Etre maman et lâcher du leste

Maman Harley Plage

L’un des premiers instincts lorsque l’on devient maman, c’est l’instinct de préservation. Peut-être pourrions-nous appeler ça un instinct de protection aussi. C’est ce sentiment très fort qui nous pousse à protéger son enfant, parfois de trop.

Etre maman, savoir anticiper, mais lâcher la pression

On pourrait se dire que ce sentiment est normal les premiers mois, mais non, en fait en grandissant c’est pareil. On tente de penser à tout. On essaie d’anticiper les faits et gestes d’un enfant. On envisage les répercussions de ses actes. On tente d’éviter la chute. On tente d’éviter le grain de sable dans la chaussure. On empêche le verre de se renverser. Sauf que parfois, c’est trop.

L’enfant a besoin d’expériences pour se construire. Les chutes nous apprennent à nous relever et parfois les parents se retrouvent bien plus inquiets que les pitchounes qui se relèvent pour repartir en suivant. On essaie d’être le plus présent possible pour elles, pour eux, mais parfois, il faut savoir les laisser s’amuser avec d’autres enfants rencontrés sur le moment. Les enfants ont besoin de se construire. Alors on peut rester sur le qui-vive à vouloir tout surveiller. Mais il faut lâcher la bride.

Faire vivre un enfant sous trop de pression et d’anticipation, c’est lui construire une tour de verre dans laquelle elle ou il fera sa vie sans se soucier du reste. Malheureusement, l’enfant a besoin d’apprendre de ses expériences, de tester ses limites, de se socialiser de lui même.

On en a fait nous aussi l’expérience. A trop vouloir la protéger car c’est notre premier enfant, nous avons commencer à couver notre pépette. Mais au final, elle n’allait pas les vers les autres, elle avait peur de beaucoup de choses. L’école nous a fait lâcher la bride et lui laisser faire seule, accompagnée par des personnes qui nous étaient étrangères. Qu’en est-il ressorti ? Une enfant métamorphosée. L’équipe de l’école a su obtenir sa confiance et libérer sa curiosité, l’aider à se faire des amis, l’aider à s’épanouir. De notre côté, on a changé aussi. On arrête de la surprotéger, enfin on essaie du moins, mais parfois le naturel revient au galop.

La vie suit son cours, et j’essaie tant bien que mal de ne pas surprotéger notre pépette. De ne pas brider sa curiosité ou ses envies par peur du « risque éventuel ». Ce n’est pas très facile, mais il faut lui laisser faire ses expériences, sans danger majeur évidemment, je ne suis pas à ce stade. Alors, on l’accompagne, et on surveille, sans trop l’étouffer. On la laisse grandir. La voir jouer avec d’autres, danser pendant des heures, faire des expériences parfois douteuses, la voir escalader le canapé, sauter sur le lit, et puis, surtout s’épanouir avec elle.