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Journal de maternité #38 : Un pied devant l’autre

20 novembre 2016
Journal de maternité #38 : Un pied devant l'autre

Après avoir partagé des petites confessions sur des sujets qui m’agacent, on revient ce soir à la vie avec bébé. Dans le dernier journal de maternité, je vous confiais que pépette commençait à se tenir sur ses deux petites jambes, et bien maintenant, elle est passée d’un coup à mettre un pied devant l’autre. Avec notre aide bien entendu, mais elle adore ça. J’ai l’impression que plus ses un an approche, plus elle devient une petite fille. Elle apprend vite, elle acquiert vite de nouvelles capacités, et ces levels up me rendent un peu nostalgiques.

Et si bébé marchait un peu ? 

Je sais il faudrait que j’arrête de dire bébé, mais au fond, elle est encore bébé pour moi même si elle est à la fois petite fille. Il y a peu, elle voulait qu’on l’aide à se mettre debout. Depuis quelques jours, elle a compris comment trouver les appuis pour se lever d’elle-même, tout en restant à côté pour lui servir de soutien supplémentaire car la confiance n’est pas encore à 100%. Elle se levait sur nos jambes, la table basse, les canapé, les cartons. Dès qu’elle avait un appui suffisant. Et maintenant, voilà qu’elle se déplace en gardant ses soutiens car elle n’a pas encore trouvé son équilibre. Par contre, ne lui demandez pas de garder ses chaussons. Même antidérapants tout ça, c’est bien mieux pieds nus, tant pis si le parquet est très froid.

Et elle adore ça. Elle passe son temps à se mettre debout, longer le canapé pour aller à la table basse, venir nous attraper les mains quand on est à côté. Et pour cela, elle met un petit peton devant l’autre. Son grand jeu, c’est de nous tenir les mains, et de venir vers nous en marchant. Elle fait des pas de plus en plus grands en plus, même si c’est toujours hésitant, elle nous regarde avec un grand sourire quand elle marche. Au début c’était deux petits pas, puis hop sur les fesses, maintenant elle peut marcher pour traverser la pièce, sachant qu’on ne la force pas du tout. Je suis en face d’elle, je lui sert de soutien, je recule et elle me rejoint si elle le sent, sinon, je vais lui faire un câlin ou elle se pose sur les fesses. C’est d’ailleurs bien agréable de la voir se poser seule sur les fesses et ne pas se jeter la tête en arrière toute raide pour sortir de la position debout. A côté de ça, c’est la seule façon qu’elle ait de marcher ou se tenir droite. Nous n’avons aucun artifice pour l’aider. Juste sa force, ses appuis, des meubles et nous. C’est elle qui gère ce qu’elle a envie de faire et comment elle a envie de le faire. Même si elle fait des progrès très rapprochés. Franchement, le jour où elle va lâcher mes mains pour marcher seule, je pense que mes larmes risquent d’inonder la pièce.

Journal de maternité #38

Maman, tu vas bien ?  

Forcément, tous les progrès de bébé rendent maman très fière. Mais c’est aussi épuisant. Le stade du petit bébé qui reste dans son coin sans bouger, c’est fini depuis longtemps. Maintenant il faut surveiller le-moindre-fait-et-geste. Je vous jure qu’un bébé qui se déplace trouvera toujours le moyen d’attraper le truc qu’il ne faut pas. Genre le petit câble caché mais qui a un tout petit bout qui dépasse, le chat qui a laissé un grain de litière ou une griffe par terre, un sac sous le canapé, pousser la grosse plante en pot pour s’en servir d’appui. Bref tout y passe. Et il faut avoir les yeux partout. Après, le parc est fait pour ça me direz-vous. Mais je me refuse de mettre mon enfant derrière ses barreaux alors qu’il y a toute une maison à explorer. D’ailleurs quand j’étais bébé, j’avançais avec le parc en bois, donc bon, c’est pas non plus l’idéal. Du coup, en fin de journée, j’avoue qu’il ne faut pas trop m’en demander.

Et la fatigue étant là, je me dis que je pourrais bien dormir. Et c’est vrai. Je dors bien, très bien et très profondément, sauf que (oui pas si simple, c’est trop facile sinon)… Pépette se remet à demander des tétées la nuit. Après nous avoir fait de jolis nuits, voilà qu’elle réclame 23h/2h/4h/6h-heure de son réveil). Du coup, quand je l’entends, je mets un petit moment avant d’émerger, et c’est toute endormie que je vais dégainer le néné avant de repartir me coucher complètement au radar. Les matins s’en ressentent légèrement plus compliqués du coup. A cause de cette situation, couplée à une pépette qui prend le sein comme elle l’entend et que je n’ose pas la bouger pour cause de morsure inopinée, je me retrouve avec le dos entièrement tendu. Je crois que je ne vais pas tarder à aller faire un tour chez l’ostéopathe pour tout remettre en ordre, en plus, il parait qu’ils peuvent aider à délier certaines tensions chez la maman pour aider l’allaitement. Après, il faut aussi dire que le froid est là, mes articulations ne l’accueillent pas très chaleureusement. L’humeur de Noël aussi.

Et l’un dans l’autre, malgré un squelette et des muscles qui disent m****, je reste là tranquille à observer ma fille, l’aider dans ses apprentissages (et lui apprendre à tirer la langue), avec un fond de nostalgie, mais surtout beaucoup de bonheur.

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