Allaitement : La fin de notre aventure lactée

Notre fin d'allaitement

Si vous avez suivi quelques articles lors de la croissance de pépette, vous savez qu’elle a été allaitée. Pour ceux qui le découvrent, vous le savez aussi maintenant. Nous avons eu des moments un peu galère, il faut l’avouer, puis au fil des mois tout s’est mis en place. Et malgré quelques aventures, nous avons tenu bon, jusqu’au sevrage, que ma fille a décidé d’elle-même.

25 mois et des brouettes d’allaitement maternel

Pour commencer, il faut revenir en arrière, lors de la grossesse. Je n’avais qu’une idée en tête : allaiter ma fille au sein. Je ne voulais pas lui donner de biberon, mais lui donner le plus naturel et le meilleur pour elle. Peut-être (et probablement) car je n’ai pas pu connaître cette expérience de mon côté. Nous sommes donc partis à la maternité sans un biberon, sans conserve de lait en poudre. RIEN. NADA. Juste mes nénés et le futur bébé. Le voyage a commencé, en version montagnes russes.

Je me suis dit, trois mois, puis six, puis neuf, puis, on verra bien. C’est ainsi que nous avons passé les mois, avec les tétées nutritives et les tétées de réconfort, de confort. Mine de rien, ces dernières comptent très souvent. J’ai réellement vécu cette expérience comme une fierté, une force, et le regard des gens me poussait à leur montrer qu’une maman qui allaite son enfant, c’est naturel et non malsain ou vulgaire. Sans pour autant sortir les deux micro-miches en simultané en terrasse d’un café.

Nous sommes passées d’une quinzaine (oui oui) de tétées à la journée, à trois ou quatre en journée et une ou deux la nuit. Puis deux à trois en journée et une la nuit, ce rythme étant resté tel quel pendant les derniers mois. Elle prenait le sein le matin, le midi, le soir, et une fois dans la nuit. Elle avait son rythme. Et son sein. Car au fil des mois, elle a eu des préférences tantôt pour un côté tantôt pour l’autre. Sans pouvoir comprendre pourquoi.

Puis, un jour, elle ne voulait plus prendre le midi. Puis ensuite, elle a aussi annulé les rendez-vous tétées du matin remplacer par de simples câlins. Il ne restait que la tétée confort du soir avant de dormir. Puis, un jour sur deux, puis sur trois, puis plus rien.

Allaitement : La fin de notre aventure lactée 1

Un sevrage naturel mené par l’enfant

Nous avons donc tenu vingt cinq mois et des brouettes avant de terminer notre aventure lactée, mais je suis déjà très fière de notre chemin. Maintes personnes m’ont conseillé de la sevrer plus tôt, de décaler de moi même les tétées. Mais… J’ai écouté… Sans faire car cela ne me convenait pas. Je ne voulais pas aller contre les besoins de ma fille. Car non, une tétée n’est pas un caprice, n’est pas futile, elles sont toujours utiles à l’enfant pour une quelconque raison, et peuvent s’avérer très bénéfiques comme en cas de gastro chez un bébé de treize mois, par exemple.

J’ai donc pris la décision de la laisser faire. De laisser ce petit-être avancer à son rythme. Comprendre d’elle-même qu’un câlin peut apporter autant de réconfort qu’une tétée confort. D’elle-même je dis bien. Sans rien impacter. Et puis, au fil des jours, comme dit plus haut, c’est elle qui a commencé à espacer. Bien sûr, je me suis retrouvée quelques fois légèrement engorgée. Ce qui m’a coûté quelques petites gênes au petit matin lorsque les tétées de nuit étaient zappées. Alors au début, je désengorgeais, pour soulager et laisser la production se maintenir. Mais au fil du temps, j’ai compris qu’elle commençait son sevrage.

Alors, au lieu de stimuler la production, j’ai laissé libre court à toute cette vie lactée. Tout ce circuit fabuleux qu’est le corps humain, le corps d’une femme. J’ai laissé ma production baisser, j’ai laissé ma production se tarir comme on dit. Tout comme les premières productions, il faut du temps au corps pour s’habituer, et quelques petits tiraillements subsistaient ci et là. Pourtant, tout a retrouvé son quotidien (on ne peut pas vraiment dire place, ça, il a fallu encore plus de temps).

Si j’ai un conseil à vous donner par rapport à toute notre aventure, c’est d’être à l’écoute de votre enfant. S’il se détourne du sein, ne surtout pas le forcer. Les dialogues aussi portent leurs fruits. Je demandais à pépette si elle était sûre de ne pas vouloir le sein, je lui disais que c’était son choix et qu’on ferait un câlin à la place. Dans le plus de bienveillance possible.

Maintenant, à trois ans et demi, lorsque je regarde en arrière, je sais que j’ai fait des erreurs, et que tout n’a pas toujours été parfait dans notre aventure lactée, mais je suis heureuse que ce soit mon enfant qui est pris la décision d’arrêter de prendre le sein, sans influence de ma part. Parfois, elle me demande encore si j’ai du lait dans mes nénés, ou demande si elle a du lait dans les nénés. Elle comprend l’allaitement, sans pour autant demander pour essayer. Juste une curiosité, une envie d’en apprendre plus. De dire « moi quand j’étais bébé je buvais le lait là *en montrant mes seins* ».

C’est une aventure très particulière qui nécessite d’être à l’écoute de son enfant. Que ce soit à travers les premiers ou les derniers instants. C’est l’enfant qui détermine le rythme, les envies et le temps d’un allaitement. Bien sûr le sevrage induit n’est pas une faute, loin de là, souvent provoqué par une reprise du travail, ou d’autres raisons. Et il va de soi de respecter les différents sevrages. Mais le naturel est quand même le plus doux pour l’enfant, et permet une prise de conscience que l’enfant grandit à son rythme et fait ses propres choix.

Star Wars : Femmes de la galaxie, le guide absolu du girl power galactique

Star Wars : Femmes de la galaxie

L’univers de Star Wars est riche, tellement riche. Des personnages de toutes les origines, organiques, robotiques, hommes, femmes, venus des films, séries animées, comics, livres, jeux, il y en a pour tous les goûts. Et dans ces personnages, on retrouve beaucoup de femmes, ces femmes de la galaxie qui ont permis de modeler l’univers tel qu’il est. Ces femmes de la galaxie sont rassemblées dans le superbe Star Wars : Femmes de la galaxie paru chez Huginn et Muninn, sous la plume de Amy Ratcliffe.

Star Wars, une place de choix aux femmes de la galaxie

Dans cet ouvrage absolument magnifique, il faut le dire, on retrouve toutes celles qui ont marqué l’histoire de la galaxie. En passant des personnages les plus connus, on découvre des personnalités juste aperçues, et on peut apprendre toute leur histoire. Qu’elles soient du bon côté ou chez les méchants, elles ont toutes eu un impact sur cet univers.

Vous retrouverez ainsi pas moins de 75 portraits riches en détails. Ils sont tous accompagnés par des illustrations de divers artistes (avec mention spéciale pour notre frenchie Elsa Charretier). Des pages superbes qui mettent ces femmes en valeur.

Star Wars : Femmes de la galaxie

Cet ouvrage peut être abordé de plusieurs façon. On peut le lire en commençant par ses personnages préférées (ce que j’ai fait pour Ashoka Tano et Leïa), ou lire comme un roman, profil après profil (ce que j’ai continué à faire). Sinon vous pouvez regarder les portraits qui vous intéressent au fur et à mesure de votre immersion dans le monde de Star Wars à travers les livres ou les comics, les jeux ou les films / séries animées. C’est une véritable mine d’or que signe ici Amy Ratcliffe avec une écriture très agréable et des informations précises et précieuses. Il est d’ailleurs génial de disposer d’une bible de la sorte, qui permet de remettre en ordre les éléments chronologiques de certains personnages que l’on voit seulement ça et là à travers divers médias.

Star Wars : Femme de la galaxie est un très bel ouvrage à posséder dans une collection ou à offrir. Riche en connaissances, superbement illustré, et pour un prix tout à fait raisonnable, c’est un grand coup de coeur dont je me sentais obligée de parler ici.

Star Wars : Femmes de la galaxie
Star Wars : Femmes de la galaxie

Etre maman et lâcher du leste

Maman Harley Plage

L’un des premiers instincts lorsque l’on devient maman, c’est l’instinct de préservation. Peut-être pourrions-nous appeler ça un instinct de protection aussi. C’est ce sentiment très fort qui nous pousse à protéger son enfant, parfois de trop.

Etre maman, savoir anticiper, mais lâcher la pression

On pourrait se dire que ce sentiment est normal les premiers mois, mais non, en fait en grandissant c’est pareil. On tente de penser à tout. On essaie d’anticiper les faits et gestes d’un enfant. On envisage les répercussions de ses actes. On tente d’éviter la chute. On tente d’éviter le grain de sable dans la chaussure. On empêche le verre de se renverser. Sauf que parfois, c’est trop.

L’enfant a besoin d’expériences pour se construire. Les chutes nous apprennent à nous relever et parfois les parents se retrouvent bien plus inquiets que les pitchounes qui se relèvent pour repartir en suivant. On essaie d’être le plus présent possible pour elles, pour eux, mais parfois, il faut savoir les laisser s’amuser avec d’autres enfants rencontrés sur le moment. Les enfants ont besoin de se construire. Alors on peut rester sur le qui-vive à vouloir tout surveiller. Mais il faut lâcher la bride.

Faire vivre un enfant sous trop de pression et d’anticipation, c’est lui construire une tour de verre dans laquelle elle ou il fera sa vie sans se soucier du reste. Malheureusement, l’enfant a besoin d’apprendre de ses expériences, de tester ses limites, de se socialiser de lui même.

On en a fait nous aussi l’expérience. A trop vouloir la protéger car c’est notre premier enfant, nous avons commencer à couver notre pépette. Mais au final, elle n’allait pas les vers les autres, elle avait peur de beaucoup de choses. L’école nous a fait lâcher la bride et lui laisser faire seule, accompagnée par des personnes qui nous étaient étrangères. Qu’en est-il ressorti ? Une enfant métamorphosée. L’équipe de l’école a su obtenir sa confiance et libérer sa curiosité, l’aider à se faire des amis, l’aider à s’épanouir. De notre côté, on a changé aussi. On arrête de la surprotéger, enfin on essaie du moins, mais parfois le naturel revient au galop.

La vie suit son cours, et j’essaie tant bien que mal de ne pas surprotéger notre pépette. De ne pas brider sa curiosité ou ses envies par peur du « risque éventuel ». Ce n’est pas très facile, mais il faut lui laisser faire ses expériences, sans danger majeur évidemment, je ne suis pas à ce stade. Alors, on l’accompagne, et on surveille, sans trop l’étouffer. On la laisse grandir. La voir jouer avec d’autres, danser pendant des heures, faire des expériences parfois douteuses, la voir escalader le canapé, sauter sur le lit, et puis, surtout s’épanouir avec elle.

Grandir, une histoire bien compliquée

Grandir, une histoire compliquée

Après tous ces mois d’absence, quoi de mieux qu’un peu de nous, de moi, pour revenir ?

Grandir, c’est un concept déjà évoqué ci et là au fil des premiers mois de vie de notre pépette, et pourtant, cela continue de nous marquer. A maintenant trois ans et demi, elle nous montre d’autres facettes, et nous réagissons également différemment. On peut dire, en quelque sorte que grandir, c’est compliqué à la fois pour elle, pour nous envers elle, et pour nous personnellement.

Grandir et se construire

Grandir pour un enfant de trois an et demi, c’est acquérir beaucoup de connaissances. Développer son imagination. Apprendre à travers de nouvelles activités. Pour notre pépette, apprendre à vivre au quotidien avec une vingtaine d’autres enfants, dont des enfants de quatre et cinq ans avec sa première année de maternelle. Mais c’est aussi apprendre les émotions, apprendre le refus, apprendre la frustration, apprendre la colère à un nouveau niveau. Et surtout, essayer de les comprendre. Tout cet afflux est parfois difficile à gérer et il en ressort des crises que l’enfant ne gère pas du tout, des coups de colère, des gestes d’humeur. On pourrait se fâcher, on peut même s’y laisser faire avec la fatigue, pourtant il faut se mettre à leur place. Tout se bouscule, l’enfant a besoin de ses attaches, de ses piliers, mais il se confronte à des refus qui signe une cassure à ses yeux. Il fait des bêtises sans s’en rendre compte et se retrouve grondé (par réflexe malheureusement) par ses piliers, ceux en qui il a le plus confiance. C’est donc dur de grandir et devoir gérer toutes ces nouveaux maux du quotidien.

Grandir, c’est aussi dur pour les parents. C’est voir son enfant, encore bébé il y a peu, évoluer à la vitesse de l’éclair. Entendre de nouvelles phrases, l’entendre chanter, compter, danser, s’inventer des histoires, raconter sa journée avec fierté. Se confronter aux bêtises et accidents de l’enfant sans avoir forcément une réponse toujours bienveillante en passant parfois par les cris. C’est un grand huit émotionnel. Depuis le premier jour. Sauf que ce grand huit prend de plus en plus d’amplitude au fil des années, et je sais que rien n’est encore fait, il nous reste encore beaucoup d’années. Etre parent, c’est dans les bons comme les durs moments. C’est accompagner son enfant au mieux, le guider sans aucun mode d’emploi, juste des semblants de logique.

Grandir à tout âge

Et puis, les parents grandissent eux-aussi. Un travail, une vie de couple, en dehors de l’enfant, ça compte. Rien n’est figé, tout évolue. Parfois on change du tout au tout, parfois des situations deviennent critiques. La pression que l’on peut vivre en étant adulte est parfois assez importante. Les événements de la vie nous rattrapent parfois, et l’enfant et ses émotions se retrouve face aux parents déjà submergés par d’autres émotions. On se découvre et on apprend encore tous les jours. C’est un beau festival. Mais un festival qui parfois fait couler quelques larmes.

Au fond, on s’en sort toujours. On rit toujours. On aime encore plus. Mais grandir, ça reste quand même l’une des expériences les plus incroyables de la vie.

L’appel de la plume

L'appel de la plume

Après presque deux ans d’absence et plusieurs appels de la plume, je ressens à nouveau ce besoin d’écrire et de partager. Ce blog est un peu comme un journal, et parfois, j’ai besoin de cet exutoire, besoin de parler, d’écrire, même si tout cela ne reste que virtuel. Et dans certains cas, je me dis qu’au fond je ne suis peut-être pas toute seule à vouloir extérioriser tout ce qui se cache au fond de moi.

J’ai donc décidé de reprendre la plume et revenir livrer quelques humeurs, quelques découvertes, parler de mes lectures. Cela me manque beaucoup trop.

Retour de plume et nouvelles aventures

Bien sûr, depuis tout ce temps, la maman qui est en moi à toujours autant d’aventures à partager, voire même encore plus. Un enfant de trois ans et demi est à la fois plus simple mais aussi beaucoup plus complexe qu’un nourrisson. Maintenant, elle est à quelques semaines à peine de la fin de sa première année d’école, et il y a mille choses à raconter. Mille anecdotes, mille doutes, mille sentiments qui restent là dans mon coeur. Et écrire, c’est un peu comme un enfant. Parfois c’est simple, parfois c’est beaucoup plus complexe, avec des sujets touchant le coeur. C’est donc à coeur ouvert, même si cela est douloureux ou personnel que je vous livrerai mes humeurs et nos petits bouts de vie.

Le tout sera parsemé de petite pause lecture et de petits articles divers autour de la vie avec un enfant de cet âge. Une période, qui vaut son pesant d’or.

Mais cette fois, l’appel de la plume est le plus fort, et je vous reviens avec une toute nouvelle version du blog, mise à jour et repensée. En plus, le blog est maintenant également optimisé pour tablette et version mobile.

En espérant vous recroiser très vite,

Laura.

Journal de maternité #53 : Vacances en tête à tête

Hello Kitty

C’est l’heure des vacances. Enfin un peu de repos. Bien que ce dernier soit un bien grand mot concernant nos vacances à l’heure actuelle. On se retrouve en tête à tête, mère et fille. On s’organise, on suit notre propre rythme et on profite de nos moments de complicité.

Du coup, j’ai été pas mal absente ici, mais entre nos moments toutes les deux, et d’autres choses à côté, je ne pouvais pas trop écrire, et puis j’avais l’esprit un peu ailleurs.

Des vacances comme ça, ça fait du bien. Notre lien se renforce, notre complicité aussi. Je profite de passer des journées entières avec elle. Ne dormant plus le matin, c’était donc des balades, des jeux, des câlins, des discussions bien que je ne comprenne encore pas grand chose à son petit blabla. D’habitude, c’est la nounou qui en profite, mais pour une fois, c’était moi.

Les après midi, surtout après la sieste, on reprenait où l’on s’était arrêté. Parfois un petit tour dans la piscine girafe, parfois une petite balade ou des jeux avec le ballon nommé Babam par pépette. Au fil de ces jours, je l’ai vu grandir. Encore plus que jamais. Je l’ai vu apprendre des nouveaux mots, reconnaitre de nouveaux objets. Découvrir son corps aussi.

Ces vacances m’ont fait du bien. Un peu comme si je pouvais enfin profiter de ma fille, entièrement. Bien sûr, tout n’était pas tendre et beau. Il y a parfois eu des petits coups de cris en fin de journée à cause de sa fatigue. Car chez nous, quand elle est fatiguée, surtout après avoir bien bataillé pendant la journée, elle a tendance à s’énerver pour n’importe quelle raison, et faire des gestes d’humeur. Mais quand même, hormis un petit coup de stress médical qui n’a rien donné par la suite, il n’y a pas eu de stress ou d’angoisse et ça fait du bien.

Maintenant, il va falloir reprendre le train train habituel, s’y préparer, la laisser s’épanouir chez la nounou en matinée le temps d’être au travail avant de pouvoir la retrouver. Mais, il y a du bon aussi dans ces journées, elle n’est plus seule comme à la maison et elle retrouve ces copains.

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin

Tomate

C’est l’été. Mais parfois on ne dirait pas. On oscille entre chaleur caniculaire, étouffante, moite, et temps de pluie avec des matinées vraiment très fraîches. On monte et on descend l’échelle des Celsius à une vitesse folle en quelques heures. Et pourtant, lorsque le temps se maintient à un juste milieu, on prend alors du temps pour profiter d’un peu de verdure.

Que ce soit le temps d’une balade, ou pour jouer dans la cour ou le jardin. Trouver de nouveaux jeux, faire des découvertes. Et surtout on profite de ces moments aux airs de vacances qui se profilent à l’horizon.

Un peu de nature et de jardin

Nous avons la chance, bien que vivant en centre ville, d’avoir un petit jardin, et d’avoir des parcs à proximité avec des structures pour les enfants. La nounou elle aussi est entourée par quelques parcs entourés de verdure pour les enfants. C’est d’ailleurs dans l’un d’entre eux qu’avec d’autres assistantes maternelles du relais, elles ont organisé un pique-nique avec les enfants. Il faisait beau, pas trop chaud. Dès que l’on arrivait dans la rue du parc on entendait les enfants rire. Certains jouaient. D’autres mangeaient. Je suis restée un peu à discuter le temps de continuer à faire manger pépette avant de rentrer à la maison. C’était un moment très agréable, et je peux vous garantir qu’elle ne voulait pas partir. D’ailleurs elle a insisté pour refaire un peu de toboggan avant de partir. Elle s’est tellement amusée au parc avec les autres enfants, qu’en même pas cinq minutes, elle dormait déjà dans la poussette sur le chemin du retour.

Une fois dans le jardin ou la cour, c’est une autre histoire. Il n’y a pas d’autres enfants. Et lorsque papa travaille, nous sommes toutes les deux alors elle court avec son vieux trotteur relégué dehors. Elle gribouille avec des grosses craies spécialement prévues pour l’extérieur. Elle range les fleurs fanées tombées de l’hibiscus, avant de les jeter dans le jardin. Elle arrache toutes les pâquerettes et tente de souffler sur les pissenlit. Avec au passage quelques petites frayeurs dès qu’un insecte s’approche ou lorsqu’elle est face à une tomate. Oui, les tomates peuvent être impressionnantes avant d’être boudées dans un assiette.

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin 2

Un lieu d’apprentissage paisible

C’est aussi les moments où pépette observe tout. Le moindre bruit l’interpelle. Elle touche toutes les feuilles en expérimentant les feuilles piquantes de courgettes, les odorantes des tomates ou les fleurs de la lavande, elle regarde la brillance des feuilles du camélia. Elle aime aussi depuis peu arracher les brins d’herbes un peu longs qui dépassent hors du jardin. Oui, elle a tendance à aimer l’ordre.

C’est aussi dehors qu’elle parle beaucoup. Elle essaie de répéter le nom des oiseaux. Crie après les chiens qui passent en courant au portail. Tente de répéter le nom des plantes. Et commente le temps. Lorsqu’il pleut, on a droit à « i plo » et lorsqu’il fait beau et chaud on a droit à « cho ». Son langage commence à sérieusement s’enrichir et la voir tenter de mettre des noms sur ce qu’elle voit est toujours très mignon avec son petit regard tout fier. Puis vient le temps de rentrer à la maison, et parfois le petit chagrin qui va avec. Mais on peut être sûrs que dès le lendemain, si on lui dit « on va dehors » ou « on va dans le jardin » elle rapplique comme une flèche peu importe dans quelle pièce elle se trouve pour se planter devant la porte et taper pour nous signifier de nous dépêcher. C’est marrant de la voir évoluer dans ce jardin où j’ai passé tant d’après-midis…

Journal de maternité #52 : Allons dans le jardin 3

Et vous, quelles sont vos activités préférées dans le jardin ?

Le quotidien d’une végane

Le Quotidien d'une végane

Le titre pourrait amener à sourire voire même à rire, mais le quotidien d’un végane est parfois ponctué de plein de petites aventures. On peut en avoir des bonnes comme des mauvaises. Je ne rentrerai pas dans les questions d’éthique dans cet article, ni du pourquoi je suis végane, sujet déjà abordé. Je vais juste rapporter tous ces petits trucs que bien des véganes rencontrent dans leur quotidien.

D’ailleurs, si vous avez des petites anecdotes à ce sujet n’hésitez pas à les partager !

Faire les courses

Oh mon cochon ! (Quoi comment ça c’est spéciste ?) Faire les courses… Ce moment qui n’est déjà pas en soi très agréable mais qui peut vitre devenir un calvaire. Quand on est végane, on a notre petite liste de produits déjà testés et approuvés, mais lorsque la rupture de stock survient, c’est le drame. On se retrouve dans l’obligation d’éplucher les étiquettes car vous pouvez me croire qu’on trouve du lait en poudre ou des blancs d’oeufs en poudre un peu partout, ou encore de la gélatine (jusque dans les mousses 100% fruits – ou pas). Du coup, si vous faites les courses avec moi, ne vous étonnez pas si mon premier réflexe et de retourner la boîte pour chercher la composition. Et cela est de même pour les produits cosmétiques.

L’hystérie du logo

Toujours dans les rayons, après avoir épluché des dizaines de produits, par hasard, on prend un produit… Et là… On se retrouve face à un produit estampillé Vegan / Végane. C’est un peu le moment où tout passe au ralenti, le vent vous porte et vous vous sentez l’âme d’un conquérant ayant rempli sa mission. Je n’exagère qu’un tout petit peu. Franchement tomber sur ce genre de produit, c’est un peu trouver le Graal. Bien entendu, certains pinailleront que tel ou tel produit noté vegan contient de l’huile de palme. Mais franchement, on est tous quand même bien content de tomber sur des produits déjà prêts à consommer. Genre la glace DF Mavens Chocolate Almond Fudge chez Picard que l’on ne trouve plus mais heureusement Carrefour s’y met avec la gamme Swedish Glace ou encore Amy’s.

Car oui, il y a toujours des gens qui pinaillent. Toujours. (Coucou les #teamgranola et anti #teamgranola).

Le quotidien d'une végane 4

Et pour la salle de bain ?

Bouh, toujours des complications ? Et bien non, en général, le bon petit végane reste fidèle à ses petites marques notées véganes sur l’emballage (oui des emballages sorry), ou peut parfois faire des écarts sur des produits que telle ou telle personne conseille et dont il a vérifié le côté à minima cruelty free s’il ne peut en être autrement. (Non tout n’est pas Cruelty Free en Europe, les produits finis oui les produits premiers non).

Mais là encore, on se retrouve parfois face à de belles découvertes, comme de grandes déception. Genre le shampoing dont tu attends beaucoup mais qui en fait te laisse une choucroute grasse emmêlée comme jamais. Et parfois, le bon produit dont l’odeur te fait voyager sans aucune cruauté alors que ton voisin utilise toujours du axe enrichi en graisse bovine qui te brûle le nez et la peau des lapins.

Après la douche la cuisine

TIME TO PLAY (the game?).

Là on entre sur le terrain de jeu du végane. Jeune padawan ou grand maître végane, il y a toujours matière à se faire plaisir en cuisine. Associer de nouvelles saveurs, se bagarrer pour savoir si on met du guacamole ou du houmous à table, découvrir des nouveaux fruits et légumes (oui oui). C’est toujours un bon moment, même si parfois, la simplicité du steak pâtes soit un peu hors de portée (quoique… un steak de haricots rouges à la moutarde fait toujours son effet).

On s’échange tous des recettes. On teste. On réussit. On échoue et parfois c’est très drôle. Et surtout, on mange bien et comme des gros ogres en jour de grande faim. Car oui le végane ne mange pas que de l’herbe et ne suce pas que des cailloux (d’ailleurs ça abîme les dents à force). La fierté du végane ? Prendre son petit plat en photo pour montrer au monde qu’on a pas besoin de mettre un cadavre dans son assiette pour bien manger. Et saliver devant les photos des autres, ça aussi c’est une autre spécialité. Ce que je préfère ? La pâtisserie et trouver des astuces pour ne pas utiliser d’oeuf ou autre pour réussir les mêmes desserts / gâteaux, et la plupart des gens s’y voient que du feu.

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Mais tu sors des fois ?

Il arrive parfois que le végane mette le nez dehors, histoire d’aller chercher son herbe et ses cailloux.

Blague à part. Ce n’est pas parce qu’on est végane que l’on vit au sein d’un cercle fermé ou qu’on devient asocial et qu’on ne sort jamais. Il est toujours possible de sortir avec des amis et pouvoir manger un truc végétalien dans un restaurant en bonne compagnie. D’ailleurs ce n’est pas le nombre de restaurants véganes ou proposant des options véganes qui manquent, et oui, même si l’on n’habite pas à Paris.

Il est très agréable d’apprendre l’ouverture d’un nouveau restaurant à tester, de sortir boire un verre en terrasse, aller faire un pique-nique (oui oui ça existe encore ça). Maintenant, c’est sûr que ce n’est pas aussi facile que s’arrêter chez (diable) KFC (/diable) ou autre, mais on peut toujours manger quelque part. Même s’il est des cas extrêmes qui ne jurent que par les restaurant 100% véganes et rien d’autres, ou même refusent les consommations qui ne sont pas certifiées sous leur nez. Oui, il y a des gens comme ça.

Et puis viennent les heures télé /médias

Bon, et une fois que t’as fait des courses, que t’es sorti, que les enfants sont couchés tu fais quoi ? Bah, soit je m’écroule devant l’ordi et les réseaux sociaux. Je lis en diagonale les bagarres twitter, les complaintes facebook, je bave devant les photos instagram. Oui je suis ce genre de filles qui peut trainer comme ça.

J’apprécie aussi de comater devant la télé à l’occasion d’un film ou d’une série ou d’un documentaire, le reste, je ne regarde pas, même les infos. Mais quand même. Imaginez la scène. Vous êtes pépouze au lit ou sur le canapé devant la télé, un pot de glace à la main (don’t judge me), vous êtes à fond dans un film et puis d’un coup d’un seul, on vous assomme de pubs… DE PUB DE VIANDE HEUREUSE… De poulets qui dansent avant de finir rôtis… De vaches heureuses de se faire inséminer puis tirer comme des distributeurs de lait pour faire plaisir aux enfants, ces pubs pour les mamans qui font le ménage et lavent les vitres avec des enfants terribles… En général, c’est le moment pipi, son muté, car c’est juste impossible de rester impassible devant tant de conneries qui seront gobées par les téléspectateurs hypnotisés. Parfois, on se surprend même à attendre un peu pour regarder un film en le mettant en pause histoire de pouvoir sauter les pubs. Alors oui, il en faut pour tous les goûts, mais non, arrêtez avec les mensonges pour donner une pseudo bonne conscience aux gens please.

Le quotidien d'une végane 6

Enfin bon, on reprend le film, et là, un animal meurt, et je pleure. Je suis un coeur d’artichaut (huhu végane jusqu’au bout) et le mal infligé même en film me touche. Mais bon, ce n’est qu’un film hein. Ah tiens, mes yeux commencent à se fermer, il est temps de tout fermer et faire dodo. Sur un bon oreiller, cachée sous la couette (sans rien laisser dépasser à cause des monstres), le tout sans duvet de volaille bien entendu.

Aller, demain on recommence. On recommence cette vie absolument normale mais ponctuée de petites aventures qui n’est en rien un enfer comme beaucoup le croit. Car oui, le végane vit normalement. Il ne vit pas en secte, loin du monde, pensant que si il mange des graines il deviendra invincible.

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Hello tout le monde. J’espère que vous allez bien et pour celles et ceux qui sont en vacances que vous en profitez bien. Aujourd’hui, je reviens pour une rubrique qui me manquait depuis un moment, mais pour laquelle je n’étais pas vraiment inspirée, malgré les doses de bouquins que je peux engloutir. Sauf que là, je me suis clairement remise puissance dix à la lecture et j’ai décidé de vous partager mes derniers coups de coeur.

Au programme, comme il est indiqué dans le titre, des serial killers, et des flics en perdition, ceux auxquels on s’attache le plus. N’hésitez pas à donner votre avis sur ces bouquins ou même à m’en conseiller dans le genre ! En cette période estivale, il fait bon se poser et lire tranquillement.

Ragdoll de Daniel Cole chez La Bête Noire

La police découvre un cadavre composé de six victimes démembrées, assemblées entre elles par des points de suture telle une marionnette, et que la presse va rebaptiser Ragdoll, la poupée de chiffon.

L’inspecteur Fawkes, qui vient juste d’être réintégré à la Metropolitan Police de Londres, dirige l’enquête sur cette épouvantable affaire, aidé par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.

Le tueur nargue la police en diffusant via les médias une liste de six noms, et en précisant les dates auxquelles il compte les assassiner.

Fawkes et Baxter réussiront-ils à sauver ces six personnes, quand le monde entier garde les yeux braqués sur chacun de leurs mouvements ?

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Il s’agit très clairement de mon plus gros coup de coeur ces derniers mois. Je ne lisais que des avis positifs au sujet de ce fameux Ragdoll, et lorsque j’ai découvert le pitch, je me suis dit qu’il me le fallait. Seulement, j’ai mis du temps à me décider, et Conspiration est sorti entre temps en finissant dans mon panier de course d’emblée. Et puis j’ai craqué. Et puis j’ai commencé à lire.

Le premier chapitre me semblait un peu tombé de nulle part, et puis le second a commencé à bien me plaire. J’ai découvert les agents Fawkes et Baxter, ainsi que le reste de l’équipe et je me suis immédiatement prise d’affection pour eux. Le type de personnage que j’adore. Des flics déchus, aux méthodes parfois peu orthodoxes et au mode de vie compliqué. Surtout Fawkes, l’anti-héro de base. Sauf que plus la lecture se poursuivait, plus le rythme devenait rapide, plus j’avais du mal à décrocher. Si j’avais pu lire en poussant la poussette pour aller chez la nounou, croyez moi, je l’aurais fait. Même mon homme me demandait si j’allais lâcher le livre. Et puis les derniers chapitres ont eu raison de moi (de mon sommeil surtout) et le final explosif m’a totalement ravie. J’avais peur d’une fin bâclée ou trop sentimentale, il n’en est rien du tout. En bref j’ai A-DO-RÉ ce bouquin. Mais genre vraiment. Je le recommande à tous les lecteurs qui passeront par là. Par contre, si vous aimez les histoires douces et simples, passez votre chemin. J’en veux encore plus comme ça !!!

Conspiration de Eric Giacometti et Jacques Ravenne chez JC Lattès

De la France aux États-Unis, Marcas, mis sur la touche par sa hiérarchie, va devoir retrouver un secret qui hante l’histoire de France et dont la possession peut détruire les démocraties occidentales. Deux siècles plus tôt, en pleine Révolution française, l’inspecteur Ferragus – présent dans les Illuminati – est entraîné dans une implacable course contre la montre pour démasquer le groupe occulte qui veut s’emparer du même secret. Au cœur de ce secret, le pouvoir absolu.

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Alors là, on touche à mon péché mignon. Dès que je vois un nouveau tome de Giacometti et Ravenne, je ne peux m’empêcher d’y prêter toute mon attention. Si la mention « Marcas » est visible sur la quatrième de couverture, vous pouvez être sûrs que ce bouquin finira entre mes mains. Je ne résiste pas aux aventures de ce cher commissaire Antoine Marcas. C’est donc en faisant mes courses que ce Conspiration a fini dans le panier sans crier gare.

J’aime mélanger les aventures présentes avec des aventures historiques dont le lien ne devient évident qu’en cours de lecture. J’aime le fait de changer de personnage et donc de point de vue au fil des chapitres pour rompre la monotonie d’une histoire seulement focalisée sur l’importance d’un personnage. Les auteurs jouent avec ces changements pour nous tenir en haleine et cela fonctionne à chaque fois. Ici, Marcas se retrouve dans une situation bien inconfortable pour lui et parfois pour nous, avec au milieu une confrérie bien sordide et un trésor d’un autre temps. J’ai beaucoup aimé ce roman, mais la fin me laisse un peu dubitative. Un peu trop de romantisme qui m’a déçue, et puis le trésor en question ne m’a pas vraiment mise en émoi. Par contre, je l’ai bien plus apprécié que L’empire du Graal qui a pris une direction complètement hors propos pour sa fin ne collant pas du tout avec le personnage. Et puis bon, vous l’aurez compris, le prochain finira quand même dans ma bibliothèque.

Nailbiter de Joshua Williamson et Mike S Henderson chez Glénat Comics

Buckaroo, Oregon, a donné naissance à 16 des plus dangereux serial killersdes États-Unis. Cette ville nourrit l’obsession de Caroll, profiler au FBI, depuis que le dernier « boucher de Buckaroo », Edward « Nailbiter » Warren, a été acquitté au tribunal et lui a filé entre les doigts. Comment une si petite ville a pu voir émerger tant de meurtriers ? Finch, agent à la NSA, doit rejoindre Caroll pour élucider cette énigme sur place. Mais quand il arrive, son ami a disparu. Et le seul qui peut l’aider à le retrouver n’est autre que le diable en personne : Warren.

Coin lecture #4 : Serial Killers et Flics en perdition

Quittons un peu les romans pour nous intéresser à un autre format cher à mon coeur (mes bibliothèques sont un bordel sans nom qui débordent dans tous les sens) : les comics. Ici, je voulais vous parler de Nailbiter qui est l’un de mes titres préférés tout éditeur confondu. Au lieu de vous présenter seulement le premier tome, je réunis les trois déjà parus car ils vont clairement ensemble. On avance au fur et à mesure dans l’histoire sans se perdre en fioriture avec des histoires parallèles.

Pour être honnête, j’ai un très très gros coup de coeur pour le personnage d’Edward Warren alias Nailbiter et j’aime les relations qui se travaillent au fil de l’histoire avec le FBI, la NSA ou la Sheriff du coin. On retrouve dans ce comics un peu l’esprit tordu de Ragdoll (d’ailleurs les deux sont comparés à Se7en). C’est sordide, les planches de Mike S Henderson sont très angulaires avec un style que j’adore. Et si le premier tome me semblait un peu loin du nom d’origine, en fait, tout est bien travaillé. On découvre toujours plus d’horreur au fur et à mesure qu’on avance, et la fin du tome 3 m’a rendu complètement dingue et je trépigne d’impatience pour le tome 4. (L’histoire est prévue en 6 tome normalement selon les parutions en VO donc ce n’est pas une histoire à rallonge qui risque de perdre le lecteur)

Journal de maternité #51 : Peur que ça recommence

Jouets

Bien le bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui, je vous propose un nouveau journal de maternité, qui fera peut-être écho chez certains parents. Tout est dans le titre : la peur que ça recommence. Mais alors, de quoi puis-je parler ? Tout simplement, les vilains gros virus / bobos qui mettent nos tout-petits à terre, et nécessite parfois l’intervention du corps médical.

Une peur pas du tout rationnelle

Le truc, quand on est primo-parents, c’est que le moins coup de mou, le moindre comportement anomal de notre enfant (ou nos enfants) nous rend complètement paranoïaque. Et ces derniers temps, on a eu notre dose de petite parano de primo-parents. Angine de maman qui pourrait atteindre pépette, coup de fièvre sur 24h qui monte bien bien sans aucun autre symptôme, fatigue, bobo, chutes, rechute de maman et son angine, vaccins, et pour finir, le rhume qui suit les vaccins. Mais dans tous ces petits maux, on peut se prendre la tête, on peut s’inquiéter, mais ce n’est pas le pire pour moi. Ah oui, il y a eu tous les articles sur la noyade sèche aussi qui nous ont fait psychoter.

Non, le pire… Le pire, c’est les remontées et vomissements ou même diarrhées (coucou la vie glam de maman). Depuis qu’elle nous a fait sa double hospitalisation pour gastro-entérite aiguë fébrile, rien que ces mots me pincent et résonnent dans ma tête, je suis aux aguets au moindre signe. Il y a peu, elle nous a fait un épisode de diarrhée chez la nounou, qui à la maison s’est juste soldé en pas si diarrhée que ça mais à surveiller quand même quelques jours plus tard. Autant vous dire que mon palpitant jouait des castagnettes pendant ces jours là même si je faisais bonne figure. J’ai vraiment cette peur en moi, je la revois dans mes bras en train de vomir tout ce qu’elle pouvait et bien plus encore, impuissante. Bien entendu, ce n’était qu’une gastro, il y a bien pire, mais c’est le moment où j’ai vraiment dû affronter la maladie, l’hôpital pédiatrique, le dépit de ne rien pouvoir faire, pour la première fois, et c’était dur.

Il paraît que ça va mieux ensuite

C’est ce que tout le monde dit. Avec le temps, ça va mieux, avec le second ça va mieux… Mais en fait, pour l’instant même si en cas de rhume je passe en mode automatique pour soigner et laver ce petit nez, faire descendre la fièvre, je ne m’y fais pas. La voir toute fatiguée dans mes bras, râlant toute la journée alors que ce n’est pas dans ses habitudes, c’est difficile. En fait, je suis juste maman. Une maman qui fait comme si elle tenait les rênes solidement, alors qu’au moindre écart elle peut s’écrouler. Heureusement, avec le papa, on se soutient, même si parfois on ne voit pas les choses de la même manière, on trouve toujours un moyen de s’entendre pour elle, et de s’apaiser l’un l’autre ce qui est très important.

La maternité, ça vous change une femme. Les inquiétudes de santé sont transférées d’un corps à l’autre. Même si je suis malade, c’est toujours ses bobos à elle qui primeront et m’inquiéteront le plus. Oui, la maman qui met sa santé de côté n’est pas un mythe, mais j’essaie de ne pas trop tomber dans ce travers. Car si la maman ne prend pas soin d’elle, elle ne peut pas s’occuper correctement de sa petite famille qui a besoin d’attention. Alors, au pire, le second ça se passe mieux. Mais je n’en veux pas. Donc pour l’instant je ne me dis pas que ça ira mieux avec un autre bébé. Pour l’instant je flippe avec elle, et c’est comme ça, et ça restera comme ça.

Cette lecture aura pu vous faire sourire, peut-être rire, peut-être que vous vous reconnaîtrez dans ces mots, mais mine de rien, ça fait du bien de l’exprimer. Surtout quand on est en plein dedans avec une pépette en pleine rhinopharyngite. Merci les changements de températures, et pas merci les nuits au manque de sommeil bourrées d’inquiétude à la moindre toux. Dîtes-moi que vous aussi vous êtes des parents un peu paranos ?