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Conseils pour survivre aux poussées de croissance

9 mars 2016
Conseils pour survivre aux poussées de croissance

Voir son bébé grandir, passer son temps à ses côtés, gazouiller avec lui, le prendre au sein, tout cela permet en général de bien combler une journée et se dire qu’avoir un bébé au final c’est plutôt facile. Sauf lors des poussées de croissance. Ce genre de périodes totalement inconnues avant d’avoir un bébé et sont plutôt lourdes voire effrayantes par moments. Ces quelques jours où l’on se dit que c’est vraiment dur et où l’on a envie de jeter l’éponge (pas le bébé hein surtout).

Ces poussées de croissance apparaissent en général entre le 7-10ème jour de vie de bébé, puis 3 semaines, puis 6 semaines, parfois 9 semaines, puis 3 mois, puis 6 mois, parfois 9 mois et 12 mois d’une durée de 24/48h à plusieurs jours (parfois 3 à 7 jours). Normalement la règle des 3/6 prévaut, mais on peut observer des poussées (ou pics) de croissance supplémentaires, et pour l’instant notre pépette les marque bien, et nous a fait celle de la 9ème semaine en plus des autres. Deux hypothèses s’affrontent pour ces poussées, celle de la modification de la lactation, le lait change en quantité et qualité pour s’adapter aux besoins de l’enfant, ou celle du gap de croissance, bébé progresse d’un coup (apparition des sourires, bébé commence à attraper les objets, se retourner, etc). Dans tous les cas, bébé est plus demandeur que d’ordinaire. Et ce n’est pas facile à vivre, surtout avec un allaitement exclusif au sein. En sortie de poussée du 3 ème mois, voici quelques conseils personnels pour ne pas baisser les bras.

Mettre bébé au sein dès qu’il le demande

Autant on peut appliquer la règle des 4 heures ou un allaitement à la demande en temps normal, autant je préconise les tétées à la demande en cas de poussée de croissance. Bébé a un besoin en lait différent sur ces quelques jours, et il est important que le cerveau de la mère reçoive le message pour faire la mise à jour de son lait et passer au lait 3.0. Pour un allaitement au biberon, il suffit de modifier les doses de lait infantile, mais au sein c’est plus compliqué. On le sent clairement plus passer avec un bébé ronchon, qui réclame plus souvent, qui ne fait plus ses nuits, et qui s’époumone au sein car en fait au bout de deux gorgées il n’en veut plus. Oui, c’est dur, et l’impression de seins vides ça nous colle encore plus le doute sur la qualité de l’allaitement

Prendre sur soi, mais se faire confiance

Hein ? Voici deux concepts assez compliqué d’ordinaire quand on est maman (ou papa) mais alors en poussée de croissance, au secours. Voir son bébé qui se tortille au sein et hurle de en pas en vouloir alors que juste avant il réclamait, avoir du mal à le calmer dans nos bras, le voir ronchon, des siestes légères, les larmes qui coulent. Il faut prendre sur soi, garder ses émotions, même si on a envie de hurler, d’exploser en larmes, on a pas le droit de faire ressentir notre désarroi à bébé qui est déjà pas au top.

Pour les parties tétées, on prend sur soi, et on se fait confiance, on fait confiance à notre corps. On peut gérer ça. On produit toujours du lait même si on croit que non et qu’il n’y en a pas assez, même si on a mal aux bras, on trouvera toujours la force de porter bébé pour le calmer. Il faut juste se faire confiance (ne vous inquiétez pas, c’est mon homme qui me le rabâche quand j’ai l’impression de n’arriver à rien, ça ne vient pas de moi).

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Faire confiance à bébé

Je crois que c’est bien le plus important. Si bébé réclame plus souvent, mais qu’on a l’impression qu’il prend moins en terme de quantité c’est faux. En période de poussée de croissance ou non, bébé prend ce qu’il a besoin. Il vaut mieux plus souvent s’il tête moins longtemps. Ici, on passe de 6/7 grosses tétées par jours à une dizaine de petites à peu près. C’est compliqué, et fatiguant, on se pose beaucoup de questions. Le rythme est complètement à l’envers, mais il faut lui faire confiance. Il prend ce dont il a besoin de sorte à ce que notre corps à nous change la lait.

Jouez avec bébé mais ne le fatiguez pas

Il est vrai que quand on voit un bébé grognon, on a tendance à vouloir le faire sourire, et jouer avec lui dès qu’il est réceptif. Mais lors des poussées de croissance, bébé peut être fatigué, et si vous jouez un peu trop, ou si vous le tenez éveillé un peu trop longtemps, alors il risque de s’agacer et s’énerver, alors que c’est ce que l’on évite de faire.

N’hésitez pas à câliner bébé

Prenez un bain avec votre petit bouchon, au chaud contre vous, il ou elle se détendra. On a pu profité de plusieurs moments tendre et de grands sourires toutes les deux dans bain entre deux tétées plutôt sportives, et ça fait du bien au moral. De plus, les bains apaisent en général bébé ce qui a tendance à favoriser le sommeil. Donc un petit bain avec maman ou papa le soir, des câlins au moment de se sécher, une tétée, et au dodo enfin, pour un bain le soir.

N’hésitez pas non plus à garder bébé dans vos bras sans le bouger après la tétée. Si vous voyez bébé avec un sourire aux anges, il est important pour son développement émotionnel de le laisser ainsi. Il est bien, rassuré, se sent en sécurité, alors laissez le comme ça (en règle générale et encore plus en poussée de croissance). Le rot peut bien attendre quelques petites minutes.

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Le portage est votre ami

En cas de bébé ronchon, qui pleure, qui hurle. Oui, grandir tout d’un coup c’est très éprouvant pour un petit chou. Alors pensez au portage. Mon pédiatre prône les effets du portage, physiologique hein bien sûr, et on en ressent clairement les effets. Parfois pépette pleure sans cesse en poussée de croissance, le seul moyen de la calmer, marcher en l’ayant dans les bras, alors quand c’est comme ça, on installe le bouchon dans le porte bébé et hop, le tour de la maison, un petit dodo et ça va mieux.

Si vous avez d’autres conseils ou des anecdotes n’hésitez pas à commenter l’article, on a tous des bébés différents, et ce ne sont ici que des astuces personnelles !

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5 Commentaires

  • Répondre Maman Chocolat 9 mars 2016 à 20 h 41 min

    Aaah ces fameuses poussées de croissance … je ne m’y attendais pas du tout et elles m’en font voir !
    Par contre, je ne suis pas tout à fait d’accord avec le fait de ne pas faire sentir notre désarroi à bébé. Je ne cache pas mes sentiments et s’il m’arrive de pleurer, je lui explique que ce n’est certainement pas contre lui mais que j’ai aussi des émotions à faire sortir.

    • Répondre Harley 10 mars 2016 à 10 h 02 min

      Oui tant qu’on explique je le comprends, mais ça me rend tellement coupable de lui transmettre mon désarroi que je trouve préférable de ne pas lui montrer du tout ^^

      • Répondre Maman Chocolat 10 mars 2016 à 17 h 37 min

        Je ne pense pas que l’on transmets notre désarroi. Oser montrer ses sentiments devant son enfant, c’est lui montrer qu’on est humain. Et le jour où il se sentira mal pour quelque chose, il saura que c’est normal d’avoir des sentiments et des les montrer. Je pense aussi qu’il vaut bien mieux oser dire que ça ne va pas plutôt que de se retenir et de pleurer dans un coin parce que si ton enfant le sent, il pensera que c’est contre lui.
        Mais ce n’est jamais que mon avis 🙂

        • Répondre Harley 10 mars 2016 à 20 h 09 min

          C’est vrai que ton point de vue est intéressant, je n’avais pas pensé à voir les choses comme ça 🙂

  • Répondre Chamchoum 17 octobre 2017 à 9 h 02 min

    Les fameuses poussées de croissance !!! Je savais qu’il y en scout quelques unes au cours de la vie de bébé depuis sue j’ai été prise au dépourvue par la première mais celle du 3eme moi et sans aucun doute la plus difficile!!
    En effet mon fils ne dort pratiquement plus la journée ou alors ce sont des micro siestes, îl se met à hurler d’un cou sans pouvoir le calmer et refuse le sein pendant ces crises de colères, réveil toutes les deux heures la nuit.
    Enfin bref c’est assez dur et il faut tenir le rythme cela fait deja 4 jours pour ma part et Ca ne semble pas s’arrêter encore. Donc courage à toute je sais qu’on est à fleur de peau pendant ces phases de croissance mais elles sont importante et permettent à bébé de bien se développer et puis un jolie sourire vaut toute la fatigue du monde non?!
    Pour ma part je trouve également que de lui montrer sa fatigue et son desaroi n’est pss une bonne idée car il est encore petit et ne comprend pas forcément tout et surtout îl a bien assez à faire avec ses propres émotions. Notre rôle est de les rassurer les calmer afin qu’ils se sentent en sécurité donc Si îl ne trouve plus la force auprès de nous îls ne la trouveront pas ailleurs et cela risque de les perturber.

  • C'est l'heure de la papote !