Grandir, une histoire bien compliquée

Grandir, une histoire compliquée

Après tous ces mois d’absence, quoi de mieux qu’un peu de nous, de moi, pour revenir ?

Grandir, c’est un concept déjà évoqué ci et là au fil des premiers mois de vie de notre pépette, et pourtant, cela continue de nous marquer. A maintenant trois ans et demi, elle nous montre d’autres facettes, et nous réagissons également différemment. On peut dire, en quelque sorte que grandir, c’est compliqué à la fois pour elle, pour nous envers elle, et pour nous personnellement.

Grandir et se construire

Grandir pour un enfant de trois an et demi, c’est acquérir beaucoup de connaissances. Développer son imagination. Apprendre à travers de nouvelles activités. Pour notre pépette, apprendre à vivre au quotidien avec une vingtaine d’autres enfants, dont des enfants de quatre et cinq ans avec sa première année de maternelle. Mais c’est aussi apprendre les émotions, apprendre le refus, apprendre la frustration, apprendre la colère à un nouveau niveau. Et surtout, essayer de les comprendre. Tout cet afflux est parfois difficile à gérer et il en ressort des crises que l’enfant ne gère pas du tout, des coups de colère, des gestes d’humeur. On pourrait se fâcher, on peut même s’y laisser faire avec la fatigue, pourtant il faut se mettre à leur place. Tout se bouscule, l’enfant a besoin de ses attaches, de ses piliers, mais il se confronte à des refus qui signe une cassure à ses yeux. Il fait des bêtises sans s’en rendre compte et se retrouve grondé (par réflexe malheureusement) par ses piliers, ceux en qui il a le plus confiance. C’est donc dur de grandir et devoir gérer toutes ces nouveaux maux du quotidien.

Grandir, c’est aussi dur pour les parents. C’est voir son enfant, encore bébé il y a peu, évoluer à la vitesse de l’éclair. Entendre de nouvelles phrases, l’entendre chanter, compter, danser, s’inventer des histoires, raconter sa journée avec fierté. Se confronter aux bêtises et accidents de l’enfant sans avoir forcément une réponse toujours bienveillante en passant parfois par les cris. C’est un grand huit émotionnel. Depuis le premier jour. Sauf que ce grand huit prend de plus en plus d’amplitude au fil des années, et je sais que rien n’est encore fait, il nous reste encore beaucoup d’années. Etre parent, c’est dans les bons comme les durs moments. C’est accompagner son enfant au mieux, le guider sans aucun mode d’emploi, juste des semblants de logique.

Grandir à tout âge

Et puis, les parents grandissent eux-aussi. Un travail, une vie de couple, en dehors de l’enfant, ça compte. Rien n’est figé, tout évolue. Parfois on change du tout au tout, parfois des situations deviennent critiques. La pression que l’on peut vivre en étant adulte est parfois assez importante. Les événements de la vie nous rattrapent parfois, et l’enfant et ses émotions se retrouve face aux parents déjà submergés par d’autres émotions. On se découvre et on apprend encore tous les jours. C’est un beau festival. Mais un festival qui parfois fait couler quelques larmes.

Au fond, on s’en sort toujours. On rit toujours. On aime encore plus. Mais grandir, ça reste quand même l’une des expériences les plus incroyables de la vie.