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Journal de maternité #46 : Arrêtons les comparaisons !

10 avril 2017

Il y a seize mois, on rencontrait enfin notre pépette. Ce tout petit être tout fragile de 48cm. Maintenant, voilà qu’elle fait sa grande à regarder dans le jardin à travers les portes vitrées, debout. Voilà qu’elle vient nous piquer à manger dès qu’elle en à l’occasion. Enfin bref, voilà qu’elle fête ses 16 mois aujourd’hui, et ce que j’ai remarqué au fil de ces mois, c’est que j’ai eu droit à un festival de comparaisons !

Je pense que vous aussi vous y avez eu droit non ?

Le festival des comparaisons c’est nul

Si à l’adolescence (et même plus tard) certains font des concours de celui qui fait pipi le plus loin. Chez certains parents, tout est source de comparaison. Bien que chaque enfant soit absolument différent, il faut toujours que les parents comparent les vies et habitudes de leurs enfants avec le/la/les vôtres. C’est d’un pénible. Tous les enfants sont différents, imprimez-le.

Ce n’est pas parce que mon enfant ne mange pas de dessert à ses repas alors qu’un autre pourrait en manger deux qu’elle n’est pas normale. Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas marché à 9/10 mois qu’elle n’est pas normale. Ce n’est pas parce qu’elle est « fine » et pas aussi potelée qu’une autre qu’elle n’est pas normale. Tous les enfants ont des métabolismes, des hérédités génétiques, des façons de vivre différentes, alors arrêtons les comparaisons. Tout n’est pas un concours dans le développement de l’enfant. Tout n’est pas programmé au mois, à la semaine près.

Mais en plus, ça peut faire culpabiliser ! 

Le fait est que ces comparaisons permanents peuvent induire des situations de doutes et de questionnements chez les parents. On se demande si l’on fait bien. Si l’on fait assez. Si l’on en fait pas trop. Et même si on sait qu’on fait tout pour donner ce qui pour nous est le meilleur, on se dit qu’au final on est peut-être pas dans le droit chemin. Au début il y a les retournements, mais on a toujours laissé notre pépette faire ce qu’elle voulait. Puis la nourriture, les comparaisons sur les doses, sur l’allaitement / biberon (beaucoup d’ailleurs « mais tu ne veux pas passer au biberon c’est plus simple, nous elle dormait toute la nuit comme ça », etc), sur l’alimentation végétale quand les personnes me connaissent mieux. Puis il y a eu les morceaux, la marche, les mots, les comportements.

Et tout ça, c’est très fatiguant. Je prends plaisir à parler de notre fille avec les gens. Mais dès que ça vire à la comparaison, j’essaie de fuir la conversation. Je ne veux pas prendre par à tous ces concours de qui fait le plus vite ou le mieux. Quand on parle de façon posée, juste en discussion normale cela ne me gêne pas, mais dès qu’on compare cela me gêne. Nos enfants ne sont pas des trophées dont on expose la réussite. On peut bien sûr raconter notre fierté, mais cela n’engage en rien à dire des réflexions du genre « ah bon pas le/la tien(ne)? » – « pas encore chez toi ?  » – « ah bon mais moi la mienne il/elle le faisait à cet âge ». Et alors quand c’est au sujet du premier enfant, c’est le pompon car forcément nous ne sommes pas si sûrs de nous que ça.

Par exemple, ce n’est pas parce que pépette commence à marcher depuis quelques jours que je le crie partout, et surtout à ceux dont les enfants marchent plus tard ou ont marché plus tard. Bon, par contre, on l’a montré à la nounou dès qu’on est arrivées chez elle, et pépette était toute contente de lui montrer.

Quelles ont été les sources de comparaison les plus rencontrées chez vous ?

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