Allaitera, ou n’allaitera pas ? Telle est la question !

Allaitera ou n'allaitera pas, telle est la question

La semaine dernière était une semaine particulière au niveau mondial, celle de l’allaitement maternel. Personnellement, je ne savais même pas qu’il y avait une semaine spéciale sur ce thème là, mais pourtant c’est bien le cas, et honnêtement, maintenant je trouve ça normal. Pourquoi me direz-vous ? Parce qu’en pleine grossesse, et ce pour la majeure partie des femmes je suppose, on se pose obligatoirement la question : vais-je allaiter ou pas ? C’est une question qui taraudera la femme enceinte pendant un long moment, bien qu’au fond, l’allaitement maternel soit le choix le plus naturel, et le plus physiologique hors état pathologique empêchant la lactation.

Pourquoi en faire un article ? Car je me suis aussi posé la question, même si la réponse s’est rapidement imposée à la maison et qu’avec le futur papa nous sommes tombés d’accord. Cependant, en discutant avec différents interlocuteurs, ou en lisant certains témoignages, certaines études, on se rend compte qu’il y a encore un tabou sur l’allaitement et alors quand on commence à dériver sur les laits infantiles végétaux, c’est le drame.

Si on produit du lait, c’est pas pour les chiens

Oui le titre peut paraître évident, et pourtant, certains personnes ne le voient pas comme ça. La future mère commence pendant la grossesse à produire du lait (enfin du colostrum orange qui goutte parfois, oui ne rigolez pas si vous ne connaissez pas cette phase), et ce pour ensuite si tout se passe bien, pouvoir nourrir le bébé dès sa naissance, pour ce qui semblerait s’appeler le 10ème mois. Mais, pour certains, les seins sont une partie sexualisée de la femme, et il est hors de question de les dé-sacraliser en les transformant en buvette pour un bébé. Oui, j’ai pu lire des témoignages du genre et j’ai trouvé ça un peu étrange, mais chacun à son mode de vie et sa vision des choses.

De plus, le lait qu’une femme produit aide au bon développement de bébé, contient tous les éléments nécessaires à sa croissance, lui confère à nouveaux des anticorps maternels autres que ceux qui ont pu franchir la barrière utérine, ce lait bénéficie d’un effet relaxant sur maman et bébé, anti-inflammatoire, et limite les diarrhées (fréquentes chez les petitous). Il est donc normal de lui en faire profiter et de ne pas le gaver le lait enrichi plutôt chimique même si on les rend de plus en plus naturels.

Cependant, allaiter comporte aussi des inconvénients. Selon certains, si on a un petit gabarit comme le mien, on ne tiendra jamais la fatigue que cela entraine, ça va nous rendre malade, tout ça tout ça. Ah et puis il faut être disponible toutes les deux/trois heures pour ouvrir la buvette (mais bon si tu ponds ton gosse pour ne plus t’en occuper la journée, limite tu n’en fais pas hein). Les nuits ne seront pas complètes avant plus de mois par rapport au biberon. En fait, on se rend compte que pour beaucoup allaiter relève du fardeau. Alors que personnellement je trouve ça plus sain, et surtout naturel. Si on produit du lait, ce n’est pas pour les chiens (ou pour les veaux ahem).

Bon et les laits infantiles, ça n’existe pas pour rien

Pour les mamans qui ne peuvent pas allaiter, ou ne souhaitent pas allaiter, il existe des laits infantiles. Alors on oublie de suite les laits qualifiés de normaux pour adultes, qui même s’ils ont du calcium ou de la vitamine D ajoutés. On parle bien ici des laits spéciaux premiers âges, ou même les laits de relais pour la fin de l’allaitement.

Il en existe provenant de lait animal ou végétal. Oui, nous ne sommes pas obligés de tomber dans le pro Nestlé (coucou vilain Monsanto) et nous ne devons pas nous rabaisser à utiliser du lait animal lorsque nous ne le souhaitons pas. Les laits végétaux enrichis sont validés par la sécurité de la commission européenne et apportent les même bienfaits que les Milumel et compagnie. Par contre, lorsqu’on en parle, il y a toujours quelqu’un dans le lot qui vient dire « mais t’as pas entendu cette histoire ? elle donnait du lait végétal et son bébé est mort« . Oui du lait non infantile, forcément le bébé tombé en carence manquait cruellement de protéines, de minéraux, et de vitamines. Et là, on a droit au combat sur qui a raison, qui a tort, et le fait que Nestlé c’est les meilleurs (mais non il n’y en aura pas ici).

Il est vrai que les laits infantiles présentent certains avantages, et vous me direz que papa peut participer. Mais avec un tire-lait et un ou deux bibis d’avance de lait maternel, il peut aussi nourrir le petit bouchon qui vient d’arriver. De plus, si maman ne se tire pas le lait et s’occupe exclusivement de l’allaitement, papa peut partager les moments de jeux, de câlins, le bain, et avoir ses petits moments à lui.

Ainsi, chaque école a ses adeptes, et personnellement je privilégie le lait maternel, sain et naturel, surtout meilleur pour bébé. Il n’y a pas à juger les pratiques des uns ou des autres, et il est vrai qu’on ne parle pas assez tout de même de l’allaitement qui reste tabou. Pas en public, peu d’informations, peu de publications ou de pubs hors magazine spécialisé. Maintenant, il existe des pratiques plus étranges comme le wet-nursing (avoir une amie en lactation elle-aussi qui va nourrir votre bébé à son sein, je trouve ça très étrange) qui prennent un certain essor (et qui me fait penser au lait de la vache que l’on vole à l’enfant légitime). Enfin bon, verdict dans quelques mois, quand je serai en pleines gerçures, crevasses et gros câlins d’amour avec ma pépette pour un bilan sur le sujet.