massez vos usines à lait (joli hein?), sous un jet d’eau chaude pour décongestionner, pour drainer, en cas de montée de lait, en cas d’engorgement, ou tout simplement pour reprendre le contrôle de votre corps. Effectuez des expressions manuelles si besoin aussi, juste des légères, sous la douche par exemple, pour relancer la machine en fin de journée avant la nuit ou après une tétée de soir pour bien vidée les seins, pas besoin d’insister pour remplir un biberon obligatoirement.

Tenez bon les premiers jours

L’allaitement, c’est un peu comme les tatouages ou un coup de soleil : sur le coup cela semble être une bonne idée mais les jours qui suivent, c’est pas du tout agréable. Les premiers jours, ça tire, ça gratte, ça fait mal, on a les seins énormes, il faut tenir bébé sans lui faire mal (oui on a toujours peur de casser un bébé les premiers jours). Mais une fois le cap le plus dur passé, c’est du bonheur. Bon les fuites de lait mettent plus de temps à se réguler, mais au moins, les tétées ne sont plus des parties de lutte mentale pour supporter ce petit être qui vous fait souffrir. Oui oui j’ai vraiment eu très mal. J’ai même pensé abandonner, mais heureusement, grâce à l’aide de ma sage femme de PMI j’ai pu continuer et j’en suis plus que ravie.

En fait, dites vous que c’est un mal pour un bien.

Buvez à votre soif

Dès les premiers jours d’allaitement vous allez sentir une soif supérieure à celle habituelle. Et il vous sera agréable d’avoir toujours un verre d’eau à portée de main, surtout pendant et après les tétées. Ensuite ça se régule un peu, mais on boit plus que d’ordinaire. Ne buvez pas trop sucré c’est pas très bon pour le corps, mais buvez. Pas trop non plus, ne vous forcez pas à boire 4L par jour « pour produire du lait » ça ne fera l’effet souhaité sur la production. Ecoutez votre corps et buvez à votre soif. N’hésitez pas à introduire des tisanes au milieu de tout ceci. Et puis après tout, les voyages à répétition au wc on connait ça depuis la grossesse.

Une impression de baisse de production ?

Cela peut arriver. Bien souvent, les baisse de production de lait sont liées à une baisse de l’état général de la maman. Il existe bien des moyens pour stimuler/aider la production : mettre bébé au sein le plus souvent possible pour « générer » des tétées supplémentaires ou utiliser un tire-lait, boire des tisanes d’allaitement composées en majorité par de l’anis / cumin / fenouil (même si ce n’est pas bon du tout en goût), utiliser des aliments galactogènes tels que les graines de lin, le fenouil, l’avoine, le malt, les lentilles, le fenugrec, le quinoa, et évitez par contre la menthe, la sauge, le persil, ou encore reposez-vous !

Cependant, beaucoup pensent qu’avoir les seins mous est un signe de baisse de lactation. Mais attention, avoir les seins mous peut tout simplement être le signe que votre corps a pris le rythme et que vous êtes passés en lactation « automatique », enfin autocrine pour être plus exacte. Bébé doit tirer un peu plus longtemps pour avoir le lait, mais vous en produisez la quantité qui lui est suffisante. Pour être honnête je pensais faire une baisse de lactation, mais après avoir consulté une conseillère de La Leche League France (merci Aline de me l’avoir faire découvrir), et après avoir été attentive aux réactions de mon corps, je me suis rendue compte que ce n’était pas une baisse mais en gros je suis passée en mode automatique, qui fait un peu ronchonner bébé quand elle a faim car elle doit patienter 1 minute pour que le lait arrive. Mais au moins, les fuites sont très rares et les seins lourds aussi (sauf en cas de tétée sautée pour cause de dodo de pitchoune la nuit).

Bébé ne reste pas longtemps au sein ou s’y endort

Tous les bébés sont différents, toutes les mamans ont une production et une qualité de lait différente. Des bébés peuvent téter pendant 40 minutes, d’autres 10 minutes voire moins pour avoir les mêmes apports. Mais il existe quelques petits tips qui aident dans ce genre de situation.

Par exemple, si bébé ne reste pas longtemps au sein et qu’il s’énerve, essayez la « super alternance« . Donnez lui un sein, puis l’autre, puis rebelote pour qu’il est un accès plus rapide au lait. Il se fatiguera un peu moins à tirer toujours sur le même sein. S’il s’énerve à la mise au second sein ou détourne la tête, il a peut-être tout simplement assez manger. Ne le forcez en aucun cas sous peine d’avoir un gros chagrin de nerfs et un bébé énervé. S’il a faim il mangera !

Bébé s’endort au sein, souvent après en fin d’après midi. Si vous jugez qu’il a pris une bonne tétée, faites un câlin. Si la tétée vous semble courte et légère, n’hésitez pas à comprimer votre sein (toujours le téton en bouche) en mettant votre main sur le sein, de part et d’autre du sein le plus loin possible du téton pour le comprimer par petits instants. Cela va permettre un écoulement d’un peu de lait et bébé continuera de boire peu à peu. Essayez aussi de lui faire faire son rot puis changez de sein. Parlez lui doucement pour le motiver, gentiment, ce n’est pas un marathon non plus. Dans tous les cas, si bébé vous fait un joli sourire aux anges, laissez le un moment ainsi, c’est qu’il est bien, rassuré, bien nourri, aux anges quoi.

N’excluez pas le papa !

« Mais il ne peut pas donner le sein lui? » Oui certes, mais le temps de vous installer, laissez lui faire un câlin à bébé puis vous le glissez dans les bras. Profitez de lui pour avoir à grignoter / boire pendant les longues tétées. Ce n’est pas parce que c’est votre sein qui nourrit bébé que le papa ne doit avoir aucun rôle dans ces moments là. A la maison, elle adore, surtout le soir, quand c’est papa qui la glisse dans mes bras où elle attend la bouche grande ouverte l’ouverture de la cantine. Si vous complémentez l’allaitement au sein par du biberon, laissez cette occasion à papa.

Ne dormez pas sur le ventre

Sinon gare à l’engorgement. J’ai fait la bêtise une fois de dormir sur le ventre, j’étais bien installée, j’ai morflé le lendemain avec un engorgement, fièvre et tout le bazar. Depuis, c’est dos ou côté, bien que sur le côté, j’ai tendance à être un peu sensible le matin.

Bébé ne prend pas beaucoup de poids, ne paniquez pas.

Je suis la première à me remettre en question après une visite chez le pédiatre qui me fait remarquer acerbement que bébé ne prend pas assez de poids et qu’il faut complémenter en biberon ou en purée. Avec la petite phrase « Surtout ne pensez pas que c’est de votre faute ». J’en ai pleuré, beaucoup. Cette phrase m’a fait beaucoup de mal, et m’a confortée dans l’idée de baisse de production. Mais après plusieurs discussions, recherches, conseils, on a su me rassurer. Si bébé prend du poids de manière régulière c’est qu’il mange bien, et grossit à son rythme. Ce n’est pas parce que le bébé de la voisine prend 1kg par mois que le votre suivra le même chemin.

Essayez de le mettre un peu plus souvent au sein si vous voulez, mais surtout ne paniquez pas. Cherchez des contacts avec qui échanger sur le sujet, consultez plusieurs pédiatres si besoin ou une conseillère de La Leche League, mais un bébé suit sa propre courbe de croissance. Bon s’il prend très peu de poids ou qu’il en perd, n’hésitez pas à consulter. Dans tous les cas, si vous faites le nécessaire mais que cela ne fonctionne pas assez bien pour la croissance de votre bébé, dites vous que vous faites du mieux possible, tout en ne baissant pas les bras.

Tétée au calme, tétée appréciée

Un bébé qui est au sein peut facilement se distraire ou être perturbé. Pour éviter cela, installez vous confortablement sur un fauteuil, sur le canapé, sur le lit, n’importe, mais restez au calme. Baissez le son de la télé, de la radio, et profitez de l’instant. Si des personnes se trouvent autour de vous, demandez leur de parler un peu plus doucement, vous verrez que si l’une d’elles se met à parler un peu plus fort cela peut perturber bébé.

La nuit, privilégiez une lumière douce, telle une  lampe de chevet ou une veilleuse si c’est suffisant pour vous, et évitez la grande lumière qui éblouira bébé qui est dans les choux, et qui finira de le réveiller avec un rendormissement plus difficile.

L’image à la une est une photographie signée par Ivette Ivens, dont les galleries sur l’allaitement et la maternité sont splendides. 

Journal de maternité #12 : Rhume et cookies

Journal de maternité #12

Saluuuuut nounou ! Non je ne fais pas partie des animaniacs, mais quand même, cette réplique me hante depuis mes jeunes années. Les animaniacs, les mini-keums, Minus et Cortex, tous ces génériques et toutes ces citations qu’on garde en tête. Du coup, voilà, je partage.

Cette semaine, c’était une petite semaine, tout au ralenti. Entre le rhume de printemps, le changement d’heure, le dédoublement de gencives, tout le monde a eu son coup de mou. Maintenant ça va un peu mieux, et la farandole de sourires aide à remonter le moral (mais distrait pendant l’écriture de l’article).

Atchoum, et pas la capucine

Ces quelques derniers jours ont été pour moi un festival de atchoum, souvent retenus ou dans la douceur pour ne pas effrayer bébé et de quintes de toux. Pour être honnête j’ai surtout passé deux ou trois jours assez mauvais avec fièvre intermittente, nez qui coule et gorge en feu. Mais ensuite, ce sont les restes qui trainent un peu. Mais alors, on ne m’avait pas dit qu’avoir un rhume tout en allaitant un bébé au sein serait aussi sportif. Entre porter bébé à bout de bras fatigués, éviter de partager les microbes en éternuant ou toussant loin, etc. Sauf que bon, ça, on peut le passer haut la main, or quand il s’agit de se retenir d’éternuer, de tousser quand bébé dort ou pire quand elle est au sein c’est un peu plus compliqué. Alors on apprend à se calmer en travaillant sur sa respiration, et en période de nez qui coule, n’ayant pas de masque à la maison, c’était solution  morceau de coton dans le nez. Hyper glam, les yeux vitreux, le nez rouge qui pèle (ou blanc de crème selon le moment de la journée), coton dans le nez, heureusement que bébé ne peut pas se moquer à son âge.

Heureusement, à coup de Yogi Tea pour la gorge, de vitamine C et de beaucoup d’eau, le rhume passe relativement rapidement, oui, je ne suis pas tellement orientée médicaments, je préfère le naturel. Maintenant je me remets, mais malheureusement bébé est un peu encombrée ( test du mouche-bébé effectué avec succès et pleurs d’ailleurs ce matin). Bon cela lui est déjà arrivée dès les premières semaines et elle s’en est rapidement débarrassée, d’ailleurs, au sein elle a récupéré mes anticorps. Oui, une maman, ça donne de l’amour et des anticorps !

On se boooooste !

Enfin bon, c’est pas tout ça, mais qui dit fatigue et rhume, dit aussi baisse de lactation. Ou tout du moins c’est l’impression que ça donne. Mais pour être au top, on se blinde de fruits, légumes, graines pour reprendre des forces et bien récupérer, et on se met à rechercher des gâteaux et plus précisément des cookies d’allaitement.

Si un jour quelqu’un m’avait dit que je chercherais cookies et allaitement ou lactation dans la même barre de recherche, je crois que la personne aurait eu droit à un bon fou rire de ma part. Quoi qu’il en soit, au fil des recherches, j’ai découvert quelques propriétés galactogènes à certains ingrédients et aliments. Certes les tisanes d’allaitement ça aide, mais ce n’est pas bon à boire, même au bout de quatre mois hein, et puis c’est pas gourmand du tout. Ainsi, en période de jeu ou sieste de bébé, me voici à préparer des plats avec de la levure maltée (comment ça j’en mettais déjà souvent partout ?), ou des cookies aux graines de lin mixées et flocons d’avoine. C’est quand même bien plus gourmand des petits gâteaux ! Quant à l’effet, je ne peux pas dire si cela fonctionne réellement, mais au moins j’ai tenté. Il est vrai que j’ai l’impression de produire un peu plus de lait ayant les seins plus lourds, mais est-ce que cela vient vraiment de l’association tisane / cookies, aucune idée. Toujours est-il que ces cookies sont un allié santé puisque l’avoine et le lin sont très intéressants pour tout être humain allaitant ou non.

En parlant d’être humain allaitant…

… J’en profite pour vous raconter (au point où on en est), que j’espère pousser mon allaitement au sein le plus longtemps possible, et du coup, j’ai investi dans quelques nouveautés pour ma garde robe. Tout d’abord, un soutien-gorge supplémentaire pour l’allaitement, mais aussi un tee-shirt pratique pour les sorties ou les visites à domicile afin d’éviter de sortir entièrement le sein (j’en avais déjà mais bon hein), une robe à manches longues idéale pour le printemps également spéciale pour l’allaitement et un maillot de bain (juste parce qu’il m’en fallait un, qu’il est beau et pratique). Le tout a été trouvé dans la gamme Maternity chez H&M. Prix non excessifs et bonne qualité, par rapport à certains prix que l’on observe sur des sites spécialisés en vêtements de grossesse et allaitement.

Je me suis également offert un collier d’allaitement Kangaroocare, pour éviter que bébé ne griffe, pince, tire, pousse les seins et le torse pendant les tétées. Ce collier fait de bois et de crochet permet à bébé de s’accrocher et tirer dessus tout en captant son attention, car elle commence à se distraire pour un rien quand elle est au sein. En théorie, il sert aussi pour aider bébé à faire ses dents, mais on n’y est pas encore. Je vous en parlerai plus en détails dans quelques semaines.