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Pourquoi je suis végane ?

20 mars 2016
Pourquoi je suis végane ?

Parce que c’est la mode.

Non, je rigole. Si je fais cet article, c’est à la fois personnel et impersonnel, et tout simplement pour célébrer ce jour qui signe : La Journée sans Viande. Tout le monde à ses raisons de devenir végane (Vegan étant le terme anglosaxon), même si en général tout se recoupe assez facilement. Cependant, on peut facilement nous coller des étiquettes, critiquer et taper sur la communauté végane, ses idées, tout mettre dans un vilain petit paquet et jeter aux ordures la moindre chose qui nous gène. Et si je suis végane, ce n’est pas du tout en premier lieu pour appartenir à ces groupes ultra-fermés, extrémistes et tout le reste, je le suis pour moi, et pour tout un tas de raisons.

Pour rappel, végane signifie ne rien consommer d’animal que ce soit dans l’assiette (oui le miel c’est animal, et le poisson est un animal), les vêtements / chaussures, cosmétiques, produits ménagers, médicaments (hein la vilaine D3 animale ou les adjuvents aviaires) et aucun produits testés sur les animaux (que ce soit ingrédient ou produit fini). Je n’écris pas ces lignes pour vous convertir, chacun fait bien ce qu’il veut de sa vie, mais peut-être que certains ou certaines s’y retrouveront.

Parce que j’aime les animaux

Comme le dit la célèbre citation de Marguerite Yourcenar « Les animaux sont mes amis et je ne mange pas mes amis ». Et c’est bien vrai. Pour moi, les animaux ne me sont pas inférieurs, je ne me considère pas comme au sommet de la chaîne alimentaire. J’aime les animaux, j’aime leur parler, les bichonner, jouer avec, un peu comme des amis. Je ne mange pas mes amis, c’est tout. Comme dit dans cet article, je pleure quand un animal est blessé ou meurt dans un film, mais aussi si je vois un animal mort sur la route, alors dans mon assiette, ce n’est pas possible.

Parce que je ne suis pas spéciste

Le sujet un peu compliqué et que les gens occultent très souvent. Pour moi, une vache, un agneau, une autruche, un lapin a autant droit à l’amour et au respect qu’un chat ou un chien. Certains élèvent des rats qui furent à l’époque porteurs de la Peste Noire et les aiment, mais par contre des petits lapins, veaux ou des poulets n’ont pas le droit à ce respect car ils sont « domestiqués » par l’homme afin de servir ses caprices (et non besoins) alimentaires (de riches, les pays pauvres ayant très peu accès à la viande).

Quand vous câlinerez votre chat ou chien ou autre ce soir, demandez-vous pourquoi vous mettez cette espèce sur un piédestal plutôt qu’une autre que vous retrouverez dans votre assiette. Moi j’ai choisis de ne pas choisir, de ne pas céder au spécisme. Et même si je n’aime pas les poules et poulets, ce n’est pas pour autant que j’en mangerai.

  Pourquoi je suis végane ?

Je ne cautionne pas les abattoirs et autres lieux de torture

On connaît presque tous les polémiques sur les vidéos tournées dans des abattoirs, bio ou non. Et bien, même si je ne regarde jamais ces vidéos, je sais déjà ce qu’on y voit. La barbarie des humains envers les bêtes, que ce soit dans les abattoirs, les labos de recherche, les lieux de recueil de la laine ou du cuir ou de la fourrure, m’insupportent au plus haut point. Pour moi s’en prendre à un animal de la sorte c’est lâche, c’est exercé une violence et tenter d’avoir un pouvoir qu’on est frustré de ne pas avoir sur d’autres Hommes. Non, je ne peux pas avoir un bout d’animal mort par l’action de l’homme dans mon assiette.

Parce que j’aime notre Terre, et ses océans

C’est un fait maintenant bien connu, la vie dans les océans est vouée à disparaître sous l’effet des actes de l’Homme. Et sans vie marine, notre écosystème serait complètement bouleversé, nous irions droit à notre perte. Je ne consomme donc pas de faune marine, ni produit dérivé. Je ne cautionne pas les pratiques de pêche intensive, avec les fonds marins raclés, les espèces non désirées pêchées mais remise morte à l’eau, les volumes impensables de poissons pêchés mais qui ne seront au final pas consommés et donc jetés. Ni d’ailleurs les pêches pour le plaisir de cuisiner des animaux extraordinaires, comme par exemple les requins, rejetés vivants les ailerons coupés à la mer.

J’aime aussi nos belles terres, libres, sauvages. L’action de l’homme qui s’impose sur Mère Nature m’horripile. Détruire la belle nature pour en faire des champs de soja qui serviront plus tard à nourrir la viande, et même pas à nourrir les pays dans le besoin, entasser des bêtes dans leurs enclos pour concentrer les émissions de méthane et faire vivre ces bovidés dans leurs déjections, ça m’agace vraiment.

Pourquoi je suis végane ?

Parce que je partage l’opinion de Darwin et consort

Qui considère que l’Homme est fait pour une alimentation végétale à la vue de l’évolution. Je crois aussi les études qui prouvent que nous ne sommes pas faits pour manger de la viande, tant sur le plan dentaire que sur le plan digestif. Nous avons des molaires pour mâcher comme les vaches, nous n’avons pas des canines de prédateurs (d’ailleurs les vampires se nourrissant de bêtes sont obligés d’avoir des canines bien plus saillantes que de simples humains, on devine bien pourquoi cette image là).

Parce que je fais attention à ma santé

Dans mon assiette, j’aime savoir d’où viennent mes aliments, et savoir qu’ils sont le moins souillés possibles. Avec une alimentation équilibrée (et très gourmande), je ne me suis jamais aussi portée que depuis que je suis végane. Et ce, avec une grossesse quasi exemplaire et même un allaitement sain. J’avais toujours tendance à avoir des troubles digestifs, mais depuis que j’ai sorti les produits animaux que nous ne sommes pas faits pour digérer, je retrouve un estomac et des intestins heureux. De plus, je ne souffre d’aucune carence pour ce qui se poseraient la question (et les protéines ? ).

Pourquoi je suis végane ?

Je ne suis pas végane pour donner des leçons

C’est vraiment pour moi, et mon amour pour les animaux. Je ne suis pas végane pour le dire aux quatre vents et assommer la première personne venue avec ma façon de voir les choses. C’est un choix, et si j’entends à ce qu’on me respecte ainsi, je n’ai pas à monter la tête aux gens autour de moi en les forçant à le devenir. Si une personne en face de moi mange un steak, je ne vais pas lui faire tout un exposé sur l’histoire de ce bout d’animal mort pour finir par partir en claquant la porte. Chacun ses choix. Maintenant, si je lis des bêtises ou qu’on me pose des questions, j’y réponds.

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