Sur Écran

Ce jour où j’ai vu Wonder Woman

25 juin 2017

On peut dire ce qu’on veut, il y a des personnages qui nous marquent depuis l’enfance. Wonder Woman en fait partie. Bien que je n’ai jamais eu de costume de cette héroïne, elle a toujours eu une place très spéciale dans mon coeur. Un symbole d’espoir, d’humanité, de force, d’amour. Alors quand j’ai su que Warner Bros. allait nous apporter une nouvelle Wonder Woman au cinéma, j’étais à la fois très impatiente et très inquiète.

Avouons-le, jusqu’à il y a peu les héroïnes féminines n’étaient pas terriblement bien représentées (hors quelques exception comme Ripley mon amour). Enfin à mon goût, jusqu’à ce que certains films me présente des héroïnes qui font rêver (coucou Star Wars), car oui, côté Black Widow, elle ne m’a jamais fait rêver. Ni même la Catwoman de Nolan d’ailleurs. Je ne me lancerai pas dans une analyse par ici, je laisse la place à mon amie Katchoo qui le fait à merveille sur son blog ( partie 1 et partie 2), je ne vous parlerai que de mon ressenti, de mon expérience.

Et puis, c’était parti pour Wonder Woman

Après un premier faux-départ, quand on a un enfant en bas-âge il n’est pas facile d’aller au cinéma sur un coup de tête, nous avons enfin pu s’accorder du temps pour voir le film. Les bandes annonces, surtout la première m’avait fait tout drôle en me donnant quelques petits frissons. Mais là, c’était le jour J, j’allais voir l’une de mes idoles soyons francs, prendre vie sur grand écran. Malheureusement en VF nos cinémas ne proposant que de la VO sur peu de séances, pas forcément dans les salles HD, et sur des horaires ne nous convenant pas du tout.

C’est donc toute excitée que je suis partie, en prenant la tête à ma moitié sur tout le trajet. Une fois dans la salle, arrivés juste à temps pour les bandes annonces, j’avais envie de crier pour passer de suite au film, alors que d’ordinaire j’aime bien cette petite pause bandes annonces, bien qu’en général on les a déjà toutes vues. Et puis le film a commencé. Le son, les première images, j’étais au fond de mon siège, les yeux grands ouverts, prête pour l’expérience, prête pour la voir prendre vie. Et puis d’un coup, elle est là, Diana Prince, j’ai bien aimé l’introduction, et surtout retrouver la partie enfance de la princesse qui m’a rappelé le récit The Legend of Wonder Woman que j’avais déjà aimé. La petite Diana est tout en force et en caractère, avec un jeune actrice qui campe très bien ce rôle. Puis on la voit grandir, sur cette île d’une beauté absolue. Au fil des minutes, mon intérêt pour le film s’est solidifié, j’ai commencé à y croire réellement. Même la scène du débarquement, les moments avec Steve Trevor (campé par un Chris Pine surprenant) m’ont plu, surtout par la suite le coup du lasso d’Hestia. Surtout la relation avec Steve Trevor que j’ai trouvé très juste alors que je la redoutais. C’est donc toute hypée, toute groupie que j’ai suivi notre héroïne jusqu’à la guerre, en appréciant l’humour candide du personnage et les scènes présentées qui nous mettent une splendide femme en avant, incarnée par une superbe Gal Gadot idéale pour ce rôle.

Et puis, elle est devenue réelle, et j’ai pleuré

Et puis, Steve nous a amené avec Diana à la guerre en passant par la découverte de la glace qui m’a fait esquisser un sourire sincère. L’humanité de Diana m’a touché, et la scène de l’arrivée dans les tranchées m’a brisé le coeur. On y voit l’héroïne aimante que j’aime tant. Celle qui s’engage pour les causes justes. Celles qui osent se battre pour ceux qui sont oubliés. J’ai de suite compris comment allait finir cette scène avec les indices des différents trailers. Le No Man’s Land. Lorsqu’elle se retourne pour accéder à l’échelle, mon coeur s’est arrêté. Je le savais, c’était là. Et puis d’un coup, la musique devient une mélodie enchanteresse, et on la voit, on voit Wonder Woman se dévoiler à nos yeux, au monde. Elle brave les obstacles et les dangers qui ont découragé la plupart des hommes. Elle est forte, elle se bat, elle est belle. Et j’ai pleuré. Cette scène, je l’ai passé les larmes aux yeux, dans le silence total. Celle que j’admirais tant venait de devenir réelle. Et autant vous dire que j’ai adoré les ralentis (je suis peut être la seule) ou même le coup de l’église et le « DIANAAA BOUCLIER » qui faisait écho à la scène m’ayant tiré mes premières larmichettes.

Suite à cette scène, les larmes n’ont plus vraiment arrêté de couler. Sans que ce soit le grand chagrin, mais des petites larmes venaient se glisser ça et là. Tout n’était pas parfait, j’aurais aimé avoir plus de détails historique sur le costume, j’aurais aimé voir plus d’Etta Candy, j’aurais aimé ne pas voir seulement Spud au lieu de Charlie. Mais moi j’étais là, et j’étais bien. Même la scène qui aurait d’ordinaire pu tourner à la scène inutile ou grotesque est traité avec douceur et la relation s’installant m’a fait rêver. Au fil du temps, on en apprend plus, je me suis laisser berner comme une novice par le dénouement et le traitement du vilain (et j’en suis ravie car le général n’était pas terrible terrible). J’étais de tout coeur avec Diana, son esprit fort mais son coeur fragile.

Jusqu’au cri. Je m’étais faite spoilée l’une des scènes clé concernant un personnage du film, mais je pensais avoir à faire à un troll. Mais j’ai compris à ce moment que c’était vrai, et je ne voulais pas que ça arrive. Et puis il y a eu ce cri. Ce déchirement. Et j’ai à nouveau pleuré. Il y a des personnages qui touchent, des alchimies qui vous sont plus sensibles, ici j’avais les deux, et comme à elle, on me les a arraché. J’avais envie de transmettre ma colère, la joindre à celle de ma belle guerrière. Et bien que ce final soit critiqué par beaucoup, je l’ai beaucoup aimé. Le jeu des couleurs un peu comme celui de Guillermo del Toro qui varie selon l’intensité et la caractérisation des émotions m’a complètement embarquée et séduite. Jusqu’au générique qui m’a vu être figée sur mon fauteuil avec quelques larmes de fans qui roulent. Je l’avais enfin vu. J’avais enfin vu Wonder Woman prendre vie. Celle qui m’avait charmée dans Batman V Superman, dont je voulais en découvrir d’avantage, celle qui représente l’un des personnages qui m’est le plus cher depuis mon enfance. C’était un moment très particulier, et c’est avec un très grand plaisir que j’ai hâte de la retrouver. Ma belle et forte et aimante Wonder Woman.

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